Littérature générale

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    " Bienvenue chez CASA, chère Clarissa... "
    Une résidence pour artistes flambant neuve. Un appartement ultramoderne, au 8e étage, avec vue sur tout Paris. Un rêve pour une romancière en quête de tranquillité. Rêve, ou cauchemar ? Depuis qu'elle a emménagé, Clarissa Katsef éprouve un malaise diffus, le sentiment d'être observée. Et le doute s'immisce. Qui se cache derrière CASA ? Clarissa a-t-elle raison de se méfier ou cède-t-elle à la paranoïa, victime d'une imagination trop fertile ?Fidèle à ses thèmes de prédilection - l'empreinte des lieux, le poids des secrets -, Tatiana de Rosnay tisse une intrigue au suspense diabolique pour explorer les menaces qui pèsent sur ce bien si précieux, notre intimité.

  • Dans la banlieue de Tokyo, trois femmes tiennent une petite boutique de plats à emporter. La cuisine y est familiale ; et bien que joyeuses et sympathiques, elles n'ont, pour les clients qui poussent la porte, rien d'extraordinaire. Ce sont des femmes qui prennent de l'âge, des femmes invisibles.
    Mais lorsqu'elles cuisinent, on comprend que se joue quelque chose de profond et d'intime. La cuisine devient le lieu de la réconciliation. Avec le passé d'abord mais surtout avec soi. Car contrairement au discours en vigueur, on ne finit jamais d'être femme. Peu importe notre âge.

    Les choses cachées derrière les choses, les drames ordinaires, les sentiments : voilà les thèmes qu'Areno Inoue explore inlassablement. Mais creusés de façon si profonde, si juste qu'ils en deviennement universels.

    INOUE Areno est née le 2 février 1961 à Tokyo. Elle naît dans une famille passionnée de littérature : son père était un écrivain reconnu, elle deviendra elle-même éditrice avant de se consacrer entièrement à l'écriture au début des années 1990.
    Elle est lauréate d'un très grand nombre de prix littéraires (prix Naoki, prix Bungei, prix Sakunosuke, prix Simase etc) et l'autrice d'une quarantaine de livres dont bon nombre ont été adaptés au cinéma et à la télévision.

  • « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

  • Nuit d'épine

    Christiane Taubira

    • Plon
    • 26 Septembre 2019

    La nuit, chacun la voit, la vit, la sent, l'apprivoise à sa manière. De celle de Guyane, trouée d'un faible lampadaire sous la lueur duquel, enfant, à la faveur de la moiteur et du silence, elle allait lire en cachette, à celle qui lui permettait de régler ses comptes avec les péchés capitaux que les religieuses lui faisaient réciter dans la journée, la nuit a souvent été, pour Christiane Taubira, une complice, une alliée, une sorte de soeur intime, un moment particulier. C'est la nuit des chansons qu'on adore et dévore, la nuit du sommeil qui refuse qu'on annonce la mort d'une mère, la nuit des études passionnées et des yeuxen feu à force de scruter les auteurs sacrés, la nuit qui ouvre sur les petits matins des métros bougons et racistes. C'est aussi la nuit des militantismes, de la Guyane qui se révolte, des combats furieux à l'Assemblée autour du mariage pour tous - un cathéter au bras et le courage en bandouillère. C'est enfin la nuit d'un tragique vendredi 13, bientôt suivie de celle où l'on décide d'un adieu. Ces nuits des espoirs, des questions, des inquiétudes parfois, des colères aussi sont un roman du vrai. Un récit littéraire où l'auteur montre que la vie est souvent plus forte, inventive, poétique, envoûtante, dure, terrible que bien des fictions.

  • Les terres ingrates du Nebraska, glacées en hiver, caniculaires en été, soumises à de violentes tempêtes. Des voix féminines y résonnent et s'entremêlent, défiant le temps perdu tout autant que l'avenir.
    Il y a Cora, qui épouse un fermier au début du XXe siècle.
    Il y a Madge, leur fille, et Sharon Rose, élevées comme des soeurs.
    Madge qui devient une femme de la campagne dure à la tâche, désireuse de se marier.
    Et Sharon Rose qui part étudier à Chicago, observant de loin la vie de la famille et de la ferme qui continue sans elle.
    C'est l'époque où arrivent le téléphone, le réfrigérateur et la télévision - la modernité. C'est l'époque où le monde, leur monde, change.

    /> Paru en 1980, Chant des plaines n'avait jamais été traduit dans notre langue. Les lecteurs français pourront dorénavant découvrir l'écriture éblouissante de Wright Morris, capable d'embrasser l'immensité des paysages comme l'intimité sensible de ces femmes fortes.

  • Juste avant l'oubli

    Alice Zeniter

    Il règne à Mirhalay une atmosphère étrange. C'est sur cette île perdue des Hébrides que Galwin Donnell, maître incontesté du polar, a vécu ses dernières années avant de disparaître brutalement - il se serait jeté du haut des falaises. Depuis, l'île n'a d'autre habitant qu'un gardien taciturne ni d'autres visiteurs que la poignée de spécialistes qui viennent tous les trois ans commenter, sur les « lieux du crime », l'oeuvre de l'écrivain mythique. Cet été-là, Émilie, qui commence une thèse sur Donnell, est chargée d'organiser les Journées d'études consacrées à l'auteur. Elle attend que Franck, son compagnon, la rejoigne. Et Franck, de son côté, espère que ce voyage lui donnera l'occasion de convaincre Émilie de passer le restant de ses jours avec lui.Mais sur l'île coupée du monde rien ne se passe comme prévu. Galwin Donnell, tout mort qu'il est, conserve son pouvoir de séduction et vient dangereusement s'immiscer dans l'intimité du couple.Alice Zeniter mène, avec une grande virtuosité, cette enquête sur la fin d'un amour et donne à Juste avant L'Oubli des allures de roman noir.

  • Roy est encore un enfant lorsque son père, James Fenn, dentiste et
    pêcheur professionnel raté, se suicide d'une balle dans la tête. Tout
    au long de sa vie, Roy ressassera ce drame qui deviendra son obsession
    mais aussi une source, douloureuse, d'inspiration. Comment se créent
    et se transmettent des légendes familiales ? Quelles histoires notre
    mémoire choisit-elle de garder et sous quelle forme ? À partir de quelques
    moments intimes éparpillés dans le temps - faiblesses, infidélités, désirs,
    contemplations - se met en place une histoire de perte, d'amour tendre
    et de retrouvailles imaginaires dans les espaces sauvages de l'Alaska.

  • Méchantes blessures

    Abd Al Malik

    • Plon
    • 22 Août 2019

    Méchantes blessures est un roman qui, avec poésie, analyse le rêve de faire peuple d'une certaine jeunesse française éprise de culture et issue des banlieues et de l'immigration.
    Et si notre vie n'était que le résultat d'une succession de traumatismes ? Et si tout ce qui est vrai pour un être l'était également pour une ville, un pays ou un continent ? Alors les différentes blessures qu'inflige l'existence aux individus s'apparenteraient aux crises que connaissent de tout temps les nations.
    Kamil n'est pas seulement un rappeur esthète, musulman et noir aux racines congolaises, né à Strasbourg et assasssiné à Washington, en plein jour, dans le parking d'une boîte de strip-tease, il est aussi l'incarnation d'une certaine idée du génie français.
    Méchantes blessures raconte la vie et la mort de ce Français du XXIe siècle.
    Dans ce récit subtilement tissé, entre roman noir, conte philosophique et spirituel, Abd Al Malik imprègne durablement l'esprit et transmet par son écriture sa vision d'un avenir commun.

  • Alexandr, Christine, Lydia et Zachary partagent une amitié très intime depuis leur rencontre alors qu'ils avaient vingt ans. Trente ans plus tard, Alex et Christine reçoivent un appel bouleversé de Lydia : Zach est mort. Ce décès les touche profondément. Tous s'accordent pour dire que Zach était le plus sain et le plus gentil d'entre eux, celui qu'ils ne pouvaient se permettre de perdre. Plutôt que de les rapprocher, la perte de Zach déforme leur relation, faisant remonter à la surface les enchevêtrements passés, les griefs tus. Ce qui aurait pu les unir se transforme alors en colère et amertume.

    Occasions tardives explore les entrelacs des relations les plus intimes. Sous la surface des arrangements et compromis de l'existence reposent d'autres configurations, différentes, insondables, qui, bien que semblant appartenir au passé, demeurent la trame essentielle des amitiés et des amours. Et quand un fil rompt, tout se détricote, la trame réaffirme sa présence.

  • Un couple détruit par l'alcool, le regard acéré d'un employé d'agence de voyage sur les gens fortunés, un brave gars perdu dans un bar du Sud profond, un pauvre type qui fait de curieuses rencontres nocturnes. Ces gens simples affrontent comme ils peuvent l'orage de leurs existences, banales en apparence, mais si émouvantes quand on en partage l'intimité. Des vies faites de courage, d'échec, de naïveté, de sorties de route et d'histoires d'amour qui finissent mal.

  • 1920. Sur le site minier de Faymoreau en Vendée, un coup de grisou a provoqué l'effondrement d'une galerie. Apprenant la tragédie, Isaure Millet, la fille des métayers du château, s'est précipitée sur les lieux. Thomas Marot, l'homme qu'elle aime depuis toujours, fait partie des mineurs pris au piège. Les secours s'activent. Thomas est sauvé mais le soulagement d'Isaure est de courte durée : le jeune homme est déjà fiancé à une ouvrière polonaise. Comment pourra-t-elle se résoudre à renoncer à lui ?
    Les suites de la catastrophe prennent une tournure inattendue: l'une des victimes retrouvées sans vie au fond de la mine a, en fait, été assassinée d'une balle dans le dos... L'enquête bute sur le mutisme des témoins. La belle Isaure, qui lutte pour dissimuler les sentiments qu'elle voue à Thomas, en sait-elle plus qu'elle ne prétend ? Quel secret cache la petite communauté de gueules noires ?
    Marie-Bernadette Dupuy est l'auteur d'une oeuvre extrêmement riche et variée, traduite jusqu'en Russie, qui lui a permis de conquérir le coeur de nombreux lecteurs. Elle revient avec une époustouflante saga, dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.
     

  • Dans le village minier de Feymorau, en Vendée, dans les années vingt, Isaure, fille de paysans de la région, et Thomas, un mineur dont la femme, d'origine polonaise, est repartie vivre dans sa patrie, décident de faire fi de la morale et de leur culpabilité : ils s'aiment et se retrouvent en cachette sous le vieux chêne qui abritait leurs rendez-vous adolescents.
    Un dimanche, alors qu'elle vient de passer la nuit avec Thomas, Isaure est appelée d'urgence au chevet de sa mère, Lucienne. Celle-ci est au plus mal. Avant de mourir, elle tient à avouer à sa fille le secret de sa naissance : le véritable père d'Isaure n'est autre que le châtelain local, le comte de Régnier, l'amour de jeunesse de Lucienne.
    Cette terrible révélation bouleverse Isaure, qui voit ses tourments familiaux s'éclairer d'un jour nouveau. Mais elle ignore encore à quel point cet aveu va faire basculer son destin...
    Marie-Bernadette Dupuy  nous entraîne dans une époustouflante saga dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.

  • Son arrivée, tout à fait annoncée, reste une surprise jusqu'au dernier moment. Contrairement à l'image assez répandue du petit rôti, il ne fait pas de doute qu'il s'agit déjà d'une personne. Après les premiers jours dans une chambre exiguë, il est temps de sortir pour retrouver le vaste monde.

  • Au milieu du XXe siècle, le choc et le désarroi d'une orpheline née au bord de l'Océan, recueillie dans les Pyrénées par une tante malveillante. Dans un village côtier de l'entre-deux-guerres, près de l'île d'Oléron, la petite Violaine vit heureuse au sein d'un environnement marin solidaire, où la principale richesse est l'ostréiculture, quand la mort de ses parents bouleverse son existence. L'orpheline est confiée à une tante qui habite un village des Pyrénées, près de Lourdes. Pour la fillette qui aimait tant l'Océan, l'accueil hostile de sa nouvelle famille et la vue oppressante des montagnes sont une terrible épreuve. Seule Sidonie, l'Espagnole aux dons de guérisseuse, touchée par la détresse de Violaine, va l'aider à reprendre goût à la vie...

  • Marie, l´orpheline du bois des Loups, est devenue une femme accomplie. En Corrèze, à Aubazine, le village de son enfance, elle mène de front son métier d´institutrice et sa vie de famille. Mais les rancoeurs du passé la rattrapent... Suite deL'Orpheline du bois des Loups.

    « Marie ne put retenir ses larmes en assistant à l´échange des anneaux. Elle-même avait épousé Pierre dans cette petite église. La ronde des souvenirs continuait à la tourmenter malgré son désir de regarder vers le futur . » De 1946 à 1970. Les années de femme, de mère et d´épouse de Marie sont jalonnées d´intenses bonheurs (sa réussite tant privée que professionnelle, la naissance de ses petits-enfants, la venue dans la famille d´une jeune orpheline, son amour des siens, ses élèves à l´école) mais aussi de terribles douleurs (le suicide de l´une de ses filles, le décès de Nanette, sa fidèle nourrice, la jalousie et la rancoeur de ses « ennemis » anciens).

    Avec en toile de fond les grands événements et les faits marquants des Trente Glorieuses, l´élection de De Gaulle, l´émancipation des femmes, la marche sur la Lune...

    Une chronique attachante entre grande saga familiale et portrait intimiste d´une femme simple et courageuse.

  • La correspondance de Marcus Tullius Cicéron est l'une des plus abondantes que l'Antiquité nous ait léguées : près d'un millier de lettres qui représentent un formidable témoignage à la fois historique, politique, social et personnel, celui d'un citoyen qui se trouvait au coeur des intrigues au dernier siècle de la République romaine. Elles nous entraînent dans les coulisses du pouvoir. Elles nous brossent surtout le portrait d'un homme, avec ses forces et ses faiblesses, ses erreurs et ses doutes, ses incertitudes et ses contradictions. Elles permettent d'humaniser une figure tutélaire qui laisse percer, au fil des pages, ses soucis d'homme, ses défauts, ses humeurs, son manque de courage, son égoïsme, ses sentiments intimes. Était-il toujours sincère ? Certes, non. Le mensonge, la duplicité, la clabauderie, le goût très romain du trait qui assassine sa cible sont partout présents... Elles révèlent encore un homme de lettres qui goûte certains plaisirs plus que de raison et plus fort que sa fortune ne le lui permet, tout cela en contradiction avec les beaux principes énoncés dans ses traités de philosophie. Qui eût imaginé Cicéron gourmand jusqu'à s'en rendre malade, ou amateur du plaisir de la conversation avec « un petit coup dans le nez », comme il l'écrit lui-même. « Que de plaisanteries qui sont mises dans la correspondance paraîtraient déplacées si on les rendait publiques », reconnaît-il dans l'une de ses missives. La correspondance n'offre pas à lire la Vérité, mais bien plutôt la vérité d'un homme qui fut l'une des plus grandes figures de cette République agonisante et à qui nous devons les fondements d'une pensée proprement romaine ainsi que l'élaboration d'une philosophie de l'histoire qui a nourri pour des siècles notre civilisation. Cicéron fut, en son temps, le plus grand défenseur de la liberté, cette libertas au nom de laquelle il luttait contre le pouvoir du tyran, qu'il se nommât César, Pompée, Antoine ou Octave. Le coeur de son engagement.

  • Au cours d'une soirée où se rend le Tout-Paris de la Belle Époque, en 1905, Colette rencontre la marquise de Morny, dite « Missy ». Celle-ci, divorcée et à la tête d'une grande fortune, vit pleinement sa préférence sexuelle. Cheveux courts, pantalon, bottes et complets-vestons : son personnage inclassable dérange et effraie son époque. Un an plus tard, Colette divorce de Willy et vivre avec Missy une intense histoire d'amour qui durera jusqu'en 1911. Après leur rupture, leurs lettres témoignent d'une indéfectible complicité. Cette relation est fondatrice dans la vie de Colette, dans sa construction autant que dans son oeuvre littéraire.

    « Mon amour chéri, j'ai enfin reçu une lettre de vous, la première ! Je suis bien contente. Elle est bougon, elle est gentille et je la trouve délicieuse, puisque vous dites que votre odieux enfant vous manque ! Ma chérie, cela suffit pour me combler de joie, et j'en suis devenue rouge, toute seule, de plaisir, d'une sorte d'orgueil amoureux. Que ce mot ne vous choque pas mon pudique petit Missy, il n'y a vraiment que le mot amour qui puisse servir pour dire la complète, la complexe et exclusive tendresse que j'ai pour vous. » C.

    Ce livre audio a remporté un Coup de coeur 2020 de l'Académie Charles Cros et le Prix du livre audio Lire dans le noir 2021 de France Culture, dans la catégorie « non-fiction ».

  • "J'ai écrit ces lignes des années après. J'ai surmonté ma honte et parfois le déni ou la réprobation des autres. J'avais frôlé la fin de tout.
    Nous attendons trop sans savoir que nous sommes attendus nous-mêmes dans l'existence à ce point sombre d'où quelque chose peut recommencer. J'ai retraduit mon malheur en traduisant les textes de Job, de saint Paul ou de Shakespeare. Et je commençais à croire qu'il n'y a d'espérance qu'à ce point-là d'essoufflement.
    J'ai interrogé la dérision du désespoir et l'indignité de notre monde contemporain qui voudrait exclure l'espérance de nos coeurs et de nos communautés."
    Frédéric Boyer.

  • Dans l'Amérique en crise sociale, morale et économique de 2008, Michael Collins tisse avec empathie et virtuosité les liens qui unissent Norman Price, à Chicago, et Nate Feldman, au Canada. Deux familles qui apprendront à se connaître intimement sans jamais n'avoir rien su de leur passé commun.
    « Le roman rappelle certaines farces et faux noir des premiers films des frères Coen. »
    Mail on Sunday

  • Ce recueil expose des figures et des moments de passages d'hiver à la fois physiques, intimes, politiques et artistiques. Un peu comme c'était déjà le cas avec Quelques éclats, les poèmes convoquent plusieurs voix distinctes qui reprennent et réinventent des histoires et des trames d'histoire disséminées à travers le temps et l'espace. Réalisé en collaboration avec l'artiste et écrivain belge Romain Renard (Chroniques de Melvile), le recueil raconte des impasses, des chutes, des épiphanies. Le bout de papier, la main ouverte, la lanterne - l'espoir qu'il faut pour s'abriter, la lumière pour les traversées.

  • J'ai poursuivi mon chemin. Continué de travailler à me mettre en ordre, me clarifier, réaliser mon unité... Au désarroi et au découragement qui ont marqué les débuts de mon parcours, se sont progressivement substitués une force, une confiance, le ferme besoin de consentir, d'adhérer. Voilà pourquoi la part faite ici à la réflexion et au questionnement est moindre que dans les deux premiers volumes. En revanche, plus nombreuses sont les notes relatant des rencontres, des instants de vie, d'accord, d'intime exultation.

  • On entre ici dans lintimité, celle de Rose, et dans une expérience, celle de linternement. Au fil des pages sentremêlent les questions de Rose, ses mots, ses visages. Rose à lhôpital avec dautres personnalités atypiques. Ou anormales, dirait-on...mais où est la norme?

  • De ce monde ouvre sur des aspects complémentaires de l'écriture de Louise Warren, de 2004 à 2020 : la chronique brève et la prose dédiée à un thème, incluant de nombreux inédits. Chaque volet accueille les oeuvres d'autres artistes, les lieux, le voyage, le souvenir, la lecture. Ainsi se tissent les fils de son appartenance au monde, dans sa multiplicité, dans sa diversité, de la vie simple aux échos de la planète, de la création à l'amitié et à la solidarité. Traversée par une même expérience de l'intime et du langage, la réflexion s'approfondit, jusqu'aux recherches récentes sur la matière et l'incertitude.
    Cet essai inclut le texte « Au nom de la matière » qui accompagne l'exposition du même titre au Musée d'art de Joliette, présentée du 15 août 2020 au 10 janvier 2021, dont Louise Warren est commissaire.

  • Un étranger, charmeur, s'invite à votre table. Lentement il entreprend de se raconter, voire de se confesser. Plus il s'insinue dans votre intimité, plus votre inconfort grandit. À mesure qu'il gagne du terrain, le danger s'installe mais à votre insu. Vers quels sommets de l'horreur vous entraîne cette conversation galante ?

    D'une plume aussi serrée que juste, Maurice Henrie tisse un filet de séduction. Le protagoniste est élégant, cultivé et décidément inquiétant... « Le balcon dans le ciel » a remporté le prix Trillium et le prix Ottawa-Carleton en 1996, ainsi que le grand prix du salon du livre de Toronto en 1995.

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