• Où en est aujourd'hui, le Cambodge, après le 17 avril 1975, date de la victoire des révolutionnaires khmères ? Témoin oculaire de la prise de Phnom Penh, François Ponchaud nous en fait revivre les péripéties : entrée des révolutionnaires, exode forcé de toute la population. Il évoque ensuite la prise du pouvoir dans les provinces, la désertion des villes et des bourgades par un peuple livré de force au travail de production agricole. Par une analyse du discours officiel tenu par la radio, l'auteur décrypte les buts poursuivis par la révolution, l'organisation de la nouvelle société, la formation idéologique du peuple, la création d'une nouvelle culture. Par sa radicalité même, cette révolution comporte des traits spécifiques que l'auteur situe dans le contexte historico-social qui l'a vue naître, ainsi que dans l'histoire personnelle de ses leaders actuels. Révolution fascinante et terrifiante... L'expérience cambodgienne est un défi qui interpelle tout homme.

  • Cet ouvrage propose un panorama de la Thaïlande. À la fois géographique et historique, ce tour d'horizon d'un pays millénaire s'interroge aussi sur la place de ce pays face au monde et à la modernité, avec les problèmes actuels du développement économique et de la montée des nationalismes. Destination touristique parmi les plus recherchées, la Thaïlande est étudiée ici comme partie intégrante des nouvelles donnes économiques et politiques de l'Asie.

  • Le 18 février 1947, lorsque le Royaume Uni décide de remettre le problème de la Palestine à l'ONU, la France sait qu'elle peut faire entendre sa voix. Elle est, pour de multiples intérêts, attachée à cette région. Ses liens historiques avec le Levant, ses colonies au Maghreb, son influence en Syrie et au Liban, pays sur lesquels elle a reçu un mandat, la présence de députés arabes au Parlement et ses quelque 25 millions de musulmans font d'elle une véritable puissance musulmane. Elle est aussi proche du mouvement sioniste et les activités du réseau clandestin, constitué pendant la Seconde Guerre mondiale, s'accélèrent à partir de 1946, date à laquelle David Ben Gourion choisit d'établir son quartier général à Paris. Enfin, en sa qualité de protectrice traditionnelle des Latins de Jérusalem, elle a fondé de nombreux établissements religieux, éducatifs et culturels en Terre sainte et influence grandement le Vatican sur la question des Lieux saints. Mais le débat divise la France. Pro-sionistes et pro-arabes s'affrontent au gouvernement et à la délégation de l'ONU. La France a-t-elle voulu la création de l'État d'Israël ? Pourquoi avoir été la dernière grande puissance, non seulement à voter pour la création de l'État hébreu, mais aussi à le reconnaître officiellement de jure, près d'un an après sa fondation, le 11 mai 1949 ? La naissance de l'État d'Israël, l'une des premières aventures des Nations Unies, est aussi l'une des plus grandes batailles de la IVe République. En appuyant sa recherche sur des documents diplomatiques récemment ouverts, l'auteur confronte les politiques officielle et secrète de la France, met au jour les réseaux clandestins et le rôle des hautes figures de la politique française : Vincent Auriol ; Georges Bidault, Robert Schuman, Léon Blum, le Général de Gaulle, Jacques Soustelle. Observateurs privilégiés des débats en Conseils des ministres et aux Nations Unies, nous découvrons quelle a été l'implication de la France lors des grands événements de notre époque : la création de l'État d'Israël, la tragédie de l'Exodus, l'affaire de l'Altaléna, la première guerre israélo-arabe et le début de la question palestinienne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les questions qui se posent après l'assassinat du président Kennedy le 22 novembre 1963 : Oswald était-il coupable? Si oui, a-t-il agi seul? Quels furent les rôles des différents services spéciaux américains? La mafia fut-elle complice? En un mot, qui a assassiné Kennedy et pourquoi?

  • Présente les bases indispensables à la compréhension du continent noir, en soulignant l'importance des liens familiaux et claniques, le rôle joué par les ancêtres et les forces invisibles comme médiateurs avec le transcendant, les rapports existant entre les divers éléments de la nature et de l'histoire africaines.

  • La Chine populaire représente une réponse nationale aux graves crises de la Chine moderne. Mais c'est aussi une expérience située dans l'héritage du socialisme de type soviétique, qui va de la phase maoïste suivie, après la mort de Mao Tsê-toung, à la démaoïsation entreprise par Deng Xiaoping à partir de 1978. Ce livre montre que les contradictions de la période maoïste et du Grand Timonier lui-même, préparent les ruptures de l'après-Mao. Les réformes économiques amènent à des bouleversements systématiques, et à une réinsertion de la Chine dans l'univers capitaliste mondial. On constate donc aujourd'hui que les changements vont bien au-delà des objectifs plus limités voulus par les réformateurs dans les premières années de Deng Xiaoping.

  • Le Pakistan se trouve à la limite de deux mondes : le monde iranien et le monde indien. Cette frontière est marquée par l'Indus. Sur le plan historique, si le pays est de formation récente (1947), la terre a vu fleurir l'une des plus anciennes civilisations du monde.

  • Les Canadiens sont à la recherche d'un gouvernement fédérateur qui préserverait la diversité dans l'unité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce volume de la collection "Que sais-je" est paru en 1995, soit deux ans avant le rattachement d'Hong Kong à la Chine. Caprice de l'histoire, gageure politique, accident géographique, paradoxe démographique, miracle économique, on a tout dit à propos de Hong Kong. Blottie sur un territoire microscopique, cette colonie de la Couronne a vu sa population passer de 600 000 habitants à la fin de l'occupation japonaise, en 1945, à plus de 6 000 000 en 1995, grâce à l'action combinée de l'accroissement naturel et de périodes d'immigration massive de réfugiés en provenance surtout de la Chine continentale. Ce volume s'attache à décrire les travaux monumentaux accomplis afin de nourrir cette vaste population et la loger décemment, avec en toile de fond un avenir politique incertain.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Les Almoravides et leur épopée sont nés ici. Des cités anciennes y recèlent de fabuleuses richesses. Ce pays eut à sa tête, avec Mokhtar Ould Daddah, l'un des chefs d'État les plus prestigieux de la décolonisation africaine. Plus près de nous, de la guerre du Sahara à l'expérience démocratique menée aujourd'hui par le président Ould Taya, en passant par les sanglants drames internes d'avril 1989, la Mauritanie vit les affres et les réussites, les troubles et les enthousiasmes d'un État frontière entre deux mondes, à la fois du nord et du sud, du Maghreb et de l'Afrique occidentale. L'essentiel de la vie politique, pour paraphraser Antoine de Saint-Exupéry qui aima tant ce pays et ses hommes, est pourtant invisible aux yeux. Tout ou presque, en Mauritanie, échappe aux grilles d'analyses familières aux étrangers. François Soudan, qui a effectué de nombreux séjours en Mauritanie, et qui a recueilli les confidences de très nombreux acteurs de la scène politique contemporaine, y compris au plus haut niveau, nous offre ici quelques clés indispensables - et quelques révélations étonnantes - pour appréhender ce pays mystérieux, complexe et passionnant.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L e roi Yaçovarman qui fonda Angkor, sa capitale à la fin du IXe siècle, l'avait édifiée à l'image du monde des dieux du brahmanisme, espérant ainsi assurer la pérennité de son royaume. Au cours de trois siècles, ses successeurs multiplièrent les fondations religieuses, renforçant la protection d'Angkor. Le plus célèbre de ces temples est Angkor Vat (XIIe siècle). Cependant la ville fut prise par les Chams en 1177. Le nouveau roi Jayavarman VII, un bouddhiste, ayant écrasé les envahisseurs, reconstruisit la capitale, Angkor Thom, et la chargea de tout un symbolisme, selon la cosmogonie bouddhique, pour en faire un monde divin indestructible.

  • L'étendue de l'Inde est comparable à celle de l'Europe. Il en est de même de sa diversité et de ses contradictions. Mais la complexité de l'Inde n'a pas empêché qu'elle soit considérée, depuis une haute antiquité, comme une entité culturelle, dont l'unification politique ne s'est réalisée, historiquement, qu'une seule fois : dans l'Inde anglaise. Jacques Dupuis, historien, géographe et anthropologue de terrain, a tenté d'expliquer les civilisations et les sociétés indiennes dans leur évolution, depuis la préhistoire jusqu'au XXe siècle. Son propos n'est pas de faire ou refaire l'histoire. Il montre que, si l'Inde est un pays de mystique et de traditions philosophiques, elle est aussi un grand pays moderne qui tient une place de premier plan sur la scène internationale. L'originalité de ce petit ouvrage est que les traits de civilisation et de société y sont constamment présentés comme éclairés, nourris par le passé. C'est l'indianité vivante qui apparaît ici, dans son ensemble, pour la première fois.

  • Les lettres, les appels à la jeunesse, les discours, les notes de travail de celui qui fut commandant en chef de 1950 à 1952 en Indochine. Un document historique.

  • Le thème proposé cette année au CAPES et à l'agrégation d'anglais est d'une richesse infinie et ne se prête que difficilement à des interprétations univoques et réductrices. Il traverse le XI Xe siècle mais ne peut se comprendre qu'au travers d'une juste appréciation des deux siècles qui ont précédé son apparition officielle dans le vocabulaire de l'idéologie américaine. Le présent volume entend apporter aux étudiants des éclairages aussi précis que variés sur cette notion éminemment complexe et protéiforme, sans se contenter de faciles simplifications.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La crise dite des Alcabalas, du nom de l'impôt dont la mise en recouvrement servit de détonateur, secoua Quito et sa région en 1592 et 1593. Souvent considérée comme un moment clé du devenir national, et devenue l'un des tout premiers mythes fondateurs de l'identité équatorienne, elle n'avait, pourtant, fait l'objet, jusqu'ici, d'aucune étude approfondie et conforme aux exigences de l'histoire moderne. Cette analyse s'attache à dénouer l'écheveau complexe des événements, que des témoignages, intéressés et contradictoires, presque toujours repris sans aucun critère, avaient embrouillé comme à plaisir. Pour cela, l'auteur dessine le panorama, et restitue la conjoncture régionale et andine qui marqua le pays au cours des dix années précédant la tourmente. L'affaire des Alcabalas se situe, en effet, de manière évidente, à la confluence d'une longue crise d'autorité des divers organes de l'appareil d'État à Quito, et d'un malaise beaucoup plus diffus, insidieux et profond. En effet, là comme ailleurs dans l'Empire, la vieille société, héritière de la Conquête, était peu à peu déplacée par des structures et des hommes représentatifs de mentalités nouvelles ou d'intérêts différents et, de ce fait, liés par un autre type de pacte au pouvoir espagnol. La Maison des Pays Ibériques, groupement scientifique du CNRS, est un centre de recherche et de documentation sur l'aire culturelle ibérique et ibéro-américaine. À ce titre, elle développe, notamment, des recherches pluridisciplinaires, dont l'originalité est de confronter, sur un thème commun, des chercheurs venus d'horizons différents.

  • Réunies en l'honneur de Charles-Robert Ageron, ces quarante contributions au colloque "La guerre d'Algérie au miroir des décolonisations françaises", reposent à la fois sur l'accès à de nouveaux fonds d'archives et sur la détermination de nouvelles problématiques. Ces recherches originales permettent, dès aujourd'hui, de présenter la guerre d'Algérie et les décolonisations dans une dimension spatio-temporelle plus ample. Une redéfinition de la chronologie des origines de la guerre et de ses acteurs est désormais possible. Tournant le dos à une querelle stérile sur les dates du conflit, l'interrogation porte sur la société au sein de laquelle la guerre d'Algérie fait irruption et dont elle tire ses caractéristiques irréductibles. La guerre d'Algérie, étape des décolonisations françaises, dont elle constitue l'un des épisodes les plus tragiques, doit aussi être réinsérée dans ce mouvement plus vaste. Il ne s'agit plus seulement de procéder à une histoire comparée des décolonisations, mais de mettre en évidence les interactions entre les diverses phases de ce processus historique et entre ses différentes scènes : territoires colonisés en cours d'émancipation ou devenus récemment indépendants, métropole, puissance tierce. Mais la guerre d'Algérie ne s'achève pas en 1962. Elle s'est prolongée de part et d'autre de la Méditerranée, par une « guerre des mémoires » du fait de l'ampleur des blessures qu'elle a causées et dont beaucoup ne sont pas encore cicatrisées. Enfin, par l'importance des enjeux qu'elle continue de véhiculer, la guerre d'Algérie révèle les rapports ambigus, conflictuels, que l'historien entretient avec ses sources « écrites ou orales », qu'il doit pourtant clarifier pour exercer son métier avec honnêteté. De ce point de vue, l'histoire de la guerre d'Algérie a une valeur méthodologique qui dépasse son propre objet.

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