• « Raconter Vivian Maier, c'est raconter la vie d'une invisible, d'une effacée. Une nurse, une bonne d'enfants.
    Une photographe de génie qui n'a pas vu la plupart de ses propres photos.
    Une Américaine d'origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d'enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s'ancrer et de trouver une famille.
    Son oeuvre, pleine d'humanité et d'attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard - une histoire digne des meilleurs romans - dans des cartons oubliés au fond d'un garde-meubles de la banlieue de Chicago.
    Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n'aura pas connu la célébrité, ni l'engouement planétaire qui accompagne aujourd'hui son travail d'artiste.
    Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d'épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s'écrit entre la France et l'Amérique.
    L'histoire d'une femme libre, d'une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts.
    Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d'écrivain. » Gaëlle Josse
    Dix ans après la mort de Vivian Maier, Gaëlle Josse nous livre le roman d'une vie, un portrait d'une rare empathie, d'une rare acuité sur ce destin troublant, hors norme, dont la gloire est désormais aussi éclatante que sa vie fut obscure.

  • « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

  • A l'égal des oeuvres de Machiavel et de Clausevitz, ce traité de stratégie militaire, composé par Sun Tzu (VIe-Ve siècles avant J.C.), est un classique du genre. "L'Art de la guerre" ou "Les Treize Articles", où "chaque mot est une perle", pose les préceptes fondamentaux de la guerre et de la politique. Référence incontournable pour de nombreux stratèges contemporains, ce livre dangereux est un extraordinaire traité sur l'art de la tromperie et du retournement.

  • "La cigale et la fourmi", "Le corbeau et le renard" mais aussi "Le coq et la perle", "Le petit poisson et le pêcheur", "Le loup et l'agneau" constituent avec cinquante-cinq autres fables, pittoresques et drôles, un recueil qui se situe à la frontière de la comédie animalière et du conte philosophique.

  • Edition enrichie de Roger Borderie comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Victor Hugo a vingt-six ans quand il écrit, en deux mois et demi, Le Dernier Jour d'un Condamné, roman qui constitue sans doute le réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort.
    Nous ne saurons pas qui est le Condamné, nous ne saurons rien du crime qu'il a commis. Car le propos de l'auteur n'est pas d'entrer dans un débat mais d'exhiber l'horreur et l'absurdité de la situation dans laquelle se trouve n'importe quel homme à qui l'on va trancher le cou dans quelques heures.
    Ce roman - aux accents souvent étrangement modernes - a une telle puissance de suggestion que le lecteur finit par s'identifier au narrateur dont il partage tour à tour l'angoisse et les vaines espérances. Jusqu'aux dernières lignes du livre, le génie de Victor Hugo nous fait participer à une attente effarée : celle du bruit grinçant que fera le couperet se précipitant dans les rails de la guillotine.
    Quiconque aura lu ce livre n'oubliera plus jamais cette saisissante leçon d'écriture et d'humanité.

  • En juillet 1846, Henry David Thoreau est emprisonné pour avoir refusé de payer un impôt à l'État américain, en signe d'opposition à l'esclavage et à la guerre contre le Mexique. Cette expérience sera à l'origine de cet essai paru en 1849 et qui fonde le concept de désobéissance civile. Ce texte influença Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela et il ne cesse d'inspirer philosophes et politiciens depuis plus de 150 ans.

  • Le Discours de la méthode, publié en 1637, est le premier texte philosophique écrit par René Descartes et le premier ouvrage qui traite du sujet en langue française (par opposition à la tradition scientifique de l'époque de rédiger en latin).

  • Essais t.1

    Michel de Montaigne

    Chapitre 1 : Sur ce qui est utile et ce qui est honnête
    1. La façon la plus courante d'amadouer ceux qu'on a offensés, lorsque, prêts à se venger, ils nous tiennent à leur merci, c'est de susciter en eux, par notre soumission, la pitié et la commisération. Et pourtant, la bravade, la constance et la détermination, qui en sont l'inverse, ont parfois produit le même effet.
    2. Édouard, le Prince de Galles, qui régna si longtemps sur notre Guyenne, personnage dont la condition et le destin ne manquent pas de grandeur, avait été gravement offensé par les Limousins. En s'emparant de leur ville, il ne se laissa pas attendrir par les cris du peuple, des femmes et des enfants abandonnés au massacre, implorant sa pitié et se jetant à ses pieds. Mais comme il avançait plus avant dans la ville, il aperçut trois gentilshommes français qui, faisant preuve d'une hardiesse incroyable, soutenaient à eux seuls l'assaut de son armée victorieuse. La considération et le respect que lui inspirèrent un courage aussi remarquable émoussèrent sa colère ; et après avoir accordé sa miséricorde à ces trois-là, il l'accorda à tous les autres habitants de la ville.

  • Paru en 1755, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes peut être considéré comme la matrice de l'oeuvre morale et politique de Rousseau : il y affirme sa stature de philosophe, l'originalité de sa voix, la force de son « système ».
    Résoudre le problème posé par l'Académie de Dijon - « quelle est la source de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ? » -, en d'autres termes expliquer que riches et puissants dominent leurs semblables sur lesquels ils n'ont pas de réelle supériorité, exige aux yeux de Rousseau de poser à nouveaux frais la question « qu'est-ce que l'homme ? ».
    Pour cela, il faut comprendre comment s'est formée sa « nature actuelle », si éloignée de ce que serait son état de nature : « Si je me suis étendu si longtemps sur la supposition de cette condition primitive, c'est qu'ayant d'anciennes erreurs et des préjugés invétérés à détruire, j'ai cru devoir creuser jusqu'à la racine... »


    Présentation, notes, bibliographie et chronologie par Blaise Bachofen et Bruno Bernardi
    Illustration de la couverture: Virginie Berthemet © Flammarion

  • "Classiques & Patrimoine", la seule collection de classiques pédagogiques avec un rabat Histoire des arts et un rabat Repères chronologiques !
    Cet ouvrage, inspiré et puissant, marque une étape essentielle dans la lutte engagée par Voltaire contre le fanastisme et l'obscurantisme religieux.
    Notions littéraires : tolérance et intolérance dans l'histoire universelle, l'engagement au XVIIIe s.Contextualisation : la littérature d'idées au XVIIIe siècleHistoire des arts : la représentation du supplice dans les arts
     

  • Deux artistes de deux pays et deux générations très différentes, Ken Loach et Edouard Louis, échangent sur l'art, le cinéma, la littérature et leur rôle aujourd'hui. Comment l'art peut-il, notamment, poser et repenser la question de la violence de classe ? Comment représenter les classes populaires comme ont tenté de le faire les deux auteurs du présent livre dans leur travail ? Et quel est le rôle de l'art dans un contexte politique mondial où les plus précaires se tournent vers l'extrême-droite ? Comment repenser la gauche pour défaire cette tendance, palpable tant dans la montée du Front National, que dans l'ascension de Trump, ou encore de Bolsonaro ? En confrontant leurs réflexions, et à partir de leurs oeuvres, Loach et Louis tentent de répondre à ces questions.

  • Gorgias

    Platon

    Le ton du Gorgias est particulièrement violent, et pas seulement à l'égard de la rhétorique. Le dialogue formule une des critiques les plus radicales qui aient été adressées à la démocratie athénienne, à ses valeurs dominantes et à sa politique de prestige. En effet, Socrate s'en prend à tous les aspects de cette politique, du plus concret au plus idéologique. Mais l'essentiel de la critique vise la condition qui donne à la démocratie athénienne ses principaux caractères. Or cette condition est la même que celle qui assurait l'influence de la rhétorique. Il s'agit de la foule comme sujet dominant de la scène politique.Le gouvernement de la liberté est un gouvernement de la foule, c'est-à-dire de l'illusion, du faux-semblant et de la séduction. La critique de la rhétorique débouche donc directement sur la critique de la démocratie.

  • Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau est une autobiographie publiée à titre posthume. Le titre des Confessions a sans doute été choisi en référence aux Confessions de Saint-Augustin, publiées au IVe siècle après Jésus Christ. Rousseau, qui était protestant, accomplit ainsi un acte sans valeur religieuse à proprement parler, mais doté d'une forte connotation symbolique: celui de l'aveu des pêchés, de la confession. On reproche souvent à Rousseau la prétention extrême présente dans certains extraits des « Confessions » et dissimulée sous une apparente humilité, mais passer outre à la première lecture est nécessaire pour accéder au second niveau de l'oeuvre, qui reste un chef d'oeuvre de la littérature française. Composé de 12 livres, « Les Confessions » de Rousseau sont considérées comme la première véritable autobiographie. La première partie de l'oeuvre (livres i à vi) a été publiée en 1782 et la seconde (livres vii à xii) en 1789.

  • Pourquoi devons-nous travailler ?
    Paul Lafargue (1842-1911), penseur socialiste, tente de comprendre l'amour absurde du travail, « cette étrange folie qui possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste ».
     
    Relire Le Droit à la paresse nous rappelle que la liberté d'employer le temps est fondamentale.

  • La publication de L'Origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de Copernic et Galilée. En proposant une théorie de la « descendance avec modification » et de la « sélection naturelle », Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. De là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l'oeuvre, en vinrent à obscurcir le propos d'origine. En élaguant la traduction d'Edmond Barbier de ce qui ne figurait pas dans l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette oeuvre dans sa fraîcheur initiale.
    © 1992, Flammarion, Paris.
    Édition corrigée et mise à jour en 2008
    Titre VO : "On the origin of species by means of natural selection, or the Preservation of favoured races in the struggle for life"
    Couverture : Virginie Berthemet© Flammarion

  • Le Discours de la servitude volontaire est un ouvrage assez peu connu. C'est un tort. Aux Editions de Londres, nous allons nous faire un fort de le ramener à la conscience...collective. Le Discours est un livre fondamentalement subversif. Il analyse les ressorts de l'oppression et conclut que les tyrans se portent bien grâce à...nous, à notre passivité collective. Rien ne nous empêche, pense La Boétie, de saisir notre liberté à pleines mains et de nous débarrasser de ceux qui se sont autoproclamés nos maîtres. Notre édition est unique : elle comprend une traduction inédite et originale en français moderne ainsi que le texte original du Seizième siècle. Notre traduction est fidèle au rythme de la phrase, elle modernise l'orthographe (lorsque c'est judicieux), traduit les mots devenus incompréhensibles. Enfin, on peut aisément passer de la version originale à notre traduction en français moderne grâce à notre navigation paragraphe par paragraphe. Découvrez cet inédit numérique unique.

  • Le livre fait le point sur la désobéissance civile et l'état de nécessité, juridiquement, historiquement et philosophiquement. Il rassemble des témoignages, des plaidoiries exemplaires et des jugements, des argumentaires et analyses en faveur de la désobéissance civile et des éclaircissements en matière de doctrine, tant en ce qui concerne l'engagement juridique de l'état de nécessité que le rôle du juge. Il permet de comprendre les limites, les raisons et la fonction des actions de désobéissance civile. Il met en lumière la pertinence de l'argument de l'état de nécessité dans le contexte qui nous échoit désormais. Dans un style précis mais accessible, il est utile à toute personne, qu'elle soit juriste, politiste, militante, journaliste, et à toute citoyenne ou citoyen qui veut réfléchir sur ces sujets.

  • Texte antérieur à l'écriture de la Recherche, Journées de lecture fut composé, dans sa première version, comme une préface à un ouvrage de l'auteur anglais John Ruskin. Y éclôt toutefois une poétique infiniment singulière, Marcel Proust esquissant là sa propre conception de l'expérience de lecture, et avec elle, déjà, de celle du temps qui passe.
    "Ce qui diffère essentiellement entre un livre et un ami, ce n'est pas leur plus ou moins grande sagesse, mais la manière dont on communique avec eux..."

  • Le peuple de l'abîme

    Jack London

    Plusieurs des oeuvres de Jack London, en particulier les romans animaliers tels Croc-Blanc, paraissent aujourd'hui dans les collections destinées à la jeunesse et connaissent toujours un grand succès. Son oeuvre n'en est pas moins politiquement engagée quand il décrit, par exemple, l'horreur libérale des bas-quartiers de l'est londonien dans Le Peuple de l'abîme. Dans la capitale anglaise, il se déguise en clochard et passe alors trois mois au milieu des ouvriers démunis, des sans-logis et des miséreux. Jack London en tire The People of the Abyss, (Le Peuple de l'abîme), un pamphlet dénonçant la misère croissante provoquée par le capitalisme. London est particulièrement frappé par la misère qui règne dans ces quartiers, par la surpopulation, les salaires ridicules, la famine et les maladies qui causent la mort des pauvres de Londres dans la solitude et la plus grande détresse. Extrait : Il était curieux, après le premier choc, de noter l'effet que la nourriture avait sur eux. Tout d'abord, ils devinrent tristes, et me dirent qu'ils avaient plusieurs fois pensé au suicide. Le charretier, il y avait moins d'une semaine, s'était mis debout sur le pont et avait regardé l'eau passer tout en se questionnant. L'eau, nous confia le charpentier avec chaleur, n'était pas un bon moyen. Lui, d'abord, il le savait, il se débattrait. Une balle était beaucoup plus pratique, mais comment ferait-il pour avoir un jour un revolver, c'était là toute la question. Ils devinrent plus gais au fur et à mesure que le thé chaud arrivait, et commencèrent à me parler d'eux-mêmes. Le charretier avait enterré sa femme et ses enfants, à l'exception d'un de ses fils, qui, devenu homme, l'avait aidé dans son petit travail. Puis le malheur était arrivé. Le fils, qui avait trente-deux ans, était mort de la petite vérole. Juste après, son père eut une forte fièvre et alla passer trois mois à l'hôpital. Ce fut alors la fin de tout. Il sortit de l'hôpital diminué, amoindri, et il n'avait désormais personne pour l'aider. Sa petite affaire se mit à péricliter, il n'avait plus d'argent. Le malheur était arrivé, et la partie était jouée. Il n'y avait plus aucune chance pour un vieillard comme lui de refaire sa vie. Ses amis étaient trop pauvres pour l'aider. Il avait essayé de s'embaucher lorsqu'on dressait les estrades pour la parade de l'anniversaire du couronnement. « La réponse qu'on me faisait partout me rendait presque malade : Non, non, non ! Elle résonnait à mes oreilles le soir lorsque j'essayais de m'endormir, toujours pareille : Non, non, non ! » -- La semaine dernière, il venait de répondre à une petite annonce à Hackney, et quand il a donné son âge, on lui avait répondu : « Oh, vous êtes trop vieux, mon gars, bien trop vieux ! »

  • Le prince

    Machiavel

    Ecrit il y a plus de vingt-cinq siècles, l'Arthashâstra propose une véritable doctrine de l'État, moderne, bienveillant et efficace. Kautilya, surnommé le Machiavel indien, porteur d'un conservatisme éclairé y défend autant le bien-être du peuple que l'autorité de son Roi.
    De cet immense traité, Jean-Joseph Boillot a extrait, traduit et adapté les grands principes de la bonne gouvernance. Parfaitement intemporelles, les questions qu'il aborde sont parfois même d'une étonnante actualité. Comment choisir ses ministres et mettre à l'épreuve leur moralité ? Comment assurer la sécurité des biens et des personnes ? Quel soin porter aux finances publiques et en prévenir les détournements ? Quelle place accorder à la justice ? Qu'est-ce que la souveraineté de l'État ?
    Alors que les grandes démocraties occidentales souffrent d'une profonde crise de gouvernance, que leurs dirigeants et leurs programmes ne sont plus capables d'enrayer la montée des populismes, le citoyen trouvera peut-être un peu de réconfort et le politique un peu d'inspiration à la lecture de l'un des plus grands traités de l'Inde ancienne.

  • Martin Page interroge la place de la pénétration dans les relations hommes femmes, et plaide pour une explora­tion réciproque du reste du corps et une sexualité imagi­native...
    Un manifeste percutant, ico­noclaste et joyeux sur les rapports de genre.

    Et si la sexualité était à réinventer ?

  • Dans le débat public, être décolonial est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d'extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée et funeste pour le vivre-ensemble.
    Dans ce livre, Françoise Vergès élucide l'objet du scandale. Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal.
    Ces pages incisives proposent un autre récit du féminisme et posent toutes les questions qui fâchent : quelles alliances avec les femmes blanches ? Quelle solidarité avec les hommes racisés ? Quelles sont les première vie menacées par le capitalisme racial ? Pourquoi les néofascismes s'attaquent-ils aux femmes racisées ?
    Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c'est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société.

  • Tombé presque par hasard sur l'année 1938, un philosophe inquiet du présent est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée «faiblesse des démocraties »), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons aujourd'hui. L'abandon de la politique du Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a trouvé dans ce passé une image de notre présent. Récidive ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre. Il n'entonne pas non plus le couplet attendu du « retour des années 30 ». Les événements ne se répètent pas, mais il arrive que la manière de les interpréter traverse la différence des temps. En ce sens, les défaites anciennes de la démocratie peuvent nous renseigner sur les nôtres. Récidive est le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-elle tant sur le présent ?

  • Les 100 mots de l'histoire Nouv.

    Selon le philosophe allemand Ernst Cassirer (1874-1945), être historien, c'est d'abord apprendre à lire. À lire une langue, à déchiffrer un monde, à cartographier un univers mental : celui des hommes et des femmes du passé. Donc, contrairement aux idées reçues, l'histoire n'est pas qu'une affaire de dates, elle est aussi affaire de mots.
    Johann Chapoutot en a sélectionné 100 pour sensibiliser le grand public à une discipline au coeur du débat d'idées contemporain, et qui s'est construite comme une science, avec son épistémologie (l'historiographie), mais une science bien littéraire, dont l'objet n'est rien de moins que le temps !
    Voici le petit livre d'un historien chevronné qui, en amoureux du gai savoir, vous fera entrer dans l'histoire...

empty