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    La vague

    Todd Strasser

    Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : " La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action. " En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader.
    Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?
    " Ce best-seller, qui est devenu un manuel d'Histoire en Allemagne et un film, souligne qu'il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain. "Philippe Vallet - France Info

  • Beloved

    Toni Morrison

    Le 124 tait habit de malveillance. Imprgn de la maldiction d'un bb... Bluestone Road, prs de Cincinnatti, vers 1870, les meubles volent, la lumire allume au sol des flaques de sang, des gteaux sortent du four marqus de l'empreinte d'une petite main de bb. Dix-huit ans aprs son acte de violence et d'amour maternel, Sethe, l'ancienne esclave, et les siens, sont encore marqus par le souvenir de la petite fille de deux ans qu'elle a gorge. Jusqu'au jour o une inconnue, Beloved, arrive mystrieusement au 124, donne enfin cette mre hors-la-loi la possibilit d'exorciser son pass. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rdemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli. Ce roman aux rsonnances de tragdie grecque, au style d'une flamboyante beaut lyrique, a reu en 1988 le prix Pulitzer.

  • Le Japon est la planète habitée la plus proche de la Terre : pas facile, de prime abord, d'en saisir les codes, d'explorer ses facettes cachées, d'identifier ses tabous et ses obsessions. Des réalisateurs et écrivains nous ouvrent pourtant la voie pour comprendre ce monde si proche et si lointain, pour peu que nous soyons attentifs à ce qu'ils disent entre les lignes ou en pleine lumière. Il est question ici d'un archipel de livres et de films reliés par des passerelles qui permettent de circuler d'un point à l'autre, des premiers pas du roman moderne à l'Age d'or du cinéma. Au terme d'une déambulation en compagnie de Natsume Sôseki, Junichirô Tanizaki ou Ryû Murakami, d'Akira Kurosawa, Mikio Naruse ou Hirokazu Kore-eda, se dessine un portrait du Japon d'hier et d'aujourd'hui.Chaque chapitre est une fenêtre ouverte sur un aspect de la société nipponne, par laquelle je jette un regard d'écrivain."

    Né en 1963, à Limoges, Eric Faye est l'auteur de romans, récits de voyages, récits et nouvelles. En 2010, il reçoit Le Grand Prix du roman de l'Académie française pour Nagasaki, traduit dans une vingtaine de langues. En 2012, il est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyôto, une expérience transcrite dans un journal, Malgré Fukushima.

  • «La folie et l'horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j'ai écrits ne parlent de rien d'autre.
    Après L'Adversaire, je n'en pouvais plus. J'ai voulu y échapper.
    J'ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête.
    L'enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l'automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration. C'est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille.
    Pour exorciser ce fantôme, j'ai suivi des chemins hasardeux. Ils m'ont entraîné jusqu'à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu'il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce.
    La folie et l'horreur me rattrapaient.
    Elles m'ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse. J'ai écrit pour la femme que j'aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et nos amours.
    C'est de cela qu'il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s'y prend pour nous répondre.»

  • La taupe

    John Le Carré

    Il est devenu évident que quelque part au plus haut niveau des services de renseignements britanniques se trouve un agent double : une " taupe " profondément installée par le centre de moscou.
    C'est george smiley, un des cinq principaux agents secrets, le plus brillant peut-être et le plus compliqué de tous, qui est chargé de débusquer la taupe dans les obscurs labyrinthes du monde de l'espionnage international et de la détruire.
    John le carré nous donne ici une vision totale du monde des services secrets.
    La taupe, premier volet de la " trilogie de karla ", est l'oeuvre d'un témoin lucide et passionné de son temps, qui a eu l'art, en trois romans éblouissants d'intelligence, d'évoquer tout un pan de notre histoire, celui de la guerre froide.

  • Méfiez-vous, le Syndrome E est certainement en vous0300 Au même moment, le commissaire Franck Sharko, ancien de la Criminelle et analyste comportemental à l'OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes, Nanterre) suit un traitement par stimulations magnétiques au cerveau à cause d´une schizophrénie tenace. Il cède à l´appel du terrain à la demande de son supérieur et contre l´avis d´Eugénie, la petite fille imaginaire qui le suit depuis la mort de sa femme et de sa fille. Dans le Nord de la France, cinq corps d´hommes impossibles à identifier ont été retrouvés deux mètres sous terre. Mains coupées, dents et yeux arrachés, boîte crânienne tranchée, cerveau disparu, tous en état de décomposition avancé.
    Alors que Lucie découvre les horreurs que cache le film, un mystérieux Québécois l´informe par téléphone du lien ténu qui existe entre cette bobine et l´histoire des cinq corps. Une seule et même affaire grâce à laquelle Lucie et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier, vont se rencontrer...

    Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années 1950, les deux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu baptisé le syndrome E. Un mal d´une réalité effrayante qui révèle que nous pourrions tous être capables du pire...En Bonus dans l'édition numérique: une couverture animée ET le prologue deGataca, le prochain roman de Frank Thillez à paraître en avril 2011 !

  • Absaroka, dans le Wyoming, est le comté le moins peuplé de l'État le moins peuplé d'Amérique. Y découvrir le corps d'une jeune Asiatique étranglée est plus que déconcertant. Le coupable paraît tout désigné quand on trouve, à proximité, un colosse indien frappé de mutisme en possession du sac à main de la jeune femme. Mais le shérif Walt Longmire n'est pas du genre à boucler son enquête à la va-vite. D'autant que le sac de la victime contient une vieille photo de Walt prise quarante ans plus tôt, et qui le renvoie à ses souvenirs de la guerre du Vietnam.Enfants de poussière entremêle passé et présent au gré de deux enquêtes dont les échos inattendus nous entraînent à un rythme haletant des boîtes de nuit de Saïgon aux villes fantômes du Wyoming.

  • Avant de s'imposer comme un immense metteur en scène, François Truffaut a inauguré une nouvelle façon de regarder les films et d'en parler. Ses articles passionnés pour les Cahiers du cinéma en témoignent. Ce livre, devenu une bible pour tous les cinéphiles, rassemble les articles que Truffaut avait lui-même sélectionnés - sur les classiques français, les grands d'Hollywood, mais aussi ses « copains de la Nouvelle Vague » et ses réalisateurs préférés : Bergman, Renoir, Chaplin...
    Le premier de ces écrits, intitulé « À quoi rêvent les critiques ? », analyse l'ambiguïté des relations entre les créateurs et ceux qui les jugent. « Lorsque j'étais critique, écrit Truffaut, je pensais qu'un film, pour être réussi, doit exprimer simultanément une idée du monde et une idée du cinéma. Aujourd'hui, je demande à un film que je regarde d'exprimer soit la joie de faire du cinéma, soit l'angoisse de faire du cinéma et je me désintéresse de tout ce qui est entre les deux, c'est-à-dire de tous les films qui ne vibrent pas. »

  • Poly

    Nicolas Vanier

    • Xo
    • 11 Juin 2020

    Parfois, entre un animal et un être humain, naît plus qu'une complicité : une histoire d'amour...

    Été 1964. à Beaucastel, dans le Gard, les chansons yéyés résonnent dans les transistors et les enfants piquent une tête dans les eaux claires de la Cèze pour se rafraîchir. Dans ce décor idyllique, pourtant, Cécile ne cesse de pester. Pourquoi sa mère, Louise, lui a fait quitter Paris pour ce " trou paumé " ?
    Ici, rien ne va pour elle : sa nouvelle maison est sordide, les gamins du coin sont moqueurs, son père, parti en Italie, lui manque. Quant à Victor, un homme très louche propriétaire d'un château en ruines, il tourne un peu trop autour de sa mère.
    Cécile se sent seule, elle s'ennuie tellement... Jusqu'à l'arrivée en fanfare d'un cirque dirigé par l'autoritaire Brancalou. La vedette du spectacle est un poney nommé Poly. Entre l'animal maltraité et l'enfant naît une incroyable amitié. Le début d'une folle et belle aventure qui les mènera loin de cet environnement hostile. Et leur fera braver tous les dangers...
    Avec ce roman, Nicolas Vanier met en lumière l'extraordinaire intelligence de l'enfance face à la condition animale, nous appelant tous à un sursaut de respect et de bienveillance.
    Un livre tendre et puissant

  • Made in China

    Jean-Philippe Toussaint

    • Minuit
    • 14 Septembre 2017

    Depuis le début des années 2000, j'ai fait de nombreux voyages en Chine, je me suis rendu à Pékin, à Shanghai, à Guangzhou, à Changsha, à Nankin, à Kunming, à Lijiang. Rien n'aurait été possible sans Chen Tong, mon éditeur chinois. La première fois que j'ai rencontré Chen Tong, en 1999, à Bruxelles, je ne savais encore quasiment rien de lui et de ses activités multiples, à la fois éditeur, libraire, artiste, commissaire d'exposition et professeur aux Beaux-Arts. Ce livre est l'évocation de notre amitié et du tournage de mon film The Honey Dress au coeur de la Chine d'aujourd'hui. Mais, même si c'est le réel que je romance, il est indéniable que je romance.
    J.-P. T.

  • Confusion, désarroi, sidération : les artistes interrogés témoignent presque tous du sentiment d'«impuissance totale» qu'a d'abord provoqué la triple catastrophe de Fukushima, à la fois classique (séisme, tsunami) et inhabituelle (nucléaire).
    Mais après les premiers moments de chaos sont apparus progressivement de multiples signes de résistance et de renouveau.
    De ce point de vue, les entretiens réunis ici forment un corpus exceptionnel : pour la première fois, des artistes japonais de renommée internationale entrent en dialogue avec des artistes et des chercheurs français et disent ce qu'a changé pour eux l'événement du 11 mars 2011, aussi bien dans leur pratique artistique que, de manière plus large, dans leur façon d'être au monde ou de le concevoir.

    Michaël FERRIER est écrivain et professeur à l'Université Chuo (Tokyo), directeur du Centre de Recherches Figures de l'Étranger.

  • Cinquante ans de carrière, 25 longs-métrages ­   récompensés par 20 Oscars et une Palme d'or  et 10 documentaires, vingt Oscars et une Palme d'or  : Martin Scorsese est l'un des cinéastes-phares du cinéma moderne. Lui qui un jour confia «  je suis les films que je fais  » s'est raconté tout au long de son oeuvre, riche et multiforme, au travers de chefs-d'oeuvre comme Mean Streets, Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis, Casino, Les Infiltrés, Le Loup de Wall Street ou encore The Irishman.De nombreux ouvrages ont été publiés sur son travail, essentiellement des essais et quelques livres d'entretiens. Voici enfin la première biographie du cinéaste. Ce livre nous plonge au coeur de la vie de Scorsese, une vie palpitante faite de hauts et de bas, d'excès en tous genres, de rencontres heureuses et d'amours malheureux. Une vie à cent à l'heure, celle d'un gamin de Little Italy à la santé fragile mais des rêves hollywoodiens plein les yeux, nourri de culture religieuse et de musique rock, qui n'aura eu de cesse d'exorciser dans son oeuvre ses névroses, liées à ses origines modestes de petit-fils d'immigrés.Au-delà, à travers la vie de Scorsese, c'est soixante-quinze ans d'histoire du cinéma américain que retrace l'auteur, de la fin du studio system à l'avènement du cinéma numérique et de Netflix, en passant par les tonitruantes années «  sexe, drogue et rock'n'roll  » du Nouvel Hollywood.  Régis Dubois est Docteur en cinéma, enseignant et réalisateur de documentaires. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Le Cinéma des Noirs américains (Le Cerf/Corlet, 2005), Une histoire politique du cinéma (Sulliver, 2007), Hollywood, cinéma et idéologie (Sulliver, 2008), Drive-in & Grindhouse cinéma 50's-60's (Imho, 2017) ou encore Le Cinéma noir américain des années Obama (LettMotif, 2017). 

  • McKenzie, homme de confiance de John Edgar Hoover, a longtemps travaillé au FBI. Désormais à la retraite, il se voit contacté par Forrest J. Ackerman. Ce célèbre collectionneur passionné de cinéma a accumulé nombre d'objets au fil des ans. Une pièce de choix lui manque cependant : une copie de Londres après minuit, film muet réalisé par Tod Browning en 1927. Tout laissait penser que ce film culte avait définitivement disparu dans l'incendie des entrepôts de la MGM en 1967. Un jeune homme affirme soudain avoir pu le visionner lors d'une projection privée... Ne pouvant concevoir de mourir sans avoir revu ce film, Ackerman missionne McKenzie pour le retrouver. Faisant fi de la malédiction qui semble frapper tous ceux qui ont tenté de s'approcher du film, l'ex-agent se plonge dans l'un des plus grands mystères de l'histoire du cinéma. Mêlant habilement fiction et faits réels, Augusto Cruz tisse une intrigue passionnante, riche en rebondissements, en forme d'éloge au septième art.

  • Homme blesse

    Chereau/Guibert

    • Minuit
    • 18 Novembre 2020

    « Au lieu d'écrire une préface ou une postface, au lieu de dire : voilà, nous avons mis six ans à écrire cette histoire, avec de longues interruptions, bien sûr, mais en écumant, au fur et à mesure de nos deux vies, parallèlement, le meilleur de nos émotions pour en faire vivre nos deux personnages - et rêver sans contrainte à une histoire idéale -, nous avons pensé qu'il serait mieux d'y faire entrer le lecteur de plain-pied, un peu comme dans un roman, puis de lui dévoiler certaines des notes que nous avons prises l'un et l'autre, pendant ces six ans, pour lui montrer comment l'histoire s'était construite, comment nous nous étions accordés ou opposés, comment d'un récit entier il ne pouvait subsister qu'une seule réplique, et aussi comment, quand notre histoire était en panne, nous avons dû la relancer par la lecture de maîtres secrets, Dostoïevski, Genet, Borges, Pavese ou Arenas. En publiant ces notes, souvent intimes, nous ne voulons pas être les prestidigitateurs qui retournent leurs accessoires, mais plutôt laisser à la surface de la toile les quelques coups de pinceau rugueux qui ont fait le travail.
    Des treize versions successives, nous avons gardé celle qui nous semblait la plus linéaire, celle dont la forme s'approchait le plus d'un roman. Maintenant, nous serions bien incapables de dire qui a écrit quoi : nous nous sommes tant et tant de fois raconté l'histoire l'un à l'autre que nous en avons oublié les coutures. Il y a des scènes entières qui ont été écrites par l'un et acceptées d'emblée par l'autre, d'autres écrites par l'un et réécrites par l'autre, enfin des phrases dont le premier mot a été écrit par l'un et le second mot par l'autre et le troisième par le premier, et la quatrième par le second... Le film ne ressemblera pas au livre, ou le livre ne ressemblera pas au film, car beaucoup de choses du livre sont tombées au tournage, ou au montage. L'invention des acteurs en a rendu certaines inutiles, en a développé d'autres. » (H. G.)

  • Le point de vue du lapin

    Yann Dedet

    Je regardais pour la 87e fois Passe Montagne, mon film préféré, tout en écoutant "What's The Ugliest Part of Your Body", ma chanson préférée, en relisant Insomnia, mon livre préféré, rêvant devant L'Île des morts de Bcklin, mon tableau préféré, et regrettant de ne pas pouvoir caresser ma sculpture préférée, la Galatée de la fontaine Médicis, située loin de la Franche-Comté  ma province préférée , alors que Stévenin, mon radoteur préféré, me racontait pour la millième fois les hors-champs des brumes de Passe Montagne.

  • Un guide richement illustré pour photographier et filmer avec un drone, tout en respectant les consignes de sécurité du pilotage aérien. Ecrit par un photographe spécialiste des prises de vue aériennes.
    La prise de vue au drone ouvre des perspectives vertigineuses, jusque alors inexplorées par la plupart des photographes et vidéastes. Quel que soit votre modèle de drone, obtenez les plus belles prises de vue photographiques ou vidéos grâce aux conseils de pro de ce livre. Apprenez les bases du pilotage et les règles de sécurité à observer, puis découvrez l'art particulier de la composition en photographie aérienne. Procédez enfin au traitement numérique de vos images et vidéos.

  • « Le film est le type même de l'oeuvre qui réclame un style. » Pendant quarante ans, Robert Bresson a accordé nombre d'entretiens à la presse française et étrangère, à la radio et à la télévision. Ses réponses aux multiples questions, de toutes sortes, a

  • Actrice, réalisatrice, femme engagée, Delphine Seyrig (1932-1990) refuse toute sa vie de se laisser enfermer dans un rôle ou une image. S'inventer, se trouver, se réinventer fut sa raison de vivre. Égérie de Resnais, reine du théâtre parisien dans les années soixante, admirée de Truffaut comme de Duras, Fée des Lilas de Peau d'âne de Demy et Jeanne Dielman d'Akerman, Delphine Seyrig a une parcours hors du commun. Au faîte de sa gloire, elle s'engage dans les luttes féministes. Dignes d'une héroïne de Stendhal, son goût de la liberté, son audace prête à toutes les aventures, son refus du tiède, son exigence et son élégance donnent à sa vie tout son romanesque. C'est cette vie riche et inspirante que retrace, pour la première fois, cette biographie passionnante et richement documentée, qui a pour fond la vie sociale, intellectuelle, théâtrale et cinématographique de son époque. Avec, de surcroît, un très beau portrait de femme.Mireille Brangé, normalienne, est spécialiste des relations entre les écrivains et le cinéma auxquelles elle a consacré un livre La Séduction du cinéma (Champion, 2014). 

  • L'attribution de la Caméra d'or à Houda Benyamina en 2016 pour Divines a braqué les projecteurs sur ces réalisateurs de double culture grandis dans les quartiers populaires, souvent autodidactes et déjà auréolés de prix internationaux. Pour en nir avec les clichés sur « le cinéma de banlieue », plus de cinquante réalisateurs parmi lesquels Alice Diop, Maïmouna Doucouré, Rachid Djaïdani, Djinn Carrenard, Franck Gastambide, Jean-Pascal Zadi... s'expriment ici. Une génération montante qui, affranchie de la Nouvelle Vague, incarne un nouveau souffle du cinéma français, audacieux, réaliste et surtout très divers. Riche d'une centaine d'heures d'interviews, cette enquête journalistique conduite sur dix ans leur donne enfin la parole.

  • 1961 : la cinéaste Nelly Kaplan adresse au poète André Pieyre de Mandiargues une invitation pour la projection de son film Gustave Moreau. Il y vint et fut séduit. Cela marqua le début d'une éblouissante amitié amoureuse où deux êtres libres déclinèrent à tous les temps les diverses facettes de l'érotisme, de l'insolence, de l'humour et de l'admiration réciproque. En témoigne cette correspondance joyeusement échangée pendant trois décennies, à travers laquelle ils n'ont eu de cesse de rire d'eux-mêmes et d'autrui, notamment quand les intrigues de ce que l'on appelle la République des Lettres inspiraient leurs commentaires. Ils parvinrent même à démasquer un « corbeau » à l'écriture aigrie et pitoyable, qui s'est avéré être un écrivain célèbre et respecté...
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  • Au début, ce fut comme un conte de fées : tout s'y goupillait miraculeusement. Tomber une fille, ramener du fric facile... Il allait se retrouver à la tête d'un empire ! En quelques mois, il était passé d'un boui-boui infâme à des bureaux de société nicke

  • Un virus que Michel Audiard a transmis à son fils, Bruno M. Dans cet ouvrage, il mêle ses souvenirs des moments passés avec ce père à mi-temps aux répliques truculentes de celui qui était aussi le plus célèbre des dialoguistes français. Un florilège de citations et d'anecdotes inédites glanées au fil de leurs rencontres. On y suit Audiard au cinéma : Si on devait aimer les gens pour travailler avec eux, on ne ferait pas grand-chose. " A la campagne : " C'est con Les canards, mais ça fait cossu. " Dans les bistrots, " utiles au dialoguiste, mais il y a un risque : l'alcoolisme ". Ou encore en politique : " On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne seraient seulement pas foutus de faire pousser des radis. " De Bruno à Michel, un voyage unique en Audiardie !Bruno M. est déjà l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Petit Audiard inédit chez Nouveau Monde éditions et Etre le fils de Michel Audiard."


  • Métier souvent peu connu voire négligé du cinéma et de l'audiovisuel, l'administrateur de production est l'un des cadres du tournage, à la fois N-1 du directeur de production du film et N-1 du directeur financier de la société de production.

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  • « Elle dépose sur la table une boîte de chocolats Laura Secord remplie de photos, elle veut me montrer Émilie dans sa longue robe noire. Une robe de religieuse, que sa grand-mère avait revêtue dès l'âge de trente ans. Elle rit, "L'âge où les femmes devenaient vieilles". Je calcule. Émilie est morte à quatre-vingt-treize ans, elle s'est sentie vieille pendant plus de soixante ans. J'en frémis.
    Soudain, comme si elle venait d'avoir une illumination, elle se lève, se dirige à petits pas vers sa chambre. Elle revient aussitôt avec trois albums tout neufs. "J'ai décidé de vous remettre à chacun les photos de votre enfance. Le moment est venu." Le coeur me serre, je comprends bien ce qu'elle veut dire. Elle me tend un album à la couverture multicolore, tout en dégradés. Des teintes claires ou sombres, joyeuses ou sérieuses, audacieuses ou discrètes. Comme elle, ma mère. "C'est pour toi", dit-elle simplement. » Quelques mois après la mort de sa mère, Louise Dupré entreprend un récit de deuil pour tenter de saisir qui était la femme qu'elle a appelée maman.

    Un livre qui se lit passionnément.

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