Parascolaire

  • Qu'est-ce que l'homme ? Qu'est-ce que l'autre ? Comment être sage ? Comment vivre heureux ? Le XVIe siècle ne parvient plus à répondre à ces questions avec assurance. Le traumatisme des guerres de Religion et, avant lui, la découverte du Nouveau Monde ont ébranlé les certitudes. C'est dans ce contexte que Michel de Montaigne s'attelle à un projet singulier : dessiner son propre portrait pour mieux « peindre l'humaine condition ».
    Jour après jour, pendant vingt ans, il note ses réflexions dans ses Essais, une oeuvre aux frontières de l'autoportrait, du recueil de morceaux choisis et du traité de morale.
    Ce volume rassemble les passages des Essais les plus représentatifs de la pensée de l'auteur sur l'être humain, le monde et la société.

  • Essais

    Montaigne

    • Lizzie
    • 14 Mars 2019

    Sélection d'Essais de Jean-Yves Tadié.Montaigne se lance dans la rédaction des
    Essais avec un objectif : se connaître soi-même.
    Philosophie, nature, justice, lecture, histoire... Les réflexions qui nourrissent l'oeuvre de cet humaniste curieux et érudit sont le résultat d'une vaste introspection.
    Le génie de Montaigne est de donner à cette découverte du
    moi une portée universelle.
    Le plaisir de lecture qu'offrent les
    Essais ne serait rien sans la saveur d'une langue si singulière. L'ancien français -; parfois difficile d'accès -; a été ici " rajeuni ", donnant ainsi une nouvelle vitalité à la finesse de style et à l'acuité de jugement de Montaigne.
    La lecture d'une sélection d'essais par Didier Sandre offre une nouvelle porte d'entrée dans cette oeuvre fondatrice des lettres françaises, dont Montaigne est l'un des pères.

  • Grandir ne va pas de soi. Et tant de sollicitations, aujourd'hui, nous invitent à rester dans la toute-puissance de l'enfance ou à nous installer dans l'indécision de l'adolescence que grandir semble être devenu plus difficile que jamais. Mais grandir n'a jamais été une chose simple parce que grandir est toujours un déchirement. Parce que grandir impose des renonciations. Parce que grandir suppose d'accepter d'entrer dans un monde que l'on voudrait parfois fuir. Parce que grandir contraint à de nombreux apprentissages auxquels on préférerait, sans doute, d'autres activités plus immédiatement gratifiantes. Et la modernité exaspère les difficultés de l'entreprise : il faut parfois grandir sans père, écartelé entre deux cultures, sans entrevoir d'espérance de satisfaction, sans projet accessible. Il faut fréquenter une école qui ne sait plus que promettre aux enfants en échange du sacrifice d'une partie de leur jeunesse. Jadis les enseignants, les parents, les éducateurs pouvaient justifier leurs prescriptions en laissant croire aux enfants que La société paierait bien un jour l'addition : « Sois sage, travaille... et tu réussiras ! » Mais la promesse de réussite est usée jusqu'à la corde. Alors, pourquoi grandir ? À quoi cela peut-il bien servir d'apprendre ? Pour approcher de telles questions, Philippe Meirieu a pris le parti d'étudier des oeuvres littéraires, persuadé qu'elles nous permettent de lire et de comprendre, parfois bien plus exactement et avec plus de clarté que les travaux des « sciences humaines », les enjeux fondamentaux de l'éducation. De « Perceval » de Chrétien de Troyes à « 1984 » d'Orwell, de Giraudoux ou Montherlant à Primo Levi ou Russell Banks, il explore des oeuvres qui permettent d'entrer dans l'intelligence vive de l'éducation. Aux enseignants, aux éducateurs mais aussi aux étudiants et aux parents, il offre un ensemble de réflexions qui, pour le moins, « donnent à penser ». Dans un style accessible à tous et avec la volonté délibérée de réconcilier outil de formation et plaisir de lecture, il nous présente des « lectures pédagogiques » qui, sans aucun doute, feront date.

  • Le XXe siècle n'a pas de leçons à recevoir : la question du mal lui est fort bien connue ! Au regard des génocides, des infanticides et autres charniers, les figures de Satan ou Méphistophélès font presque pâle figure... Pourtant, le mal ne se réduit pas à l'abominable spectaculaire : il y a le cortège des silences coupables, des petites lâchetés quotidiennes. Il y a aussi la séduction de la transgression. Abominable, banal. Repoussant, séduisant : le mal joue sur la réversibilité. Il est dans sa nature même de jouer sur les renversements : subversion, perversion, inversion. L'ouvrage cherche à identifier le mal - loin du ton moralisateur - en le prenant à son propre jeu : le saisir par là où il échappe. La réflexion est ordonnée autour de trois questions : l'unité du mal, l'être du mal, le sens du mal. Les principaux types de réponses y sont analysés et articulés entre eux, de sorte que le lecteur trouvera à la fois un exposé des grandes doctrines et un questionnement unifié.

  • L'éducation suppose toujours l'autorité. En même temps, tout au long de l'histoire de la pédagogie cette autorité est contestée, plus par les théoriciens d'ailleurs, que par les maîtres. Parmi ces contestations, les plus connues sont probablement celles de Platon et de Rousseau. Georges Lapassade propose ici un nouvel examen des oeuvres de ces deux penseurs classiques de l'éducation, en montrant ce qui les rejoint dans une même démarche : la non-intervention de l'enseignant dans le développement de l'élève. Mais le principe : « N'intervenez pas » suppose un autre principe qui s'énonce ainsi : « Noli tangere ». Il est interdit de toucher au corps érotique de l'enfant, objet du désir du maître. Des scandales assez récents, des répressions ont mis dans l'actualité le problème du « corps interdit » à l'école. René SCHÉRER le rappelle en faisant l'inventaire de ces répressions dont il montre qu'elles supposent toutes un même interdit fondamental. À travers ces deux essais et dans leur succession, on peut lire l'histoire récente des luttes à l'école. Hier encore, c'était surtout une lutte anti autoritaire, celle qui explosait en mai 1968 dans la crise de l'autorité et des institutions. Aujourd'hui, c'est le même problème qui reste posé. Mais on aperçoit mieux que le pouvoir est enraciné dans les corps qui sont le lieu primordial de cette inscription et de cette répression.

  • Depuis juillet 1967, Fernand Deligny mène, dans les Cévennes, une recherche que rend nécessaire la présence d'enfants autistes. Cette démarche est évoquée dans le livre Nous et l'innocent, parue aux éditions Maspero en 1975. Mais Deligny ne se veut pas spécialiste de l'autisme ou de la psychose infantile. Dès 1940, une tentative menée avec des adolescents internés dévoilait l'absurdité des « maisons de correction » et des attitudes prétendues « éducatives ». Les Vagabonds efficaces évoquent cette période et dans Adrien Lomme, roman écrit quelques années plus tard, il s'agira d'un gamin exclu du monde de ceux qui pensent comme il faudrait que tout le monde pense, grand criminel en puissance. Le héros et l'auteur ne font qu'un. Puissants personnages est un conte, monde imaginé par quelqu'un, adolescent sans âge, psychotique peut-être ; Deligny ou chacun de nous. Ce monde imaginé « ne colle pas ». « La plus grosse part du manuscrit a dû s'écrire pendant ce quifut le moment du Centre d'observation et de triage de la région du Nord, écrit Deligny dans sa préface. Le gros des événements, je l'ai raconté dans Les Vagabonds efficaces et, pendant ce temps-là, j'écrivais des morceaux de ce conte, en même temps. J'étais l'un et j'étais l'autre : l'un qui dirigeait tant bien que mal ce centre qui tanguait lourdement et dont on pouvait craindre qu'il ne passe pas le cap du qu'en-dira-t-on, l'autre qui écrivait à pages perdues ce journal dérisoire... À chaque conseil d'administration, c'était l'orage. Bref, j'écrivais Puissants personnages. Un autre aurait joué du clavecin ou de la vielle, instruments désuets... »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • À l'heure de la chute du Mur de Berlin, un préjugé tenace voudrait que l'engagement de Sartre, type même de l'intellectuel inauguré par Zola, n'eût été qu'une comédie des erreurs. La lecture de Les Mains sales permet de bousculer cette image d'Épinal trop commode. L'un des ressorts de la pièce est, en effet, la distinction entre situation simple et situation complexe. Le choix alors (sous l'Occupation allemande) était facile - même s'il fallait beaucoup de force et de courage pour s'y tenir. On était pour ou contre les Allemands. Aujourd'hui (1959) - et depuis 1945 - la situation s'est compliquée. Il faut moins de courage, peut-être, pour choisir, mais les choix sont beaucoup plus difficiles. Ici, Sartre plonge ses personnages, Hoederer, Hugo et Jessica, dans une situation où les jeux ne sont pas faits, celle de la Guerre froide. À cette complexité, a succédé celle, plus inextricable encore, de notre présent, qui ne semble pas même requérir le choix. Hugo, Jessica surtout, personnages en mouvement autour d'un Hoederer immuable, représentent sur la scène une complexité qui est devenue celle des années quatre-vingt-dix, et avec laquelle ils nous invitent à nous colleter.

  • Des repères pour situer l'auteur et ses écrits. Une analyse des grandes oeuvres sous forme de résumés ou de descriptifs et de commentaires. Des groupements thématiques...

  • Les analyses proposées dans ce livre aident beaucoup à saisir la profonde et complexe richesse de Tartuffe et de Dom Juan, et donnent envie de relire ou de revoir ces deux chefs-d'oeuvre. Pour chaque pièce : - les informations nécessaires sur le contexte, - un résumé, - une analyse de la structure dramatique et une analyse textuelle, scène par scène, - des questions de synthèse, - des éléments sur les principales interprétations.

  • Trois essais consacrés, le premier, à l'essentiel dialogue dans le temps entre Orient et Occident, le second à la confrontation du diachronique et du synchronique dans le cadre d'une périodisation large, le dernier enfin à l'élaboration d'une théorie historique du Droit, ces trois essais sont le résultat d'un long exercice de clarification des normes et des savoirs, et le compagnonnage avec plusieurs générations d'étudiants n'y fut pas d'un mince secours. Ils se présentent sous une forme très détendue dans la présentation et le style, et volontairement débarrassée d'à peu près tout apparat critique. Espaces grecs. Espace région du globe parmi les plus méditerranéennes travaillées de la main de l'homme, sinon la plus remodelée, et véritable poumon d'une civilisation qui étend racines et rameaux bien au-delà de ses frontières naturelles, la Méditerranée aujourd'hui n'est pas seulement polluée dans ses structures écologiques, mais tout autant au regard des traditions historiques qu'on lui attribue, et plus encore par l'effet de malentendus culturels résultant d'une idéologie importée. C'est, en huit « impromptus » - ou huit « variations » - autour du thème de l'Antiquité, une esquisse de relecture qui se trouve ici proposée.

  • Histoire de haine, puis histoire d'amour sur fond de pastorale, « As You Like It » est une comédie des contraires. Contraires d'abord séparés, selon les oppositions traditionnelles du monde vert et de la Cour, de la nature et de la culture, de la mélancolie et de l'amour, puis contraires subtilement rapprochés par une construction en catoptrique qui superpose les personnages et tisse entre eux des jeux de reflets, enfin contraires réunifiés dans la totalité androgynique de l'échange amoureux. « As You Like It » tient à la fois du mythe et de sa mise à distance, de l'artifice théâtral et du discours sur le réel et articule une dialectique du même et du différent. Au coeur de ces paradoxes, le Fou, Touchstone, pierre angulaire et miroir de tout l'édifice, dont l'esprit railleur et la langue ambivalente introduisent une géométrie de la perspective qui multiplie les images en les diffractant et conduit à des retournements et des inversions du sens. Comme toutes les pièces de Shakespeare, « As You Like It » refuse l'univocité d'un sens unique et totalisant, et s'offre plutôt comme l'expression d'une esthétique du renversement. C'est ainsi qu'« As You Like It » présente, en les soumettant au regard critique, les grands discours de son époque sur la pastorale, l'identité, l'amour, le temps ou encore le langage. La pièce condense et revisite à la fois l'épistémè de la Renaissance, tout en se démarquant des conceptions traditionnelles du théâtre mimétique pour proposer, par le truchement d'une revendication de l'artifice, de nous faire regarder le monde autrement. Car « As You Like It », qui est à prendre comme il nous plaira, est aussi une école du regard distancié.

  • Martinique, 1830. L'esclavage chancelle sous l'assaut des idées nouvelles qui bouleversent le monde. Une riche famille de « Grands Blancs », les Despan, et leur domaine de Canaan, immenses étendues de terres consacrées à la canne à sucre où vivent et travaillent des centaines d'esclaves. David Despan règne en maître absolu sur un univers menacé de profonds changements. Rien ne semble devoir jamais l'abattre, sinon sa crainte de ne pas avoir d'héritier mâle. En effet, après la naissance difficile d'une fille, sa femme Marthe ne peut plus avoir d'enfant. Mais pour David, avoir un fils est une nécessité depuis qu'il se sent vieillir : la pérennité de son domaine l'exige, chaque jour avec plus d'acuité. Aussi, après une longue lutte et au prix d'un terrible marché, David va-t-il obtenir de sa femme qu'elle simule une grossesse et accepte la maternité de Joal, un bâtard que vient de lui donner Médée sa concubine Peul. Joal est élevé dans l'ignorance de ses origines et il grandit en véritable Despan. Mais Marthe ne peut supporter cette usurpation. Englobant dans une même haine ces deux êtres qui, à ses yeux, l'ont profondément avilie, elle aussi mène son propre combat. Et contre toute attente, à la suite de soins obstinés, elle parvient, quelques années plus tard, à donner naissance à un fils. Dès lors, Joal va devoir apprendre qui il est exactement. Et vivre comme ceux que son éducation de « Grand Blanc » lui a jusque-là fait considérer en inférieurs. Les lecteurs et les lectrices de Jean-Louis Cotte connaissent bien son exceptionnel pouvoir de recréer la vie intime des êtres au sein des diverses conditions humaines et sociales. Les Semailles du ciel, roman puissant et direct qui dépeint magistralement cette vie coloniale du début du XIXe siècle, restera sans doute comme son meilleur livre. En une vaste fresque généreuse et lucide, il pose et condamne le douloureux problème de la ségrégation raciale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À la croisée du romantisme, du réalisme et du modernisme, « Death Comes for the Archbishop » est un roman inclassable car, sur le plan tant esthétique que thématique, il était en avance sur son temps. Les articles qui composent ce recueil se sont attachés à en démontrer la richesse et l'originalité. Couvrant un large champ d'approches critiques, ils présentent néanmoins des points de convergences qui permettent de mieux saisir les traits saillants de cette oeuvre complexe.

  • « Comenius » (1592-1670), si peu et si mal connu en France, dépositaire de toutes les pensées philosophiques qui ont précédé la sienne, a le mérite d'avoir annoncé et même dépassé le siècle des Lumières. Membre de l'« Unité des Frères », contemporain de Descartes, théologien, philosophe, pédagogue, homme de paix, universaliste et cosmopolite, promoteur des droits de l'enfant et de l'homme, « ce génie universel, citoyen du monde » faisait de l'éducation la condition indispensable au développement harmonieux de l'Homme. Il nous livre un premier véritable système pédagogique qui vise la transformation d'une société dés-unie en une société ré-unie. A l'heure de la construction de l'Europe, de la nécessité d'une sécurité collective, cet homme de l'Europe centrale occupe, par sa modernité, une place de choix dans les fondements d'une véritable éthique à partir de la communicabilité des êtres, et dont nous n'avons pas encore su tirer parti.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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