Éditions Prise de parole

  • Trois recueils donnent toute la mesure du grand Desbiens qui continue d'articuler sa vision déroutante et décapante de notre fin de siècle. Trois recueils où le passé et le présent, l'Ontario natal et le Québec adoptif se heurtent, se répercutent dans une poésie où la tendresse se cherche un abri. C'est un hommage émouvant à la mère, un regard porté sur elle qui chavire. Avec « Un pépin de pomme sur un poêle à bois », Patrice Desbiens a remporté le prix Champlain en 1997.

  • L'ouvrage réunit une collection de courts textes (quelques lignes, quelques paragraphes, parfois deux pages tout au plus) qui portent un titre en un seul mot, comme s'il agissait d'une entrée dans un lexique personnel. Il se présente comme un carnet de réflexions détendues portées par l'humeur du moment et l'esprit d'un homme de lettres.

    Les thèmes y sont des plus divers : souvenirs de voyage, d'enfance ou de lectures, réflexions sur les travers de la société ou encore sur sa pratique de l'écriture. Mais cette diversité est traversée par l'aspiration de cerner une sagesse personnelle que les années et l'expérience ont apportée.

    Maurice Henrie a déjà signé des recueils de textes courts, mi-nouvelles, mi-essais, qui ont connu du succès. Celui-ci, cependant, pourra sembler encore plus personnel et authentique que les autres. On a l'impression d'y feuilleter un carnet, un journal intime.

  • Toujours fidèle à sa manière bien à lui et à ses préoccupations thématiques, Patrice Desbiens offre, dans «Décalage», des regards rétrospectifs sur son passé partagé entre le Québec et l'Ontario français. La première partie est inspirée par la grande rencontre internationale Jack Kérouac tenue à Québec en 1987 et évoque des lieux de cette ville. La deuxième est un court mémento tandis que la troisième renoue avec le passé de Desbiens. Le recueil réunit des poèmes qui ont été publiés dans les revues Estuaire, Lettres québécoises et Steak haché. Avis aux collectionneurs qui veulent posséder le « tout Desbiens ».

  • Teta, une Africaine immigrée au Canada, espère se guérir de sa folie en racontant sa vie au père Robert. Mère de trois garçons, elle confie à ce vieux missionnaire qu'elle a rencontré en Afrique, son enfance, ses exils, le meurtre de son mari et sa fuite vers le Canada. Cette terre d'exil représente le paradis terrestre pour de nombreux Africains. Mais est-ce que ce pays qui devait être un endroit si merveilleux pour les réfugiés, le sera pour cette femme monoparentale? Pourra-t-elle, un jour, se libérer du souvenir des atrocités qu'elle a vécues pour enfin mener une vie calme et connaître la paix de l'âme ?

  • L'Ontario français connaît peu ses héros. Or, l'honorable Jean-Robert Gauthier en est un, un vrai. D'abord conseiller scolaire (1961-1971), puis député (1972-1993) et enfin sénateur (1993-2004), il s'est acharné tout au long de sa vie publique à défendre avec succès les intérêts des Franco-Ontariens et des minorités linguistiques du Canada.



    Sa carrière traverse - et cette biographie éclaire - un grand pan de l'histoire canadienne, les périodes Trudeau, Mulroney et Chrétien. Nombreux sont les dossiers et enjeux majeurs où il a joué un rôle important : le financement puis la gestion autonome des écoles françaises, le renouveau constitutionnel et la Charte des droits et libertés, la bataille Montfort, et la Loi sur les langues officielles, parmi bien d'autres.



    Le dernier fleuron de sa carrière n'est pas le moindre. Un an après sa retraite, son projet de loi privé S-3 - rendait exécutoire (et plus seulement déclaratoire) - la Loi sur les langues officielles. Depuis, les communautés minoritaires ont le droit de poursuivre le gouvernement si, selon elles, il ne respecte pas ses objectifs pour leur développement.



    « On peut se demander - dit sa biographe - d'où lui viennent son caractère combatif, son besoin de s'impliquer dans toutes les causes linguistiques et autres, son ardeur, sa vivacité, sa persistance, parfois jusqu'à la démesure. C'est pourquoi, [...] cette biographie autorisée racontera plus en détail l'homme privé, car on trouve là une partie de l'explication de son remarquable engagement social. »

  • Pourquoi s'attarder à suivre, en menu détail, le mouvement de la fumée crachée par une haute cheminée ? Le trajet d'un chant de tourterelle qui s'insinue jusqu'à la conscience du dormeur ? La montée irrépressible d'un éternuement ? Pourquoi décortiquer le désir et la timidité enchevêtrés lors d'un tête-à-tête qui prépare, peut-être, un corps-à-corps ? Pourquoi débusquer la joie dans une petite envie à peine consciente de chantonner ? Henrie est le maître des détails de la vie quotidienne. Un recueil d'une beauté et d'une simplicité brillantes qui a remporté le prix littéraire de la municipalité d'Ottawa-Carleton en 1993.

  • Essai, nouvelle, fragment, journal intime ou carnet d'écrivain ? « Fleurs d'hiver », c'est un peu de tout ça. Mais surtout, c'est un livre qui défie les genres, abolit les frontières et se moque allègrement des catégories que les esprits chagrins voudraient imposer à l'artiste. Au fil de textes colorés, audacieux, Maurice Henrie s'interroge, avec humour et humeur, sur le silence, l'hiver, la liberté, l'enfance, l'immortalité, l'amour et quoi encore ! Un festin inoubliable !

  • Dans L'enfanCement, Maurice Henrie se remémore des scènes marquantes de sa vie de jeune garçon, au fil des déménagements successifs de sa famille. De la première maison à Val-d'Or au Québec aux cinq autres à Rockland dans l'Est ontarien, il interroge ces « mères successives et pleines de sollicitude » qui l'ont nourri et porté jusqu'à la maturité. Un objectif : que ces maisons se mettent à parler, à dire comment, petit à petit au cours des ans, elles ont incurvé la trajectoire de son destin. L'enfanCement, un recueil de récits dans lequel l'auteur trace le portrait d'une enfance comme tant d'autres, c'est-à-dire unique entre toutes.

  • La veille, bouche épaisse et gargouillis au ventre, repues de « petites cerises » dévorées au pied de l'arbre, nous refusions le souper d'Artémise en lui montrant triomphalement nos dents noircies. Le lendemain, nous nous détournerions de nos banales nourritures en quête de fruits exotiques.

    Mémoires à deux voix, «Les enfants de l'été» trace sur papier le parcours de vie des quintuplées Therrien.

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