• Jusqu'à l'âge de 6 ans, l'enfant découvre le monde grâce à ses sens. Plus ces derniers sont affûtés, meilleure sera son appréhension et sa compréhension du monde. Un enfant qui a les sens éveillés est plus à même d'apprécier la beauté de la nature, d'un joli tableau ou d'une musique harmonieuse. En grandissant, il n'aura pas besoin d'avoir recours à une consommation artificielle pour ressentir des émotions, car il pourra les trouver dans son environnement.
    Il est donc fondamental de proposer aux jeunes enfants des activités qui vont leur permettre d'affiner leurs sens et cet ouvrage vous le permettra grâce à plus de 100 activités ludiques, évolutives et sans matériel onéreux.
    o Des activités guidées en pas-à-pas, illustrées de photos claires et didactiques.
    o Les acquisitions favorisées pour chaque activité afin de s'orienter selon le contexte, les envies et les besoins du moment.
    o Des conseils et des astuces pour prolonger certaines activités en fonction de l'âge de l'enfant et de ses appétences.
    Une boîte à outils complète pour éveiller l'enfant de 2 à 6 ans, favoriser son épanouissement et renforcer sa confiance en lui. 

  • Distinction

    Pierre Bourdieu

    • Minuit
    • 25 Février 2016

    Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques (« la classe ») conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie.
    On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé « Éléments pour une critique vulgaire des critiques pures », qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture.
    L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni vérifiable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du « mode de production » et du « prolétariat » ou des « rôles » et des « attitudes » de la « lower middle class », il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.

    Cet ouvrage est paru en 1979.

  • Le code de conduite du parfait homme de cour est au coeur des conversations de gentilshommes lettrés à la cour d'Urbino. Traduit dès le XVIesiècle dans toute l'Europe, ce manuel de bonnes manières a marqué la culture occidentale. Or, le présent volume s'attache au livre III, le plus original et le plus délicieusement digressif. Cinq hommes et, fait exceptionnel, deux femmes, dont la duchesse d'Urbino, participent à la joute verbale. Le sujet se révèle épineux : les usages qu'une dame de palais se doit d'observer. Tous se disputent in fine sur les mérites prêtés à la femme en général. Quand les misogynes s'opposent aux défenseurs de la gent féminine, l'un prône une égalité entre l'homme et la femme. Mais le champion de ces dames ne s'en forgerait-il pas une image conforme à ses désirs ?

    L'écrivain Baldassare Castiglione (1478-1529) fut ambassadeur auprès de Louis XII puis de Léon X. Il se lia d'amitié avec Raphaël et rencontra les personnalités réunies autour de la duchesse Élisabeth de Gonzague et sa belle-soeur Emilia Pia : Pietro Bembo, Julien de Médicis, Ottaviano, Federigo Fregoso et autres lettrés qui figureront dans sa grande oeuvre Il Cortegiano, parue en 1528. Après la mort de sa femme en 1520, il entre dans le clergé et gagne la cour de Charles-Quint. Il meurt à Tolède.

  • Bordeaux, Bourgogne : deux civilisations qui s'opposent, deux ambitions rivales de produire les meilleurs vins du monde. Quoi de commun entre ce Bourguignon tout en rondeur, et ce Bordelais, grand bourgeois raffi né, sinon leur commune passion pour l'excellence.
    Pour ressouder cette fracture française, Jean-Robert Pitte mobilise toute l'histoire culturelle et économique des deux vignobles et des sociétés qui les exploitent. Car la qualité a bien une histoire, et n'est pas due au seul terroir physique, comme
    certains se plaisent à l'affi rmer. Elle est surtout le fruit des
    savoir-faire qu'ont développés au fi l des siècles ces professionnels
    sans qui il n'y aurait pas de grands vins, pédologues,
    agronomes, biologistes, oenologues, sommeliers, etc. Ces talents
    conjugués n'ont toujours eu pour seul but que la satisfaction
    de l'amateur éclairé.
    Aujourd'hui, la concurrence internationale met en question la suprématie des vins français en les attaquant sur un terrain où ils n'auraient jamais pensé être contestés : la qualité. Les vins de Bordeaux et de Bourgogne ne pourront continuer à s'imposer sur le marché international qu'en affirmant leur spécificité
    respective, sans céder à la facilité d'un goût mondialisé.

  • "À une époque où l'une des préoccupations essentielles des historiens était de mesurer la malnutrition, d'étudier les données matérielles censées déterminer les comportements économiques, sociaux ou politiques, Jean-Paul Aron déplaçait l'axe de l'enquête, sa problématique, en examinant les données du goût alimentaire, en le liant aux préjugés sociaux, aux valeurs esthétiques, aux interdits religieux. Chaque produit alimentaire était ainsi doté d'un statut individuel, il était personnalisé.""
    - Marc Ferro

    Dans cet ouvrage unique en son genre, Jean-Paul Aron nous fait parcourir le XIXe siècle de restaurant en restaurant, de table en table, des plus riches aux plus pauvres. En explorant les habitudes alimentaires, il nous offre aussi tout le plaisir de son humour mordant et son immense érudition.

    /> Agrégé de philosophie, licencié es lettres, Jean-Paul Aron (1925-1988) s'est illustré aussi bien dans le domaine de l'art que dans l'histoire des sciences, de la sociologie, en s'appuyant sur l'écrit et sur les médias tels que la radio ou la télévision. Homme de gauche, il fut, pendant une brève période, conseiller au cabinet du ministre de la Culture, Jack Lang, en 1981; jusqu'en mai 1988, il présida le conseil scientifique de la Bibliothèque nationale; il était aussi directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.

  • Jambons, saucisses, fromages et autres produits du terroir, êtes-vous en péril ? Vins, viandes, volailles, êtes-vous moins bons aujourd'hui qu'il y a dix ans ? Avalons-nous réellement n'importe quoi et n'importe comment ? La catastrophe est-elle au bord de l'assiette ? Non, explique Elisabeth de Meurville. Cessons de nous laisser démoraliser par quelques critiques gastronomiques grincheux ! Et de sous-estimer les vertus de notre cuisine ! En France, il est possible de se régaler, à condition de savoir choisir. Et de ne pas se laisser piéger par certaines idées reçues. Il n'est que temps de partir à la redécouverte de nos produits. Ne permettons pas aux Cassandres de nous gâcher les plaisirs de la table.

  • Ces chroniques sont gourmandes parce qu'elles racontent les recettes en les replaçant dans leur contexte culturel, dans leurs liens aux souvenirs fondateurs du goût, dans leurs racines au coeur des saisons qui passent et reviennent. Ici, le discours gourmand est une variante du discours amoureux.

  • Avec les Éléments de littérature de Marmontel, le XVIIIe siècle livre la somme de ses réflexions en matière d'esthétique littéraire. L'ouvrage se présente à la façon d'un dictionnaire : 192 entrées thématiques examinent les catégories essentielles de l'analyse littéraire, depuis « abondance » jusqu'à « vraisemblance », en passant par « comédie », « fable », « imagination », « opéra » ou « traduction ».Par leur forme alphabétique, qui exclut toute notion de hiérarchie, les Éléments de littérature récusent les normes à respecter et les modèles à imiter : les canons hérités du Grand Siècle cèdent le pas à une littérature née de l'invention et cultivant la variation. L'oeuvre s'efforce de refléter les belles-lettres dans leur diversité historique et géographique.Ce temps, qui savait dire des choses profondes sans lourdeur, maîtrisait aussi l'art d'enseigner en divertissant. Marmontel illustre son propos d'anecdotes et de traits d'esprit tirés de la tradition des lettres depuis l'Antiquité, qui font de son oeuvre un trésor du genre.Les Éléments de littérature font ici et pour la première fois l'objet d'une édition critique.

  • Un ouvrage de référence. Sous chaque terme, on trouvera une définition, des interprétations et des illustrations de l'écriture.

  • Un guide simple et pratique afin de mieux adapter son milieu de travail à la réalité multiculturelle d'aujourd'hui. Ce livre vous donnera des ressources et différents outils de gestion de la diversité au fil des chapitres.

  • Poèmes en prose, souvenirs de voyages, textes d'amour tendres ou sensuels, La Mourre a été conçu dans un style simple et chaleureux, avec un décontracté plaisant où la réalité, le décor simple et quotidien, l'amant évoqué sont source d'onirisme inattendu. Denise Miège a gardé, depuis Sous les pavés la plage, le goût des poèmes brefs comme des petits constats d'existence et un ton toujours juste quoique non sans rudesse parfois. Maniant la cruauté et l'émerveillement dans l'ordre lyrique des choses, ce poète formule un univers personnel, entre le huis clos amoureux et le rejet des conventions, le goût des rencontres et la rage - la peur ? - de vivre.

  • Dans ce livre « arc-en-ciel », Henri Pourrat nous invite à entrer dans le verger de la vraie littérature, « celle qui va au coeur de quiconque sans éveiller l'idée de littérature » disait Alain Fournier. Il suffit de se laisser guider. Pourrat nous promène dans les plus riches allées de ses propres lectures. Il nous fait goûter les fruits délicieux de la prose et de la poésie, « Ce choix exquis de syllabes qui par-delà toute signification parle au sang même ». « Peut-être voudras-tu, toi aussi, être de ces lecteurs choisis, de ces gardiens du trésor qui n'ont qu'un désir : ouvrir le trésor à tous. » Publié en 1938, deux ans après « Toucher terre », « La porte du verger » nous offre une réflexion d'une grande richesse sur ce « plaisir de la lecture » dont parle Valéry Larbaud en introduction à ce livre. On fêtera en 1987, le centenaire de la naissance d'Henri Pourrat à Ambert en Auvergne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Il n'y a rien à voir, c'est n'importe quoi », « Mon fils de 5 ans en fait autant ! », « L'art est réservé à une élite », « L'art contemporain va à l'encontre du Beau », « Il se résume à la provocation et à la violence », « Le marché de l'art surestime l'art contemporain » ...
    En décrivant la diversité des pratiques et le rapport au public qui le caractérisent, l'auteure explique ici pourquoi l' art contemporain bute sur tant de scepticisme et d'incompréhension.

  • Ce livre aura suivi les règles du jeu, c'est-à-dire de cette collection. On y a retranscrit le contenu d'un carnet tenu au jour le jour, au fil des occasions, entre février et juin 1989. Il ne s'agit pas pour autant d'un journal, au sens habituel du terme, dans la mesure où n'y apparaît pas le bilan émotionnel, affectif, d'une vie personnelle, mais où s'y esquisse un autoportrait indirect, réfracté dans une myriade d'objets et de zones d'intérêts, d'accidents et de réactions, de réflexions et de fascinations, d'humeurs en un mot, et au sens le plus large. Le décor intérieur, les meubles et objets qui nous entourent, les traits de vie italienne, la lecture de certains livres, quelques lieux de prédilection, Londres, des amis écrivains, des coupures de journaux, des expressions fascinantes (ou tout simplement de la vie quotidienne) - voilà quelques-unes des rubriques de cet inventaire de promenades et de lectures, de lieux parallèles, d'appétits et de curiosités, d'envies, satisfaites ou non, comme celles qui peuvent vous saisir, inexplicablement, lors de vos déambulations dans une galerie d'antiquaires.

  • Le secret des grandes réussites réside essentiellement en une parfaite connaissance de soi-même en premier lieu (tant de ses qualités que de ses faiblesses) et des autres avec qui nous sommes en relation. Se connaître soi-même est le premier pas vers la réussite ; bien connaître les autres en est le second. Ce livre essentiellement pratique est une méthode simple, rapide et très complète de détermination du caractère (morphologie, tempérament, tendances, aptitudes, comportement sentimental et professionnel, santé, hygiène de vie...) conçue par un spécialiste de la psychologie moderne. Trois parties principales font de cet ouvrage un guide indispensable à qui souhaite réussir pleinement son évolution et son existence : - Une batterie de tests originaux et simples pour se connaître soi-même et découvrir les autres. - La description complète et détaillée de tous les caractères, avec leurs qualités, défauts et potentialités sur tous les plans (santé, familial, sentimental, professionnel, relationnel, etc.). - Des indications précises pour la mise en pratique dans votre vie quotidienne de toutes ces connaissances. Que vous désiriez pratiquer la caractérologie en simple dilettante dans le cadre familial, que vous souhaitiez vous en servir comme d'une arme efficace dans votre évolution sociale et professionnelle, ou encore que vous vouliez simplement étendre le champ de vos connaissances, vous trouverez dans ce livre (recommandé par le ministère de l'Éducation nationale) tous les éléments concrets dont vous avez besoin.

  • Avec « Les grandes paroles de la Terre », Mario Mercier puise au coeur de la Terre, des vérités essentielles et des secrets inédits qu'elle nous offre comme un jardin d'Éden. Pour lui, la Terre, cette Mère originelle, est un être vivant qui a ses involutions, ses évolutions, ses rêves, et il nous montre comment, à travers elle, nous pouvons développer notre sagesse et notre harmonie intérieure. Dans ce voyage initiatique, Mario Mercier nous ouvre à la réalité profonde et spirituelle de la Terre, source de connaissance et de pouvoir. Car l'homme n'est qu'un fragment de terre qui marche...

  • Ralentir : mots-valises ! Les mots sont comme les billets de banque : il y a les vrais, et il y a la fausse-monnaie. Pour être faux-monnayeur en langage, et glisser, l'air de rien, un petit fictionnaire dans la vénérable famille Larousse, Robert & Cie, la recette est simple. Il suffit de mélanger deux ou trois termes jusqu'à ce qu'ils entrent en symbiose, et n'en forment plus qu'un : « Orthografle : descente de police effectuée chaque semaine dans le discours des enfants. » On n'en finirait pas d'énumérer tous les avantages de ce procédé de contraction. A l'homme pressé, il permettra de gagner un temps précieux en disant les choses deux fois plus vite ; les timides n'auront plus à rougir de leurs balbutiements ; les indécis qui peuplent nos royaumes pourront être à la fois Monsieur To Be et Monsieur Not To Be, ce qui leur évitera de s'abîmer indéfiniment dans des questions sans réponse ; quant aux écologistes (non, celui-là n'est pas un mot-valise !), ils seront en mesure de sauver les forêts menacées - et pas seulement celles du Loir-et-Cher - en exigeant immédiatement que l'on diminue de moitié l'épaisseur des journaux et des livres. En tout cas, là comme ailleurs, mieux vaudra ne pas se montrer : « Dodogmatique : qui endort ses interlocuteurs, à coup de paroles tranchantes et d'affirmations péremptoires. »

  • Une série de réflexions littéraires, ethnologiques et philosophiques sur les rapports entre l'art culinaire et l'essence de l'homme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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