• Cora Seaborne, jeune veuve férue de paléontologie, quitte Londres en compagnie de son fils Francis et de sa nourrice Martha pour s'installer à Aldwinter, dans l'Essex, où elle se lie avec le pasteur William Ransome et sa famille. Elle s'intéresse à la rumeur qui met tout le lieu en émoi : le Serpent de l'Essex, monstre marin aux allures de dragon apparu deux siècles plus tôt, aurait-il ressurgi de l'estuaire du Blackwater ?
    Dans un cadre marqué par une brume traversée d'étranges lumières, Cora Seaborne construit sa liberté. En cette fin d'ère victorienne dont les problèmes sociaux ne doivent pas faire oublier les triomphes, nous suivons, au gré de leurs aventures et de leur correspondance, des hommes qui s'acceptent tels qu'ils devraient être, des femmes qui découvrent devoir être ce qu'elles sont et un monstre effroyable qui redevient ce qu'il était.
    « Un roman irrésistible... L'héroïne la plus délicieuse depuis Elizabeth Bennet dans Orgueil et Préjugés... Vers la fin, le Serpent de l'Essex révèle un mystère bien plus grand qu'une créature "détachée des marges enluminées d'un manuscrit" : l'amitié. » Washington Post
    « Le Serpent de l'Essex est un merveilleux roman sur les mécanismes de la vie, de la croyance et de l'amour, sur la science et la religion, les secrets, les mystères, les mouvements compliqués et inattendus du coeur humain... C'est un si bon roman que ses pages semblent illuminées de l'intérieur. » Helen Macdonald

  • Prins

    César Aira

    Un célèbre auteur de romans gothiques décide d'arrêter d'écrire. Lassé de se plier aux exigences du genre et aux lois du marché éditorial, frustré d'y avoir sacrifié ses ambitions littéraires, il amorce un virage radical : sa vie sera désormais consacrée à l'opium. Encore faut-il en trouver. Commence donc pour notre héros une errance dans les rues de Buenos Aires jusqu'à une boutique, l'Antiquité. L'Huissier, un étrange dealer, l'y attend. Et lui ouvre très vite les portes d'une réalité inexplorée...
    Formidable éloge des pouvoirs de la fiction, Prins invite son lecteur à cheminer dans une succession de labyrinthes, d'escaliers secrets, de trompe-l'oeil où la surprise est reine et où s'estompe la frontière entre réalité et rêve. On y retrouve l'humour et la fantaisie légendaires de César Aira, et le regard ironique qu'il porte sur notre monde.

    « César Aira est l'un des trois ou quatre meilleurs écrivains d'aujourd'hui en langue espagnole. » Roberto Bolaño

  • Un roman qui prend pour cadre historique le XIIe siècle et rend hommage aux bâtisseurs de cathédrales, à l'image de Suger, fondateur du chef-d'oeuvre gothique de Saint-Denis. L'auteur fait découvrir une époque entière et un corps de métier traditionnel, avec ses règles et ses techniques.

  • " Je n'ai jamais été bavard de mon vivant. Maintenant que je suis dans un cercueil, j'ai toute latitude de soliloquer. Depuis que le couvercle s'est refermé sur moi, je n'ai qu'une envie : me justifier, définir mon rôle dans les événements survenus, donner quelques clés pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui n'est qu'un fait divers. Je n'ai pas un penchant au regret, mais il me faut faire mon examen de conscience, si inutile qu'il soit désormais. "

  • Poutine n'€™a pas créé la surprise en se succédant à lui-même, après l'intermède de sa créature Medvedev. En revanche, c'€™est à Moscou et Saint Pétersbourg que les manifestations ont créé l'€™événement que plus personne n'€™attendait. Après les printemps arabes, les peuples de la Fédération de Russie allaient-ils rester silencieux face à l'€™autoritarisme régnant, à la corruption et à l'€™illusion démocratique ? Pourquoi ce mouvement soudain ? Pourquoi son extinction si rapide ? Y aura-t-il des suites à cette exigence de « propreté » dans la vie politique russe ?
    Dina Khapaeva pointe certaines caractéristiques de la société russe actuelle et de son histoire.

  • Le Luxe semble avoir pris possession de la planète : d'une santé éclatante malgré la crise, de New York à Shanghai, il dicte nos rêves, sculpte nos corps, lisse nos peaux, redessine nos villes. Pour des millions d'individus, il définit le rêve ultime. Il a ses temples, ses messes, ses gurus, ses prêtres(ses), ses croisés - tout travaille à convertir nos âmes à sa nouvelle religion.
    Et si l'on retrouvait derrière ce phénomène l'avènement d'un esprit luciférien ? Non pas le Diable rouge, épouvantail d'une idéologie bigote, mais, en revenant aux sources mêmes de ce qu'il incarne, Lucifer comme principe de liberté, de rupture et de création.
    C'est la surprenante et troublante hypothèse de cet essai au style fluide et précis, qui se lit comme une enquête littéraire et sociétale, brassant les références à la fois pop et académique, de Lady Gaga à Annie Le Brun, de Marlowe à Morrison. Un point de vue à la fois expert et personnel, implacable, qui ambitionne de rafraichir le regard tout autant sur le luxe que sur Lucifer.

    Nicolas Chemla, consultant et spécialiste du luxe, propose un essai original et percutant, qui brasse les références pop et académiques, une enquete litteraire et sociétale au coeur d'un phénomène universel et contemporain. Un point de vue expert et personnel, implacable, qui rafraichit autant le luxe que la figure de Lucifer !

  • « L'art roman, c'est des églises, encore des églises, toujours des églises », « Le XIIe siècle est la grande époque de l'art roman », « L'art roman reflète une époque angoissée par la fin des temps », « L'architecture romane est maladroite, petite, sombre », « Les cathédrales de lumière, c'est l'art gothique ! », « Au Moyen Âge, il n'y a pas d'artiste »... Souvent qualifié d'austère et de sombre, par opposition au gothique, l'art roman est presque toujours réduit aux « églises romanes ». C'est oublier que cet art fut d'une richesse exceptionnelle, réconciliant l'astronomie et la spiritualité, les sciences de l'homme et les techniques de pointe, l'art et la matière... C'est cette variété que l'auteur nous invite à découvrir ici.

  • Joey n'est pas un garçon comme les autres. Toujours sur son scooter, le Leica de sa mère dans le sac, les pizzas à livrer dans le coffre, il parcourt les rues de Paris à la recherche d'« âmes perdues » à immortaliser. Un soir, sa course l'entraîne au cimetière des Batignolles. C'est là, entre deux tombes, qu'il fait La rencontre : Alice, la plus jolie fille qu'il ait jamais vue. Déjà amoureux, le jeune homme découvre vite que sa belle est en danger. Mais est-on certain de savoir qui est la proie ?

  • « Est-ce femme ? est-ce flamme ?
    C'est une âme qui se damne.
    - Ta mort ! - Mon plaisir !
    Danserai à en mourir ! » M.T.

    En 1922, Marina Tsvétaïeva écrit en russe un poème qui s'inspire du célèbre conte d'Afanassiev, « Le Vampire », l'histoire de la belle Maroussia qui tombe amoureuse de celui avec lequel elle a dansé toute la nuit, et qu'elle surprend le lendemain en train de dévorer un cadavre. En 1929, à Paris, Tsvétaïeva entreprend de traduire ce poème en français. Elle l'intitule « Le Gars ». Plus tard, elle le réécrit sous forme de conte qu'elle accompagne d'un avant-propos pour l'édition française. C'est cet ensemble qui est ici lu par Anna Mouglalis. Variations sur un même thème, où vie et mort se mêlent, se trahissent, se traduisent, ces trois textes jouent brillamment avec une langue teintée d'une inquiétante étrangeté.

    Ce livre audio a été honoré du Prix du public 2020 de La Plume de Paon.

  • Cloîtrée dans une maison de campagne isolée et tenue à l'écart de toute activité par son mari médecin, une jeune mère dépressive après la naissance de leur enfant brave en secret l'interdiction qu'il lui pose d'écrire. Désoeuvrée, elle sombre dans la fascination pour l'affreux papier peint de la chambre à coucher. Elle finit par y voir, en miroir, une femme séquestrée derrière les arabesques...

    « Pendant longtemps, je n'ai pas compris ce qu'était cette forme dérobée derrière le motif, mais maintenant, je suis certaine que c'est une femme. À la lumière du jour, elle est calme, immobile. J'imagine que c'est le motif qui la bride. C'est si troublant... Et je m'y absorbe des heures... Parfois, je me dis qu'elles sont des multitudes, parfois qu'elle est seule. Elle fait le tour en rampant à une vitesse folle, ébranlant chaque motif. Elle s'immobilise dans les zones de lumière et, dans les zones d'ombre, elle s'agrippe aux barreaux qu'elle secoue avec violence. » C.P.G.

    Ce titre est dans la sélection du Grand Prix du livre audio 2020 de La Plume de Paon.

  • Miroirs et fumées

    Neil Gaiman

    Alternant humour, réalisme, fantastique, noir, érotisme et interprétation moderne de mythes anciens, ce recueil de trente textes et nouvelles hantera longtemps votre imagination, bousculera vos sens, entraînera votre âme vers des profondeurs inconnues... Entre les mains de Gaiman, la magie n'est pas une illusion, mais un révélateur puissant de notre humanité, obscurcie par les fumées de nos peurs et réfléchie dans le miroir de nos rêves.   « Nous avons de la chance de pouvoir lire Gaiman. Sa fécondité alliée aux qualités supérieures de son travail est formidable et presque intimidantes. » Stephen King   « Gaiman est un maître dans l'art de créer et d'animer ses univers. » Poppy Z. Brite »

  • L'étude de Michel Lord établit un modèle archétypal du roman gothique, analyse les éléments constitutifs de l'imaginaire romanesque (le décors terrifiant et trois personnages archétypaux : le héros sotériologique, le vilain et l'héroïne victime) et procède à l'analyse interne du discours narratif. (Il s'agit de la 2e édition de cet ouvrage).

    Michel Lord est professeur au Département d'études françaises de l'Université de Toronto. En 2009, il a publié, toujours chez Nota bene, Brèves implosions narratives. La nouvelle québécoise, 1940-2000. Ce livre s'est rapidement imposé comme une étude essentielle de ce genre narratif bref au Québec.

  • La chambre verte

    Martine Desjardins

    • Alto
    • 22 Mars 2016

    Toute maison a ses secrets, mais aucune ne les protège plus jalousement que l'auguste demeure de la famille Delorme. Avec ses soixante-sept serrures et sa chambre forte où gisent les restes momifiés d'une femme serrant une brique entre ses dents, cette véritable banque privée a toujours tenu à l'abri des regards indiscrets son lot de biens mal acquis, de vices cachés, de rites cruels et de substances illicites. Jusqu'au jour où elle ouvre sa porte à Penny Sterling, une jeune intrigante dont les ressources n'ont d'égal que la curiosité... Saga familiale joyeusement gothique où les vieilles filles se soûlent à l'extrait de vanille, les orphelins cherchent à venger leur héritage volé et les maisons assouvissent leurs pulsions meurtrières, La chambre verte illustre, avec un humour vif et caustique, la fatalité des fortunes bourgeoises : la première génération amasse le capital, la deuxième le fait fructifier, tandis que la troisième dilapide le patrimoine jusqu'au dernier sou.

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