• Complet, cet ouvrage propose un panorama d'introduction et de référence destiné à tous ceux qui désirent se former à la théologie. Il présente l'ensemble de la discipline en 12 chapitres. Chacun d'entre eux est écrit par un professeur de niveau international, reconnu tant pour son expertise que pour sa pédagogie.

    Des annexes vous permettent d'aller plus loin dans la découverte de la discipline. Vous pouvez y accéder sur le site de l'éditeur ou directement sur votre smartphone en téléchargeant une application dédiée.

  • En droit canonique, l'excommunication est une censure, une peine médicinale, qui vise à mener le pécheur à faire pénitence afin d'être réintégré dans le giron de l'Église. À la fin du Moyen Âge, l'excommunication apparaît aux yeux des réformateurs comme galvaudée par son usage courant pour des causes mineures, endettement ou contumace essentiellement. Quel est le poids réel de l'excommunication pour les fidèles qui l'endurent ? Sources normatives et liturgiques définissent l'excommunication comme une peine prononcée par les pouvoirs ecclésiastiques envers ceux qui sont rétifs à l'autorité de l'Église : l'excommunié est banni de la communauté des chrétiens jusqu'à ce qu'il obtienne son pardon. Mais les archives des officialités révèlent à la fois les usages réels de la censure, arme de l'Église pour défendre ses droits et surtout pour obtenir des fidèles un comportement conforme aux exigences chrétiennes, et la perception de l'excommunication par ces mêmes fidèles. L'attachement à la communauté est indéniable et l'excommunication abusive est vécue comme une atteinte à l'honneur de chacun, comme une mise en cause du lien social existant au sein de la paroisse. Cependant, les relations entre proches, parents, amis, voisins, dépassent la portée de l'excommunication, réduisent l'efficacité de celle-ci en maintenant l'excommunié au milieu des siens. L'idéal reste une participation pleine et entière à la vie liturgique paroissiale, par laquelle la communauté se forme et s'affirme. Abus de l'Église peut-être, mais l'excommunication est indéniablement un révélateur du lien existant entre l'Église et les fidèles en cette fin du Moyen Âge.

  • La conversion sous la contrainte des musulmans d'Espagne au christianisme s'étend sur un siècle, de la fin de la Reconquista à l'expulsion de quelque 300 000 morisques, descendants des convertis. Forgée sur le modèle médiéval de persécution des juifs, elle est perçue comme un échec par les contemporains. Pourquoi avoir forcé les musulmans à recevoir le baptême alors qu'il était évident qu'ils n'avaient pas la foi dans le Christ ? Pourquoi avoir expulsé leurs descendants après tant d'efforts pour les faire rompre avec l'islam ? En donnant la parole aux différents acteurs de cette histoire, morisques, grands seigneurs, inquisiteurs, théologiens et conseillers du roi, un éclairage neuf est porté sur un épisode douloureux pour les musulmans, tragique pour l'Espagne, et capital dans les relations entre l'Église et les non-chrétiens. Cet épisode est aujourd'hui une invitation à réfléchir sur l'usage de la contrainte en matière de foi.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

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