• Crise, et si c'etait notre chance ? Nouv.

    « Ce qui toujours étonne chez Pascal Picq, c'est l'impressionnant renouvellement des idées, ses remises en question et sa quête de découvrir inépuisables, son enthousiasme scientifique contagieux, dans le sillage desquels, inlassable[1]ment, il croise, confronte, met en perspective. "Nous sommes allés trop loin." Voilà le message "clair" que nous adresse la pandémie, estime le paléoanthropologue. Et si le Covid-19 pouvait agir comme un accélérateur des prises de conscience puis des actes, et notamment du principe, cardinal, de la "coévolution"? Le temps est désormais à la pleine responsabilité, et c'est à en maîtriser l'origine, les ressorts et la finalité que Pascal Picq invite ici le lecteur. » Denis Lafay

    Pascal Picq est paléoanthropologue au Collège de France et spécialiste de l'évolution de la lignée humaine et des grands singes. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, Une époque formidable et S'adapter ou périr.

  • Curiatus Maternus décide de se retirer pour se consacrer à la poésie. Avec trois amis, un dialogue s'engage... Tacite évoque des problèmes fondateurs de l'art des mots : distance entre Anciens et Modernes ; déclin des belles lettres ; tension entre une poésie retirée de la société et l'efficacité politique de l'art oratoire...

    Texte-choral, théâtral et plein d'humour, ce Dialogue nous fait bondir de querelles en débats. Libre au lecteur de se faire sa propre opinion quant aux questions posées : qu'attend-on de la parole publique ? L'absence d'adversité l'appauvrit-elle ? Comment apprendre, non à réciter, mais à penser ? Document historique, la société qu'il décrit nous est terriblement familière. On se laisse donc emporter pour élucider une énigme toujours intacte : à quoi servent les mots ?

    Tacite, de son vrai nom Publius Cornelius Tacitus, né en 58 et mort en 120 de notre ère, est un écrivain, homme politique et historien romain. Il est même considéré comme l'un des plus grands historiens romains grâce à ses Annales et ses Histoires (Historiae). Racine le décrit comme étant le "plus grand peintre de l'Antiquité", dans l'introduction de Britannicus. Il est également un génie du style en langue romaine. Une langue épurée, concise que tous ses contemporains louent encore aujourd'hui.

  • Michel Troisgros est un chef multi-célébré, qui incarne la troisième génération d'une famille iconique de cuisiniers. Dans ce dialogue, il expose comment le ciment familial, la beauté créatrice, le plaisir de donner du plaisir, forment la plus sûre parade aux tourments qu'impose l'épreuve pandémique.

    Michel Troisgros est l'un des plus réputés restaurateurs français (3 macarons Michelin) et le représentant d'une des maisons gastronomiques les plus célèbres dans le monde.

  • Le diable est dans les détails rassemble 6 textes de Leïla Slimani publiés dans l'hebdomadaire Le 1, "six petits bijoux, chacun doté d'une force qui impressionne, servis par une plume déliée, un regard tout en finesse, qu'il s'agisse de courtes nouvelles à la Tchekhov ou de textes engagés" (Éric Fottorino). Le lecteur pourra ensuite se plonger dans le dialogue entre Leïla Slimani et Éric Fottorino, intitulé Comment j'écris.

    Leïla Slimani, née à Rabat en 1981, est arrivée à Paris à l'âge de 18 ans. Après des études à Sciences Po, elle devient journaliste à Jeune Afrique. Elle obtient le prix Goncourt en 2016 pour Chanson douce (Gallimard).

  • Quelle serait la validité morale de la violence en tant que moyen dès lors que les fins sont justes ? Pour le droit naturel, seule la justesse de la fin compte. Pour le droit positif, tout droit s'établit sur la critique des moyens. Or, il convient de distinguer les différents types de violence indépendamment des circonstances de leur exercice. Pour Benjamin, c'est in finele droit qui s'octroie le privilège de la violence vu qu'il serait menacé si elle venait à s'exercer en dehors de lui. La violence peut être fondatrice de droit ou lui être inhérente, raison pour laquelle le pouvoir y recourt. Le droit positif constitue aux yeux de Benjamin un obstacle à une justice véritable et plaide pour l'usage de moyens d'action "purs", parmi lesquels la grève générale.

    Proche de Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht, Walter Benjamin (1892-1940) a d'abord été critique littéraire, avant de publier en 1928 Rue à sens unique (Allia, 2015) et Origine du drame baroque allemand. Il publie également dans des revues Petite Histoire de la photographie (Allia, 2012), préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (Allia, 2011). Exilé à Paris en 1933, il gagne l'Espagne. Or, menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • Dans sa première rencontre avec le cinéma de Kiarostami, le public européen découvrait un Iran  profond : une vision contemplative, donc à distance, célébrant l'enfance et les villages, la vie dans un présent intemporel, comme intouchée par l'existence moderne. Complexe dans cette apparente simplicité, l'oeuvre d'Abbas Kiarostami connaîtra une transformation radicale. Il n'est plus alors un réalisateur «?iranien?», mais un cinéaste et photographe international. Animé par l'intranquillité qui l'engage à prendre la route, il semble être partout chez lui, avec le même détachement esthétique, sa sérénité, sa disponibilité, son ouverture. Ce livre reprend et rassemble les deux ouvrages de l'auteur sur l'oeuvre de Kiarostami publiés en 2001 et 2012. Il comprend un dialogue avec le réalisateur et photographe. 

  • Travail : un avant et après covid-19 Nouv.

    Le secrétaire général de la CFDT fait le constat d'un climat social et humain terriblement dégradé. Est-il encore temps de rebondir ? Oui. Et même de sortir meilleur demain. À des conditions qu'il développe dans ce dialogue.

    Laurent Berger est secrétaire général de la CFDT depuis 2012, auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, Au boulot !

  • Tout semble opposer Éric et Laura. Si la réussite sociale de celui-ci n'a pas tenu toutes ses promesses, la déchéance de Laura est totale, aussi bien sur le plan amoureux que professionnel. En dépit de la colère ressentie face à l'impossibilité de communiquer, déclinée en impossibilité d'aimer, Éric tâche pourtant d'interroger ce fossé qui les sépare, à l'aune de ce qui les unit.

    Dans ce portrait de Laura, Éric Chauvier se lance finalement dans un examen autocritique d'une grande honnêteté, outrepassant les clichés qui trop facilement opposent l'intellectuel à ses sujets issus d'une autre classe sociale. À travers le récit d'un amour non advenu, ou survenu trop tard, l'anthropologue s'efforce de raconter autrement les fractures qui divisent la France d'aujourd'hui.

    Anthropologue, Eric Chauvier est né en 1971. Il a déjà publié, aux éditions Allia, Anthropologie(2006),Si l'enfant ne réagit pas (2008), Que du bonheur, La Crise commence où finit le langage(2009), Contre Télérama(2011), Somaland(2012), Les Mots sans les choses(2014), Les Nouvelles Métropoles du désir(2016) et Le Revenant(2018).

  • Madame la CPE Nouv.

    Madame la CPE

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    • First
    • 2 Septembre 2021

    Les 150 tweets les plus drôles de Mme la CPE (dont 50 illustrés par Queenmamastyle), la conseillère principale d'éducation qui fait le plus rire Internet !Les collégiens n'auront jamais fini de nous surprendre ! Sur son twitter
    @Mme_la_CPE note les remarques et réflexions presque quotidiennes des élèves de son collège : et ce sont des petites pépites d'humour au naturel. La franchise des collégiens n'a d'égale que leur naïveté face aux adultes ! Pas vraiment insolents, mais sans scrupules parfois et toujours très drôles, à leur insu la plupart du temps : entre ceux qui oublient la rentrée, celle qui téléphone à sa copine en classe " mais normal elle a une peine de coeur ", et les parents qui parfois s'en mêlent...
    Le sujet est vaste et c'est un régal pour tous les âges !

  • Incontestablement, Edgar Morin est l'un des intellectuels contemporains les plus importants, les plus en prise avec le monde qui nous entoure. Homme engagé, son oeil aiguisé - et souvent facétieux - semble se poser sur ce que beaucoup ignorent, ou choisissent d'ignorer.

    Ces dernières années, nos sociétés ont été bousculées, meurtries, secouées. Et, régulièrement, l'Aube a publié des dialogues de ce grand penseur avec différentes personnalités - Boris Cyrulnik, Éric Fottorino, Stéphane Hessel, François Hollande, Laurent Greilsamer, Denis Lafay, Christiane Taubira, Nicolas Truong -, pour nous aider à mettre en mots, à comprendre, à voir. Dans cet ouvrage, il s'agit bien de Penser nos désarrois, aussi divers soient-ils.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages.

  • «On vole à l'enfant sa terre pour lui apprendre la géographie, sa langue pour lui apprendre la grammaire. Il a soif d'épopées, mais on lui donne des chroniques de faits et de dates.» Ainsi s'exprime Rabindranath Tagore (1861-1941), poète, romancier, dramaturge, peintre et compositeur mais surtout philosophe et éducateur.
    Première anthologie du genre en langue française, Une école sans murs propose une incursion dans l'oeuvre de Tagore portant sur l'éducation, thème sur lequel le célèbre penseur indien a consacré énormément de temps et d'énergie, jusqu'à fonder une école et une université qui existent encore aujourd'hui. Il faut (re)découvrir sa pensée pour la place centrale qu'il accorde aux arts dans le curriculum, pour le singulier concept de nature qu'il déploie en pédagogie, pour l'originalité de sa perspective sur le cosmopolitisme (tout en défendant les cultures nationales) ou encore pour le rôle social et politique qu'il assigne à l'éducation.
    Présentés par Normand Baillargeon et Chantal Santerre, les 12 textes réunis ici s'achèvent sur un entretien inédit avec Amartya Sen, célèbre Prix Nobel d'économie. Cette anthologie est l'occasion de plonger dans une oeuvre résolument originale et actuelle. Par son invitation au dialogue entre les traditions culturelles et philosophiques de l'Orient et de l'Occident, Tagore tisse la toile de notre commune humanité.

    «Je suis fier de mon humanité quand je peux reconnaître et apprécier les poètes et les artistes de pays autres que le mien.»

  • La Consolation est un texte unique dans l'antiquité, où une figure allégorique, Philosophia, s'adresse à son élève (Boèce) et lui apporte la consolation de son enseignement (évidemment une présentation du monde de type néo-platonicien). Ce dialogue est l'OEuvre d'un haut personnage romain chrétien, sénateur et patrice, emprisonné et accusé de haute trahison, alors qu'il attendait la mort, vers 524 après J.-C.. Cette situation « d'urgence » et d'imminence de la mort (pensons à celle de Socrate), démentie par la belle sobriété du texte, est devenu un modèle pour la philosophie, dernier rempart de la beauté et de la méditation, symbole de résistance à l'oppression et de méditation sur la condition humaine.
    La Consolation de Philosophie devait devenir l'un des ouvrages fondamentaux du Moyen Age, à côté de ceux de St Augustin, de St Benoît et de Bède le vénérable. C'est évidemment aussi un lointain modèle de la Divine Comédie de Dante. Boèce est un parfait représentant de la haute culture italienne de l'époque, déchirée entre sa fidélité à une tradition classique tenace (les satires grecques ou latines, la philosophie grecque, les consolations de Cicéron, Ovide ou Sénèque) et les réalités politiques de son temps, celui de l'Empereur Justinien (occupation par les Goths, la persécution des chrétiens, attrait d'un Orient encore brillant de sa vie culturelle).
    La présente traduction, inédite, tient compte de très nombreux travaux modernes ; elle est due à un spécialiste de Boèce, Jean-Yves Guillaumin, professeur à l'Université de Franche-Comté.

  • Le football passionne autant qu'il exaspère.
    La majorité le vit comme la parenthèse chronique d'une passion festive et s'interroge : pourquoi le football ? Dans ces pages superbes, Stéphane Floccari renvoie dos à dos les bavardages quotidiens et les commentaires autorisés, les diatribes moralisatrices comme les discours savants. Le temps d'un match improbable, il fait jouer Platini et Jankélévitch, Juninho et Newton, Pelé et Pasolini, Van Basten et Merleau-Ponty, Cantona et Cioran. Pour le plus grand plaisir de son lecteur, qui s'y verra conter une histoire philosophique et populaire de cette communion sans équivalent entre les hommes qu'est le foot.

  • Après une enfance marquée par la guerre et les traditionnelles vacances en Auvergne, où elle apprend les savoir-faire du terroir tout en observant l'organisation des liens familiaux, Françoise Héritier choisit l'ethnologie pour formation intellectuelle et l'Afrique pour terrain d'étude. Spécialiste des systèmes de parenté et d'alliance, elle a également travaillé sur des sujets aussi divers que le féminin/masculin, l'inceste, la violence... Généreuse et passionnée, celle qui a inscrit l'anthropologie dans la cité s'est aussi engagée sur des questions de société cruciales, comme le sida ou la parité.

    Françoise Héritier (1931-2017), est une anthropologue et ethnologue française. Elle a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d' étude comparée des sociétés africaines.
    Caroline Broué est productrice sur France Culture depuis 2007. Elle a créé en 2016, sur la même station, l'émission "La Matinale du samedi".

  • Le code de conduite du parfait homme de cour est au coeur des conversations de gentilshommes lettrés à la cour d'Urbino. Traduit dès le XVIesiècle dans toute l'Europe, ce manuel de bonnes manières a marqué la culture occidentale. Or, le présent volume s'attache au livre III, le plus original et le plus délicieusement digressif. Cinq hommes et, fait exceptionnel, deux femmes, dont la duchesse d'Urbino, participent à la joute verbale. Le sujet se révèle épineux : les usages qu'une dame de palais se doit d'observer. Tous se disputent in fine sur les mérites prêtés à la femme en général. Quand les misogynes s'opposent aux défenseurs de la gent féminine, l'un prône une égalité entre l'homme et la femme. Mais le champion de ces dames ne s'en forgerait-il pas une image conforme à ses désirs ?

    L'écrivain Baldassare Castiglione (1478-1529) fut ambassadeur auprès de Louis XII puis de Léon X. Il se lia d'amitié avec Raphaël et rencontra les personnalités réunies autour de la duchesse Élisabeth de Gonzague et sa belle-soeur Emilia Pia : Pietro Bembo, Julien de Médicis, Ottaviano, Federigo Fregoso et autres lettrés qui figureront dans sa grande oeuvre Il Cortegiano, parue en 1528. Après la mort de sa femme en 1520, il entre dans le clergé et gagne la cour de Charles-Quint. Il meurt à Tolède.

  • Peut-on parler de l'obésité, ou s'agit-il d'un des sujets les plus tabous de notre société ? La pandémie du Covid-19 a remis en avant ce sujet, au moins pour en montrer les enjeux en termes de santé publique et de santé personnelle, l'obésité étant d'abord une maladie. Mais comment vivent et se perçoivent les personnes concernées ? Comment vivent-elles le regard d'autrui dans l'espace public ? Comment parlent-elles de leur sexualité ? Comment ont-elles vécu leur scolarité ? Comment se projettent-elles dans le futur et dans leur vie familiale ? Grâce à des entretiens inédits avec une mère et sa fille, toutes les deux concernées par ce « corps embarrassant », le sociologue Smaïn Laacher propose un livre riche d'enseignements sur la place de l'obésité dans les discours et la vie quotidienne.

    Smaïn Laacher est sociologue, professeur de sociologie à l'université de Strasbourg. Il est notamment l'auteur de Peuple des clandestins (Calmann Lévy, 2007) et Croire à l'incroyable : un sociologue à la Cour nationale du droit d'asile (Gallimard, 2018).

  • Qu'est-ce que nous apprend sur nous-mêmes ce que Jésus et celles ou ceux avec lesquels il échange apprennent sur eux-mêmes ? En quoi la rencontre est-elle le moteur de nos vies, de nos ouvertures et de nos fermetures au salut ? C'est la relation qui nous révèle et la conversation qui nous convertit. Un magnifique éloge à deux voix du face-à-face.
    Toujours en chemin, Jésus de Nazareth est maître dans l'art de faire advenir les autres à une nouvelle stature comme sujet. Tandis que certains résistent et s'immobilisent, d'autres émergent et s'élancent. Jésus lui-même naît, marche et devient. Joseph ou Hérode, la Cananéenne, les fils de Zébédée et leur mère, la femme au parfum, Jésus en prière, les deux Marie et les Onze en mission... ces figures sont interrogées sous l'angle des déplacements et des renversements. À partir du texte de l'évangile selon Matthieu, les auteurs proposent une conversation stimulante entre exégèse et théologie.

  • « L'économie néolibérale n'a plus qu'un critère de réussite : l'argent. C'est une violence dans les esprits. » Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon

    Monique Pinçon-Charlot & Michel Pinçon sont sociologues, directeurs de recherche au CNRS. Ils dialoguent dans cet ouvrage avec Émile, alors collégien. Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • En 2016, la poète Innu Natasha Kanapé Fontaine et le romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard entamaient une conver­sation sans tabou sur le racisme entre Autochtones et Allochtones. Comment cohabiter si notre histoire commune est empreinte de honte, de blessures et de colère? Comment faire réaliser aux Blancs le privilège invisible de la domination historique? Comment guérir les Autochtones des stigmates du génocide culturel ? Ces questions traversent leurs échanges: Natasha raconte sa découverte des pensionnats autochtones, son obsession pour la crise d'Oka, la vie dans la communauté de Pessamit; Deni parle du racisme ordinaire de son père, de la ségrégation envers les Afro-Américains, de son identité de Québécois aux États-Unis.

  • Qu'est-ce que l'écologie ? Qu'implique le fait de se dire écologiste ? Faut-il lier croissance écologique et décroissance économique ? Que penser des OGM ? Quel rapport entre science et religion ? La pertinence des questions de l'adolescent amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original et accessible, souligné ici par le trait incisif de Pascal Lemaître.

    Jean-Marie Pelt (1933-2015), biologiste, fonda l'Institut européen d'écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie, notamment en milieu urbain.Il dialogue dans cet ouvrage avec Émile, alors collégien.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • "- Quelque chose apparaît...
    - Oui, qu'est-ce que c'est ?
    - Pour le moment ce n'est qu'une main. L'homme à qui elle appartient, on ne le voit pas, il reste dans l'ombre... Sa main seule est là en pleine lumière devant nous... une longue main un peu noueuse aux ongles coupés ras...
    - Et maintenant aussi dans ce visage à peine visible, pas même des yeux... juste le regard...
    - Il regarde intensément sa main posée sur la table.
    - Et dans son regard tant d'amour... C'est ainsi chez ceux qui s'aiment... leur amour va d'abord à tout ce qu'ils peuvent apercevoir d'eux-mêmes... leurs mains, leurs pieds, leurs avant-bras... et puis dans la glace leur reflet..."
    Nathalie Sarraute.

  • Dans cet échange à bâtons rompus animé par le journaliste Soro Solo (France Inter), plusieurs personnalités réagissent à cette affirmation : "Le seul progrès qui vaille, c'est l'accès au bonheur." Qu'est-ce que le bonheur ? Qu'est-ce que l'accès au bonheur ? Faut-il nécessairement le vouloir ? En quoi la culture influence-t-elle le bonheur ou, plutôt, le fait de se considérer comme heureux ? Et la joie, là-dedans ? La jouissance, le désir ? Le bonheur est-il collectif, individuel, peut-il être les deux ? Quid des effets secondaires ?
    Ces points de vue se complètent admirablement pour nous livrer une très, très jolie leçon sur le bonheur.

    Le débat est animé par Soro Solo, journaliste à France Inter. Il donne la parole à Jean-François Colosimo, théologien et essayiste ; Boris Cyrulnik, psychiatre ; Xavier Emmanuelli, fondateur de MSF et créateur du Samu social, ancien ministre ; Raphaël Enthoven, philosophe ; Pierre Marie, psychiatre ; Mazarine Pingeot, philosophe ; Christian Streiff, vice-président de Safran, ancien président de PSA ; Alain-Jacques Valleron, mathématicien, membre de l'Académie des sciences.

  • « Pascal Picq invite l'homme, la société, l'entreprise à adopter les préceptes de Darwin qui fondent l'entrepreneuriat et l'innovation coévolutionnaires, seuls à même de provoquer le sursaut d'une civilisation tout à la fois asservie à un anthropocentrisme mortifère et sommée de s'adapter au monde qu'elle transforme. La condition pour qu'éclose une nouvelle éthique sociale et environnementale, pour que grandissent les nouvelles formes d'économie, pour qu'un nouveau récit, un nouvel imaginaire, une "synthèse créatrice" inédite, nimbent "l'avenir de tous". Alors, s'adapter et innover pour survivre, bâtir aujourd'hui sans obscurcir ou condamner demain, ne sera plus utopie. Mais pour cela, nous devons en premier lieu façonner un nouvel humanisme. » Denis Lafay

    Pascal Picq est paléoanthropologue au Collège de France et spécialiste de l'évolution de la lignée humaine et des grands singes. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Qui va prendre le pouvoir ? Les grands singes, les hommes politiques ou les robots (Odile Jacob, 2017).
    Il répond dans cet ouvrage à Denis Lafay, journaliste.

  • La mélancolie est-elle le mal du siècle ? Sujet atemporel, universel, on la trouve pourtant dès l'Antiquité, chez Hippocrate (« Une crainte ou un découragement de longue durée »). Parfois associé à la folie, à la splendeur, à la maladie, ce « sentiment habituel de notre imperfection » semble avoir le vent en poupe dans nos sociétés pleines de narcissisme, où la performance devient un culte absolu, où les réseaux sociaux font naître une « esthétique de la victoire permanente ». Comment s'en sortir ? Comment accepter que, parfois, nous sommes tout simplement des perdants ? Comment accepter nos propres faiblesses sans tomber dans le désarroi le plus profond ? Comment donc parvenir à s'extraire de soi, même de façon éphémère, pour parvenir à vivre autant que faire se peut par temps troubles ?

    Eva Bester est la productrice et présentatrice de l'émission "Remède à la mélancolie", tous les dimanches à 10 heures sur France Inter. Elle a auparavant oeuvré sur France Culture et Arte, et collaboré à de nombreuses revues. Auteure de Remèdes à la mélancolie : Films, chansons, livres... La consolation par les arts (Autrement, 2016).
    Elle répond dans cet ouvrage à Jérémie Peltier, directeur des Études à la Fondation Jean-Jaurès ; auteur de Laïcité, point ! (avec Marlène Schiappa, l'Aube, 2018).

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