• Le nouveau roman d'Agnès Martin-LugandUn seul instant suffit-il à faire basculer toute une vie ?

  • Dans les allées du jardin d'un hôpital psychiatrique, des femmes de tous âges et de toutes conditions déambulent. Quand Edmondo De Amicis part à leur rencontre, c'est tout un monde qui se révèle. Au creux des délires et des compulsions, pourtant, une certaine rationalité apparaît. Les fragilités de l'auteur, éprouvé par le suicide récent de son fils aîné, se font jour. Dans cette lumière crue, la frontière entre folie et normalité s'estompe.

    Dans le jardin de la folie est un récit d'une sensibilité et d'une modernité remarquables, un témoignage éminemment sincère et humaniste, dépourvu de tout jugement, qui nous invite à ne plus détourner les yeux. Un homme derrière chaque fou, un fou derrière chaque homme ? À une femme qui lui propose de rester avec elles, il répond : "J'y penserai"...

    Edmondo de Amicis est né en 1846 à Oneglia, et mort en 1908 à Bordighera. Issu de la petite bourgeoisie italienne, il entre comme officier dans l'armée, et participe aux guerres d'indépendance. Une fois sa carrière militaire achevée, il en tire sa principale source d'inspiration et se consacre à l'écriture. Ses dernières années sont marquées par les drames familiaux. Au milieu des conflits incessants avec sa femme, il perd sa mère et son fils aîné Furio, qui se suicide.

  • Qu'est-ce qui nous affecte ? Assistons-nous à un retour du sensible ? Ces questions, l'hypersensible contemporain les repose dans l'art, la pensée, l'écriture. Il invite à réhabiliter ce qui, en chacun de nous, apparaît trop souvent comme une faiblesse à surmonter : la fragilité, la vulnérabilité. Qualités dites « féminines » ? Ce dont les hommes en tout cas devaient autrefois se garder, préservant leur impénétrabilité - ce tabou fondateur de toute différenciation.
    L'hypersensibilité doit se concevoir comme un outil d'analyse, un instrument de connaissance fine au service d'un mode de pensée subtil, aussi fragile qu'endurant, permettant d'inventer d'autres modalités créatrices, étrangères à l'habituel partage sexué. Selon quelle autre logique que celle de l'éternelle division qui oppose la douceur réceptive des unes à la force de pénétration des autres ? Question que posèrent eux aussi Deleuze ou Barthes, mais également quelques femmes peu soucieuses d'incarner la force phallique du pouvoir intellectuel de l'époque, comme Marguerite Duras, laquelle joua crânement l'idiotie ou Louise Bourgeois, l'éternelle femme-enfant destructrice et moqueuse. Question laissée en suspens (c'est sa définition même que d'imaginer le suspens des oppositions) et qu'il faut donc inlassablement reprendre.

  • Qui de nous, au cours de son histoire, n'a jamais frappé un mur ? Échec, deuil, maladie ou fragilité intime, il s'imposait, immuable, en travers de notre route. A nous de nous ajuster. Ce scénario se répète chaque fois que nous sommes confrontés à des limites importantes marquant pour nous, non pas la fin du monde, mais la fin d'un monde.

    Ce livre propose une série de réflexions autour de paroles prononcées par des femmes placées devant l'ultime limite, celle de leur mort prochaine. Plus que jamais, elles ont dû composer avec l'inéluctable. En refusant de s'y laisser réduire, en s'y adaptant et en y découvrant peu à peu l'occasion d'une authenticité et d'une profondeur nouvelles, elles ont fait l'expérience d'un surcroît de vie. Les mots de ces soeurs en humanité forment un testament qui peut nous aider à surmonter nos propres impasses.

    Pendant féminin de l'essai A l'école de la fragilité, qui recueillait les témoignages d'hommes en fin de vie, ce livre dégage la sagesse propre des femmes devant les grands enjeux de l'existence. Il ne se lit pas nécessairement de façon continue, mais selon l'inspiration du moment et les besoins créés par la vie.

    Gilles Nadeau est prêtre et accompagnateur spirituel à la Maison Michel-Sarrazin. Ce livre est né de son expérience d'animation de groupes de prise de parole composés de femmes en phase palliative de cancer. Son précédent livre A l'école de la fragilité (Médiaspaul 2019) a été chaleureusement accueilli.

  • La pandémie de COVID-19 a secoué le monde entier, mais elle a aussi été une crise personnelle, intime pour plusieurs d'entre nous.

    Rupture abrupte du fil de nos vies, solitude, confrontation à nous-mêmes, conscience soudaine de notre fragilité et de notre finitude, autant d'expériences qui nous laissent ébranlés, en quête de sens et de nouveaux repères. En sortirons-nous diminués ou plus humains ?

    Alors que nous sommes privés autant des richesses du monde extérieur que de ses artifices, ce livre nous propose de renouer avec notre vie intérieure, terreau des valeurs sûres qui nous aideront à reprendre notre route. Il nous invite du même souffle à un dialogue avec l'histoire, la philosophie et la spiritualité, pour élargir nos perspectives et retrouver ainsi un regard confiant sur l'avenir.
    Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir transformateur d'une crise. Une parole intérieure l'habite et cache en elle un trésor à découvrir, un élan de vie à saisir. L'épreuve peut alors devenir un « moment d'éternité » qui transcende les circonstances particulières que nous vivons et nous relance vers de nouveaux horizons.

    Jean-François Gosselin, marié et père de famille, mathématicien de formation, a connu une riche carrière dans le monde de la statistique. La découverte de la théologie a profondément changé son regard sur la vie. Professeur auxiliaire à l'Université Saint-Paul d'Ottawa, il détient un doctorat en théologie qui lui a valu la Médaille du Gouverneur général du Canada. Il a publié plusieurs ouvrages dont L'éternité, rêve ou réalité ? (Médiaspaul 2018).

  • Depuis quelques années, un nouvel humanisme, une éthique et un droit de la vulnérabilité sont en train de naître sous nos yeux. Mais qu'est-ce que la vulnérabilité ? Pourquoi cette idée prend-elle tant d'importance aujourd'hui dans les débats politiques, juridiques, philosophiques et éthiques ? Comment comprendre qu'une politique de protection des personnes vulnérables puisse devenir aussi source d'exclusion, voire de restriction des droits ?

    Fruit d'un travail entre chercheurs et acteurs de terrains engagés dans les domaines du droit, de la psychanalyse, de la santé, de l'éducation et du travail social, cet ouvrage resitue la notion de vulnérabilité dans son contexte d'apparition historique, culturel et philosophique. Il soulève les problèmes et les opportunités que pose son usage dans le champ social. Tout en évitant le piège d'en  faire l'éloge, les auteurs analysent à quelles conditions une prise en compte renouvelée des vulnérabilités en société peut être vue comme une bonne nouvelle.

  • Une belle villa au bord de la mer... les retrouvailles entre Clotilde et son amant promettent d'être délicieuses ! Pourtant, au fil des jours, la jeune femme se révèle de moins en moins tendre avec son compagnon.
    Les héroïnes de ce recueil sont toutes à son image. Jeanne est une jolie blonde qui, ses noces à peine terminées, se renferme mystérieusement en elle-même, au grand dam de son époux. Quant à Laure, elle sombre doucement dans la folie, s'obstinant, malgré les mises en garde bienveillantes de son conjoint, à vouloir traverser un pont qui n'existe pas !
    Chez Mirbeau, la vie de couple ressemble à une mécanique bien réglée qui soudain se grippe et révèle la fragilité d'un bonheur construit par deux êtres que tout sépare...
    Les quatre nouvelles de ce volume (« Mémoire pour un avocat », « Clotilde et moi », « Le Pont » et « Veuve ») invitent à redécouvrir l'oeuvre d'un écrivain souvent méconnu et pourtant salué par les plus grands, de Tolstoï à Apollinaire, en passant par Zola.

    Illustration : Miles Hyman © Flammarion

  • Les vieux ne se réduisent pas à la catégorie dans laquelle la société et les pouvoirs publics les rangent. Depuis les années 1960, ils sont l'objet d'un jeu incessant de nouvelles appellations - 3e  et 4e âges, personnes âgées dépendantes, Alzheimer, seniors - et désormais les voilà fragiles et vulnérables. Les conséquences sont redoutables : assignés à un espace social contraint et normatif, nous les amputons ainsi d'une identité propre, de leur histoire singulière et de l'expression de leurs besoins pour finalement constituer une population d'assistés, fragiles et vulnérables. Les auteurs, membres du réseau de consultants en gérontologie (ARCG), dénoncent cette vision réductrice, porte ouverte sur des formes variées de discrimination et un appauvrissement des espaces professionnels en gérontologie.

  • Qu'est-ce qu'être fragile aujourd'hui ? La fragilité physique semble, a priori, mieux maîtrisée au fur et à mesure que progresse la médecine. Mais d'autres fragilités demeurent prégnantes et même s'accroissent. La solitude, l'exclusion, l'absence de considération, la marginalisation constituent une réalité de notre époque. L'individualisme, de nouvelles formes de peur, le rejet des différences, l'obligation de réussir coûte que coûte, et puis la doctrine de la perfection, participent à ce que la fragilité soit en premier lieu jugée comme un fardeau. Prendre conscience de sa fragilité, accepter sa fragilité, faire reconnaître sa fragilité : il est sans doute en effet d'autant plus difficile d'y parvenir à une époque où gagner, conquérir, posséder, dépasser constituent le vocable dominant.

    Dirigé par Denis Lafay, journaliste, ce livre donne la parole à Gilles Boeuf (biologiste, président du Conseil scientifique de l'Agence française pour la biodiversité), Bertrand Collomb (membre de l'Académie des sciences morales et politiques), Bernard Devert (prêtre et chef d'entreprise, fondateur de mouvements au profit des mal-logés et des personnes en fin de vie), Cynthia Fleury (philosophe et psychanalyste) et Axel Kahn (généticien).

  • « Nous avons l'honneur de vous signifier votre admission au sein de l'établissement. » Cette phrase, adressée chaque année à de nombreux adultes en situation de handicap, marque le début d'une authentique aventure humaine. Loin d'être uniquement celle du futur usager, elle convoque de nombreux enjeux pour ses proches ainsi que pour l'institution elle-même et les professionnels qui y exercent.

    Comment construire une pratique favorisant un accompagnement propice au bien-être et à l'épanouissement de chacun ? Quels sont les écueils d'un système institué visant le délicat équilibre entre individualisation et vie en collectivité ?

    Ces questions constituent le coeur de cet ouvrage qui explore différentes facettes de l'aventure institutionnelle dans ses dimensions tant éthiques que cliniques. L'entrée en institution, le quotidien de la dépendance physique et mentale, les projets de vie, le devenir de chacun, la vie affective et sexuelle, les défis institutionnels... Autant de thématiques dont l'abord permettra de dessiner une démarche concrète de concertation éthique au sein des établissements.  

    Les auteurs, psychologues expérimentés dans l'accompagnement des personnes en situation de handicap et de dépendance, développent une approche intégrative mêlant différents courants de la psychologie contemporaine à des considérations éthiques héritées de la philosophie. L'esprit humaniste de leur démarche vise en premier lieu à favoriser un accompagnement institutionnel respectueux de chaque sujet dans sa singularité.

  • L'enfer

    René Belletto

    Parfois, on se sent comme loin de sa vie. Si loin qu'on pense même à... Michel Soler, seul dans une ville déserte et terrassée par l'été, en est à ce point d'éloignement. Désespérément disponible, et prêt à tout... Et soudain TOUT lui arrive. Un destin mauvais fait apparaître sur sa route des hommes et des femmes également fatals - et un enfant, diabolique et adorable... Et ce destin mauvais le jette au coeur d'un mystère humain et inhumain, au coeur d'une machination de terreurs, de violences, de morts et d'amours qui sont de ce monde, et qui n'en sont pas. C'est pour Michel Soler l'occasion d'une renaissance, pense-t-on. L'énergie de son désespoir, sa force et sa fragilité redoutables, son indifférence et sa tendresse désarmantes, sa folie et son humour à périr dans les ricanements le font échapper aux pièges infernaux. À moins qu'ils ne l'y précipitent...

  • Faïences se présente comme une ample médiation sur la fragilité, le mystère, l'évidence de la poésie. A partir de réflexions sur quelques figures emblématiques -Erza Pound, Francis Ponge- et de périples à travers l'Italie de Giotto ou de Galilée, Paul Louis Rossi expose ici, dans une clarté presque renaissante, les thèmes centraux de sa poétique, que l'on pourrait situer à la croisée d'un patient travail formel et d'une brusque illumination intérieure.
    Pour ce faire, il explore une nouvelle fois, et pousse à sa perfection la prose fragmentaire, limpide et énigmatique, qui est sa forme de prédilection depuis quelques années. Deux longues séquences en vers: Faïences et Sommeils, viennent clore le tracé de cette mosaïque mentale qui ne se ramène pas à une simple rêverie esthétique, mais se veut avant tout interrogation, remise en cause des "valeurs" de notre temps, à quoi la poésie oppose dans toute sa rigueur formelle son éternel anachronisme, sa subversive intemporalité.

  • Ce recueil de brèves nouvelles aurait pu s'intituler: naître, vivre et mourir. Ou : de la naissance jusqu'à la mort. Plus de 80 microfictions inspirées du quotidien et des hasards qui le bouleversent. Des personnages dévoilés à l'occasion d'événements imprévus, anodins ou tragiques. Des textes réalistes dans lesquels pointe une touche d'humour. La vie dans tout ce qu'elle contient de fragilité, de beauté et parfois même d'absurdité.

  • Feue

    Lessard Ariane

    « Feue » est une spirale étourdissante, qui se déploie autour d'une famille brisée.
    Il y a d'abord l'énigmatique Virginia, sa mère possiblement disparue, sa soeur Laura et son père dipsomane, puis toute la faune d'un village en coulisses, occupée au commerce d'obscures tractations.
    Dans cette fiction à plusieurs voix, Ariane Lessard propose une première oeuvre romanesque à la narration déconcertante. Son écriture puissante révèle tour à tour la violence et la fragilité qui logent dans le coeur des êtres humains.
    Hypnotisés, les lecteurs sont les témoins des tressaillements de cette communauté isolée, malade de sa propre loi et de ses désirs de vengeance et de liberté.

  • Une précarité, une perte : ce petit art de vivre pourrait-il arriver dans ses retranchements, fragilisé par le temps et une certaine usure des efforts ? Une crainte, mais empreinte de désir, car il s'y glisse aussi une persévérance, une prédisposition pour quelques échappées de lumière et de beauté.

    J'ai pensé trouver au retour un paquet, une lettre, une fleur. Cela suffisait pour me donner l'envie de rentrer. J'étais déjà préparée à ce qu'il n'y ait rien, mais ce rien avait déjà une aura.

  • Il y a la mort des uns et son impact sur ceux qui restent. Dans Aucun mot n'est tenu au miracle, la voix narrative qui s'élève ne cherche pas à explorer un thème, à relater une histoire ou à rétablir le fil de la mémoire. Elle recueille de petites éternités de lieux, de désir, de langage, de moments qui échappent au temps. On pourrait dire de ces moments qu'ils constituent de petites archives du «vivant». Les mots reviennent en force pour s'écrire en marge du corps et en marge de la mort. Les poèmes eux-mêmes semblent prêts à s'envoler, à quitter tout ce qui pourrait autrement les retenir.
    Ils habitent en quelque sorte cette fragile et délicate frontière qui sépare ce qui a été de ce qui ne saurait s'effacer. L'écriture répond
    ici au désir sauvage de laisser les images et les mots repeupler le fragile territoire de vivre.

  • «Qui, si je criais, parmi la cohorte des anges, m'entendrait? » L'appel tourmenté de Duino résonne encore jusqu'à nous. Jamais autant qu'aujourd'hui la parole n'a-t-elle parue aussi fragile et si peu apte à rendre compte du réel, comme si les mots n'appartenaient plus à ce monde, chargés d'oubli plutôt que de sens, à la manière d'un vestige effondré. Qui parle, d'ailleurs, en chacun de nous? Plus nos voix se mêlent les unes aux autres, moins elle semblent constituer un discours commun. Comme un homme sans os, elles sont devenues une forme indéfinie et trop souvent vaine. Dans le brouhaha des voix qui s'entremêlent, écouter ressemble à une idée morte, tandis que la parole a peu à peu quitté le champ de la culture pour disparaître dans l'insistante affirmation de soi. Parler serait-il donc devenu inutile? Et écrire un exercice ne pouvant aboutir qu'à l'énormité du vide? Pourtant non, car nous n'avons rien d'autre que les mots, toujours inaboutis et traversés de noir; ils sont les seuls interstices de nos vies où le temps ait un sens et grâce auxquels l'humanité peut encore crier: « ne m'oubliez pas! » Parler aux dépens des mots eux-mêmes est si nécessaire, sachant que le souffle qui les porte ne fait qu'un avec le coeur des choses.

  • Dans un souffle aux accents épiques, Lyne Richard aborde l'amour et l'érotisme, la tendresse et la violence, le bonheur et la douleur avec la même acuité. Entre ces pôles, sa voix nous fait voyager et rappelle notre fragilité.



    Marcher pieds nus sur nos disparitions, c'est à la fois un parcours amoureux et un regard lucide porté sur un univers où la beauté s'étrangle. Les thèmes de la solitude, des recommencements, de l'humanité perdue résonnent à travers ces poèmes où le coeur et le corps accueillent les battements du monde.



    il faut rester vivants

    mon amour

    à l'heure où le monde farde ses ruines



    Lyne Richard allie des images sensuelles et bouleversantes à la puissance des émotions et à la musique des mots.

  • Tempo

    Bathelemy Bolivar

    Dans Tempo, Bathélemy Bolivar scrute le temps dans son universalité pour le rendre encore plus accessible à travers une parole fragmentée mais lucide et cohérente. L'oeuvre remue la dissidence du fleuve Saint-Laurent pour dévoiler le temps comme une invention mesurée. Une fois de plus, l'héritage insulaire de l'artiste expose la fragilité des mots dans leur harmonie contagieuse.

  • S'inspirant de la porcelaine qui évoque paradoxalement une certaine fragilité et une grande résistance (ne supporte-t-elle pas la cuisson à un très haut degré?), la poète s'interroge sur sa présence dans le monde et son lien à l'autre.

    Quant aux oies, c'est bien sûr la migration, la distance, mais aussi le retour, la solitude, la naïveté et aussi la résilience...

    Je sais par coeur la porcelaine des oies sauvages tombées de froid. Dans l'éclatement des bruits, le coeur se règle du côté des étoiles.

    Hélène Poirier aborde ici, avec finesse, le thème de l'urgence de vivre malgré les blessures et les cicatrices laissées par le passage du temps.

  • Un superbe portrait de l'amour de Dieu
    En Jésus, Dieu se dénude. Il se fait être humain, donc fragi­lité, vulnérabilité, pour nous montrer avec éclat l'étendue de son amour. Cette logique de dénudement de Dieu, appelée kénose, est au centre de la réflexion de Simon Pierre Arnold sur la foi, l'Église, l'éthique chrétienne, et plus encore.
    Pour contrer les instrumentalisations mortifères de la figure divine, il nous présente un Dieu qui s'est fait le plus pauvre d'entre nous afin de nous donner sa vie en abondance.

  • A-t-on encore le droit d'être fragile ? ; entretiens avec Francesca Piolot Nouv.

    Aujourd'hui, chacun doit sans cesse se montrer performant et répondre aux exigences de la compétitivité. Le stress permanent et l'inquiétude pour l'avenir traversent notre vie quotidienne. On se sent, alors, parfois très vulnérable, comme écrasé, incapable de suivre ou de s'adapter. On éprouve le sentiment de subir un monde qui a perdu la question du sens et détruit progressivement la saveur de la vie. Pourtant, au-delà des apparences, il existe une « fragilité de la force », celle de l'autosuffisance qui pense que l'on peut se construire tout seul, sans les autres ; et à l'inverse, il existe une force au coeur de la fragilité qui se manifeste dans la solidarité. L'extrême vulnérabilité que nous vivons n'est pas un destin, mais un passage qui doit nous obliger à repenser notre société.

  • Ce livre est consacré aux origines, de l'avant-vie dans un lieu mythique où évoluent des dieux qui s'enivrent, à l'après-vie, tendu vers un désir d'infini. Entre les deux, des petites villes de l'enfance aux empreintes magiques, des naufrages du monde et cette volonté de porter nos fragilités comme une offrande. Le long de ce parcours, le paysage se déplie et le ciel se fait clandestin.

    Je suis revenue d'exil
    par le chemin des oies

    là-bas
    le ciel a des reflets d'aurore
    un lac est un visage
    qui chaque soir
    referme son mystère

    là-bas
    mon âme veillait sur les battures

    Marité Villeneuve signe ici un recueil lumineux, où s'insinue, à travers la douleur et l'absence, la présence discrète de l'invisible.

  • Comme beaucoup de mères d'autrefois, Virginie a tenu un registre des grands moments de sa famille, « le livre de raison ». Aujourd'hui, près du silence de la mort et alors qu'elle vit la joie d'un nouvel amour, elle ouvre un nouveau cahier dans lequel elle donne finalement voix à son coeur. Voici son livre de déraison.

    « Le livre de déraison » a remporté le grand prix du salon du livre de Toronto en 1994.

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