Le Cavalier Bleu

  • Partant de l'idée qu'il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini, la décroissance exige de repenser radicalement notre manière de travailler, de consommer, de vivre ensemble. De plus en plus de personnes se révèlent sensibles à ces nouvelles pratiques, et en particulier celle de la « simplicité volontaire » qui milite pour la fin de la consommation de masse et du gaspillage qui y est associé. Derrière cela, un concept existe que, d'ailleurs, peu d'adeptes de la décroissance connaissent et qui est loin de faire l'unanimité. Assen Slim et Marc Prieto en font l'analyse en dehors de tout discours partisan. N'appartenant pas au mouvement des objecteurs de croissance, contrairement à la plupart des auteurs sur le sujet, ils permettent au lecteur de se forger sa propre opinion sur ce concept de décroissance présenté alternativement comme LA solution ou comme une dangereuse utopie.

  • « L'homoparentalité, c'est l'adoption d'enfants par les homosexuels », « Un enfant a absolument besoin d'un papa et d'une maman », « Les homosexuels ont une vie sexuelle débridée incompatible avec des responsabilités familiales », « Les enfants élevés par des parents homosexuels vivent dans un ghetto » ... L'homoparentalité recouvre des réalités multiples. L'auteure nous invite ici à questionner les représentations sociales de la famille et à combattre des préjugés sexistes ou homophobes.

  • « On adopte un enfant quand on ne peut pas en avoir », « Il existe un marché de l'adoption », « Il faut dire tout de suite à l'enfant qu'il a été adopté », « Il est plus facile d'adopter un enfant quand il est tout jeune », « Les enfants adoptés sont moins équilibrés que les autres », « Les procédures d'adoption sont extrêmement longues et complexes »... L'auteure détaille dans ici les étapes de cette aventure familiale, du désir d'enfant à l'apprentissage du métier de parent, sans oublier qu'au coeur de l'adoption, c'est le destin d'un enfant qui est en jeu.

  • « L'anorexie et la boulimie sont de plus en plus fréquentes », « Cela touche majoritairement les filles », « Les boulimiques sont grosses », « Ces troubles se déclenchent à l'adolescence », « Les anorexiques et les boulimiques refusent leur féminité et refoulent leur sexualité », « Les anorexiques et les boulimiques font vivre un enfer à leur entourage », « On n'en guérit jamais vraiment » ... L'auteur s'est intéressé très tôt aux troubles du comportement alimentaire et met ici son expérience de médecin au service des patients et de leur entourage pour expliquer, au travers de nombreux cas vécus, les origines de ces troubles et faire le point sur les différents traitements.

  • « Les Turcs ont été, tour à tour, des barbares et créateurs d'un grand empire », « L'islamisme menace la laïcité turque », « La Turquie n'a pas sa place dans l'Union européenne », « La République refuse d'assumer l'extermination des Arméniens ottomans », « La Turquie n'est pas une vraie démocratie » ... Candidate à rejoindre l'Union européenne, la Turquie n'en finit pas de diviser et de faire l'actualité. L'auteur fait le point sur ce pays riche en controverses et en idées reçues, loin du « turc barbare » que l'on se figure parfois.

  • « L'art roman, c'est des églises, encore des églises, toujours des églises », « Le XIIe siècle est la grande époque de l'art roman », « L'art roman reflète une époque angoissée par la fin des temps », « L'architecture romane est maladroite, petite, sombre », « Les cathédrales de lumière, c'est l'art gothique ! », « Au Moyen Âge, il n'y a pas d'artiste »... Souvent qualifié d'austère et de sombre, par opposition au gothique, l'art roman est presque toujours réduit aux « églises romanes ». C'est oublier que cet art fut d'une richesse exceptionnelle, réconciliant l'astronomie et la spiritualité, les sciences de l'homme et les techniques de pointe, l'art et la matière... C'est cette variété que l'auteur nous invite à découvrir ici.

  • De tout temps, l'homme a été avide d'énergie pour satisfaire ses besoins... sans trop utiliser la sienne ! De la maîtrise du feu au Paléolithique à la non-maîtrise du nucléaire à Fukushima, le rapport de l'homme à l'énergie fut toujours placé sous le signe de la domination, économique, sociale ou politique. Or, il est clair aujourd'hui que la course à la puissance énergétique est indissociable du chronomètre de la Terre et de la manière dont les hommes sauront prendre en compte ses limites. Quelles options reste-t-il ? Après le feu et la machine à vapeur, une troisième révolution énergétique semble aujourd'hui inéluctable. Sera-t-elle dans la lignée des précédentes ou à contrecourant ?

  • « On ne peut plus avoir le même métier toute sa vie », « La durée du travail en France est une des plus faibles du monde », « Le droit du travail décourage les patrons d'embaucher. Il faut le réformer », « Les fonctionnaires sont des privilégiés, ils ne savent pas ce que travailler veut dire », « Le travail ne paie plus » ... Les auteures analysent ici les bouleversements qui ont profondément modifié le monde du travail au cours de ces dernières décennies.

  • « Les premiers chrétiens étaient contemporains de Jésus », « Paul est le fondateur du christianisme », « La langue des premiers chrétiens est le latin », « Les premiers chrétiens méprisaient le corps et la sexualité », « Les premiers chrétiens étaient pauvres », « Le christianisme a causé la chute de l'Empire romain » ... Les auteurs nous convient ici à un voyage aux origines de la chrétienté et analysent les nombreux clichés qui ont fait florès au cours des siècles.

  • « Les énergies renouvelables ne peuvent rien contre le changement climatique », « Les énergies renouvelables, c'est le retour à la bougie », « Les éoliennes sont bruyantes et défigurent le paysage », « Les agrocarburants vont causer des famines », « Les énergies renouvelables sont aléatoires » ... L'auteur nous permet de mieux cerner les contraintes scientifiques, mais aussi les enjeux économiques et environnementaux de ces énergies (re)mises au goût du jour.

  • « La mémoire est sélective », « Il y a une mémoire de l'intelligence et une mémoire du coeur », « On retient moins facilement un nom propre qu'un nom commun », « Demandez à trois témoins de vous raconter une même scène, vous aurez trois récits différents », «La mémoire est comme un muscle : elle se développe quand on l'exerce », « Notre mémoire s'en va avec nos neurones »... Mêlant dans cet ouvrage explications scientifiques et références culturelles, l'auteur propose ici une approche originale du sujet.

  • « La Bible, c'est la parole de Dieu », « La Bible des chrétiens, c'est l'Évangile », « La Bible est un ensemble de livres disparates », « À Quoumrân, on a retrouvé les manuscrits originaux de la Bible », « La Bible a été censurée par l'Église », « La Bible dit tout et son contraire », « Lire la Bible, volontiers ! mais par où commencer ? » ... Premier livre imprimé, premier livre vendu dans le monde, cadeau par excellence à tous les premiers communiants, la Bible est Le Livre. Mêlant l'érudition et une approche très accessible, Roland Meynet s'attache ici à nous faire découvrir ce livre auquel il est si fréquemment fait référence et dont nous ne connaissons bien souvent que peu de choses.

  • «Les ancêtres des Français sont les Gaulois », «En France, on a le culte des grands hommes et des commémorations », «Les Français râlent contre l'état, mais ils en attendent tout », «Les Français sont très attachés à leur modèle social », «Le Français est arrogant, râleur et indiscipliné », «Les Français pensent que la France est le plus beau pays du monde »... L'auteure s'attache ici à livrer une image objective et éclairante sur les travers que l'on nous prête, les qualités que nous exagérons mais aussi les atouts réels que les Français ont souvent tendance à occulter.

  • « Le cerveau, c'est l'éminence grise de l'esprit », « Lorsqu'on dort, notre cerveau classe toutes les informations de la journée », « Le langage exprime les pensées de notre cerveau », « Les hommes et les femmes n'ont pas la même intelligence », « Nous n'utilisons que 20% de notre capacité intellectuelle », « Les émotions brouillent la raison » ... Intelligence, émotions, langage, mémoire...l'auteur nous invite ici à découvrir les mécanismes complexes du cerveau.

  • Le « genre » véhicule peurs et fantasmes. Mal connu, le mot est aujourd'hui employé à tort et à travers et instrumentalisé politiquement ; ce qui réduit généralement les débats à un florilège d'idées reçues. Il serait ainsi une « mode américaine », une « lubie de féministes » ou encore une « théorie fumeuse », voire dangereuse, cherchant à nier les différences entre les femmes et les hommes et à s'immiscer dans les salles de classe et les têtes des enfants... Face à tant de confusion, il est fondamental d'apporter un éclairage sur ce que le genre est, et sur ce qu'il n'est pas. Car le genre est un concept bien précis et tout à fait sérieux. Il constitue un outil qui a été historiquement mobilisé - et continue de l'être - au coeur des mobilisations féministes relatives aux rapports de pouvoir entre les sexes, servant notamment à mettre à jour la nature sociale des processus qui attribuent à chacune des catégories sexuées des caractéristiques présentées comme naturelles. Les études sur le genre constituent aujourd'hui en France un champ de recherche florissant et dynamique, au sein duquel sont formulées et analysées des questions fondamentales portant sur des sujets aussi variés que le travail, la santé, le langage, la violence, la sexualité ou encore le sport, la famille, la religion, etc. Ces questions, comme les réponses qui peuvent leur être apportées, concernent tout le monde. C'est précisément pour cela qu'il est essentiel de rendre les réflexions sur le genre accessibles au plus grand nombre, au-delà du milieu universitaire où elles sont encore trop souvent confinées.

  • Qu'on l'appelle Santa Claus, saint Nicolas ou Père Noël, qu'il vienne du Pôle Nord, de l'Est ou qu'il soit américain, que l'on y croit ou pas... il est le personnage incontournable de nos fins d'années. Entre folklore et tradition, religion et consommation, il est un condensé de Noël. Au travers des principales idées reçues, Martyne Perrot retrace l'histoire de cette fête préférée des Français, de ses emprunts culturels ainsi que les rites et les usages qui s'y attachent.

  • « Descartes est l'homme de la méthode », « Il est aussi bon mathématicien que philosophe », « Descartes est le penseur du Cogito ergo sum », « Descartes pensait que les animaux sont des machines », « C'est un rationaliste », « Descartes, c'est bien français » ...

  • « Ce sont des garçons manqués », « C'est un choix féministe », « Il y a plus de gais que de lesbiennes », « Elles n'ont pas trouvé le bon », « Entre femmes, ce n'est pas vraiment du sexe », « Elles ne devraient pas avoir d'enfants » ... Dépassant, entre autres, le cliché de la « camionneuse », l'auteure nous invite ici à découvrir cette homosexualité féminine qui, depuis Sapho, gêne et inquiète parce qu'elle transgresse les normes sociales.

  • En 1987, le rapport Brundtland listait le travail parmi les besoins essentiels de l'individu. L'accès à un emploi décent, à la protection sociale, le respect de bonnes conditions de travail sont des éléments clés du progrès social et devraient à ce titre occuper une place centrale dans les politiques publiques. Loin des idées reçues, cet ouvrage montre que de meilleures conditions de travail ne sont pas le privilège des pays riches : le progrès social peut tout à fait se concilier avec l'effi cacité économique et le respect de l'environnement. C'est l'idée motrice du développement durable. Plus de vingt ans après la création de ce concept, il est temps d'en rappeler certains fondements.

  • « L'Allemagne est un modèle économique », « Les Allemands aiment l'ordre », « La relation franco-allemande est le moteur de l'Europe », « Les Allemands sont écolos », « L'Allemagne, c'est le nazisme », « Certains Allemands restent nostalgiques de la RDA » ... Les auteurs dressent ici un portrait vivant et complet de ce pays, ennemi d'hier, devenu l'un des principaux partenaires de la France.

  • « Proust était un esthète décadent », « La Recherche, c'est un roman à clefs », « Illiers, c'est Combray », « Proust ? Un juif sodomite ! », « La Recherche est le roman de la mémoire », « Proust est l'homme d'un seul livre » ... Croisant les idées reçues sur Marcel Proust et celles sur son oeuvre, l'auteur nous permet de mieux connaître l'une des figures majeures de la littérature du xxe siècle.

  • « Les jumeaux vivent une relation fusionnelle », « Il y a de plus en plus de jumeaux », « Il y a toujours un dominant et un dominé », « Il faut séparer les jumeaux et les habiller différemment », « Le deuxième-né est l'aîné », « Une grossesse gémellaire est une grossesse à risque »... Vénérés dans certaines civilisations, sujets de crainte et d'aversion ailleurs, les jumeaux n'ont jamais laissé indifférents. Remettant à leur juste place les idées reçues sur la gémellité, l'auteur répond aux questions d'ordre médical et pédagogique que se pose tout parent de jumeaux.

  • Qui dit mathématicien, pense en premier lieu aux figures mythiques de Thalès, Pythagore ou Euclide. Pourtant, le mathématicien tel qu'on l'entend aujourd'hui est une invention récente qui s'est imposée à partir du xixe siècle. Parmi les cent mille mathématiciens recensés dans le monde, l'école mathématique française est l'une des plus prestigieuses, comptant nombre de lauréats de la médaille Fields, le « Nobel » des mathématiques. Toutefois, malgré cette réputation d'excellence, les études de mathématiques connaissent depuis quelques années une désaffection préoccupante. Un défi à relever dans une société qui s'appuie de plus en plus sur la science et la technologie et où les besoins en mathématiques augmentent. Gageons que les parcours des douze mathématiciens interrogés ici contribueront à faire naître de nouvelles vocations. Mathématiciens : Stella Baruk, Jean-Pierre Bourguignon, Michel Broué, Karine Chemla, Jean-Paul Delahaye, Nicole El Karoui, Denis Guedj, Maxim Kontsevich, Benoît Mandelbrot, Marie-Françoise Roy, Wendelin Werner, Jean-Christophe Yoccoz Préface de Michel Serres

  • « Il n'y a rien à voir, c'est n'importe quoi », « Mon fils de 5 ans en fait autant ! », « L'art est réservé à une élite », « L'art contemporain va à l'encontre du Beau », « Il se résume à la provocation et à la violence », « Le marché de l'art surestime l'art contemporain » ... En décrivant la diversité des pratiques et le rapport au public qui le caractérisent, l'auteure explique ici pourquoi l' art contemporain bute sur tant de scepticisme et d'incompréhension.

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