• Valérie Rey-Robert résume, dans un texte court et concis, les principaux sujets qui animent le féminisme aujourd'hui. Ceux-ci ne sont pas récents, mais depuis le hashtag #MeToo, ils trouvent un écho inédit dans l'espace public : la charge mentale, le travail, les inégalités, les violences, l'éducation... Valérie Rey-Robert, autrice féministe militante, s'est attachée à donner en 10 courts chapitres des arguments et des chiffres pour armer les esprits et rendre accessibles ces thèmes de lutte au plus grand nombre. Pour compléter ce tour d'horizon, elle revient sur l'histoire des différentes vagues et courants féministes, mais aussi sur celles qui les ont incarnés et théorisés, en faisant un détour par les idées reçues et les dissensions que traversent le mouvement.

    /> Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette. Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019) et de Le Sexisme, une affaire d'hommes (Libertalia, 2020).

  • Qualifiée de «fléau de la Terre» par l’ONU, la pénurie d’eau est une menace bien réelle: 3,6 milliards d'individus en souffrent déjà l'équivalent d'un mois par année et, si rien n'est fait, c’est une personne sur deux qui n’aura pas accès à l’eau en 2050. Chaque jour, au moins deux milliards de personnes dans le monde boivent de l’eau contaminée par des excréments et plus d’un demi-million d’entre elles en mourront chaque année. Militante de la première heure pour le droit à l’eau, Maude Barlow a sillonné la planète pour défendre ce bien commun et dénoncer les visées des grandes entreprises qui font main basse sur l’or bleu, que ce soit pour l’embouteiller et la vendre à prix fort ou pour alimenter des industries polluantes, avec de graves conséquences sur les populations locales et leur accès à l’eau potable. Pour Maude Barlow, écologie et droits de la personne ne font qu’un, car plus nous malmenons l’eau, en la pompant de façon excessive et en la polluant, moins il en reste à partager équitablement. Devant l’inaction des États, Maude Barlow appelle à faire barrage à la privatisation de cette ressource vitale par les Véolia, Suez, Coca-Cola et autres Nestlé, en embrassant le modèle des communautés bleues. Né au Canada avant de se répandre ailleurs dans le monde, ce mouvement citoyen vise à faire reconnaître le droit à l’eau et à s’assurer que la gestion des services d’eau demeure sous la gouverne publique. Par cette invitation à faire de l’eau un trésor collectif, Maude Barlow en appelle à un monde plus bleu, une communauté à la fois.

  • Recueillis par l'historien et écrivain Luc Weibel, voici les souvenirs de Madeleine Lamouille : les temps de l'enfance, la faim au ventre, dans les années 1900, puis l'adolescence dans une « manufacture-internat » ; l'engagement, surtout, entre 1920 et 1940, comme femme de chambre dans une famille de l'aristocratie vaudoise, puis dans une maisonnée bourgeoise de Genève. À la campagne comme à la ville, bonnes et cuisinières sont des « pipes de terre » quand leurs maîtres seraient de « porcelaine ». Mais si Madeleine Lamouille connaît sa place auprès de « Monsieur » et de « Madame », elle sait se faire entendre pour obtenir un minimum de considération. Lucide et vivant, son récit en dit long sur cet esclavagisme des temps modernes, perpétué au nom de la liberté individuelle.

    Née dans une famille pauvre du canton de Fribourg, Madeleine Lamouille (1907-1993) travaille dans les années 1920 et 1930 comme femme de chambre dans des maisonnées bourgeoises romandes. Dans les années 1970, elle raconte son expérience de domestique à l'écrivain Luc Weibel, petit-fils d'une famille genevoise pour laquelle elle a travaillé. De ces conversations naît Pipes de terre et pipes de porcelaine, publié en 1978.

  • Guillaume Villemot nous livre une réflexion née de ses expériences professionnelles, lors desquelles il a pu constater que de plus en plus, nous dressons des murs entre nous. Ces murs sont devenus des frontières que nous ne voulons plus franchir et où nos postures nous conduisent à ne plus supporter, par principe, celui ou celle qui pense autrement, qui est différent. Cette clanisation s'exacerbant dès que le mot religion est employé... Au-delà des constats qui sont faits sur ce monde qui recule et revient au temps des clans, il s'agit de mettre en avant des idées qui sont des solutions possibles pour faire reculer la clanisation de la société française !

    Guillaume Villemot est le fondateur de l'Agence des Quartiers, qui a pour but de faire changer les regards sur les quartiers, d'une part en formant des jeunes aux métiers de l'information et d'autre part en produisant et diffusant des contenus sur l'actualité des quartiers. En 2013, il fonde avec Alexandre Jardin le mouvement Bleu Blanc Zèbre. Depuis 2018, il est régulièrement chroniqueur dans les émissions de radio d'Edouard Baer sur Radio Nova et sur France Inter.

  • Ceux d'ici

    Jonathan Dee

    Jonathan Dee, " l'un des meilleurs décrypteurs de l'Amérique contemporaine ", livre un roman magistral sur la middle class et ses désillusions. Captivant et terriblement actuel.
    Howland, petite ville du Massachusetts, attire de nombreux riches vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts depuis un placement hasardeux. Lorsque Philip Hadi, un richissime gestionnaire de fonds d'investissement, s'installe dans la maison d'à côté, cela ne se fait pas sans heurt. Le quotidien de Mark et de sa famille se transforme lentement...
    Quand Hadi se lance en politique et devient maire de Howland, modelant par petites touches la ville à son image, le fossé se creuse encore un peu entre le New-Yorkais et les habitants de la petite ville.
    Réussissant à capter un moment d'histoire, Ceux d'ici met en lumière les défis auxquels sont confrontés les États-Unis aujourd'hui : les inégalités toujours plus fortes, la paupérisation des classes moyennes et la montée d'un nouvel autoritarisme. Surtout, c'est la fin du rêve américain que Jonathan Dee analyse et met en scène de main de maître. Un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme.
    " Jonathan Dee livre un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme. Un texte tellement actuel et pertinent qu'on en vient même à se demander comment Dee a pu l'écrire avant les dernières élections. "
    Booklist

    " Passionnant. Les personnages de la middle-class, tous à la poursuite du rêve américain, sont brillamment développés et leurs préoccupations sont terriblement actuelles. Dee mène l'intrigue d'une main de maître et fait monter la tension jusqu'à la parfaite note finale. "
    Publishers Weekly

    " Un nouveau roman magnifique... Dee s'est surpassé avec Ceux d'ici. Cet ouvrage examine la psyché américaine mise à mal entre les deux années charnières que sont 2001 et 2008. "
    Boston Globe

  • « Quel rapport entre le patriarcat et une entrecôte ? Où se cachent les cheffes ? L'agriculture est-elle une affaire de mecs ? » Dans une époque devenue si sensible au slow food, si attentive aux tendances culinaires, nous nous voilons trop souvent la face sur la place de la femme dans l'organisation de cet acte essentiel qui est celui de (se) nourrir. Rapports ambigus ou destructeurs entre chair et chère, domestication et émancipation, genre et gastronomie... Faiminisme vous les expose (et les explose) par le menu !

    Passée par France TV info et le site web La Blogothèque, Nora Bouazzouni est traductrice et journaliste (spécialiste des séries, entre autres) pourCanal +, Libération et Slate. Elle aime cuisiner, prendre son assiette en photo et convaincre des inconnu-e-s que le féminisme est toujours aussi nécessaire en 2019.

  • Les filles ont mal au ventre qu'on leur demande d'être des princesses dès leur plus jeune âge.  Les filles ont mal au ventre quand elles entendent «  Ne pleure pas, tu n'es pas une fille.  »  Les filles ont mal au ventre quand le terme «  féministe  » devient une insulte.
      Manifeste féministe, ce livre dénonce le poids des normes sociales et des discriminations
    dont souffrent les femmes, depuis leur enfance jusqu'à l'âge adulte.
    Petites, grandes, gaies, hétérosexuelles, bisexuelles, trans, queer, racisées, blanches, immigrantes, malades, pauvres, aisées, handicapées, tristes, affirmées ou timides... Les filles vivent des situations différentes. Elles ont chacune leur combat, leur force, leur richesse. À nous, ensemble, de les valoriser  !
     
     

  • On estime qu'au rythme où vont les choses, il faudra encore deux cents ans avant de résorber les inégalités qui perdurent entre les hommes et les femmes. De la rémunération pour un travail égal au partage de la charge mentale, en passant par la représentativité dans les rôles de pouvoir et la prise en charge des plaintes pour agression sexuelle, on connaît les combats à mener.

    Le féminisme a beau connaître un regain de popularité, il continue de susciter des réactions négatives, voire carrément hostiles. Mais de quoi a-t-on peur quand on craint le féminisme et ses revendications? Et que se passerait-il si on cessait de résister?

    Les brefs essais qui composent ce livre explorent les entraves à l'égalité entre les sexes en anticipant les manières dont cette égalité s'articulerait si elle était atteinte. Les autrices et auteurs imaginent et décortiquent avec inventivité les moyens par lesquels la société serait devenue égalitaire, tant du point de vue du travail, de l'urbanisme, de l'économie, de la famille, que du couple. Ils proposent des repères pour envisager l'égalité entre les sexes comme un projet dont la portée est autant politique et économique qu'elle est intime.

    En imaginant les avancées rêvées, les angles morts à considérer et les territoires où le changement reste à générer, ce livre est une réponse à ceux qui affirment qu'on n'a plus besoin du féminisme.

  • Hervé Le Bras nous propose dans cet ouvrage une analyse des inégalités en France et en comparaison avec les autres pays européens, sur une vaste gamme de critères et de services. Son constat est sans appel : notre pays est dans une bonne situation par comparaison avec nos voisins, et les inégalités ont très peu augmenté.
    Dans le contexte actuel, le propos du démographe dénote... C'est pourquoi il est d'autant plus nécessaire de le lire !

    Hervé Le Bras est démographe, chercheur émérite à l'Institut national d'études démographiques (INED), et auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, L'invention de l'immigré et Crise des liens, crise des lieux.

  • Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l'économie au service du bien commun afin qu'elle opère à l'intérieur des limites planétaires? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité?
    Au contact de citoyennes et de citoyens issu.e.s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L'auteure identifie les lignes de force qui permettent d'investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d'habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transforment le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu'il est possible de créer une richesse inconnue de la finance: une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre.
    Avec La transition, c'est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l'on occupe dans la société.
    À nous de choisir aujourd'hui ce que sera demain.

  • Le sociologue et créateur de Francoscopie présente des pistes de transformation de notre société, au confluent de l'écologie, de l'économie et du social, à mettre en oeuvre suite à la crise mutidimensionnelle que nous traversons, mise en relief par celle du Covid, qui bouleverse toutes nos valeurs.
    La crise sanitaire s'est abattue sur une planète déjà fragilisée par un système qui engendre des dégâts considérables sur l'environnement et accroît les inégalités. Ce livre identifie les dix défis, tous interdépendants, auxquels nous sommes désormais confrontés.
    Gérard Mermet propose des pistes d'action concrètes pour mettre en oeuvre un véritable changement de paradigme social, économique et environnemental.
    Il analyse nos atouts et handicaps et identifie les conditions indispensables à la réussite d'un Grand Pacte de Solidarité (GPS). Définissant les responsabilités de chacun pour y parvenir, il montre qu'un monde meilleur et durable est possible, si nous le désirons vraiment.

  • Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas.De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision.La grande dame des lettres anglaises revient sur ses thèmes de prédilection : le racisme, l'hypocrisie, l'ambition. Un regard sans concession et d'une incroyable modernité sur notre époque.

  • À la fois actrice et observatrice, car sociologue, Béatrice Barbusse livre ici un document personnel, engagé et documenté, pour analyser l'ancrage du sexisme dans le sport et montrer aussi les changements en cours. Le sport ne saurait-il être qu'un genre masculin ? Cet ouvrage a reçu le Prix féminin Sport & Littérature en 2017.
    Du sexisme ordinaire (ces petites remarques que certains considèrent comme des traits d'humour), qui d'ailleurs touchent femmes comme hommes, aux violences sexuelles, de la question d'une " nature masculine " du sport à celle de la féminité des sportives et des actrices du sport (nécessité ou pas ?), Béatrice Barbusse décrypte pas à pas, s'appuyant sur des cas concrets et sur son propre vécu, la réalité de l'ancrage du sexisme dans ce milieu qui est pourtant " le mariage le plus harmonieux entre notre culture de la concurrence et notre culture de la justice " (Alain Ehrenberg).
    Pour aborder l'avenir, l'auteure explore aussi les lents changements en cours et les combats à mener, tels celui de la médiatisation, fondamentale pour une reconnaissance symbolique, ou encore celui de la féminisation de l'encadrement. Autant de luttes nécessaires qui ne pourront aboutir que si l'on intègre pour toutes et tous une sensibilisation à la question de l'égalité des genres et que si l'on parvient à faire prendre conscience au plus grand nombre, hommes et femmes confondus, la prégnance des stéréotypes dans nos façons de penser, de parler, de se comporter tous les jours.
    Prix féminin Sport & Littérature

  • Balèze

    Kiese Laymon

    " Profondément original et bouleversant, Balèze déconstruit tous nos préjugés sur la condition des Noirs aux États-Unis. " LA Times L'un des meilleurs récits de 2018 selon le New York Times
    Partant de son enfance dans le Mississippi, passée aux côtés d'une mère brillante mais compliquée, Kiese Laymon retrace les événements et les relations qui l'ont façonné. De ses premières expériences de violence et de racisme jusqu'à son arrivée à New York en tant que jeune universitaire, il évoque avec une sincérité poignante et désarmante son rapport au poids, au sexe et au jeu, mais aussi à l'écriture. En explorant son histoire personnelle, Kiese Laymon questionne en écho la société américaine ; les conséquences d'une enfance passée dans un pays obsédé par le progrès mais incapable de se remettre en question.
    Récit intime qui met en lumière les échecs d'un pays, Balèze est un formidable acte de défi et de courage.
    - Andrew Carnegie Medal for Non-Fiction

  • Lorsque nos infrastructures se détériorent, que les prestations sociales sont gelées, que nos conditions d'existence se précarisent, c'est à cause des paradis fiscaux. Source d'inégalités croissantes et de pertes fiscales colossales, le recours aux paradis fiscaux par les grandes entreprises et particuliers fortunés explique les politiques d'austérité. Qui plus est, les États ont légalisé des stratagèmes offshore qui contreviennent au principe même du fisc. En cinq chapitres d'une redoutable efficacité, Alain Deneault soulève la question politique de cette escroquerie légalisée. Comment définir les législations de complaisance, quelles sont les conséquences dramatiques de cette spoliation et comment contrer la souveraineté privée ainsi conférée aux puissants? Il est urgent de mettre fin à cette architecture insensée par laquelle les contribuables financent non seulement les services publics dont les entreprises profitent, mais aussi les banques via le service de la dette, le tout en s'appauvrissant.

    Cet essai, d'abord publié au Québec, a été entièrement adapté au contexte européen avec la collaboration de Lucie Watrinet.

  • Il y a presque dix ans, Dominique Méda faisait le constat suivant : les femme françaises travaillent de plus en plus, mais les institutions, les mentalités ne se sont pas encore adaptées à cette nouvelle réalité sociale. Qu'en est-il aujourd'hui ? Le "temps des femmes" est-il enfin advenu ? Pour la sociologue, le constat est, hélas, préoccupant. Les inégalités professionnelles entre hommes et femmes ont cessé de se réduire, l'écart des salaires reste significatif (près de 25 %), le temps partiel - qu'il soit choisi ou subi - concerne majoritairement les femmes, lesquelles, par ailleurs, accèdent toujours aussi peu aux postes de responsabilité. Pourquoi cette piètre performance de la France ? Comment expliquer cette résistance à des changements que d'autres pays - nos voisins nordiques par exemple - ont menés avec succès ? Que faire pour relancer une dynamique qui paraît d'autant plus grippée qu'elle ne relève pas de "l'urgence" sociale ? Dominique Méda en appelle à une véritable révolution mentale : il faut inciter les hommes à s'impliquer davantage dans la prise en charge des enfants, déspécialiser les rôles - notamment pour les tâches ménagères -, et reconnaître que certaines activités, jugées peu productives comme tout ce qui touche au care, au soin d'autrui, sont une richesse pour notre pays. Cette révolution est à notre portée.

  • Qu'est-ce que la richesse ? Peut-on être riche sans avoir beaucoup d'argent ? Quelles sont les différences entre le socialisme et le communisme ? Quelle valeur donner au travail ? Quel rapport entre éducation et richesse ? En quoi la richesse peut-elle être violente ?Dans cet échange entre un adolescent et deux ­chercheurs reconnus, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. De cette approche décalée résulte un entretien tout à fait passionnant. La pertinence des questions amène les deux chercheurs à se centrer sur l'essentiel de leur pensée et à la restituer avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, exigeant, accessible et souligné par le trait incisif de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents.Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon sont sociologues, directeurs de recherche au CNRS. L'essentiel de leur oeuvre, écrite en collaboration, est consacrée à l'étude de la haute bourgeoisie et des élites sociales. Émile est collégien à Corbigny dans la Nièvre. Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.


  • Les années 1990 ont permis à Francis Fukuyama d'annoncer la fin de l'histoire. Les années 2000 ont montré combien il était illusoire d'imaginer un monde pacifié, sans conflits, sans forces obscures dont on ne mesure jamais, avant qu'elles n'appara

  • Atlas numérique optimisé pour une lecture sur tablette. 
    Le format EPUB3 permet de profiter de toutes les fonctionnalités de la lecture interactive : zoom HD sur les cartes, indexation, recherche in texte, navigation hypertextuelle, tables des matières interactives, textes en POP-UP, environnement ergonomique personnalisable.
    Plus de 100 cartes et 30 photos en couleurs pour déployer le nouveau paysage new-yorkais.
    - Mégapole historique, New York est aussi à la pointe de la modernité avec le One World Trade Center.
    - Des migrations toujours plus importantes, mais aussi toujours plus d'inégalités.
    - Ville littorale, New York se redécouvre vulnérable après l'ouragan Sandy.
    - La rénovation urbaine, outil du rayonnement mondial.
    Cette édition entièrement mise à jour mobilise les dernières statistiques de recensement et, à l'heure de la crise financière mondiale, démontre l'incroyable pouvoir de résilience de New York.
    "Ce qu'il y a de terrible quand on ne peut plus supporter New York, c'est qu'on ne sait plus où aller." John Dos Passos, Manhattan Transfer, 1923

  • Elfina, douze ans, est orpheline de mère et son père est très souvent absent. Alors qu'elle vit avec sa grand-mère dans un village isolé du
    Paraguay, sa tante Evoala propose de la prendre avec elle et sa famille pour s'installer à Montréal. Elfina n'ira pas à l'école et verra son quotidien se transformer en enfer. Ménage, courses, entretien, elle se retrouve complètement esclave de son oncle, de sa tante et de ses cousins, ignorée, maltraitée. Mais un jour, Elfina va réussir à s'en sortir...
    Les quatre saisons d'Elfina raconte une réalité souvent occultée. Celle des enfants esclaves. L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) indique que 124 millions enfants et d'adolescents partout dans le monde se voient toujours refuser leur droit à l'éducation. Un rapport fondé sur des recherches menées dans plus de 40 pays sur près de deux décennies...

  • Plaidoyer pour une mondialisation humaine...
    Le monde est entré en ébullition. Qu'il s'agisse des printemps arabes ou d'
    Occupy Wall Street, les occupations contestataires des places publiques de grandes villes se multiplient. Après le Brexit, l'Union européenne est menacée de démembrement. Front national en France, poussée de Donald Trump aux Etats-Unis : les mouvements anti-immigration montent dans presque tous les pays riches. Et tandis que Moscou et Washington s'affrontent à nouveau en Ukraine ou en Syrie, la Chine exige d'être reconnue comme l'égale des Etats-Unis d'Amérique, transformant la Mer de Chine en poudrière.
    Tout ceci a une cause globale : la mondialisation malheureuse. Contrairement à ce qu'affirment ses partisans, la mondialisation sous sa forme actuelle n'est pas ''heureuse''. Elle aggrave les inégalités. Elle précarise des milliards d'humains. Elle réduit en esclavage des dizaines de millions d'autres. Elle génère une crise mondiale des flux migratoires, qui en retour fait flamber la xénophobie. Elle pressure l'écosystème jusqu'à mettre en danger la survie de l'humanité.
    Thomas Guénolé soutient que si la grande connexion mondiale des peuples, des économies et des cultures est irréversible, en revanche cette mondialisation malheureuse n'est pas inévitable. Solutions concrètes à l'appui, il propose de la remplacer par l'altersystème : une mondialisation à visage humain. En conclusion de son livre, il affirme que la victoire prochaine d'un parti altersystème dans une grande puissance économique mondiale est inéluctable.

  • Le climat change, tandis que notre espèce semble déjà enfermée dans un choix mortifère entre replis identitaires et adaptation forcée à la mondialisation.
    Et si nous opérions plutôt un véritable changement clim-éthique ?L'auteur propose un nouveau récit, fait de retournements jubilatoires pour retrouver le désir de futur en traitant conjointement du climat et des inégalités. Le premier d'entre eux constitue l'ossature de cet essai :Agir Global, Penser (le) Local.
    Agir Global avec la dette climatique, pour rééquilibrer Nord et Sud. Penser (le) local pour refonder nos rapports à l'autre et à la nature, à la technologie et au travail.
    Gaïa et Kaya obligent, nous n'avons d'autre choix que de passer de la croissance à l'accroit-sens.
    Il nous faut donc tout changer. Les solutions seront multiples, à expérimenter partout aux interfaces entre le global et le local, pour réconcilier le sens et l'urgence. Il s'agit d'entreprendre une nouvelle grande transformation, socio-écologique, pour bâtir un monde devenant enfin commun.

    Pour un accès au sommaire détaillé et une mise en perspective avec la situation sanitaire actuelle, rendez-vous sur : https://www.clim-ethique.com

  • Depuis une trentaine d'années, on a tendance à amplifier, parfois grossièrement, la portée de la mondialisation et à en déformer la réalité. Selon plusieurs, l'accélération de la mondialisation conduit à l'avènement d'un monde « sans frontières », exacerbant la concurrence entre les nations.

    Ces critiques face à la mondialisation sont-elles justifiées ? C'est en examinant les données sur la performance économique et sociale des pays sociaux-démocrates et libéraux, en décortiquant la situation de l'emploi et en expliquant les inégalités qui y sévissent que nous pouvons cerner la portée de la mondialisation dans nos vies. Les conclusions sont claires : l'État-providence est bien vivant et la social-démocratie est toujours le modèle économique et social le plus performant.

  • Les positions acquises par les rentiers du "monde d'hier" sont progressivement balayées par le tsunami digital. Les experts omniscients, les secteurs protégés, les dirigeants arcboutés sur leur pouvoir ; tous avancent désormais sur le fil du rasoir. Challengée par les innovations technologiques et la montée en puissance d'un individu enfin souverain, leur légitimité s'érode au profit de relations moins hiérarchisées. Et si l'acte le plus significatif de l'ère digitale était de briser les situations de rentes construites siècle après siècle, donnant ainsi à chacun le devoir et la chance de se réinventer ?

    Face à ce bouleversement radical, il est urgent de repenser l'inclusion du maximum de personnes dans les bénéfices du progrès, afin de ne pas substituer un système élitiste à un autre. En effet, on peut craindre que la révolution digitale ne donne le jour à une nouvelle "aristocratie" et accentue les phénomènes de polarisation sociale. Le vrai défi de notre époque consiste donc à réinventer les modes de fonctionnement de nos écoles, nos territoires, nos systèmes politiques et nos entreprises, pour que les évolutions en cours soient partagées par le plus grand nombre.

    A travers une série de propositions concrètes pour surmonter ces tensions, Thierry Jadot livre une vision pragmatique et lucide de notre civilisation numérisée. Son message humaniste, axé sur le développement de l'autonomie individuelle et le partage de l'héritage industriel d'hier pour demain, offre un éclairage pertinent sur l'avenir de nos sociétés.

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