• « Le Brexit m'excite
    c'est incroyable
    c'est la première fois
    qu'une nation se jette par la fenêtre
    en plein orgasme »

  • Les « littératures de l'exiguïté » liées aux diverses communautés francophones du Canada ont souvent été étudiées, dans la suite de François Paré, comme des lieux en quête de légitimité et d'autonomie propres à les distinguer. Plusieurs travaux se sont alors intéressés aux particularités des littératures selon les différentes régions de la francophonie canadienne (Acadie, Québec, Ontario français, Ouest canadien). Les contributions de ce recueil proposent une réflexion qui va au-delà de ces particularités régionales en posant l'étude des littératures francophones du Canada sous le signe du rapprochement. L'ouvrage réunit des études qui s'intéressent à l'aspect unitaire de ces littératures, à la reconfiguration des espaces identitaires et à des aspects moins étudiés de certaines auteurs (dont Victor-Lévy Beaulieu, Daniel Castillo Durante, Simone Chaput, André Christensen, France Daigle, Sergio Kokis, Georgette LeBlanc, Rachel Leclerc, Émile Ollivier, Jocelyne Saucier et Jacques Savoie)

  • Le seul ouvrage en français à traiter des aspects méthodologiques de la planification des équipements de loisir et des espaces verts. L'auteur y présente une démarche pour mieux circonscrire les problèmes, préciser et analyser les demandes des groupes ou des collectivités et finalement proposer des aménagements adéquats.

  • Comment proposer une « cartographie du Nord » par l'analyse de lieux ou d'espaces qui concentrent une ou plusieurs formes de mémoire, tout en étant parfois laissés à l'abandon, voire condamnés à l'oubli ? Comment ces « territoires discursifs » se sont-ils constitués et, s'il y a lieu, ont-ils été abandonnés ? Comment ont-ils été réinventés ou convoqués par l'art, la photo­graphie, la politique, la muséographie, le tourisme, la musique, l'architecture, le cinéma, la littérature ? Sont-ils partie prenante d'une mémoire septentrionale commune à plusieurs cultures du Nord ou d'une mémoire universelle ? Sont-ils aujourd'hui l'objet de visées prospectives ? Les articles qui composent le présent ouvrage, provenant d'une dizaine de pays, se veulent une réponse, bien partielle, mais tout de même nouvelle, à toutes ces interrogations. Avec des articles de Stéphanie Bellemare-Page, Jan Borm, Daniel Chartier, Florence Davaille, Alice Duhan, Tiffany Johnstone, Sabine Kraenker, Paul Landon, Brian Martin, Carmen Mata Barreiro, Odile Parsis-Barubé, Manon Regimbald, Jette Rygaard, Katri Suhonen, Ulla Tuomarla, Stéphanie Vallières et Maria Walecka-Garbalinska. Ce livre est copublié par les Presses de l'Université du Québec et l'Université de Stockholm.

  • Toute perspective de lecture est liée à un ancrage géographique. Chaque lecteur est habité par des paysages. Pour Rachel Bouvet, ce paysage est celui de l'océan tel qu'on peut l'observer le long des côtes bretonnes, cette force gigantesque, sublime, mais aussi porteuse d'une douceur infinie. Les auteurs Kenneth White, Victor Segalen et J.-M. G. Le Clézio partagent eux aussi cet ancrage breton : White vogue principalement entre les Côtes-d'Armor et l'Écosse, Segalen naviguait surtout entre le Finistère Nord et le Pacifique, Le Clézio voyage entre le Finistère Sud et le Nouveau-Mexique en passant par l'océan Indien et la Méditerranée.

    Consciente de son attachement breton, provoquant chez elle une sensibilité accrue aux paysages maritimes et désertiques, le désir de la géopoétique et un questionnement sur l'altérité, Rachel Bouvet réfléchit à la dimension géographique de l'acte de lecture. Par son analyse des oeuvres de Kenneth White, de Victor Segalen et de J.-M. G. Le Clézio, elle montre que la géopoétique peut donner lieu à une approche singulière des textes littéraires. Faisant souvent appel à la géographie, aussi bien à la géographie physique qu'à la géographie humaine, avec les questions de paysage, de carte, de territoire, d'archipel, de frontière, elle illustre de quelle manière une interprétation basée sur les principes essentiels de la géopoétique peut se déployer.

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