• Kentucky, 1957. Après la mort de sa mère, Beth Harmon, neuf ans, est placée dans un
    orphelinat où l'on donne aux enfants de mystérieuses "vitamines" censées les apaiser.
    Elle y fait la connaissance d'un vieux gardien passionné d'échecs qui lui en apprend les
    règles. Beth commence alors à gagner, trop vite, trop facilement. Dans son lit, la nuit,
    la jeune fille rejoue les parties en regardant le plafond où les pièces se bousculent à
    un rythme effréné. Plus rien n'arrêtera l'enfant prodige pour conquérir le monde des
    échecs et devenir une championne. Mais, si Beth prédit sans faute les mouvements sur
    l'échiquier, son obsession et son addiction la feront trébucher plus d'une fois dans la
    vie réelle.

  • Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s'y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l'amitié, le rock, l'amour... tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d'avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine...
    Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père, Wilhelm.
    Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l'amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l'assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l'opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam...
    Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s'interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d'adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
    Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l'exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec
    Les Déracinés.
    "
    Les Déracinés : la saga qui nous transporte." Olivia de Lamberterie - ELLE

  • Sur la réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, le système légal américain refuse d'enquêter sur la plupart des crimes, et la police tribale dispose de peu de moyens. Aussi les pires abus restent-ils souvent impunis. C'est là qu'intervient Virgil Wounded Horse, justicier autoproclamé qui loue ses gros bras pour quelques billets. En réalité, il prend ses missions à coeur et distille une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu'une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle. Accompagné de son ex-petite amie, il part sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins.

  • LA SAGA LES DERACINES Après Les Déracinés et L'Américaine, découvrez le troisième tome de la superbe fresque historique imaginée par Catherine Bardon. Au coeur des Caraïbes, en République dominicaine, la famille Rosenheck ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Jour après jour, Ruth se félicite d'avoir écouté sa petite voix intérieure : c'est en effet en République dominicaine, chez elle, qu'il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l'héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth - tout comme Arturo et Nathan - sème les graines de sa nouvelle vie. Jusqu'au jour où Lizzie, son amie d'enfance, retrouve le chemin de Sosúa dans des conditions douloureuses.
    Roman des amours et de l'amitié, Et la vie reprit son cours raconte les chemins de traverse qu'emprunte la vie, de défaites en victoires, de retrouvailles en abandons.
    Guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King, chute de Salvador Allende... Catherine Bardon entrelace petite et grande histoire et nous fait traverser les années 1960 et 1970. Après Les Déracinés, salué par de nombreux prix, et le succès de L'Américaine, elle poursuit sa formidable fresque romanesque.
    " La saga qui nous transporte. " Olivia de Lamberterie,
    ELLE

  • Pas de questions, détends-toi. C'est le nouveau mot d'ordre des humains, obsédés par
    leur confort individuel et leur tranquillité d'esprit, déchargés de tout travail par les robots.
    Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se
    laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu'au
    jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté,
    il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le
    monde depuis l'université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour
    aider l'humanité ou la perdre définitivement ?

  • Naples et la Campanie sont dominées par la criminalité organisée - la camorra - sur fond de guerre entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogues et déchets toxiques. C'est ainsi que le Système, comme le désignent ses affiliés, accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et se pose en avant-garde criminelle de l'économie mondialisée. Roberto Saviano, au péril de sa vie, a choisi l'écriture pour mener son combat contre la camorra. Il met au jour les structures économiques et territoriales de cette mafia surpuissante.

  • Un livre puissant et bouleversant, nécessaire à notre époque troublée

    Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu'au jour où Sebastián, s'apprêtant à révéler dans la presse l'identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n'est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s'est liée dans sa librairie... La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

    Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable
    Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...

    Porté par une écriture électrique,
    American Dirt raconte l'épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d'avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l'instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche...

    Hymne poignant aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie,
    American Dirt est aussi le roman de l'amour d'une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir. Un roman nécessaire à notre époque troublée.

  • Les noyes du clain Nouv.

    Toute légende urbaine a un fond de vérité. Un roman noir sur un monde étudiant où l'on vit, où l'on aime et parfois... l'on tue.
    Simon, étudiant à la fac de Poitiers, entre comme pigiste à L'Écho, le journal local, pour payer ses études. Pendant des mois, il couvre les kermesses et les inaugurations. Jusqu'au jour où le corps d'un jeune homme est découvert dans le Clain, la rivière qui traverse la ville. Simon se lance avec passion dans l'enquête. Il interroge tous les témoins. Chacun y va de sa théorie sur les coupables : un gang de voleurs d'organes ou un tueur en série... Mais Simon découvre que plusieurs étudiants sont morts dans des circonstances étranges. Rites sacrificiels ? Jeux de rôle ou urbsex qui auraient mal tourné ? Les légendes brouillent le réel, Simon ne peut plus démêler le vrai du faux. Et bientôt, on cherche à le faire taire.

  • Trafics d'état Nouv.

    Après L'Infiltré.

    " Ces dernières années, on a vu de magnifiques photos, des saisies de drogue gigantesques. Les ministres successifs nous assuraient que de grands coups étaient portés aux trafics. Et on découvre aujourd'hui que l'Office des stups et son premier responsable sont allés chercher en Espagne le plus gros trafiquant français. Cet homme, on l'a enrichi. En utilisant ses réseaux, en protégeant ses livraisons, on lui a permis de transporter au moins vingt tonnes par mois. Ça signifie que, pendant des années, le premier importateur de drogue dans ce pays était l'État français. "Ce livre est le fruit de la rencontre du journaliste Emmanuel Fansten et d'Hubert Avoine, ancien informateur de l'Office des stups. Levant le voile sur les méthodes troubles de la lutte antidrogue, le témoignage de ce dernier a provoqué un séisme au sein de la police et entraîné l'ouverture d'une information judiciaire. Ces révélations ont aussi servi de point de départ à une enquête au long cours entre la France et l'Espagne, au fil de laquelle l'auteur a découvert des documents accablants et rencontré les témoins clés d'un système qui, au motif de lutter contre le trafic, a favorisé pendant des années l'importation massive de drogue. Un scandale policier d'une ampleurinédite, dont les ramifications remontent jusqu'au sommet de l'État.

  • La ville est là, cachée derrière ces vers, cité précaire, peuplée de noctambules destinés à s'échouer sur son rivage. Quelques chiens qui rôdent et jouent à la bagarre, mais surtout des humains aux prises avec leurs désirs. Les amours brûlent et se succèdent, comme des clopes. Simon Johannin travaille ses obsessions poétiques avec rage. Certains motifs reviennent incessamment : un ressac d'urine, de sang et de boisson...

    Sa poésie avance le plus souvent sans ponctuation, à l'image de ces jeunes qui courent lacets défaits, sans trébucher. La sensualité se gorge d'ivresse, les lettres titubent, s'écrasent puis se relèvent. Avec ce premier recueil de poésie, Simon Johannin ouvre sur un monde peuplé d'anges meurtris aux ailes cramées : « Le mal est fait/ Le plaisir est partout ».

    Né à Mazamet dans le Tarn en 1993, Simon Johannin grandit dans l'Hérault. Il quitte le domicile parental à 17 ans et s'installe à Montpellier pour suivre des études de cinéma à l'Université, qu'il déserte rapidement. Il travaille ensuite en intérim, puis comme vendeur de jouets, avant d'intégrer l'atelier d'espace urbain de l'école de La Cambre à Bruxelles de 2013 à 2016. Il publie son premier roman L'Été des charognes en 2017, puis Nino dans la nuit en janvier 2019 avec Capucine Johannin.

  • Les mafieuses

    Pascale Dietrich

    Il y a toujours moyen de s'arranger avec la réalité chez les gangsters. À condition de respecter le code d'honneur, on peut même mener une vie formidable ! C'est en tout cas ce que Leone Acampora, vieux mafioso grenoblois, a enseigné à sa famille. Michèle et ses deux filles ont donc appris à fermer les yeux lorsqu'elles trébuchaient sur un cadavre ou une valise de cocaïne dans leur joli salon en marbre. Et si, aujourd'hui, Dina a parfois mauvaise conscience, elle espère se racheter en travaillant dans l'humanitaire. Quant à Alessia, pharmacienne inspirée, elle a pas mal d'idées pour moderniser le business paternel. Ainsi va la vie chez les femmes Acampora, entre coups de fusil à pompe et séances de tai-chi. Jusqu'à ce que le vieux Leone perde les pédales. Car avant de mourir, il a laissé une dernière instruction : lancer un tueur à gages aux trousses de sa femme... L'occasion pour les mafieuses de déboulonner un vieux monde machiste et ringard.
    Subtilement féministe, délicieusement féroce, Pascale Dietrich bouscule les codes pour teinter de rose le roman noir.

  • Une mise en lumière incontournable pour découvrir la face la plus sombre du monde de Pablo Escobar, le plus grand narcotraficant du monde.
    In frangranti. En flagrant délit. En flag'. Voilà comment on pourrait traduire le titre original de
    ce second livre du fils de Pablo Escobar, Juan Pablo. Après avoir parcouru la moitié du pays et interviewé des personnages de la pègre qui s'étaient toujours refusé à lui répondre, le fils unique du chef du cartel de Medellin partage ici avec le lecteur sa perplexité devant les découvertes de cette enquête.
    Dans l'idée de redécouvrir son père, Juan Pablo Escobar nous propose des révélations autour de sixaxes majeurs :
    o La puissance des paramilitaires qui ont gagné la
    guerre,
    /> o L'informateur américain qui l'a photographié en pleine transaction mais qui ne vécut pas assez longtemps pour le raconter,
    o Ce qu'il faisait le soir où ses sicarios (tueurs à gages) ont exécuté le ministre de la Justice,
    o Les confessions de William Rodriguez, l'homme qui n'a pas choisi d'être l'héritier du cartel de Cali,
    o Ce qu'il s'est passé quand il a capturé les guerilleros du M-19, sur le point de le kidnapper,
    o L'autoroute par laquelle circulaient la drogue et l'argent de Pablo Escobar, entre Miami, New York et Los Angeles.

  • Ici c'est La Fourrière, un "village de nulle part" et c'est un enfant qui raconte : massacrer le chien de "la grosse conne de voisine", tuer le cochon avec les hommes du village, s'amuser au "jeu de l'arabe", rendre les coups et éviter ceux des parents. Ici on vit retiré, un peu hors-la-loi, pas loin de la misère aussi. Dans cette Guerre des boutons chez les rednecks, les bêtes sont partout, les enfants conduisent leurs parents ivres morts dans des voitures déglinguées et l'amitié reste la grande affaire. C'est un pays d'ogres et d'animaux errants, un monde organique fait de pluie et de graisse, de terre et d'os, où se répandent les fluides des corps vivants et ceux des bestioles mortes. Même le ramassage scolaire ressemble au passage des équarisseurs. Mais bientôt certains disparaissent, les filles vous quittent et la forêt finit par s'éloigner. D'une bagarre l'autre, la petite musique de ce premier roman vous emmènera jusqu'à l'adolescence, quand la douleur fait son entrée et que le regard change, dans les turbulences d'une langue outrancière au plus près du rythme de l'enfance : drôle et âpre, déchirante et fièvreuse, traversée de fulgurances.

  • Le corps d'un homme, la gorge tranchée au bas de son immeuble jette le lieutenant Ma et son adjoint Zhou dans une enquête au cours de laquelle ils vont remuer le ciel et la terre de Pékin menacé d'attentats par des séparatistes Ouighours.
    Treize jours dans une voiture pie à ne connaître que des nuits blanches et des bols de nouille, treize jours à sillonner les rues et les quartiers les plus louches de la Capitale, dans le Pékin des bas-fonds, des junkies punk et des prostituées.
    La corruption liant l'urbanisme de la capitale chinoise au milieu de la drogue et de la pègre les amène, lui, le lieutenant désabusé par un mariage raté et son coéquipier borderline à relier plusieurs meurtres identiques et tenter de remonter la piste des égorgeurs pékinois.

    Mi Jianxiu est un écrivain né en 1961. Trois de ses romans policiers ont été publiés aux éditions de L'Aube.

  • À la nuit tombée, un radeau entre dans Lyon porté par les eaux noires de la Saône. Sur l'embarcation, des torches enflammées, une croix de bois, un corps mutilé et orné d'un délicat dessin d'orchidée. Le crucifié de la Sâone, macabre et fantasmatique mise en scène, devient le défi du commandant Alain Dubak et de son équipe de la police criminelle. Six enquêteurs face à l'affaire la plus spectaculaire qu'ait connu la ville, soumis à l'excitation des médias, acculés par leur hiérarchie à trouver des réponses. Vite. S'engage alors une course contre la montre pour stopper un tueur qui les contraindra à aller à l'encontre de toutes les règles et de leurs convictions les plus profondes. Porté par la plume brillante et explosive de François Médéline, L'Ange rouge invite son lecteur à une plongée hallucinée parmi les ombres de la ville et les âmes blessées qui s'y débattent.


  • " Ceux qui se rendront à Katmandou ne reconnaîtront pas ce qui est écrit dans ce livre.
    [...] Ce livre ne cherche pas à donner une idée de la réalité, mais à s'approcher de la vérité.
    Celle de Jane, et celle d'Olivier, dont il raconte l'histoire. "
    René Barjavel

    Olivier, étudiant en mai 1968, a décidé de fuir la capitale, ses rêves et ses utopies pour conquérir pouvoir et fortune dans le sillage de son père, un homme d'affaires qui organise des voyages pour milliardaires à Katmandou, au Népal. En chemin, il rencontre la jolie Jane, hippie britannique un peu paumée, à la recherche, comme tant d'autres, d'un idéal de vie communautaire dans la ville sacrée. Ils tombent amoureux l'un de l'autre...
    Amours, drogues, illusions perdues. Il est des chemins pour se perdre ou pour se retrouver : les chemins de Katmandou.
    Un grand classique de Barjavel.

  • La psychose, la drogue, la criminalité sont-elles les répercussions codées des expériences des premières années de la vie ?
    Alice Miller dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle, qui a pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéissant. Elle montre comment les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront. Car à l'origine de la pire violence, celle que l'on s'inflige à soi-même ou celle que l'on fait subir à autrui, on trouve presque toujours le meurtre de l'âme enfantine.
    Cette « pédagogie noire », selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes des xviiie et xixe siècles, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents, et par trois portraits d'enfances massacrées : celle de Christine F., droguée, prostituée, celle d'un jeune infanticide allemand et enfin celle d'Adolf Hitler, que l'on découvrira ici sous un jour tout à fait inattendu.

  • Surdose

    Alexandre Kauffmann

    Quel est le point commun entre un dentiste, une jeune fille de bonne famille et un informaticien ? Tous trois sont morts d'une overdose à Paris, en 2016, l'une après avoir pris de la cocaïne, l'autre de la MDMA et le troisième à cause d'un mélange de méphédrone et de GHB.

    Après un an d'immersion au sein du groupe Surdoses, entité marginale de la brigade des stups qui enquête sur les morts par overdose à Paris, le journaliste Alexandre Kauffmann livre un récit écrit comme un polar. Il démarre avec les indices laissés sur les corps et les téléphones de ces trois victimes.

    Au fil des pages, le lecteur remonte jusqu'aux "cocaïne call center" des dealers, plonge dans la vie intime des victimes et pénètre l'univers des soldats engagés dans une guerre don quichottesque contre la drogue.

    Reporter freelance pour la presse française (Géo, Le Monde, Les Échos...), Alexandre Kauffmann a vécu à Madagascar et en Tanzanie. Il a déjà publié quatre romans (Influenza, Éditions des Équateurs, 2006 ; Stupéfiants, Flammarion, 2017) et deux récits de voyage. Surdose, écrit après un an d'immersion au sein de la brigade chargée d'enquêter sur les morts par overdose à Paris, est son premier livre de non fiction.

  • Renton le malin, Sick Boy l'ambitieux, Begbie le fou, Spud l'égaré : quatre jeunes d'Édimbourg avec l'héroïne, la bière et l'ivresse comme ciment et poison de leur relation. Chronique d'une époque, d'une ville et d'une société écrite en 1993, ce premier roman, pendant écossais - l'humour en plus - de Retour à Brooklyn d'Hubert Selby Jr, fut adapté au cinéma par Danny Boyle et devint en dix ans une référence sociale et culturelle mondiale. C'est aujourd'hui un classique dans une nouvelle traduction qui rend justice à la voix d'Irvine Welsh.

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    Delicious foods

    James Hannaham

    Aucune enquête, aucun chiffre, aucun reportage ne saura nous faire prendre en haine l'esclavage contemporain comme l'image des bras maculés de sang d'Eddie, 17 ans, conduisant sa Subaru dans la scène d'ouverture, hallucinée, de ce roman.
    Il vient de s'évader de la ferme Delicious Foods, exploitation géante - et pas seulement agricole -, au coeur de la Louisiane où Darlene, sa mère, a été recrutée 6 ans plus tôt, comme d'autres toxicomanes. Productrice de fruits et légumes, Delicious Foods maltraite ses ouvriers et les maintient prisonniers grâce à la triple contrainte de la terreur physique, d'un endettement perpétuel à l'entreprise et d'une addiction à la drogue qui leur est continuellement fournie.
    Abandonné à son sort, le tout jeune Eddie fera tout pour retrouver la trace de sa mère, la rejoindre et l'aider à se libérer de ce piège.
    Dans ce prodigieux roman qui a valu à James Hannaham tous les honneurs Outre-Atlantique (Pen/Faulkner Prize), trois voix se succèdent pour raconter la spirale infernale : une mère prisonnière, un fils révolté et puis... la drogue, pour une fois présentée sous son jour le plus troublant : elle est un bateleur, un séducteur, un amant jaloux.

  • Initiateurs de la démocratie, inventeurs du théâtre et des Jeux olympiques, excellents agriculteurs, grands navigateurs et conquérants, porteurs de récits fabuleux et des plus célèbres textes philosophiques... les Grecs ont tant apporté à notre monde, et ils ont encore beaucoup à nous apprendre ! Cette bande dessinée précise et accessible raconte avec dynamisme la grande Histoire comme la vie quotidienne de ces peuples de Méditerranée qui nous captivent depuis des milliers d'années.

  • El Patròn a cent quarante ans et il est l'homme le plus puissant du monde. Il règne sans partage, depuis son luxueux palais décoré de son emblème, le scorpion, sur Opium, ce nouveau pays créé au XXIe siècle, entre le Mexique et les États-Unis, entièrement dédié à la culture du pavot et à l'enrichissement des trafiquants de drogue. Quand il mourra, il emportera dans sa tombe ses richesses mais aussi ses serviteurs, sa maisonnée, comme les pharaons et les anciens rois chaldéens. Mais, pour l'heure, El Patròn n'a pas l'intention de mourir. Il veut vivre neuf vies, comme les chats et les démons. C'est à cela que servent les clones, des réservoirs d'organes jeunes et sains, des presque humains que l'on décérèbre à la naissance. El Patròn est si orgueilleux qu'il a exigé que Mattéo, son clone, fasse exception à la règle et grandisse avec son cerveau. Le problème, c'est que, quand on a un cerveau, on s'en sert.

  • Pour étancher la soif, qui est une soif d'absolu, deux possibilités se présentent : la boisson et la drogue. Les uns boivent par peur de penser, d'autres par crainte de ne pas trouver plus sot que soi. Mais comment en sortir ? Le mystérieux "personnage de derrière les fagots" pourrait bien détenir la clef de l'issue : un « véritable mode d'emploi de la parole ». Des jeux de langage réjouissants se déversent à flots continus dans ce récit inclassable, entre la pataphysique de Jarry et la Divine Comédie de Dante. De page en page, le lecteur va de surprise en surprise, et l'auteur de dénonciation en dénonciation, celle des faux semblants et du bas matérialisme. Du cercle de la soif, le lecteur plonge dans les paradis artificiels, avant de retrouver « la lumière ordinaire du jour ».

    Entre 1922 et 1925, René Daumal (1908-1944) est élève au lycée de Reims, où il fait la connaissance de Roger Gilbert-Lecomte, Robert Meyrat et Roger Vaillant. Il se lance dans l'étude du sanskrit et multiplie les expériences sur l'état de la conscience dans les phases de sommeil. Avec ses camarades, il lance en 1928 une revue : Le Grand Jeu. Après la publication d'une recueil de poèmes Contre-ciel (1935) puis de La Grande Beuverie (1939), il se lance dans la traduction de textes hindous.

  • La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne.
    Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le
    Blitzkrieg fut littéralement une guerre du " speed ". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Gring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques.
    Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux " Patient A ", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.

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