Éditions Prise de parole

  • «Carnets de déraison» donne voix au monologue intérieur d´une jeune femme qui s´accommode mal de sa médiocrité dans l´art de vivre, une jeune femme manifestement habitée d´un sens de l´idéal et d´une volonté de vivre pleinement, goulûment. Au travail, en amour, face au quotidien, elle cherche à déjouer ses propres attitudes limitatrices, en s´incitant, en se poussant... dans la déraison. Or, cette déraison salutaire évoquée et invoquée est systématiquement court-circuitée par une impitoyable introspection. / On assiste alors à l´expression bien saisie et bien sentie du drame intime d´une personne qui ne sait plus trop si elle manque de prise sur elle-même ou sur la vie... Qui ne peut que constater sa grande résistance au changement alors que c´est ce qu´elle souhaite le plus ardemment ! / « Plus jeune, à l´école, lorsqu´on me demandait de me représenter par un animal, je disais que j´étais comme un tapi. Parce que. Bon. Le cadre tout croche remplace aujourd´hui l´animal tapis. On le remarque à l´occasion en se disant qu´il faudrait bien le redresser, et on l´oublie en le laissant comme il est. Croche. On l´aime comme ça. On se résigne à ce qu´il soit de toute façon et malgré les tentatives de redressement, toujours un peu croche. C´est bien, comme ça. »

  • Qu´ont en commun la culture sami en Norvège, le vélo comme instrument de libération des femmes au Ghana et le sort des milliers de sangliers qui envahissent les rues de Berlin ? Ces questions, et d´autres, sont au coeur des préoccupations qui animent Claire, Ariane et Isa, trois soeurs, des jeunes femmes toutes aussi nomades et curieuses l´une que l´autre.

    Chacune à sa façon, elles prennent place dans le monde, interrogeant bien sûr l´amour, la famille, la carrière, mais aussi et surtout elles inscrivent leur parcours dans un univers de plus en plus marqué par la cohabitation des races et la variété des cultures, par des questions de justice sociale et d´écologie. Interpelées, elles prennent part aux débats et défendent avec vivacité les causes qui leur tiennent à coeur.

    Dans la veine autofictionnelle qui traverse l´ensemble de son oeuvre, Marguerite Andersen a façonné les trois destins en s´inspirant de la vie de ses six petites-filles.

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