Littérature traduite

  • Quand le jeune d'Artagnan quitte sa Gascogne natale pour Paris, il n'a qu'un rêve en tête : devenir mousquetaire. En chemin, son caractère fougueux va attirer sur lui les foudres des gardes du Cardinal de Richelieu, lui permettre de se lier d'amitié avec trois de ses glorieux aînés, Athos, Porthos et Aramis, et même de croiser l'amour en la personne de Constance, lingère de la Reine... Mais il est loin de se douter que ces rencontres l'amèneront à se rendre jusqu'à Londres, afin de déjouer un complot qui pourrait mettre la France en péril ! Un pour tous, et tous pour un !
    Redécouvrez les aventures épiques et indémodables de D'Artagnan et ses amis comme vous ne les avez jamais lues !

  • Virginia Woolf, ici, va droit aux faits avec la plus redoutable précision. Femme, elle reconnaît, décèle et dénonce en précurseur ce scandale d'autant plus occulté qu'il s'inscrit partout, s'étale avec une évidence majestueuse : le racisme ordinaire qui réduit les femmes à l'état d'êtres minoritaires, colonisés. Scandale politique. Dictature qui annonce toutes les autres.

    « Derrière nous s'étend le système patriarcal avec sa nullité, son amoralité, son hypocrisie, sa servilité. Devant nous s'étendent la vie publique, le système professionnel, avec leur passivité, leur jalousie, leur agressivité, leur cupidité. L'un se referme sur nous comme sur les esclaves d'un harem, l'autre nous oblige à tourner en rond... tourner tout autour de l'arbre sacré de la propriété. Un choix entre deux maux... » V.W.

  • Un livre puissant et bouleversant, nécessaire à notre époque troublée

    Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu'au jour où Sebastián, s'apprêtant à révéler dans la presse l'identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n'est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s'est liée dans sa librairie... La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

    Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable
    Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...

    Porté par une écriture électrique,
    American Dirt raconte l'épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d'avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l'instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche...

    Hymne poignant aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie,
    American Dirt est aussi le roman de l'amour d'une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir. Un roman nécessaire à notre époque troublée.

  • Le prince

    Machiavel

    Ecrit il y a plus de vingt-cinq siècles, l'Arthashâstra propose une véritable doctrine de l'État, moderne, bienveillant et efficace. Kautilya, surnommé le Machiavel indien, porteur d'un conservatisme éclairé y défend autant le bien-être du peuple que l'autorité de son Roi.
    De cet immense traité, Jean-Joseph Boillot a extrait, traduit et adapté les grands principes de la bonne gouvernance. Parfaitement intemporelles, les questions qu'il aborde sont parfois même d'une étonnante actualité. Comment choisir ses ministres et mettre à l'épreuve leur moralité ? Comment assurer la sécurité des biens et des personnes ? Quel soin porter aux finances publiques et en prévenir les détournements ? Quelle place accorder à la justice ? Qu'est-ce que la souveraineté de l'État ?
    Alors que les grandes démocraties occidentales souffrent d'une profonde crise de gouvernance, que leurs dirigeants et leurs programmes ne sont plus capables d'enrayer la montée des populismes, le citoyen trouvera peut-être un peu de réconfort et le politique un peu d'inspiration à la lecture de l'un des plus grands traités de l'Inde ancienne.

  • Ouragan

    Danielle Steel

    Un ouragan s'approche de New York. Dans quelques heures, six personnes, leurs familles, leurs amis, et les millions d'habitants qui les entourent se retrouveront submergés par les flots.
    Alors que l'ouragan Ophelia menace New York, Ellen est en visite chez sa mère, qui refuse de quitter son appartement. Peter et Ben, deux étudiants en colocation, trépignent d'impatience à l'idée du spectacle et s'installent confortablement chez eux pour voir le phénomène.
    Lorsque la tempête s'abat sur la ville, elle emporte tout avec elle et c'est un autre défi qui commence : les survivants doivent affronter l'avenir, réparer les dégâts et panser leurs blessures.
    Charles ira de refuge en refuge pour retrouver son ex-femme et ses deux filles. Quant à Juliette, médecin urgentiste, elle tentera désespérément de sauver ses patients.

  • Une comédie romantique, cosmique et drôle. Les fans de Love Actually vont être ravis !
    À Sydney, Justine Carmichael - Sagittaire cartésienne inflexible sur l'orthographe - croise par hasard Nick Jordan - Verseau inspiré, accro à la scène -, son amour d'enfance.
    Les deux amis ont grandi ensemble et ne se sont plus revus depuis l'adolescence. Nick est comédien, ou tente de l'être, tandis que Justine attend patiemment qu'une place de journaliste se libère au sein du magazine où elle travaille,
    L'Étoile.
    Lorsque Nick confie à Justine l'admiration et la confiance qu'il voue à l'astrologue de
    L'Étoile et à ses prédictions, la jeune femme commence à s'intéresser de plus près à ce fameux horoscope.
    À la faveur d'une promotion tombée du ciel, Justine se lance alors dans une folle aventure... Dans l'espoir d'influencer les décisions de Nick et de le rapprocher d'elle, elle réécrit en douce, chaque mois, les prédictions dédiées aux Verseau.
    Mais rien ne va se passer comme prévu et les horoscopes de Justine vont bientôt impacter la vie de personnes dont elle ne soupçonnait pas l'existence... De turbulences stellaires en chaos tout à fait terrestres, les quiproquos vont s'enchaîner, au fil de scènes savoureuses.
    Peut-on se jouer du destin ? Rien n'est moins sûr ! Accro aux prévisions astrales ou totalement sceptique, vous serez envoûté par ce roman !

  • « Lorsqu'il est dit que le thème particulier de notre temps et la mission des générations actuelles consiste en une tentative énergétique pour ordonner le monde à partir du point de vue de la vie, il y a un sérieux risque d'être mal compris. [...] On a vécu pour la religion, pour la science, pour la morale, pour l'économie ; on a même vécu pour servir le fantôme de l'art et du plaisir ; on n'a juste jamais essayé de vivre délibérément pour la vie. Heureusement qu'on l'a toujours plus ou moins fait, mais non délibérément ; chaque fois que l'homme s'en est aperçu, il en a eu honte et a ressenti un étrange remords. Ce phénomène de l'histoire humaine est par trop surprenant pour ne pas mériter une méditation. » Paru en 1923, soit bien avant sa célèbre Révolte des masses (1930), Le Thème de notre temps est l'un des textes les plus prophétiques d'Ortega y Gasset (1883-1955).

  • Pourquoi les hommes cherchent-ils un sens à la vie ? Comment notre imagination en vient-elle à bâtir des mondes aussi éloignés de la réalité ? John Gray s'attache ici à nous montrer comment nous enjolivons notre existence d'innombrables fictions, détours et aveuglements afin de ne pas reconnaître que nous sommes, nous aussi, des animaux.
    Un essai incisif et captivant qui nous donne à reconsidérer notre place dans le monde.
    Professeur à Oxford et à la London School of Economics, John Gray est considéré comme l'un des penseurs les plus subversifs de notre temps.

  • La trentaine, l'écrivain new-yorkais Nathaniel Piven connaît enfin le succès qu'il recherchait. Son roman est sur le point d'être publié, de nombreux journaux le sollicitent pour collaborer et il est entouré par les femmes les plus désirables.Mais est-il capable de s'engager réellement ? C'est la question qui se pose lorsqu'une de ses aventures prend un tour plus sérieux...Immergée dans le Brooklyn des jeunes intellectuels, Adelle Waldman ausculte la psyché de ce citadin contemporain, imparfait, souvent exaspérant, mais qui lutte en permanence avec sa propre anxiété liée aux femmes.« Une comédie de moeurs du XXIe siècle intelligente et charmante. Waldman excelle à rendre compte des défauts de communication dans une relation amoureuse. » Jess Walter, The New York Times Book Review « Adelle Waldman pourrait bien être la Jane Austen de cette génération. Dans son roman, aussi amusant que douloureusement juste par moments, elle ausculte à la perfection les marivaudages de ceux qui forment l'aristocratie d'aujourd'hui : la jeune élite littéraire de Brooklyn. » The Boston Globe « Un auteur à suivre. Profondément intelligent. » Jonathan Franzen « Pourquoi ce livre est-il si court ? Espérons qu'il y aura une suite !... » Gary Shteyngart

  • Les choses ont vraiment mal tourné quand Elliott s'est suicidé. Ou plutôt quand il a raté son suicide. Car après être resté mort pendant trois minutes, le voici ramené à la vie. Et il y a cette jeune infirmière un peu étrange qui prend soin de lui. Il n'a toujours rien à perdre alors pourquoi ne pas faire un bout de chemin avec elle. Mais une fille comme ça ne voyage jamais seule, alors Elliott devra composer avec des jumeaux débiles. Et Stan the Man.

  • En l'an 40 de notre ère, deux jeunes paysannes à dos d'éléphant ont chassé de leur pays l'occupant Han, le plus grand empire de l'Antiquité. En cette année 1965 du calendrier impérialiste, le masque a encore une fois changé d'empereur et, encore une fois, filles de dragon et fils de fée font face... Nous sommes au Viêt Nam ; Maman Nymphéa a perdu tous ses enfants, l'un après l'autre, dans cette guerre terrible contre la plus grande puissance du monde. Seule survivante, Loriot-du-Saule, la petite soeur, se jette de toutes ses forces dans la bataille. Et si elle est sûre d'y rencontrer la mort, elle ne s'attend certes pas à y découvrir l'amour... Amour et haine, qui jamais ne pourront faire bon ménage ; Salangane et Point-Virgule en feront à leur tour l'amère expérience avant que l'Amérique comprenne enfin qu'elle est vaincue par la ténacité de ce peuple inflexible. Un roman (mais est-ce un roman ?) fascinant, foisonnant, tendre et violent, comme un coup de poing venu de ce Viêt Nam qui ne cesse de résonner dans nos mémoires...

  • « L'homme souterrain invite à une véritable expérience temporelle, tour de force rare en littérature. Au fil des pages, le temps acquiert une qualité, une texture particulière, un goût unique. Il s'amenuise certes, mais il se densifie, comme si la vieillesse offrait une qualité supplémentaire à la vie, une capacité de se réjouir dans un présent dilaté. » (Julien Burri, 24 Heures)
    « Librement inspirées des nombreuses légendes qui courent sur le cinquième Duc de Portland, ces tranches de vie dessinent un portrait à la fois comique et angoissantes, les hilarantes marottes scientifiques et psychologisantes du Duc formant la face visible d'un processus d'autodestruction que Jackson dévoile avec un art consommé de l'horreur, dans un style admirable de précision et d'élégance. Filant la métaphore du tunnel (sous la terre et vers l'inconscient), il fait de cette fausse auto-analyse artisanale truffée de clins d'oeil aux cauchemars romantiques un petit chefd'oeuvre d'humour et de noirceur. » (Laurent Barbiéri, Chronic'art)

  • La Nouvelle-Guinée centrale est la région la plus mal connue du monde. Après un périple dans la chaîne centrale, qui les a conduits chez les Chimbu aux somptueuses coiffures de Plumes de paradisiers, puis chez les Mendi qui acceptent difficilement la tutelle australienne, Pierre-Dominique Gaisseau et Tony Saulnier-Ciolkowski décident, en dépit des règlements en vigueur de s'enfoncer dans la zone incontrôlée, sans interprètes et sans armes. Là, ils entrent en contact avec les Duna, les survivants de la Préhistoire, qui portent des perruques fleuries, utilisent encore la hache de pierre polie et n'ont encore jamais vu d'Européens. La découverte de tels hommes, en pleine ère atomique, leurs réactions, la description de leur vie quotidienne, de leurs cérémonies d'initiation, de leurs rites funéraires, tel est le sujet de ce livre.

  • La route goudronnée reflète l'éclat du jour, serpente comme un gigantesque miroir sombre. La terre que je suis forcé de quitter n'a ni la force ni l'envie de se permettre quelques fantaisies, de s'élever en monts ou de s'affaisser en vallées. Sous la chaleur implacable que fait pleuvoir un soleil de plomb, elle se résigne à être plate et monotone comme notre destinée. Quelques collines, vestiges des temps passés, sont également là, sans prétendre pour autant rompre l'homogénéité de l'espace. Piqués de pierres tombales, leurs sommets renforcent la sensation d'une catastrophe imminente.

  • Au début de ce siècle, l'Amérique était un pays sans réelle tradition littéraire. C'est en Europe que l'écrivain américain allait chercher son inspiration. Aujourd'hui, les États-Unis se trouvent être le centre du monde littéraire anglophone. Ce livre révèle la richesse et la variété de la poésie américaine tout au long de ce siècle. Il est illustré de nombreuses photographies inédites.

  • Parce qu'il fréquente aussi assidûment les académies de peinture que la faculté de Médecine, Jack croque avidement au fusain et à la sanguine le corps d'Anita, un modèle qui devient sa maîtresse. Ils partent pour Ibiza, en compagnie d'un couple d'amis carabins. En Auvergne, un accident de la route provoque la mort d'Anita. Parler d'anthropophagie ne suffirait pas à expliquer les raisons qui amènent Jack, avec la complicité de ses amis, à découper et consommer le corps d'Anita. Chez Thieuloy, l'amour prend toujours des dimensions exploratoires, absolues, dérangeantes comme cette cannibale eucharistie. Jack conservera jalousement le squelette de sa bien-aimée, voyant dans l'os « ce qu'il y a de plus humainement immortel ». Servie par un style exceptionnel, drôle et féroce, cette nouvelle révèle le meilleur de Thieuloy. Elle fut publiée pour la première fois par les Éditions Balland, dans la collection « L'Instant romanesque », en 1980.

  • « Assis à même le sol, Rabah ramena sa jambe valide sous lui. L'autre, en bois, restait allongée. Il prit sa canne posée à côté de lui, la planta dans le sol et, s'y agrippant des deux mains, il réussit, d'une puissante traction, à se mettre debout. Son fils Miloud le regardait, intrigué. Il y avait surtout ce moment, moins d'une seconde, durant lequel le père se trouvait dans une position d'équilibre instable, mi-assis, mi debout, qui le fascinait. Miloud était le cadet de Rabah. Né par hasard, il allait sur ses dix ans, poussant on ne sait comment, un peu comme ces plantes qui poussent sur les bords du jardin sans qu'on puisse savoir d'où elles viennent, et qu'on hésite à arracher, car leur nature sauvage leur donne une beauté qu'on ne retrouve guère chez les plantes cultivées. » Rabah, Miloud, Lima, Si Aïssa l'épicier, Khaldi le poissonnier, Chergui le sage, et puis Rahma, cette belle jeune femme qui n'a peur de rien, convoitée par les hommes et redoutée par les femmes, abandonnée par un mari harki et qui veut trouver la paix... Une vie de village dans le bled algérien juste après le départ des Français, avec ses mômes qui furètent partout, ses adultes qui hésitent entre joies et souffrances, dans la lumière et la poussière que le soleil fait trembler. Un roman simple et fort qui est comme une source éclairante des drames ultérieurs.

  • Figure de proue du mouvement démocrate kurde, Mehdi Zana a passé onze années consécutives dans les geôles turques. De 1980 à 1991, il note les interrogatoires, les tortures quotidiennes, les transferts, les révoltes, les répressions violentes, le sadisme des geôliers et la solidarité des détenus dans les diverses prisons - notamment la redoutable prison n° 5 - où il est incarcéré. L'épouvante nous est contée dans une langue simple, noble, qui confère grandeur et dignité à ce témoignage. Le talent est évident. On est loin de la langue de bois des textes militants. L'auteur, en outre, expose clairement le problème des Kurdes de Turquie, tel qu'il fut traité, ou escamoté, de Mustafa Kemal à nos jours.

  • Qui sont les dieux de la religion populaire chinoise ? L'étude de chacun de ces dieux permet d'aborder un sujet général : l'existence d'un même mythe sous des variantes diverses, la création d'un nouveau mythe pour justifier d'anciens rites ou la déification de personnages historiques. Au carrefour du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme.

  • « Parfois à Téhéran, les hivers surgissent au coeur de l'été. Et il arrive que quelques touches de printemps s'imposent dans l'automne le plus gris. Dans « Vali-Asr », l'avenue du « Maître-du-Temps », longue de quinze kilomètres, ce qui en fait l'une des plus grandes du monde, ce ne sont pas les saisons qui habillent les femmes. Si, sous les lourdes chaleurs d'août, la grande artère qui traverse la capitale connaît des jours de frimas avec des tchadors tirés au cordeau sur les fronts, c'est parce que les milices islamiques sont sur le qui-vive, qu'elles font campagne contre « la corruption sociale ». Si, au contraire, quelques mèches de cheveux s'échappent d'un foulard, si un peu de fard rosit des joues, si un trait de rouge à lèvres dessine une bouche, c'est que le régime s'est assoupi un moment et que les forces de l'ordre font relâche. L'hiver le plus rigoureux est alors rapidement maquillé en printemps, souvent fugitif. Les femmes de Téhéran y excellent. » C'est ainsi que Jean-Pierre Perrin ouvre son livre. Nous ayant ainsi attirés, l'auteur nous emmène au coeur de la ville et du drame iranien - et en particulier de celui des femmes - dans un document qui laisse l'a parole aux Iraniens et mêle finement descriptions, analyses et information. Un livre qui se lit d'une traite et dont on sort à la fois fasciné et édifié par ce maelstrm qu'entraîne une révolution islamique.

  • Violaine Bouvier, une jeune employée d'une importante société financière s'aperçoit que l'ordinateur de son entreprise n'est pas programmé pour le passage de l'an 2000. Cet ordinateur qui passe de l'an 99 à l'an 00 va replonger la jeune femme dans le passé. Elle découvre alors avec surprise que son propre grand-père fait partie de ce passé troublant que lui révèle peu à peu le logiciel. Une série d'aventures anciennes se superpose à celle que vit la jeune femme dans le présent. Violaine Bouvier voit défiler sur l'écran le siècle curieusement entrecoupé d'épisodes sur ce grand-père étrange. Le patron de la D.S.A, la société où travaille la jeune femme, avoue rapidement, face à l'incrédulité de Violaine, qu'il a créé un logiciel capable de passer l'an 2000 sans reprogrammation. Un programme du pauvre en quelque sorte, selon le principe que l'avenir peut bien se satisfaire du passé. Violaine Bouvier est vite persuadée que cette affaire cache autre chose. Au terme d'une enquête en flash-back elle finira par découvrir que le patron de la D.S.A avait un intérêt tout personnel à revenir sur ce passé oublié. Au-delà de cette intrigue qui a pour cadre un sujet d'actualité, on se replonge dans l'histoire qui contredit notre mémoire. Le grand Bug de l'an 2000 n'est-il pas le révélateur de notre propre incapacité à nous souvenir ?

  • Fumée noire, dont l'histoire se situe en Côte d'Ivoire, dresse le portrait d'une démocratie balbutiante, d'une jeunesse africaine en proie au chômage, dans une société où politique et corruption vont de pair, où une poignée de dirigeants brasse des milliards de façon ostensible et arrogante. L'auteur, Boubakar Diallo, qui a construit une fiction intéressante autour des protagonistes de l'ancien et du nouveau régime, semble avoir bien prévu les événements qui ont eu lieu à la fin de l'année 1999.

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