• Suzanne Lenglen, la divine Nouv.

    L'histoire de Suzanne Lenglen commence en 1910. À 11 ans, elle reçoit de son père une raquette de tennis. Grande sportive, elle s'entraîne comme un homme et développe un jeu unique grâce à la pratique de la gymnastique et de la danse.

    Quatre ans plus tard, elle remporte son premier titre de champion du monde. C'est le début de la gloire.

    Entre 1919 et 1926, elle s'impose six fois aux Internationaux de France, six fois à Wimbledon, et décrochera trois médailles olympiques. Ses apparitions déchaînent les foules.

    Qui mieux que Gianni Clerici, journaliste italien, romancier, essayiste et spécialiste reconnu du tennis, aurait pu mieux retracer la vie exceptionnelle de Suzanne Lenglen, qui changea en quelques années seulement l'image du tennis et la place des femmes au sein de celui-ci ?

    Gianni Clerici est né en 1930 à Côme.

    Journaliste, grand reporter, romancier, essayiste, il est également un spécialiste reconnu du tennis.

    Ancien joueur, il a représenté plusieurs fois l'équipe d'Italie, notamment au Tournoi de Wimbledon en 1953. Commentateur des matchs pour la télévision, il est intronisé au International Tennis Hall of Fame en 2006.

    Les Éditions Viviane Hamy ont fait paraître en 2000 son roman Les Gestes blancs. Sa réflexion sur le sport est au coeur de toute son oeuvre.

  • Bélem, dans le nord du Brésil. Dans ce pays où tout jeu d'argent est illégal, le docteur Clayton Marollo associe sa passion des cartes et son carnet d'adresses bien garni pour ouvrir des salles clandestines qui accueillent, nuit après nuit, hommes politiques, notables, trafiquants et vrais joueurs.Gil, jeune homme élevé quasiment dans la rue, se fait remarquer par le tout-puissant Marollo, qui en fait son bras droit. Il se rend vite indispensable, jusqu'à l'arrivée de Paula, jeune joueuse de poker extraordinairement douée, qui fait tourner les têtes et suscite bien des convoitises dans ce milieu très fermé.Roi, dame, valet : ces trois-là vont se convoiter, se haïr, se perdre.Bienvenue dans les eaux troubles de Belém.Edyr Augusto nous plonge à nouveau dans les bas-fonds de la capitale de l'Amazonie, lieu de tous les trafics, en multipliant les portraits d'une humanité-mosaïque.Traduit du portugais (Brésil) par Diniz Galhos

    Natif de Belém, Edyr Augusto est journaliste, écrivain et dramaturge. Très attaché à sa région, l'État amazonien du Pará, il y ancre tous ses récits. Sont déjà parus chez Asphalte : Belém (2013, prix Caméléon du roman traduit), Moscow (2014), Nid de vipères (2015) et Pssica (2017, sélectionné pour le Grand Prix de littérature policière).

  • Petit livre des petits jeux pour jours de pluie Nouv.

    Plus de 150 jeux pour ne plus vous ennuyer lorsqu'il pleut à verse ! Petit livre ; 2,99 euros
    Ah, les journées pluvieuses... que l'onsoit de ceux qui aiment gambader dans les flaques ou rester au chaud à l'intérieur, il existe une multitude de petits jeux pour passer le temps ! Seul, entre amis ou en famille, venez découvrir une centaine de façon de vous occuper sans avoir à (trop) vous mouiller !
    Splash !Jeu d'extérieur / Seul ou à plusieurs Voici un petit jeu régressif et défoulatoir... Chaussez de vielles godasses et sortez faire ce que l'on vous a toujours empêché de faire lorsque vous étiez enfants : sauter à pieds joints dans les flaques d'eau !
    C'est qui le plombier ?Intérieur / Seul ou à plusieurs Il y a une fuite d'eau sous le lavabo de votre salle-de-bain ! Et 2 millilitres d'eau s'écoulent toutes les 30 secondes... Combien de litres d'eau aurez-vous perdu en 365 jours ?

  • Edgar Poe s'attaque ici à un célèbre canular : l'automate joueur d'échecs, construit en 1770 et exposé dans le monde entier durant près d'un siècle. Plus que tout autre automate, il a emporté l'admiration du public car il était capable de jouer - et de gagner - contre un adversaire humain. L'auteur s'attache à en disséquer la mécanique mystérieuse, et à en révéler la supercherie. Annonçant les réflexions sur l'intelligence artificielle, il nous invite à une passionnante enquête au coeur de la machine.

  • Françoise Sagan n'a voulu se souvenir que des moments heureux et que des gens qu'elle a aimés. C'est ce qui rend ce livre si sympathique et ce qui a fait son succès auprès du public et de la critique. Billie Holiday, Orson Welles, Jean-Paul Sartre, Carson McCullers, Marie Bell, Rudolf Noureev, Tennessee Williams... Autant de portraits et d'histoires inoubliables.

  • Le travail est-il moral ou immoral ?La société capitaliste envisage le travail selon une conception éthique autant que religieuse.Considéré comme une vertu, la question de ses conditions tend à n'être plus posée. À l'inverse, si on le mésestime, il entraîne des revendications économiques et sociales. Mais l'engrenage du travail, censé favoriser l'élévation vers les hautes sphères de l'esprit, y fait aussi obstacle en justifiant l'asservissement. Pour résoudre cette équation insoluble, le philosophe italien reprend à son compte, avec un art de la transmission qui lui est propre et parfois non sans les critiquer, les travaux de Schiller, Simmel, et même le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels. Surtout, Rensi démontre ici, de nouveau, sa faculté de stimuler les esprits. Car si, à ses yeux, la haine que le travail inspire apparaît proportionnelle au désir d'atteindre la véritable destinée humaine, il valorise du même coup le jeu, l'art, la passion des sciences, toute activité susceptible d'échapper à la contrainte et au diktat de l'argent.

  • À son ami Brutus, auquel sont dédiés ces paradoxes, l'auteur confie les avoir énoncés par jeu. Cicéron se donne pour règle d'exposer comme des lieux communs des idées dont les Stoïciens peinent à convaincre de la véracité. L'honnêteté, la vertu, la beauté morale, la sagesse, la liberté et la richesse sont ainsi discutées à travers six paradoxes : la beauté morale est le seul bien ; il suffit d'être vertueux pour être heureux ; il en va des fautes comme des bonnes actions : elles sont toutes égales ; sans la raison nous ne sommes que folie ; tous les sages sont libres et tous les insensés sont esclaves ; seul le sage est riche. Il s'agit paradoxalement, pour Cicéron, de rendre probables des opinions qu'il juge vraies. Débutant chacun de ses commentaires par une affirmation qui ne semble souffrir nulle discussion, Cicéron souhaite qu'elle soit accessible à tous afin d'emporter l'adhésion. Ludiques, ces paradoxes sont aussi pamphlétaires. Rédigés en 46 av. J.-C., alors que la république est menacée, ils permettent à Cicéron de se rendre utile à la cité, en inoculant dans l'esprit des citoyens romains les vertus stoïciennes, en érigeant la philosophie en arme de combat. C'est donc sur la place du forum elle-même que l'auteur souhaite voir débattues les questions qu'il y soulève. Et ce, littéralement, contre la doxa.

  • Le code de conduite du parfait homme de cour est au coeur des conversations de gentilshommes lettrés à la cour d'Urbino. Traduit dès le XVIesiècle dans toute l'Europe, ce manuel de bonnes manières a marqué la culture occidentale. Or, le présent volume s'attache au livre III, le plus original et le plus délicieusement digressif. Cinq hommes et, fait exceptionnel, deux femmes, dont la duchesse d'Urbino, participent à la joute verbale. Le sujet se révèle épineux : les usages qu'une dame de palais se doit d'observer. Tous se disputent in fine sur les mérites prêtés à la femme en général. Quand les misogynes s'opposent aux défenseurs de la gent féminine, l'un prône une égalité entre l'homme et la femme. Mais le champion de ces dames ne s'en forgerait-il pas une image conforme à ses désirs ?

    L'écrivain Baldassare Castiglione (1478-1529) fut ambassadeur auprès de Louis XII puis de Léon X. Il se lia d'amitié avec Raphaël et rencontra les personnalités réunies autour de la duchesse Élisabeth de Gonzague et sa belle-soeur Emilia Pia : Pietro Bembo, Julien de Médicis, Ottaviano, Federigo Fregoso et autres lettrés qui figureront dans sa grande oeuvre Il Cortegiano, parue en 1528. Après la mort de sa femme en 1520, il entre dans le clergé et gagne la cour de Charles-Quint. Il meurt à Tolède.

  • Mine de propositions subversives, ce manifeste dans le plus beau style des avant-gardes fait de son titre l'étendard d'un projet d'envergure : la destruction en règle des mass media au moyen de leurs possibilités mêmes. Entre répandre de fausses nouvelles à l'aide d'enregistrements diffusés aux heures de pointe, procéder par contagion sonore - les bruits d'une émeute peuvent la stimuler dans la réalité - ou encore introduire dans le discours d'un politicien bredouillements et autres incongruités, Burroughs applique la technique du cut-up au monde sonore, arme à même de contrer cette autre arme de destruction massive, la médiatisation à outrance, moyen féroce de manipulation des consciences. Brouillons les pistes, aux sens propre et figuré. C'est piquant, stimulant et hautement explosif !

  • Hors d'atteinte

    Emmanuel Carrère

    Frédérique décide de ne plus rien décider, d'abandonner à la roulette la conduite de sa propre vie : ce qu'elle fera, où elle ira, si elle sera riche ou pauvre, flambeuse de haut vol ou clocharde, et dans quel ordre. Les enjeux montent, elle coupe des ponts, elle s'enivre d'irrévocable. Elle se met sans relâche au pied du mur en espérant, après l'avoir sauté, être enfin délivrée, hors d'atteinte.

  • En dehors de toute idée religieuse, divine ou morale, le sacré de Leiris se tapit dans les choses, les moments et les lieux qui lui inspirent à la fois désir et terreur. Il représente la part de l'illicite, qui trouve ses racines dans l'enfance, et qualifie la chambre parentale par exemple, ou bien le cabinet de toilette, où Leiris formait avec son frère une sorte de société secrète. C'est la quête du merveilleux, blotti dans la vie quotidienne de l'enfant, dans les recoins, espaces ou spectacles ritualisés qui exhalent ce sentiment du sacré. Telles les courses à l'hippodrome d'Auteuil, où le jockey fait aux yeux de l'enfant figure d'idole. Mais ce sentiment s'étend aussi aux mots, à tout ce que pouvaient inspirer à Leiris le prénom Rebecca par exemple ou encore l'exclamation "Baoukta !", cri de guerre de son frère quand ils jouaient aux Peaux-Rouges.Cette conférence invite à une exploration intérieure, à rechercher en soi ce que le profane a de plus sacré. L'on pourrait détourner André Breton, affirmant : "L'esprit qui plonge dans le surréalisme revit avec exaltation la meilleure part de son enfance." Le lecteur le comprendra à la lecture de ce bijou de poésie, tant ce texte a ceci de rare qu'il apparaît en tout point opérant, dans le sens où il nous invite à notre tour à sonder la part du sacré qui déterminait nos jeux, nos craintes et nos désirs d'enfants et qui garde, aujourd'hui encore, toute sa saveur.

  • Qu'est-ce que la technique ? Pour répondre à cette question simple, Ortega Y Gasset revient à ce qui, fondamentalement, s'impose à tout homme : la nécessité de vivre. Or, pour satisfaire ses besoins vitaux, l'homme développe un répertoire de techniques et, au contraire de l'animal, parvient à produire ce qui n'existe pas dans la nature. Mais ces actes le démarquent de l'état naturel et démontrent sa capacité à se détacher des stricts besoins vitaux. Là réside aussi sa particularité : sa promptitude à pourvoir à son bien-être mais, par là même, à lui-même créer ses besoins. Ce à quoi répond la technique. Par une succession de raisonnements limpides, le philosophe madrilène en vient à évoquer une "crise des désirs" engendrée par la technique.

    Le philosophe José Ortega y Gasset (1883-1955) a été professeur de métaphysique à l'université de Madrid, avant de parcourir l'Europe, l'Amérique du Sud et les États-Unis. Il est le fondateur en 1923 de la Revue de l'Occident. Au rayonnement considérable, sa métaphysique est à l'origine d'un renouveau de la philosophie espagnole, faisant de la métaphore un outil de la pensée. Il est l'auteur du Thème de notre temps (1923), de L'Espagne invertébrée (1921) et de La Révolte des masses (1930).

  • Trop longtemps cantonné à une image vieillotte et occulte, le tarot divinatoire est pourtant un formidable outil de développement personnel, d'une incroyable modernité et d'une redoutable efficacité.

    Ce guide pratique de 52 exercices renouvelle le genre, en vous permettant de faire le point sur tous les aspects de votre vie. Pas besoin d'être un spécialiste pour tirer les cartes et découvrir leurs symboliques.

    Les cartes détachables en fin d'ouvrage et les explications de l'auteure vous donnent toutes les clés pour faire de ce jeu un compagnon quotidien, fiable et efficace.

     

    Laissez-vous mener sur la voie de la connaissance de soi, du développement et de l'accomplissement !

     

    Spécialisée dans les jeux divinatoires depuis plus d'une dizaine d'années, Carole-Anne Eschenazi est elle-même créatrice d'oracles et de tarots, notamment le Cat Tarot et le Tarot de la Nuit parus aux éditions Lo Scarabeo. Collectionneuse insatiable, elle possède plus de 450 jeux divinatoires. Elle est par ailleurs romancière, blogueuse et youtubeuse.

  • Voici un ouvrage d'un genre nouveau, dans lequel Walter Benjamin pratique le collage à la manière de ces amoureux des télescopages poétiques que furent Dada et les surréalistes. Rue à sens unique se compose de notes autobiographiques, de souvenirs d'enfance, d'aphorismes, de scènes de la vie urbaine, de considérations acérées sur l'état du monde, et de l'Allemagne en particulier, mais aussi de réflexions sur l'écriture elle-même, sur la graphologie. Benjamin­ se penche par exemple sur l'entrelacs des manuscrits arabes. Voire va-t-il jusqu'à donner des conseils à l'écrivain : par exemple, ne jamais faire lire une oeuvre non encore achevée ; une musique et quelques voix en fond sonore sont recommandées, de même que l'attachement maniaque à tel type de papier ou à telle plume. Benjamin rend compte par la même occasion de l'éclatement de l'écrit dans la signalétique qui émaille nos villes, désormais parsemées de messages à décrypter. Arrachée du livre imprimé, son asile de prédilection, l'écriture se retrouve désormais dans la rue, à travers la publicité, prise dans le chaos d'une économie devenue toute-puissante. Et l'auteur ne manque pas d'humour en ce sens, reprenant pour titre de ses pensées les recommandations, mises en garde et autres slogans assenés dans nos villes : "Travaux publics", "Défense d'afficher", "Attention aux marches" ou encore "Allemands ! Buvez de la bière allemande". Emprunter cette Rue à sens unique, c'est se laisser entraîner dans une dérive au coeur d'une ville certes de papier mais dont les mots fournissent autant de repères urbains pour qui sait jeter des passerelles. Du reste, entre la ville décrite et le paysage fait de mots que dessine l'écrivain, il n'y a pas loin, quand Benjamin nous propose de découvrir les "principes des pavés ou l'art de faire des livres épais".

  • Lire l'entretien avec Anna Tardos et Geneviève Appell

    À travers de nombreuses descriptions, photos et séquences vidéo, Geneviève Appell nous invite à partager son regard sur le bébé et à nous émerveiller de voir chaque enfant développer à sa manière ses propres compétences pour peu qu'il soit accompagné par des adultes attentifs dans un environnement à la fois riche et sécurisant. 

    En s'appuyant sur les travaux originaux d'Emmi Pikler et sur leurs implications pratiques pour le bien-être quotidien de Bébé, elle nous livre ses propres observations et découvertes qu'elle accompagne de nombreuses propositions concrètes pour aider les parents et les professionnels à trouver leur chemin avec un tout-petit. 

    Cette approche réfléchie et empathique, qu'elle décrit minutieusement, n'a rien d'exotique. Proche de nos manières d'être et de faire habituelles, elle s'en différencie par des détails apparemment minimes mais porteurs d'effets importants. En effet, quand l'adulte a confiance en la force de développement de Bébé, il lui donne la possibilité d'être actif par lui-même dans une tout autre dynamique que « l'apprentissage classique ».  

  • Chaque danse a un nom, un pas, une histoire, un chant et une symbolique. Chez les Indiens d'Amérique, l'expression musicale, jouée ou entonnée, épouse le domaine du surnaturel. Il y a des chansons pour soigner des malades, d'autres pour générer la pluie, d'autres encore entendues en rêve. Quasi toutes sont dotées de pouvoirs magiques. La musique est une langue secrète, connue des seuls initiés. La rareté des mots en attestent, comme la prolifération des vocalises au son de la flûte, du tambour ou des crécelles. L'auteur décrit l'organisation sociale de chaque tribu, les croyances, les cérémonies et les instruments fabriqués dans le bois, la corne ou la carapace de tortue. Une civilisation entière apparaît sous nos yeux, avec ses rites secrets, ses incantations et ses danses.
    La version pdf de cet ouvrage contient de nombreuses illustrations noir et blanc.

  • Partez à la rencontre de la famille Turner : treize frères et soeurs qui se chamaillent et qui s'aiment passionnément. Unanimement salué par la critique, La Maison des Turner inaugure le renouveau du grand roman américain.
    Rentrée littéraire 2017 Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
    Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
    Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l'avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s'il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l'avenir des Turner et de leur maison ?
    " Á lire absolument ! Un roman aussi drôle qu'émouvant. " Booklist
    " Un premier roman d'une la maturité exceptionnelle. Un roman fort et mémorable. Flournoy nous plonge au coeur de la famille Turner qu'on a l'impression de connaître encore mieux que notre propre famille. " The New York Times Review of Books
    " Un premier roman élégant et maîtrisé. " The Washington Post
    " Le premier roman épatant d'Angela Flournoy renouvelle le genre du " grand roman américain ", il traite de tous les thèmes chers au pays : la famille, les maisons, l'argent, les fantômes et le deuil ". NPR

  • La vie à plusieurs nécessite des règles, protégeant l'intégrité et la place de chacun pour un vivre ensemble constructif et enrichissant. Les limites et interdits viennent heurter les tout-petits dans leur soif de découvrir, de s'affirmer, de décider par eux-mêmes. Quel environnement mettre à leur disposition pour limiter les interdits et ouvrir les possibles ? Comment accompagner les jeunes enfants vers les autres ? Est-ce qu'une vie collective précoce est favorable (voire incontournable comme on le pense souvent) au développement de la socialisation ? Quel accompagnement individualisé pour les aider à compter jusqu'à deux, trois et bien davantage ? Cet ouvrage va fouiller dans les racines de la socialisation précoce, là où le tout-petit construit ses futures rencontres avec les autres - ses parents en tout premier lieu, puis les professionnels qui l'accueillent - et le monde qu'il habite.

     

  • Ce recueil est une ode à ce qui est d'ordinaire caché, tu, décrié. Gérard Berréby fait fi des codes et de la pensée conformiste, invoque le hasard, la mort, la maladie, la brutalité, le sordide, prend la chair à témoin. Les mots explosent telles des grenades face à la terreur et au lugubre du quotidien, les vers sont comme des épées qui sabrent le passé et tranchent le présent. Si l'humanité est en débris, le langage est au diapason. De cette esthétique de la brièveté et de la fragmentation, découle un lyrisme de la désolation. Le vers libre et le brouillage des genres confirment ce monde éclaté, déchiré, qui surgit, nu, dans ces pages. Tel un château de cartes qui s'effondre. La vie ne serait-elle qu'un jeu ? Les mots sont placés­ tels des pions, lancés à l'attaque d'une réalité toujours fuyante. Seuls certains parviendront à la mettre en Échec et Mat. À moins que le lecteur ne soit la cible de cette stratégie ? Lui reste alors à trouver le bon Joker à sortir afin de contrer la déroute !

  • Lacan disait à ses élèves : « Moi, je suis freudien, si vous voulez être lacaniens, à vous de le montrer. » C'est précisément ce que ce séminaire tente de faire : comment être lacanien avec Freud, tout contre Freud.

    Lacan est certainement un élève de Freud puisque l'oeuvre de celui-ci a intégralement inspiré la sienne. Il avait pour Freud la plus grande admiration du fait de son courage intellectuel, de la solitude, malgré le nombre de ses disciples, qu'il a assumée au sein d'une capitale, d'un milieu, d'une culture qui lui étaient fondamentalement hostiles.

    Il reste que ce que Lacan a introduit et que Freud a manqué, c'est le rôle du langage en tant qu'il est constitutif de notre vie psychique et bien sûr corporelle, et de cette instance incroyable qui s'appelle l'inconscient et qui, à notre insu - insu de mauvais gré -, dirige nos pensées, nos désirs et notre existence.

  • Un mage en été

    Olivier Cadiot

    Cela commence par une célèbre et très belle photo de Nan Goldin, Sharon in the river, une photo qu´on ne voit pas mais que décrit le narrateur, ce « mage » qui donne son titre au livre et, de fil en aiguille, cela va très loin dans l´espace et dans le temps pour périodiquement revenir à cette photo, centre énigmatique du livre, irradiant de sensualité, avant de repartir encore pour de nouvelles aventures. Un mage ? ou un artiste, et pourquoi pas un écrivain ? Un écrivain, un artiste, un médium, doué d´une perception ultra-pénétrante tout autant des choses matérielles que mentales, imaginaires, mémorielles, présentes et passées. C´est un monologue d´une inventivité inouïe, d´une drôlerie vertigineuse, qui va de l´infiniment petit à l´infiniment grand, du plus intime et du plus autobiographique à l´évocation historique à grand spectacle. C´est une réflexion en mots et en images sur l´art, la représentation, le deuil, la souffrance et l´amour. Abondamment illustré d´images qui viennent baliser ce parcours narratif débridé, cela crépite de toutes parts pour, suprême élégance, masquer le coeur souffrant du livre.

  • Léopold Sully-Darmon est l'avocat le plus célèbre du barreau de Paris. Il s'apprête à défendre une femme, ex-officier dans l'armée de Saddam Hussein, accusée d'acte de torture sur des prisonniers qui sont aujourd'hui réfugiés en France. Innocente ou coupable? LSD ne se posera la question qu'après avoir fait acquitter sa cliente avec brio. La star des prétoires et des médias aurait-il été manipulé?

  • Instruire en intéressant, ou en amusant, est la devise de cet ouvrage remarquable. Car c'est d'apprendre à voir qu'il s'agit. Sous la main appliquée de Marc Audebert, la géographie devient poésie visuelle. Miroir de ce qu'elle enseigne, la leçon soustrait le général du particulier au moyen de savants jeux d'échelle. Le préau ou la cour se transforme en laboratoire, la géographie en expérience. Ce manuel regorge de propositions pédagogiques visant à imprimer dans l'esprit des élèves les grands mouvements de notre système solaire, où les toupies font figure de planètes. Le soin apporté aux dessins, à la couleur, disent le souci premier de transmettre un savoir mais plus encore de le faire comprendre. Ce document inédit et de grande beauté s'adresse moins à la mémoire qu'à l'intelligence.

    Instituteur à Marcilly-sur-Maulne dans l'Indre-et-Loire, Marc Audebert (1890-1914) fut très marqué par l'enseignement reçu à l'École Normale d'instituteurs de Loches. En août 1914, il est appelé à Tours pour rejoindre le 90e régiment d'Infanterie. Grièvement blessé lors d'un assaut contre les tranchées allemandes, il meurt à Ypres en octobre 1914, à l'âge de 24 ans.

  • Farcissures

    François Tison

    De l'aveu même de son auteur, "on ne manquera pas de condamner cet exposé pour le mauvais goût de son sujet". Toutes sortes de déchets, tout ce que les hommes peuvent laisser derrière eux, dans leurs poubelles, leurs toilettes, jusqu'à leurs dépouilles submergent soudain le lecteur.
    Partisan de l'ordre, le narrateur se félicite de l'hygiénisme de notre société mais concède qu'il devrait être l'uvre de l'individu et non de la collectivité. En effet, ce que l'on déverse dans une pissotière est une part de soi-même, son bien propre. La satisfaction première du narrateur se transforme en une défense de l'ordure, que chacun devrait cultiver comme son jardin. Ce qui revient à ramener les marges au centre.
    De part en part ironique, sinon satirique et politique, le texte lui-même produit dans ses notes de bas de pages ou son index autant de déchets, dans des lignes labyrinthiques et organiques. L'espace littéraire devient ludique, mais il s'agit de s'y salir. Véritable fête de la dépense gargantuesque, Farcissures est un encouragement salutaire à la transgression des interdits et à la subversion de la règle, de toute règle.

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