Langue française

  • Tout débute un beau jour quand le narrateur trouve une chose par terre, dans la rue. Une chose ? Quelque chose, de forme ovale, à la fois mou et dur, qu'il ne parvient pas à identifier mais qu'il prend dans le creux de sa main.
    Commence alors pour lui une étonnante divagation où, guidé par sa recherche, il connaîtra mille et une aventures : lors de son voyage, il rencontrera des universitaires spécialistes de littérature israélienne, une troupe de cirque d'un genre un peu particulier, un groupe de Juifs à la poursuite de leur utopie, et non pas une, mais deux femmes prénommées Shloma.
    De rencontres inopinées en hasards improbables, l'équipée de notre héros se relance à chaque fois. Car bien sûr tous ces personnages hauts en couleur ont un point commun : ils ont chacun un avis sur la question.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais...
    Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement.
    Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un père?
    Les feuilles mortes est le récit d'une confiance brisée et celui des efforts héroïques d'un homme pour retenir coûte que coûte les liens qui l'unissent à tous ceux qu'il aime.

  • Si Charles Melman a jugé bon de travailler la clinique de la névrose obsessionnelle durant deux ans de séminaire, c'est qu'il la considère à la fois comme une clinique du passé et une clinique actuelle.

    Dans ses formes bénignes, on l'aperçoit à peine si l'on n'est pas un praticien averti. Par contre les formes graves sont très handicapantes, surtout socialement. Il y a dans cette pathologie de l'immuable, de la répétition, la culpabilité d'un meurtre que le patient aurait commis sans s'en apercevoir, sans parler de son impossibilité à réaliser ses voeux et son impuissance.

    L'étude très fine que fait Charles Melman dans le domaine de la linguistique et de la grammaire éclaire et élargit le travail de Freud à partir des carnets de l''Homme aux rats. Dans le texte allemand, il repère l'insistance de certaines lettres, propre à cette pathologie et met en évidence le travail de l'inconscient.

    Mise en vente le 27 août 2015.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud (

  • Quelque part au XXIe siècle... L'enfance dorée de Nelly Weatherly, une fillette impulsive, sournoise et gâtée à outrance par son père Phil, risque de prendre une tournure dramatique, alors qu'on lui diagnostique une maladie potentiellement mortelle et, surtout, incurable. Heureusement, bien avant sa naissance, son papa avait prévu le coup et, dans le plus grand des secrets, il avait chargé une entreprise de lui créer un double anonyme grâce à un protocole en marge des lois que l'on appelle Creator. Enfermée comme un animal dans une sorte de prison, la copie de Nelly vit dans des conditions inhumaines en attendant qu'on lui prélève des « pièces de rechange ». Mais lorsqu'une infirmière décide de soustraire celle qu'elle surnomme Laura à son destin, une course mortelle contre la montre s'engage. Dans un monde où la science prend parfois des détours qui peuvent sembler immoraux, Le Pacte interdit nous force à nous questionner sur l'abandon des valeurs humaines les plus fondamentales. Alors que les limites de plus en plus floues de cette science sont définies puis redéfinies à la hâte, on peut se demander si l'Humain a toujours confiance en la nature et si parfois, il ne devrait pas se faire une raison avant de corriger ce qu'il juge inacceptable.

  • La mort suspecte du curé Charles-Eugène Aubert dans l'hôpital où elle est infirmière va contraindre Rosalie Lambert à se confronter à des souvenirs qu'elle avait jusque-là enfouis. C'est plus de vingt-cinq ans plus tôt, dans le dispensaire où elle exerçait, qu'elle avait fait la connaissance de ce curé si charismatique. Le soupçonnant d'avoir commis des actes allant à l'encontre de son devoir, elle avait dû s'enfuir, laissant derrière elle son grand amour. Alors que ses souvenirs reviennent la tourmenter et se mêler au présent, elle va devoir convaincre les jurés qu'elle n'est pas coupable du terrible crime dont on l'accuse...

  • Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que lordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici lun de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques sentremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire limportance dêtre au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de lhumanité

  • En août 1688, la Rochelaise Adélie Candé arrive en Amérique pour y rejoindre son fiancé. Or, son rêve de devenir une maîtresse de maison respectable, malgré le fait qu'elle soit une bâtarde, s'effondre quand des forbans capturent le navire sur lequel elle vient d'arriver. Adélie choisit alors de s'échapper avec l'un de ses ravisseurs, qui lui promet de l'escorter à Grand-Pré, où l'attend son fiancé. Mais en cours de route, la violence, la nature indomptée et le chame insidieux de son compagnon transformeront peu à peu la vision qu'a la jeune femme du monde. Désormais éprise de deux hommes, déchirée entre la vie qu'elle a toujours voulue et un goût naissant pour l'aventure, elle se battra pour garder le contrôle de son destin.

    Dans ce roman où les aventures et les revirements se succèdent avec rythme, le lecteur découvrira une Acadie déjà menacée par la guerre, alors que les efforts des colons français ne font que commencer à porter leurs fruits. Les personnages nous entraînent à travers les étendues vierges, le long des côtes et dans les maison des habitants.

    Tout un périple où la cruauté, le désespoir et la trahison ne peuvent étouffer l'appétit de vivre d'une battante.

  • Hiscoutine, 1370 Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur

  • Le livre

    René Belletto

    Ce qui arriva alors... J'ai prononcé les mots de "surprise sans limites" à propos d'autres événements. Dire maintenant que ma surprise fut sans limites donnerait non une pâle idée (ni même blafarde ou livide) de ce que je ressentis, mais n'en donnerait aucune, tant le désastre dont je fus le témoin, et l'acteur...
    Je renonce. Je me borne pour l'heure à rapporter les faits sans détour ni commentaire, avec le plus de précision et de vérité possible, dans l'espoir qu'une telle exigence (j'ai déjà exprimé un espoir analogue), si j'ai la force de m'y tenir (mais l'aurai-je?), m'aidera à survivre mieux au récit des minutes et des heures qui suivirent, les plus épouvantables de mon histoire.

  • Un accident de voiture mortel, des touristes victimes de phénomènes naturels spectaculaires ; les tragédies se multiplient de part et d'autre du globe, sans lien apparent. Et si ces morts étaient le résultat d'une mécanique criminelle bien huilée ? L'oeuvre d'une vengeance savamment orchestrée ?

    Face à des enquêteurs convenus ou désemparés, le meurtrier est persuadé de son impunité ; par défi, il abandonne près de chaque cadavre une carte postale à l'effigie d'un animal bien particulier : la vigogne.

    Cette provocation permettra-t-elle de s'émanciper des apparences et d'identifier un coupable ? Ou faudra-t-il que la mort se manifeste à nouveau, proche, capricieuse, imprévisible ?

    La planète va devenir le théâtre d'une poursuite mouvementée, chaotique, parfois burlesque.
    /> Et la chasse ne fait que commencer !

  • Par cette réflexion qui laisse une large place à la liberté et auxcontradiction, Paul Chamberland argumente une réflexion fertile et pertinente sur les enjeux actuels de la poésie, mais aussi bien de la littérature et de l'échec du monde à se poursuivre dans la novlangue.
    Car celui qui écrit le poème met en suspens toute autre visée que celle de faire entendre, en un fragment, mais alors selon toutes ses virtualités, ce qui fait de nous des «parlants». Nous sommes des êtres dans le monde, et le monde n'est ni intelligible ni figurable autrement qu'interprété par le langage.

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Une histoire damitié entre un oiseau et une enfant Béatrice a le nez collé à la fenêtre. Il a plu, et Béatrice observe un oiseau, un Quiscale bronzé semblable à celui qui, lan dernier, fréquentait sa cour arrière. Se peut-il que son ami loiseau noir soit revenu la visiter? Malgré le doute des adultes, la petite Béatrice y croit fermement.

  • Delphine et Simon, mariés depuis plus de 20 ans, partent en voyage en France pour faire le point sur leur couple, après le départ de la maison de leur seul enfant. Butinant d'un site touristique à l'autre, ils font la rencontre de Philippe, un guide touristique fort compétent que Delphine trouve immédiatement séduisant. Les Québécois en viennent à faire la connaissance de sa femme Sonia, une bombe d'énergie et de bonne humeur. Or, la franche amitié qui les réunira tous les quatre ne pourra pas empêcher l'éclosion d'une incontrôlable passion amoureuse entre Philippe et Delphine. Cette dernière est à la fois grisée et effrayée par ce qui lui arrive. Après avoir longtemps revêtu une apparence de bienséance rigide qui ne correspond plus aujourd'hui à ce qu'elle est, l'insouciance perdue de sa jeunesse la rattrapera-t-elle et lui fera-t-elle redécouvrir la passion d'un premier amour d'adolescent?

    Ce cinquième roman de Chantale Côté chez JCL explore les problèmes de couple, les mensonges, les remords, l'abandon et surtout le véritable pardon, celui que l'on s'accorde soi-même.

  • «Carnets de déraison» donne voix au monologue intérieur d´une jeune femme qui s´accommode mal de sa médiocrité dans l´art de vivre, une jeune femme manifestement habitée d´un sens de l´idéal et d´une volonté de vivre pleinement, goulûment. Au travail, en amour, face au quotidien, elle cherche à déjouer ses propres attitudes limitatrices, en s´incitant, en se poussant... dans la déraison. Or, cette déraison salutaire évoquée et invoquée est systématiquement court-circuitée par une impitoyable introspection. / On assiste alors à l´expression bien saisie et bien sentie du drame intime d´une personne qui ne sait plus trop si elle manque de prise sur elle-même ou sur la vie... Qui ne peut que constater sa grande résistance au changement alors que c´est ce qu´elle souhaite le plus ardemment ! / « Plus jeune, à l´école, lorsqu´on me demandait de me représenter par un animal, je disais que j´étais comme un tapi. Parce que. Bon. Le cadre tout croche remplace aujourd´hui l´animal tapis. On le remarque à l´occasion en se disant qu´il faudrait bien le redresser, et on l´oublie en le laissant comme il est. Croche. On l´aime comme ça. On se résigne à ce qu´il soit de toute façon et malgré les tentatives de redressement, toujours un peu croche. C´est bien, comme ça. »

  • Boston, 1825.

    Patricia se voit contrainte d'épouser un jeune homme fortuné de la bonne société, ce qui ne l'enchante guère. Contrariée, elle se réfugie dans l'amitié d'un commis employé à la banque de son père. Obsédé par l'argent, le prénommé Frank réussit à cambrioler l'établissement où il travaille pendant qu'une tempête de neige s'abat sur la région. Fort de son exploit, le fils de forgeron séduit la belle Patricia avant de s'enfuir vers Londres, où ils planifient de se retrouver incognito. Or, suite au vol qui a placé la banque en grandes difficultés, le père de Patricia accentue les pressions. Lasse, elle accepte finalement une union avec le fils d'un célèbre avocat.

    Lorsqu'elle arrive dans la capitale anglaise pour son voyage de noces, Patricia crée une diversion qui lui permet de fausser compagnie à son nouveau mari. Mais pas de traces de son jeune amant et elle se retrouve en compagnie d'une femme des bas-fonds avec qui elle partage son triste logement. Frank parviendra-t-il à retrouver sa belle dans la capitale anglaise, ou est-il encore en mer à affronter mille et une tempêtes?

  • Satie est dévastée par un immense chagrin. Elle quitte le Québec pour fuir jusqu'en Norvège, en espérant s'éloigner de sa peine. D'Oslo à Bergen, de Bodø aux îles Lofoten, la jeune femme rencontre des personnages qui l'aideront à faire son deuil puis à renaître. Un psychiatre séduisant, un mystérieux vieillard borgne, une aubergiste accueillante, un couple gai en vacances, une femme brisée par un amour toxique; des rencontres initiées par le hasard et qui, pourtant, tisseront une toile de solidarité et d'amour autour de Satie.

    Tout au long de l'histoire, l'art et les paysages de Norvège font écho aux émotions vives ressenties par la jeune femme. Le tableau Le Cri, d'Edward Munch, les statues de Vigeland, la brume ainsi que les pics rocheux du Nord, acérés comme des crocs qui déchirent le ciel, sans oublier le maudit soleil qui vole les nuits d'été, dessinent la tempête intérieure de l'héroïne avant sa renaissance.

    Avec sa trame fluide, qui coule à un rythme lent, mais continu, Ne me tue pas si tu t'en vas est un roman sur le deuil, l'espoir et surtout la force de vivre; des thèmes universels abordés avec sensibilité et profondeur par une auteure prometteuse. Et si nous avions tous besoin de nous rappeler que par les failles entre la lumière...

  • Robert W. Service: La Piste de l'imaginaire est une biographie romancée, inspirée par une première tranche de l'existence de l'arrière-grand-père de l'auteure Charlotte Service-Longépé. Au cours de sa vie, le poète et écrivain Robert William Service (1874-1958) a rédigé une imposante oeuvre étudiée encore aujourd'hui dans tout le monde anglo-saxon. Après une enfance indisciplinée en Écosse, il décide d'accomplir son rêve de découvrir le Nouveau Monde. Suite à un long voyage en bateau, il débarque à Montréal en 1896 avec quelques dollars en poche, puis traverse le Canada d'est en ouest. Service passe plusieurs années sur l'île de Vancouver, avant de vagabonder pendant deux ans sur la côte pacifique. En 1904, il découvre avec émerveillement l'univers sauvage du Grand Nord canadien et s'installe à Dawson, sur les bords de la rivière Yukon. C'est là qu'il publie son premier recueil de poèmes, Songs of a Sourdough, qui sera édité au Canada, aux États-Unis et en Angleterre. Sa rapide renommée en tant qu'auteur n'entrave en rien sa soif de liberté, qui l'entraîne jusqu'en Nouvelle-Orléans, puis à Cuba, avant de le ramener au Yukon, où s'arrête la première partie des aventures racontées sous la plume de son arrière-petite-fille. Au cours de son existence, Robert W. Service rédigera plus de 1100 poèmes et ballades, ainsi qu'une dizaine de romans inspirés par des événements de société et les expériences découlant de sa propre existence: des mots empreints d'optimisme, de nature et surtout, de liberté, la valeur la plus fondamentale à ses yeux.

  • Arianne et François sont mariés depuis cinq ans, quand un accident d'automobile rend ce dernier tétraplégique. Toute une épreuve pour cet homme à l'avenir brillant, fils d'un financier qui a bâti une immense fortune à force de bras et de travail. Assommée par les événements, Arianne perd le bébé qu'elle portait et tout espoir d'enfanter à nouveau. Mais avec courage, elle refoule sa détresse pour se consacrer aux soins de son mari, au point de s'oublier totalement. Or, il s'avère vite que la tâche est lourde, trop même... Au bout d'un an, Arianne se rend à l'évidence qu'elle ne peut plus y arriver seule et engage Ursule, une infirmière qu'elle a connue dans son enfance. Avec son aide, elle parvient à mener une existence normale et surtout, à reprendre goût à la vie. C'est là que survient l'impensable. Alors qu'elle gère un hôtel appartenant au trust qu'a fondé son beau-père, elle s'adjoint l'aide de William Rancourt, un comptable froid, réservé et taciturne. Or, au cours de leur étroite collaboration, elle se surprend peu à peu à l'apprécier, et même à ressentir des sentiments troubles en sa présence. William s'est introduit dans son coeur à son insu: mais est-ce de l'amour ou une simple attirance sexuelle? Tiraillée par mille sentiments contradictoires, la jeune femme devra se dépêtrer dans ce maelström émotif, alors que l'état de son mari se détériore inexorablement.

  • Ces carnets sont comme le journal d'un essai qui configure la vie multiple d'un être, à mi-chemin entre fulgurance et révélation, entre esthétique et pensée, entre la vie et le scripteur qui prend forme. L'être, le poème, le lecteur, l'enseignant et l'éditeur marchent côte à côte, de front, tous happés par la vie, par l'échéance d'une durée consciente.

  • Un homme sur trois trompe sa femme. Cet homme, ce pourrait être Vincent, le conjoint de Marianne Portelance, car même les dentistes peuvent être infidèles. Du moins, c'est ce dont elle se persuade peu à peu, en accumulant des indices aussi ténus les uns que les autres. À quoi ressemble la femme qui devait le rejoindre au café et qui est restée silencieuse au bout du fil ? Se comporte-t-il de manière différente au lit avec elle ? Bientôt, il n'y a plus même l'ombre d'un doute dans l'esprit de Marianne : si Vincent ne l'a pas encore trompée, il le fera prochainement. C'est écrit dans le ciel. Même la voyante l'a vu dans ses cartes. Dans les rues de Montréal, sur la banquette arrière d'un taxi conduit par un ex-agronome haïtien, elle suit donc Vincent à la trace, en songeant que, parfois, on finit par provoquer ce que l'on craint.

  • Myrianne Dumont n'a pas eu beaucoup de chance dans la vie. En plus d'être muette et de se considérer comme une mocheté, elle a perdu sa mère en venant au monde, en plus d'être abandonnée par son père. Mais la vie n'est pas si cruelle et réserve à tous son conte de fées, surtout à ceux qui se permettent de se laisser pénétrer par le rêve; celui qu'on n'a pas eu, celui qu'on a voulu, celui que l'on a tué, celui qui nous étouffe.

    La chance de Myrianne aura été de trouver son prince charmant, mais aussi de découvrir en elle des forces insoupçonnées. Celle de son amoureux, Don Richard, qui croyait initialement trouver son bonheur dans la célébrité et la richesse, a été de retrouver en lui la simplicité de l'amour partagé.

  • Qu´ont en commun la culture sami en Norvège, le vélo comme instrument de libération des femmes au Ghana et le sort des milliers de sangliers qui envahissent les rues de Berlin ? Ces questions, et d´autres, sont au coeur des préoccupations qui animent Claire, Ariane et Isa, trois soeurs, des jeunes femmes toutes aussi nomades et curieuses l´une que l´autre.

    Chacune à sa façon, elles prennent place dans le monde, interrogeant bien sûr l´amour, la famille, la carrière, mais aussi et surtout elles inscrivent leur parcours dans un univers de plus en plus marqué par la cohabitation des races et la variété des cultures, par des questions de justice sociale et d´écologie. Interpelées, elles prennent part aux débats et défendent avec vivacité les causes qui leur tiennent à coeur.

    Dans la veine autofictionnelle qui traverse l´ensemble de son oeuvre, Marguerite Andersen a façonné les trois destins en s´inspirant de la vie de ses six petites-filles.

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