• Avec Présentes Lauren Bastide signe un manifeste féministe ultra-documenté, nourri par les réflexions des militantes les plus inspirantes d'aujourd'hui. Un livre à mettre entre toutes les mains, pour mieux comprendre les nouvelles luttes féministes de l'après-#MeToo.
    " Être visibles. Marcher dans la rue sans peur. Exprimer haut et fort nos opinions. C'est ce que la société interdit aux femmes. Et c'est le programme de ce livre.
    Messieurs qui tenez les manettes, si vous voulez régler le problème, les chercheuses et militantes féministes ont fait le boulot. Les mécanismes sont identifiés, les solutions existent. Tout est là.
    Ce qu'il manque maintenant, c'est votre volonté. Or, chaque jour, on constate qu'elle est nulle. Manifestement, l'idée de vivre dans un monde où les femmes seraient vraiment les égales des hommes ne vous emballe pas plus que ca ". L.B.
    Avec
    Présentes, Lauren Bastide signe un manifeste féministe ultra-documenté, nourri par les réflexions des militantes les plus inspirantes d'aujourd'hui. Un livre à mettre entre toutes les mains, pour mieux comprendre les nouvelles luttes féministes de l'après-#MeToo.

  • « Le rire est le propre de l'homme » selon Rabelais. On pourrait même jurer qu'il est le propre de notre époque. Après tout, l'humour et la dérision sont partout, sur la scène comme sur les bancs de l'Assemblée Nationale, en passant évidemment par nos écrans. Le rire, une passion moderne ? Son omniprésence dans l'Athènes de l'époque classique suffit à démentir ce postulat : la parrhèsia - la liberté de tout dire - y était portée comme un étendard, loin du politiquement correct de nos contemporains. C'est d'ailleurs là que, pour la première fois, des penseurs comme Platon ou Aristote, ont pris le rire au sérieux. Cet ouvrage les prend au (bon) mot. Son but ? Démêler les liens charnels qu'entretiennent dérision et politique dans la cité démocratique. Jean-Noël Allard fait dialoguer Aristophane et Bourdieu, Démosthène et Habermas, Xénophon et Durkheim ; et dessine le portrait d'une communauté profondément structurée par le rire. Entre joutes verbales et plaisanteries subtiles, invectives tribuniciennes et railleries démagogiques, caricatures comiques et injures dionysiaques, le lecteur découvrira, sans ironie, l'un des fondements oubliés de la démocratie : la moquerie comme art de vivre, la dérision comme institution.

  • Dans les villes du Nord et du Sud où l'humanité continue de se masser, il est certainement possible de concevoir des espaces publics plus viables et plus propices aux échanges, aux rassemblements, à la simple douceur d'habiter vraiment la ville. Mais pour pouvoir intervenir intelligemment, il faut d'abord savoir observer les comportements sur le terrain, constater l'usage que les gens font des rues et des trottoirs, de leurs ruelles, des terrains de jeu, des places et des terrasses, et comprendre les réussites et les échecs de l'urbanisme tels qu'ils s'imposent à nos vies au quotidien.  Pourquoi certains lieux urbains respirent-ils la vie alors que d'autres, infréquentables, ne sont pour les piétons et les cyclistes que des déserts à franchir en vitesse ? Comment se fait-il que dans certaines rues tout le monde se connaisse mais qu'ailleurs on déplore la froideur de ses voisins ? Y a-t-il un seuil de fréquentation en deçà duquel on peut considérer que la conception d'un parc est hostile aux femmes, aux enfants ou aux personnes à mobilité réduite ?  À toutes ces questions, Jan Gehl et Birgitte Svarre proposent ici de répondre avec les instruments de l'étude de la vie dans l'espace public, une pratique qui met l'humain au centre des préoccu­pations et qui est aujourd'hui responsable de succès éclatants dans les plus grandes villes du monde. Des méthodes d'investigation simples, accessibles, élaborées sur le terrain depuis 50 ans à partir du constat de l'échec du modernisme et du tout-à-l'auto, et qui fournissent des données quantifiées pour outiller les responsables politiques, les urbanistes et les citoyens. Un récit et une méthode, pour rêver et agir - et enfin bâtir des villes axées sur la mobilité, la lutte contre les changements climatiques et la justice sociale.

  • Urbanisation fulgurante, concentration des richesses, fractures sociales, hausse de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre... Depuis quelques années, l'organisation des villes s'est imposée comme une clé pour relever les principaux défis économiques, sociaux et écologiques de notre temps. Longtemps considérées comme des sources de problèmes, les villes sont de retour sur le devant de la scène politique. Elles sont désormais regardées comme les lieux où s'inventent toutes les solutions : des nouveaux modèles économiques (circulaire, collaboratif, résilient...) aux systèmes énergétiques émergents (solaire, méthanisation, géothermie...), en passant par des modes de mobilité novateurs (transports par câble, voiture électrique, vélos...), des formes culturelles inédites (art urbain, festivals, événements...) et des pratiques de la démocratie renouvelées (participation citoyenne, cité wiki...). *L'éco-urbanisme* est cette approche transversale qui vise à donner à toutes ces initiatives la cohérence qui leur manquait. « Nous avons cherché à montrer que cette mutation laissait le champ libre à de nombreux possibles et que nous en étions tous acteurs », écrivent Jean Haëntjens et Stéphanie Lemoine. Ils présentent dans cet ouvrage des exemples concrets de villes préfigurant, aux quatre coins de la planète, les écocités de demain. L'enjeu est de taille : selon les deux auteurs, l'organisation des villes pourrait devenir, au XXI

  • Cette étude entreprend d'analyser, pour la première fois, la façon dont des protagonistes de l'art et de la littérature modernes intitulèrent leurs oeuvres. Si c'est au milieu du XIXe siècle que les peintres commencent à donner à leurs oeuvres des noms qui sont davantage que des titres de convention, l'histoire a commencé bien plus tôt pour les écrivains et les poètes. Des années 1890 aux années 1920, c'est le récit d'une émulation entre le mot et l'image qui est ici raconté. Mettant en parallèle et en relation les pratiques développées par Paul Gauguin et Alfred Jarry, Paul Cézanne et Émile Zola, André Gide et Henri Matisse, Guillaume Apollinaire et Pablo Picasso, Francis Picabia et Tristan Tzara, André Breton et Max Ernst, Donatien Grau met au jour une polarité entre deux lignées, l'une accordant à la forme employée, poème ou tableau, toute son attention, avec un refus du contexte, l'autre voyant dans l'oeuvre d'art picturale ou littéraire une matrice politique, n'existant que dans la relation à l'espace public. Examinant aussi bien des chefs-d'oeuvre que des documents méconnus et inédits, tout en prenant en compte les cheminements individuels de chaque figure évoquée, cet ouvrage propose une nouvelle généalogie des pratiques littéraires et picturales, écrite à la lumière des titres. En effet, la nomination par les peintres et écrivains de leurs oeuvres, source de bien des inventions, se révèle être l'outil majeur qu'ils partagent : image et texte portent également des titres, et c'est un signe de la liberté de l'artiste moderne que de pouvoir les concevoir. La prise au sérieux des titres modernes pourrait bien offrir la clef de compréhension des rapports intimes entre les arts dans une époque canonique, où beaucoup reste encore à découvrir.

  • Presque toutes les villes, grandes et petites, sont le théâtre de projections et d'installations permettant d'investir l'espace public et de réduire la durée et l'obscurité de la nuit. Le phénomène qu'est la mise en scène de la lumière a pris de l'ampleur au cours des dernières décennies grâce, entre autres, aux technologies qui ne cessent de se perfectionner et de devenir plus inventives, plus performantes, plus résistantes à diverses contraintes, permettant de concevoir et de réaliser des projets jusqu'à tout récemment inimaginables. Les pratiques et les attentes des artistes et du public se sont aussi transformées, et on a vu apparaître des approches axées sur l'art relationnel, l'art d'intervention, le Net art et les médias sociaux mettant directement à contribution les citoyens dans l'espace public de la nuit.

    Pour répondre à une demande plus grande - provenant parfois d'initiatives d'artistes, d'organisations ou de regroupements de citoyens, mais aussi du secteur privé et des institutions publiques, des villes et des musées -, les recherches sur la mise en scène de la lumière se sont donc récemment multipliées. Ces dernières sont reprises dans le présent ouvrage, articulées autour d'exemples et de réflexions d'artistes, de pionniers et de spécialistes du domaine artistique. L'ensemble des projets, des réflexions et des positions présentés ici couvre un très vaste spectre, dénotant l'ampleur et la complexité de la mise en scène de la lumière dans le milieu urbain et, plus largement, dans l'espace public. La lumière retrouve ici sa place d'élément premier, celui qui rend visible, celui qui fait circuler l'énergie et, ultimement, l'élément par lequel la vie advient.

  • Histoires de communication politique est le premier ouvrage en français qui utilise à la fois l'analyse sociopolitique et la dimension communicationnelle pour comprendre des événements historiques constitutifs des rapports de pouvoir, et ce, du XIXe siècle à nos jours. Les multiples histoires politiques présentées ici traitent de phénomènes comme la recherche de soutien populaire en temps d'élection ou de guerre, la persuasion, le déséquilibre mondial de l'information, le développement des technologies de communication, l'intérêt pour les mégadonnées et l'institutionnalisation des pratiques de communication.

    Les dix premières études portent sur les méthodes et les pratiques utilisées par les acteurs politiques pour promouvoir leurs idées et leur image. Allant de Jackson à Trump en passant par Coolidge, Roosevelt, Kennedy, Nixon, Obama, Hitler et Duplessis, ces analyses présentent les contextes sociaux, institutionnels et partisans illustrant et expliquant la manière dont se mettent en place les dispositifs de communication. Certains chapitres portent un regard en « gros plan » sur les événements (comme celui sur la trudeaumanie en 1968), tandis que d'autres, en « plan général », embrassent plusieurs décennies (comme celui sur les fuites en politique étrangère américaine).

    Les histoires politiques présentées ici ne sauraient épuiser notre compréhension de la communication politique. Aussi, les sept chapitres suivants font le point sur l'état des savoirs dans divers domaines : opinion publique, communication interpersonnelle, marketing, communication électorale, représentation médiatique des femmes en politique et des autochtones au Canada, etc.

    Cet ouvrage intéressera tant les étudiants universitaires que les chercheurs, les journalistes et autres communicants.

  • Cet essai considère l'espace public mexicain en tant que construction sociale hiérarchisée, révélatrice des rapports de pouvoir et des orientations idéologiques qui se manifestent depuis que les femmes autochtones, organisées collectivement, y jouent un rôle spécifique, tant économique que politique. L'analyse des dispositifs de développement rural, au sein de l'espace économique, met en évidence les phénomènes d'altérisation mais aussi de constitution du sujet femme autochtone, à partir des rapports de pouvoir qu'elles subissent et sur lesquels elles se donnent la possibilité d'agir. L'espace politique féminin autochtone, quant à lui, est un espace pluriel où de nouveaux imaginaires entrent en compétition; parmi eux, le corporatisme et la résistance rebelle zapatiste. Rendre compte de l'intervention des femmes autochtones dans l'espace public nécessite d'articuler le genre avec l'exclusion ethnique, la classe sociale et la citoyenneté. Dès lors, ce texte met en évidence les identités sociales, sexuelles, culturelles et ethniques - et leurs transformations -, ainsi que les processus de légitimation sociale et politique de groupes sociaux émergents.

  • « Le Québec, mesdames et messieurs, a besoin de lecteurs, des gens qui ferment leur télé, leur radio, leur ordinateur, leur tablette, leur lecteur MP3, leur téléphone, leur montre intelligente (eh oui...), des gens qui décident courageusement de s'extraire de la cacophonie du monde contemporain, d'affronter la solitude, et de s'astreindre à la réflexion en ouvrant un livre. On dit souvent sans trop y penser que lire, c'est se réfugier hors du monde. Je pense exactement le contraire. Lire est un acte de liberté. Dans le silence, dans la solitude, nous allons librement à la rencontre d'une autre pensée, d'un autre regard sur le monde. »

  • À Montréal, le boulevard Saint-Laurent résume à lui seul les différentes dimensions du cosmopolitisme. L'artère représente autant une coupure dans la ville - la frontière entre les « deux solitudes », francophone et anglophone - qu'une couture, puisqu'elle a été un lieu d'accueil privilégié pour les nouveaux venus tout au long du XXe siècle. Dans cet ancien corridor de l'immigration, devenu espace d'échanges et de récits, se rencontrent et parfois se confrontent les diverses expressions du cosmopolitisme (commerciale et quotidienne, politique et culturelle). Marquée par l'empreinte de différents pouvoirs et soumise à de multiples jeux d'influences, la rue patrimonialisée est l'objet de politiques contrastées, en quête d'images et de stratégies. Fortement valorisés dans le marketing urbain, le boulevard Saint-Laurent et ses quartiers demeurent toutefois des lieux d'incarnation privilégiés de l'identité montréalaise qui offrent un cadre à certaines de ses figures et de ses ambiances les plus remarquables. S'y déclinent de multiples expériences citadines, où se construisent les formes d'un cosmopolitisme de quartiers, enjeu politique autant qu'image de marque. L'enquête rapportée dans cet ouvrage témoigne d'une pratique approfondie des quartiers traversés par le boulevard, s'appuie sur les représentations littéraires, artistiques et citoyennes qu'ils inspirent et s'attarde à comprendre les relations entre ses différents acteurs - commerces, associations et administration municipale.

  • La question de la laïcité suscite depuis quelques années des débats passionnés au Québec comme dans la plupart des pays occidentaux. Place de la religion dans l'espace public, égalité hommes-femmes, intégration des immigrants, elle touche à des enjeux importants qui sont au coeur de notre modèle de société.
    Les auteurEs rassemblés dans ce livre ont tous en commun de partager une perspective libérale et progressiste de la société, à travers des valeurs de justice sociale, d'égalité et de respect des libertés individuelles. Ils ne partagent cependant pas la même conception de la laïcité et leurs positions, divergentes, permettent au public de saisir les différents enjeux reliés à la laïcité au Québec.

    Quel modèle souhaitons-nous pour la société québécoise? Une « laïcité stricte », calquée sur le républicanisme français, ou une « laïcité ouverte », inspirée du communautarisme britannique? Car depuis la « crise des accommodements raisonnables » et le rapport de la commission Bouchard-Taylor, un malaise persiste qu'aucune loi n'est venue dissiper. Faut-il maintenir le crucifix à l'Assemblée nationale? Doit-on interdire le port de signes religieux dans les institutions publiques? Le cours d'Éthique et de culture religieuse est-il le cheval de Troie du multiculturalisme canadien?

    C'est avec vigueur que toutes ces questions, et bien d'autres, sont débattues dans ce livre présenté par Normand Baillargeon comme une « précieuse contribution à la conversation démocratique ».

    Avec la participation de Michèle Asselin, Daniel Baril, Normand Baillargeon, Françoise David, Ruba Ghazal, Jean-Marc Larouche, Louise Mailloux, Yvan Perrier, Jean-Marc Piotte, Marie-Michèle Poisson, Guy Rocher, Louis Rousseau, Nathalie Roy et Daniel Weinstock.

  • Du Moyen Âge jusqu'au siècle dernier, en Europe comme au Canada, les liens entre la justice et l'espace public sont explorés : usages politiques de la justice, enjeux sociaux révélés par l'intervention judiciaire, échos médiatiques du palais et mobilisation de l'opinion publique, rôle de la presse dans les représentations du crime et des criminels, critiques du pouvoir judiciaire et des forces policières, etc.

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