• « Pour mourir libre, il faut vivre libre. » La vie et la mort s'entrelacent au coeur de ce « Manifesto » pour un père bientôt disparu. Proche de son dernier souffle, le corps de Félix repose sur son lit d'hôpital. À son chevet, sa fille Léonor se souvient de leur pas de deux artistique - les traits dessinés par Félix, peintre et sculpteur, venaient épouser les notes de la jeune apprentie violoniste, au milieu de l'atelier. L'art, la beauté et la quête de lumière pour conjurer les fantômes d'une enfance tôt interrompue. Pendant cette longue veille, l'esprit de Félix s'est échappé vers l'Espagne de ses toutes premières années, avant la guerre civile, avant l'exil. Il y a rejoint l'ombre d'Ernest Hemingway. Aujourd'hui que la différence d'âge est abolie, les deux vieux se racontent les femmes, la guerre, l'oeuvre accomplie, leurs destinées devenues si parallèles par le malheur enduré et la mort omniprésente. Les deux narrations, celle de Léonor et celle de Félix, transfigurent cette nuit de chagrin en un somptueux éloge de l'amour, de la joie partagée et de la force créatrice comme ultime refuge à la violence du monde.

  • Voilà quatre ans que l'ombre de Jeanne plane sur eux. Comme s'ils n'avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu'elle était morte pour de faux.
    Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l'existence de chacun ne tourne plus qu'autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d'hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d'éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l'arrêt des soins. C'est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l'époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu'ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d'imaginer ce qui les attend. L'impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme...
    Après J
    e sais pas et
    Je t'aime, le nouveau thriller de Barbara Abel dissèque à la perfection la psychologie et les émotions en montagnes russes des personnages qui gravitent autour du corps de Jeanne, inerte et si présent à la fois.

  • Sujet à une psychose brutale et non identifiée, le neurologue Camilo Escobedo est interné dans un hôpital psychiatrique. Du jour au lendemain, il se retrouve le patient de ses propres collègues et internes. Jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il souffre d'une maladie auto-immune récemment découverte. Celle-là même qu'il a longtemps étudiée et qui l'a toujours fasciné : la maladie dont est atteinte la jeune fille dans L'Exorciste.
    Cette histoire, c'est celle, véridique, du docteur Escudero. En relatant la vie de ce neurologue, Gabi Martínez donne à lire le système de santé et la réalité sociale de Barcelone. C'est le combat singulier, dans un monde globalement corrompu, d'un personnage inoubliable.

  • Des documentaires qui font la part belle aux illustrations et abordent les questions telles que les enfants se les posent. Un support précieux pour discuter avec eux et répondre à leurs interrogations sur le monde.

  • Un étudiant en médecine en pleine crise de vocation, des médecins paramilitaires ou très zen, des infirmières rebondissantes et des patients tenaces tentent ensemble, sous une averse de consignes sanitaires contradictoires, de ne pas boire la tasse. Bienvenue dans la vague du Covid sur laquelle surfe Cov le virus, animateur teigneux d'une chaîne YouTube diffusant des fake news.

    Avec sensibilité et humour, Olivier Luge, médecin au CHU de Lyon, nous plonge au coeur d'un grand hôpital confronté à la pandémie.

  • « L'Amérique est censée incarner la liberté. Pourtant, la maladie et la peur nous ont rendus moins libres. Être libre, c'est devenir soi-même, se déplacer dans le monde en suivant ses valeurs et ses désirs. Chacun d'entre nous possède un droit au bonheur et à laisser une trace. La liberté s'arrête lorsque nous sommes trop malades pour envisager le bonheur et trop faibles pour nous lancer à sa poursuite. Le mot liberté devient hypocrite quand il est prononcé par ceux-là mêmes qui créent les conditions de notre maladie et de notre impuissance. Dès lors que notre gouvernement fédéral et notre médecine commerciale ruinent notre santé, ils nous ôtent la liberté. » T. S.

  • Max et ses amis sont tout excités à l'idée de participer au grand tournoi régional. Mais lors du premier match, Max se blesse et se retrouve le pied dans le plâtre. Et le pire, c'est qu'il ne va pas pouvoir faire de foot pendant un mois, ni participer au tournoi ! Heureusement, son entraîneur Lucas lui trouve un rôle stratégique à jouer dans l'équipe. Il peut observer ses camarades, et les aider à progresser !

  • Apprendre à lire pas à pas, c'est facile avec Téo et Nina ! Les romans « Je lis Pas à Pas » proposent 4 niveaux de lecture pour commencer à lire dès le début de l'apprentissage et progresser pas à pas. Dans ce roman de niveau 1, Téo est tombé à vélo. Il a la jambe cassée ! Il va devoir rester à l'hôpital. Heureusement, Téo va découvrir les bons côtés de la vie à l'hôpital.

  • Sous nos propres yeux notre société matérialiste, frappée de pestilence, s'est décomposée en quelques semaines. Ce que d'aucuns appellent d'un mot approprié le « darwino-capitalisme », ce pouvoir économique hostile aux faibles et impitoyable aux inutiles, a trouvé plus fort que lui.Cet essai n'est pas un livre de plus sur la pandémie mais sur ce que nous avons consenti à perdre. Et si la nouvelle peste affectait nos sensibilités et nos valeurs humanistes depuis longtemps ? Ce drame attente à notre vérité profonde, à notre dignité, et telle est bien la seule question qui vaille la peine d'être posée : sommes-nous restés humains ? À moins que dans le culte de la performance et son progressisme militant, le fanatisme propre aux utopies, nous ayons progressivement perdu notre humanité.

    Stéphane Toussaint est directeur de recherches au CNRS. Philosophe, spécialiste de la Renaissance italienne et historien de l'humanisme, il est l'auteur de La Liberté d'esprit (Les Belles Lettres, prix Idées Les Influences 2019).

  • La vacation

    Martin Winckler

    Gestes à accomplir. Bruits de machine. Doigts caoutchoutés. Et ces femmes qui viennent vers le médecin Bruno Sachs, angoissées, confiantes, meurtries... Bruno Sachs accomplit une fois par semaine à l'hôpital une vacation, c'est-à-dire qu'il pratique des avortements dans le cadre de la loi sur l'interruption de grossesse. Comment faire coïncider la banalité du geste et la blessure qu'il inflige à la chair mais aussi à l'imaginaire? Comment supporter ce double poids et que peut-on en faire? Un livre, par exemple. Dans une clandestinité choisie et durant toute une journée, qui sera comme un contrepoint à sa journée de vacation, Bruno Sachs recompose ces instants de vie, de mort ; il raconte, il décrit, il énumère, il rêve, il lui arrive aussi de jouer avec les mots par défi, par plaisir, on pense à Perec bien sûr, à Queneau...

  • Cet ouvrage a vocation à être utile à tous les soignants, dès lors qu'ils sont confrontés dans leur pratique quotidienne à des décisions médicales qui les interpellent au plan éthique et qu'ils veulent pouvoir y voir plus clair, pour participer à leur juste place à la décision à prendre, en assumant leur part de responsabilité. L'ouvrage utilise un langage simple, clinique, abordable pour tous. La question n'est pas de proposer des développements théoriques pour justifier les fondements éthiques des décisions. Tout au plus propose-t-on des encarts  : «  Pour aller plus loin  », donnant quelques références plus académiques permettant au lecteur qui le souhaite d'approfondir un point ou un autre. Par contre, on trouve dans le manuel des check-lists, permettant d'être un peu systématique dans la procédure d'instruction éthique d'un cas singulier, afin de ne pas oublier une étape ou une question importante, et aussi pour être au clair avec les grands repères éthiques qui balisent et encadrent la pratique soignante.

  • La fille qui se trouvait en face de moi n'avait plus de visage.
    Mon père m'avait prévenu : si tu rencontres les patients d'ici, tu ne fais pas de commentaires, tu réagis le plus poliment possible. Tu risques d'être surpris, mais surtout tu es diplomate, tu ne montres rien à ces pauvres gens. Ils ont déjà tellement souffert. Tu vas en croiser pas mal, ici, des abîmés, des malheureux et il y a même un secteur pour les enfants et les grands ados.
    Hé, cache ta joie, Machin. C'est super romantique comme rencontre. Manque plus que les violons, non ?
    Un ado solitaire. 7 gueules cassées.
    Une histoire d'amitié étourdissante, loin des apparences.

  • En lieu et place d'un divan, le corps de Nuno, jeune toxicomane à l'agonie sur son lit d'hôpital. La séance se prolonge tel un tango diabolique. Infirmières, parents et proches défilent. Nuno écoute, depuis son coma, le frénétique débit de ses visiteurs : ressentiments, amertume et déceptions se déversent à l'envi. Pour fuir cette chorale désespérée, il se souvient des instants heureux... « Qu'on se rassure : La Mort de Carlos Gardel n'est pas un livre triste. Au contraire, c'est un roman désespéré, mais très drôle, souvent même bouffon, lyrique, aérien. » Christophe Mercier, Le Point

  • Août 2003. Une crise sanitaire sans précédent s'abat sur la France. La raison? Il fait trop chaud. Des milliers de personnes âgées meurent d'hyperthermie dans l'indifférence. Malgré les signaux d'alarme, le gouvernement ne prend pas la mesure du désastre dans le huis clos des hôpitaux. Jean Stern, journaliste, est alors opéré à Tenon, dans le XXe arrondissement de Paris. Dans un récit intime et halluciné, il raconte de l'intérieur la réalité dramatique de ces petites vieilles et petits vieux fauchés par l'hécatombe. Ce cri d'alerte sur l'hôpital et ses personnels soignants, déterminés autant que démunis, résonne avec la nouvelle crise sanitaire que nous subissons aujourd'hui.

    Jean Stern a publié Les Patrons de la presse nationale, tous mauvais (La Fabrique, 2012) et Mirage gay à Tel Aviv (Libertalia, 2017). Il collabore au site Orient XXI à La Chronique d'Amnesty International.

  • Depuis le début de sa diffusion en France en 2019, New Amsterdam rassemble 3,5 millions de spectateurs chaque semaine. Mais saviez-vous que cette série s'inspirait des mémoires du Dr. Eric Manheimer, ancien directeur médical de l'hôpital Bellevue, à New York ? Découvrez son incroyable récit.
    Fondé en 1736, l'hôpital Bellevue de New York est le plus ancien, le plus grand et le plus célèbre des hôpitaux publics américains. Cette ruche où travaillent sept mille personnes accueille indifféremment banquiers d'affaires, prisonniers de Rikers Island, sans-papiers clandestins ou diplomates des Nations unies. Tous sont pris en charge avec le même professionnalisme et le même dévouement.
    Nommé directeur médical de cette institution en 1997, Eric Manheimer raconte le quotidien des médecins et du personnel soignant à travers le parcours de douze patients - dont lui-même, atteint d'un cancer de la gorge.
    Ode à l'abnégation, ce récit - où percent aussi les frustrations et l'incompréhension face aux coupes budgétaires et à l'iniquité de certaines décisions politiques - laisse transparaître l'humanité d'un homme, autant que son humilité.
    Malgré les efforts déployés et les vies sauvées, la mort peut frapper. N'importe qui... à chaque instant !

  • Le parcours inspirant d'une adolescente, anorexique, qui, aidée de sa famille et forte de nouvelles rencontres, va trouver les armes pour apprendre à accepter son corps.Julie-Anne a 15 ans quand ses parents la déposent dans un hôpital psychiatrique pour adolescents. Anorexique, son poids est trop faible pour qu'elle puisse mener l'existence d'une jeune fille de son âge dans le monde extérieur. Elle doit prendre 7 kilos pour pouvoir sortir de l'hôpital et surtout, retrouver sa famille.
    Commence alors pour elle un long parcours, "enfermée" dans cette unité d'hôpital psychiatrique pour adolescents. Il va falloir s'y faire et malgré tout, s'y amuser. Mais elle va surtout y trouver un tout nouveau sens à sa vie grâce à des rencontres, les échanges avec sa meilleure amie, et...une passion inattendue.

  • White trash

    John King

    White Trash met en scène l'affrontement d'une infirmière et de son supérieur dans un hôpital en compression d'effectifs. À partir du démantèlement des services sociaux britanniques, John King, « l'écrivain du football et de la classe ouvrière anglaise », se livre à une satire mordante des stéréotypes de classes et traite finalement des inégalités et de la place de l'humain dans la société. Il nous offre un roman noir puissant sur la fracture sociale, émouvant et d'une actualité troublante.

  • Après un terrible accident de voiture, un homme rentre chez lui. Ayant échappé de peu à la mort (sa femme, elle, a disparu dans l'accident), il lui faut maintenant tout réapprendre. Sa fille, jour après jour, l'accompagne, et tente de tenir la main de cet homme intraitable.
    Inquiète ou joueuse, sa voix décrit les quatre saisons de ce retour à la vie. Elle raconte son histoire, celle d'un Français, juif laïque et républicain, né à la fin des années 20, amoureux des paysages de son enfance qu'il ne concevait pas de défendre autrement que les armes à la main. La guerre, la politique, le travail, les femmes, il a tout vécu sans jamais s'expliquer. Et il n'a pas l'intention de commencer.
    Lumineux, cocasse, bouleversant, ce livre est tout entier du côté de la vie. L'écriture engage avec la mort une course de vitesse, et rien ne dit qu'elle n'en sortira pas gagnante. Chacune – et chacun – y reconnaîtra l'essence même de ces liens si précieux qui se tissent entre les pères et les filles.

  • Préfacé par Marcel Rufo, ce témoignage poignant évolue de l'hôpital à la résilience. "Les épreuves nous font grandir. Elles permettent de se révéler, de s'affirmer et de se découvrir aussi."
    Le récit d'Arnaud commence alors qu'âgé d'à peine 13 ans, il comprend qu'il est malade et que sa vie s'apprête à prendre un tournant très différent de celle des autres enfants. Il entame un long parcours au contact des médecins, se renferme sur lui-même, et vit dans la destruction et la peur.
    Puis progressivement, son monde change. Des rencontres le font évoluer. D'autres patients notamment, qui deviennent des amis. Puis des personnages forts, comme Marcel Rufo.
    Alors qu'il vit à l'hôpital, il décide d'écrire une pièce de théâtre pour rendre hommage à ces soutiens inattendus. La pièce est écrite et les années passent.
    Huit ans plus tard, le texte est découvert et déferle sur les réseaux sociaux. 6 millions de personnes sont touchées. Le texte le dépasse. Cette résilience l'emporte, et lui permet de fonder sa première start-up. Une entreprise qui fête aujourd'hui ses 3 ans et compte une équipe de presque 20 collaborateurs.
    La créativité et la lumière sont venues faire face à la noirceur de la maladie et de la solitude qui l'enlaçaient quand il était plus jeune.
    La Couleur de la résilience raconte cette évolution au travers de la voix d'Arnaud et de celles de témoins qui ont souhaité transmettre leur regard.

  • « De livre en livre, Lobo Antunes affine sans cesse un langage d'une puissance inouïe qui fait de la douleur d'individus égarés au bord d'eux-mêmes le symbole même de la condition humaine. » Hugo Pradelle, La Quinzaine littéraire « Il faut entrer [dans l'écriture d'António Lobo Antunes] et s'y laisser couler. Le rythme, alors, vous hante dès que vous y avez goûté. » Florence Noiville, Le Monde des livres « Lire la prose du plus grand écrivain portugais est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf. » Bruno Corty, Le Figaro

  • En découvrant les journaux intimes de sa grand-mère, Anne plonge au coeur d'un mystérieux sanatorium à l'époque nazie. Un roman bouleversant où la petite histoire rejoint la grande.À la mort de sa grand-mère, Anne Südhausen hérite d'un mystérieux médaillon en argent et découvre, cachés sous le lit, une dizaine de cahiers d'écolier à la couverture noire. Un journal intime que sa grand-mère Charlotte a rédigé en 1943, lors de son séjour au Bois des Ombres.
    En lisant ces carnets, Anne découvre un pan de la vie de sa grand-mère dont elle ignorait tout. Quel était ce Bois des Ombres, cette mystérieuse clinique autrichienne, dans laquelle sa grand-mère a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelles expériences psychiatriques, menées par les nazis, abritait-elle ? Qui était vraiment son énigmatique directeur ?
    Alors qu'elle n'a qu'une hâte, avancer chaque jour un peu plus dans la lecture de ce journal, Anne se rend compte que deux des carnets ont disparu...
    Un roman bouleversant où présent et passé s'enlacent, et où la petite histoire rejoint la grande.

  • Snow Yardley, 17 ans, est internée en hôpital psychiatrique depuis l'enfance. Dans son délire, ses colères glaçantes paralysent l'opposant. Dans son délire, un étrange garçon vient la voir et lui dit qu'elle est la princesse d'un royaume dans lequel l'hiver n'a cessé depuis son départ. Mais est-ce vraiment un délire ?

  • Le cri d'alerte aux 11 millions de vues
    Lorsqu'il nous est impossible de répondre à un appel à l'aide, à des yeux quémandeurs, à une colère qui n'aurait besoin que de douceur pour s'éteindre, c'est une petite partie de nous qui se désintègre, une parcelle de peau de soignant, infime, qui se désagrège. La blouse n'est pas une armure. Elle ne le devient jamais.
    11 janvier 2017. Sabrina-Aurore Ali Benali, jeune interne dans un service d'urgence, interpelle sur sa page Facebook " Sabrina Aurora " la ministre de la Santé sur l'état alarmant de l'hôpital en France. La vidéo est vue plus de 11 millions de fois en soixante-douze heures.
    Du jour au lendemain, Sabrina devient la voix des professionnels de santé du pays - qui se sont reconnus dans son message -, dénonçant le manque de moyens, les conditions de travail détériorées et l'épuisement de ceux qui, chaque jour, veillent sur nos vies.
    L'auteur évoque ici les immenses failles qui fissurent l'institution hospitalière : de la formation des médecins, qui omet le rapport aux patients, jusqu'au système de fonctionnement inspiré de l'entreprise, incapable de soigner correctement et humainement.
    Mais ce livre est aussi en creux le portrait d'une femme révoltée et altruiste qui, malgré les difficultés, croit profondément en son métier et aux valeurs d'égalité et de fraternité.

  • Le travail permet-il le bonheur ?
    Convoité ou subi, orientant l'éducation, rythmant le quotidien et laissant envisager une retraite paisible, le travail est au coeur de nos existences. Partant de ce constat, Yun Sun Limet livre ici un petit essai sous la forme de courtes lettres, écrites à quelques destinataires privilégiés (deux amies dont une d'enfance et un ami universitaire). Malade et donc provisoirement éloignée du travail, elle propose une méditation à la fois intime, très personnelle et informée sur cette « valeur » centrale de nos sociétés. Se rencontrent les grands noms de l'histoire et de la sociologie du travail, Marx, Weber, Blanqui, mais aussi Sénèque, inattendu et pourtant essentiel pour accompagner la fragilité de l'existence et le sens que le travail lui donne.
    À la croisée de la réflexion et de la fiction, ce traité contemporain, porté par la voix juste et profonde de son auteur, ne perd pas une ligne pour être également un formidable appel à la vie, à la vie heureuse.

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