• Le serveur de Brick Lane Nouv.

    Brick Lane. Dans ce quartier de Londres jeans et parkas se mélangent aux saris et les restaurants indiens proposent des currys aussi parfumés qu'au New Market de Calcutta. Kamil y est serveur depuis peu, mais de serveur, il n'a guère que l'habit, car son âme est celle d'un détective, et son modèle inavoué est Hercule Poirot. Forcé à l'exil par de sombres histoires qui lui ont coûté son poste de policier en Inde, il tente d'oublier cet épisode douloureux dans la chaleur de la famille Chatterjee. Quant à l'entreprise familiale, le Tandoori Knights, c'est grâce à elle qu'en toute illégalité il sert des bhajis d'oignons aux hipsters de l'East End et du whisky Black Label dans les fêtes bling-bling sur les hauteurs de Hampstead Heath. Là, actrices de Bollywood et businessmen indiens se frôlent parfois d'un peu trop près au bord des piscines. Sur les carreaux glissants un accident est si vite arrivé... Mais de Londres à Calcutta, la mort a partout le même visage. Alors le serveur de Brick Lane troque son plateau contre sa casquette de détective, déterminé à affronter les fantômes du passé.

  • Dans la famille Ezechiel, c'est Antoine qui mène le jeu. Avec son « nom de savane », choisi pour embrouiller les mauvais esprits, ses croyances baroques et son sens de l'indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit-Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Sa mémoire est comme une mine d'or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l'histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis la fin des années 40 : l'enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l'inéluctable exil vers la métropole...
    Intensément romanesque, porté par une langue vive où affleure une pointe de créole, Là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d'Antillais pris entre deux mondes.

  • Ru Nouv.

    Ru

    Kim Thúy

    Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs: l'enfance dans sa cage dorée à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeure, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, Ru dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent, Kim Thúy restitue le Vietnam d'hier et d'aujourd'hui avec la maîtrise d'un grand écrivain.

  • Par temps de confusion, Jean François Billeter se pose l'une des questions les plus fondamentales de la philosophie moderne : la nature du sujet humain. C'est dans la considération et la compréhension de ce que nous sommes, que nous serons en mesure d'appréhender ce monde toujours plus illisible. Ce retour sur soi fut vécu par chacun de manière imposée, lors du confinement. Mais loin d'un appel au repli sur soi, l'auteur invite au contraire le lecteur à dialoguer avec lui pour éprouver sa nature de sujet.

    Il en vient ainsi à ce constat fondamental : c'est précisément le je qui constitue le dénominateur commun entre chaque individu. Dans cet essai court, dense et singulier, il allie avec brio rigueur intellectuelle et méticulosité philosophique à son goût pour les mots clairs et simples.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • Depuis la Seconde Guerre mondiale, le "réfugié" préfère en général l'appellation de "nouvel arrivant" ou d'"immigré", pour marquer un choix, afficher un optimisme hors pair vis-à-vis de sa nouvelle patrie. Il faut oublier le passé : sa langue, son métier ou, en l'occurrence, l'horreur des camps. Elle-même exilée aux États-Unis au moment où elle écrit ces lignes dans la langue de son pays d'adoption, Hannah Arendt exprime avec clarté la difficulté à évoquer ce passé tout récent, ce qui serait faire preuve d'un pessimisme inapproprié. Pas d'histoires d'enfance ou de fantômes donc, mais le regard rivé sur l'avenir. Mais aux yeux de ces optimistes affichés, la mort paraît bien plus douce que toutes les horreurs qu'ils ont traversées. Comme une garantie de liberté humaine.

    Née en 1906, Hannah Arendt fut l'élève de Jaspers et de Heidegger. Lors de la montée au pouvoir des nazis, elle quitte l'Allemagne et se réfugie eux Etats-Unis, où elle enseigne la thoérie politique. À travers ses essais, tels que La Condition de l'homme moderne, Les Origines du totalitarisme, Eichmann à Jérusalemou encore Le Système totalitaire, elle manifeste sa qualité d'analyste lucide de la société contemporaine. Elle meurt en 1975.

  • Un soir glacial de janvier à Reykjavik, le corps d'un petit garçon est retrouvé au pied d'un immeuble de banlieue. Il avait 12 ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande.
    Erlendur et son équipe n'ont aucun indice, mais le frère aîné de la victime disparaît avec la complicité de sa mère. Erlendur va explorer tous les préjugés qu'éveille la présence croissante des immigrés dans une société fermée.
    Une autre enquête mobilise Erlendur, une femme trompée, qui croyait au grand amour, a disparu, et une femme mystérieuse appelle le commissaire sur son portable pour pleurer, ce qui va permettre au commissaire de révéler ses dons de diplomate. Par ailleurs, son fils et sa fille s'obstinent à exiger des réponses qu'il n'a aucune envie de donner.

    Dans ce dernier roman impressionnant, Indridason surprend en créant un monde à la Simenon.
    Il a reçu pour ce livre et pour la troisième fois le Prix Clé de Verre du roman noir scandinave.

    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de 6 romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux. Il est l'auteur de La Cité des Jarres (Métailié, 2005), Prix Cour noir et Prix Mystère de la critique, de La Femme en vert (Métailié, 2006), Grand Prix des lectrices de Elle, de La Voix (Métailié, 2007), L'Homme du lac (Métailié, 2008), Prix polar européen du Point.

  • Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". À la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.

    Reconnu comme un éminent sinologue, Jean François Billeter a su toucher un vaste public sans rien abandonner de sa rigueur et de son exigence intellectuelle. Les éditions Allia ont publié Chine trois fois muette, Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, Essai sur l'art chinois de l'écriture et ses fondements, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction, enfin Esquisses.

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    Mon nom est Sunny Nwazue et je perturbe les gens. Je suis Nigériane de sang, Américaine de naissance et albinos de peau. Être albinos fait du soleil mon ennemi. C'est pour ça que je n'ai jamais pu jouer au foot, alors que je suis douée. Je ne pouvais le faire que la nuit. Bien sûr, tout ça, c'était avant cette fameuse après-midi avec Chichi et Orlu, quand tout a changé. Maintenant que je regarde en arrière, je vois bien qu'il y avait eu des signes avant-coureurs. Rien n'aurait pourtant pu me préparer à ma véritable nature de Léopard. Être un Léopard, c'est posséder d'immenses pouvoirs. Si j'avais su en les acceptant qu'il me faudrait sauver le monde, j'y aurais peut-être réfléchi à deux fois. Mais, ce que j'ignorais alors, c'est que je ne pouvais pas empêcher mon destin de s'accomplir.

  • C'est la fin des gardes-frontières et des contrôles de passeports, un immense espoir pour un pays minuscule: le 21 décembre 2007, à minuit, la Lituanie intègre enfin l'espace Schengen. Comme beaucoup de leurs compatriotes, trois couples se lancent dans la grande aventure européenne. Ingrida et Klaudijus tentent leur chance à Londres. Barbora et Andrius à Paris. Et si Renata et Vitas restent dans leur petite ferme, eux aussi espèrent voir souffler jusqu'à l'Est le vent du changement. Mais l'Europe peut-elle tenir ses promesses de liberté et d'union? Estampillés étrangers, bousculés par des habitudes et des langues nouvelles, ces jeunes Lituaniens verront l'eldorado s'éloigner de jour en jour. Mais pour Kukutis, un vieux sage qui traverse l'Europe à pied, «Peu importe la ville où l'on veut atterrir, c'est le voyage lui-même qui est la vie». Dans ce roman tour à tour drôle, tendre et mélancolique, Kourkov donne un visage à tous les désenchantés du rêve européen.

  • Saïd a aimé le travail bien fait, la langue française et ses richesses, les dictionnaires, la beauté sous toutes ses formes. Il a aimé être un bon élève. Mais c'était avant. Il y a longtemps. Il y a un an. Avant le collège Camille-Claudel, la foule hurlante de ses mille deux cents élèves, le racket, la fatigue, le mépris et la haine de ceux qui veulent tuer tout ce qui est beau. Au collège, Saïd a changé. Ce n'est pas qu'il ne veut plus réussir et s'en sortir. Il le veut toujours, de toutes ses forces. C'est juste que, des forces, il en a de moins en moins. Tout seul, il sait qu'il n'y arrivera pas. Alors il s'accroche à ce qu'il peut : une sortie à Paris au musée d'Orsay, un tableau qui représente des fleurs blanches sur un fond noir, son ami Antoine qui baigne dans la culture, le caractère d'un prof qui ressemble à l'acteur de Mission impossible... Sauver Saïd de l'échec et du désespoir, est-ce vraiment mission impossible ?

  • Comment définir le "vivre ensemble" ? Une notion pas facile à cerner mais à laquelle les enfants sont pourtant confrontés au quotidien. Qu'est-ce que "vivre ensemble" implique concrètement ?
    Ce livre apporte des réponses aux multiples interrogations que suscite la vie en collectivité, au sens large.
    Pourquoi les hommes vivent ensemble ?
    Pourquoi ce n'est pas si facile de vivre ensemble ?
    Est-ce qu'on peut faire tout ce qu'on veut ?
    Est-ce qu'on est tous égaux ?
    À quoi ça sert d'aider les autres ?
    Comment devient-on un citoyen ?
    Est-ce que le président décide pour tout le monde ?
    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ?
    Pourquoi il y a des riches et des pauvres ?
    Peut-on dire tout ce qu'on pense ?
    Est-ce qu'il y a des religions interdites ?
    Est-on obligé d'être poli ?
    Pourquoi la France est-elle de toutes les couleurs ?
    C'est quoi, le racisme ?
    C'est qui, les sans-papiers ?
    Pourquoi on aime son pays ?

  • L'Europe ne sait plus où elle va. Les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Union, au point que la plupart d'entre eux se replient sur leurs nations respectives. S'ils veulent un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une République européenne. Qu'ils fassent comme les Français en 1789 : une révolution, non au sens d'un renversement du pouvoir établi au profit d'un autre, ni de la victoire d'une classe sociale sur une autre, mais un acte "politique", né de la décision des uns et des autres d'exercer leur liberté en commun, ce dont le capitalisme les prive.Avec la primauté du politique sur l'économique, sera aboli "l'assujettissement de la vie sociale à l'accroissement sans fin du capital", tandis que la République pourra satisfaire les besoins et désirs essentiels de chacun.

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • La combattante courageuse contre l'envoilement nous fait découvrir l'envers du décor. Une plongée comme jamais, vivante, empathique et critique dans l'univers des jeunes des banlieues, l'ordinaire des profs, le quotidien des filles partagés entre la réalité d'ici et l'irréalité de là-bas. Un plaidoyer républicain.
    Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C'est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s'ouvre le nouveau livre de Fatiha Agag-Boudjahlat, alternant l'essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour (" Au bled, ça coûte rien ", " Seul Allah guérit "), et la difficulté qu'éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d'Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d'un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors " il ne faut pas renoncer à ce malheur ".
    Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, voici le nouvel essai flamboyant d'une femme puissante appelé à provoquer le débat.

  • Quand on est le fils d'un montreur d'ours, d'un Ursari, comme on dit chez les Roms, on sait qu'on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis se réfugier à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d'argent à gagner.
    Dès l'arrivée dans le bidonville, chacun se découvre un nouveau métier. Daddu, le montreur d'ours, devient ferrailleur, M'man et Vera sont mendiantes professionnelles, Dimetriu, le grand frère, est « emprunteur » de portefeuilles et Ciprian, son apprenti.
    Un soir, Ciprian ne rapporte rien de sa « journée de travail ». C'est qu'il a découvert le paradis, le « jardin du Lusquenbour », où il observe en cachette des joueurs de « tchèquématte ». Le garçon ne connaît rien aux échecs mais s'aperçoit vite qu'il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête.
    C'est le début d'une nouvelle vie pour le fils de l'Ursari...

  • En apprenant qu'il entrait en cinquième au collège des Museaux, Elliot avait trouvé le nom de l'établissement plutôt marrant, il s'était même dit qu'il allait pouvoir y changer de vie, en finir avec ses ennuis. Tu parles ! Il risque de trouver le temps long ici. Il n'y a pas de réseau et pas de WiFi. Des profs complètement barges, des élèves nourris au quinoa qui trouvent normal d'apprendre l'estonien en LV1 ou de grimper aux arbres en EPS. Sans parler de cette fille au prénom bizarre, Péline, une grande rousse qui s'est mis en tête d'accueillir les nouveaux internes... Elle le poursuit ! Elliot a pourtant intérêt à s'en faire une alliée. Quelqu'un a fouillé sa chambre, et il sait bien ce qu'on y cherchait : un objet précieux qu'il a caché dans ses bagages, un souvenir de son ancienne vie...

  • Un soir de printemps, après avoir quitté le diner dont il est propriétaire, Driss Guerraoui, un Américain d'origine marocaine, est brutalement renversé par une voiture et meurt sur le coup. Le chauffeur du véhicule, lui, prend la fuite.
    La nouvelle de sa disparition est un choc pour sa famille, et ravive des blessures et des questionnements que tous auraient préféré laisser derrière eux. Cette mort est-elle un tragique accident de la route, ou faut-il y voir la marque d'un crime raciste ? Car si les Guerraoui sont l'exemple type d'une immigration réussie, la société américaine n'en a peut-être pas fini avec le rejet de l'autre. Nora, la fille cadette de Driss, en est persuadée.
    Sur fond d'enquête, plusieurs personnages prennent la parole à tour de rôle pour raconter leur histoire. Ces voix s'unissent et se contredisent pour relater leur quotidien dans l'Amérique d'aujourd'hui, et font de la petite ville de Californie où se déroule ce roman le théâtre de ses tensions identitaires les plus enfouies.

  • En une cinquantaine d'esquisses, qui ont la valeur de motifs aisément mémorisables, Jean François Billeter éclaire le moment historique actuel, la crise que nous traversons et le moyen pour tenter d'en sortir : la critique ne suffit plus, il faut des idées neuves, en particulier une façon juste de se représenter l'être humain et ses besoins. Ces esquisses forment un essai philosophique (car c'est de l'homme en tant que sujet qu'il s'agit) et politique. Elles s'inscrivent dans le prolongement des travaux précédents de l'auteur, mais constituent une proposition nouvelle, présentée avec la limpidité, la sobriété et la clarté dont Billeter est coutumier. Comme Un paradigme, c'est un outil de compréhension de soi et du monde, un livre à conserver, en toutes circonstances.

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé jusqu'en 1999 le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a notamment publié aux éditions Allia Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards, aux côtés de Jean-Luc Godard et de l'organiste et clavecinsite Lionel Rogg.

  • Ils sont arrivés à Lyon au printemps 2001. Ils ont un peu plus de vingt ans et leur voyage ressemble à celui de milliers d'autres Kosovars qui fuient la guerre: le passage clandestin des frontières, les mois d'attente poisseux dans un centre de transit avant d'obtenir le statut de réfugié... Mirko et sa soeur Simona partagent la même histoire et pourtant leur désir de France n'est pas tout à fait le même. Son intégration, Simona veut l'arracher au culot et à la volonté. Alors elle s'obstine à apprivoiser les lois du labyrinthe administratif et les raffinements de la langue. Mirko est plus sauvage. Pour lui, le français reste à distance. Il travaille sur des chantiers avant de regagner la solitude d'un foyer anonyme. Souvent, il pousse jusqu'aux lisières de la ville où il laisse sur les murs des graffs rageurs. C'est dans ces marges qu'il rencontre Agathe et tisse le début d'un amour fragile.
    Dans de brefs chapitres, Paola Pigani dépeint avec délicatesse chaque nuance de l'exil. En filigrane, la beauté de la ville, le hasard des rencontres, le goût amer de la nostalgie.

  • Demain, c'est poésie. Nina se sent déjà mal. Apprendre, ça va, mais réciter... Quand tout le monde vous regarde, qu'on devient rouge comme une tomate ! Pour d'autres, comme sa copine Poppy, c'est facile, mais pas pour elle. Mais Nina se demande aussi comment c'est pour Adnan, le nouveau. Il vient de Syrie, un pays ravagé par la guerre, et ne parle pas encore français. Pour lui aussi, ça doit être difficile d'être tout seul sous tous les regards.

  • Hakim

    Diniz Galhos

    À l'aéroport de Roissy, Hakim dit au revoir à sa femme Rita et à leurs deux enfants. Tandis qu'ils partent en vacances, lui reste travailler à son grand projet : sa BD, qu'il doit terminer. Une fois sa famille déposée, Hakim prend le RER pour rentrer chez lui. Mais la découverte d'un bagage abandonné dans la rame va contrecarrer ses plans. Oui, bien sûr, il y a très peu de risques que ce sac contienne une bombe... Et pourtant. Et si... Et si ça n'arrivait pas qu'aux autres ? Une seconde suffit à Hakim pour se rendre compte qu'avec sa couleur de peau, son jogging trop court (petit problème de lessive) et sa grosse barbe (de hipster, mais qui peut passer sans mal pour une barbe de salafiste), il a tout le profil du coupable idéal, du terroriste. La seule solution ? La fuite, effrenée...

    Né à Paris en 1978, Diniz Galhos est traducteur de l'anglais et du portugais (Le Livre Sans Nom, Irvine Welsh, Edyr Augusto, John King), et auteur (Gokan, son premier roman est paru 2012 au Cherche-Midi).

  • Nafar

    Mathilde Chapuis

    Une nuit d'octobre, c'est sur la rive turque du Meriç, le fleuve-frontière qui sépare l'Orient de l'Europe, qu'une mystérieuse narratrice arrête son regard. Et plus précisément sur l'homme épuisé qui, dans les buissons de ronces, se cache des soldats chargés d'empêcher les clandestins de passer du côté grec. Car celui qui s'apprête à franchir le Meriç est un nafar : un sans-droit, un migrant. Retraçant pas à pas sa périlleuse traversée, la narratrice émaille son récit d'échappées sur cette région meurtrie par l'Histoire et sur le quotidien de tous les Syriens qui, comme l'homme à la veste bleue se préparant à plonger, cherchent coûte que coûte un avenir meilleur loin de la dictature de Bachar al-Assad. Elle est celle qui témoigne des combines et des faux départs, imagine ce qu'on lui tait, partage les doutes et les espoirs.
    Dans ce premier roman bouleversant d'émotion retenue, Mathilde Chapuis nous conduit au plus près des obsessions de tous ceux qui n'ont d'autre choix que l'exil.

  • Depuis que maman a dit à ma grand-mère qu'on allait bientôt rejoindre mon père en France, Hanna vient tous les jours à la maison. Pour mon père, vivre sans nous est une épreuve. Nous lui manquons, la décision est prise. Moi, au début, je n'ai rien ressenti, je ne savais pas quel effet ça faisait d'être là-bas. Ensuite, je me suis mis à vivre avec une inquiétude tenace que je trimballais partout. Et la tristesse en prime : quitter Hanna, le reg, ma tribu, Abdel, tout. J'ai prévenu l'école de mon départ. La maîtresse est ravie pour moi. Elle dit qu'en France, il y a des feux verts et rouges qui règlent la circulation, des cabines d'ascenseur dans les maisons très hautes, des trains qui roulent dans les tunnels. - Ton père habite où ? Quand j'ai répondu Nanterre, elle était moins ravie pour moi... Du reg algérien de son enfance au bidonville de Nanterre, Mehdi Charef raconte les tribulations d'un petit garçon dont la vie n'a pas toujours été facile. Pour vivre, il a dû se battre : chez lui, sur la terre de ses ancêtres, comme en France, son nouveau pays d'accueil, au milieu des années 1960. Humaniste et généreux, l'auteur dresse un tableau attachant de sa famille et propose le récit de son expérience d'immigré.



  • Un manuel d'apprentissage pour les étudiants et auditeurs débutants.

    Un guide méthodologique pour les auditeurs et contrôleurs internes en activité.

    Un vade-mecum pour les responsables opérationnels en charge des risques et du cont

  • J'ai écrit ce livre en pensant qu'il existait un réel besoin d'une meilleure compréhension des organisations, et ce, autant dans la société prise dans son ensemble, que parmi les managers qui essayent de faire fonctionner ces organisations.



    Henry MINTZBERG


    Un incontournable du management, accessible à tous en version poche.

    Ce livre présente l'essentiel des travaux de Mintzberg, l'un des plus grands spécialistes mondiaux des organisations. Destiné aux étudiants comme aux professionnels, il donne une vue complète du management.

    Henry MINTZBERG, Ph.D. (MIT), ingénieur (McGill), est professeur de management à l'université McGill de Montréal. Il est l'auteur de nombreux livres de référence, dont Le manager au quotidien, Structure et dynamique des organisations et Le pouvoir dans les organisations.

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