• Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

  • L'armée des ombres

    Joseph Kessel

    OEuvre en extraits longs, en lien avec le thème « Agir dans la société » du nouveau programme de français en 3e.
    Résumé
    Dans un roman construit comme un thriller, Joseph Kessel retrace le parcours de ces hommes et de ces femmes - incarnés ici par Philippe Gerbier, Le Bison, Lemasque, Mathilde, Petit Jean - qui ont choisi la voie difficile de la Résistance au péril de leur vie.
    Un des chefs-d'oeuvre de l'écrivain et le roman-symbole de la Résistance.
    L'auteur
    Fils d'émigrés juifs, Joseph Kessel (1898-1979) a été engagé volontaire durant la guerre de 1914-1918, puis résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. Son oeuvre de journaliste et romancier se signale par son goût de l'aventure et son engagement.
    L'édition Classiques & Cie collège
    Soigneusement annoté, le texte est associé à un dossier illustré, qui comprend :
    - un guide de lecture intitulé « Un roman engagé sur la Résistance », avec des repères, un parcours de l'oeuvre et un groupement de documents,
    - une enquête documentaire, « Pourquoi et comment est née la Résistance ? ».

  • Au début du XXe siècle, sous l'égide de l'Organisation sioniste mondiale, les fondements de l'État d'Israël tel que nous le connaissons sont posés. Coup de tonnerre : en 1905, Israel Zangwill quitte l'organisation dont il est un membre historique. Partisan de la création d'un État juif, il demeure sceptique quant à l'idée de le localiser en Palestine. À la fin de sa vie, Zangwill résume ses positions dans un ouvrage majeur, où il propose même une relecture de l'Ancien Testament.Il réconcilie le projet d'un État juif avec des idéaux pacifistes, humanistes, et révolutionnaires. Il se montre tout aussi soucieux de préserver son peuple de la montée des périls, que de respecter l'occupation historique du territoire convoité. Nécessairement, son propos prend aujourd'hui une lueur particulière.

    Israel Zangwill (1864-1926) est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Il connaîtra un certain succès littéraire. Conscient des dangers qui menacent les juifs à la fin du XIXe siècle, il s'interroge sur la survie de son peuple et envisage la création d'un État juif. Critique envers les visées coloniales de l'Organisation sioniste mondiale, il la quitte en 1905. Il fonde alors l'Organisation juive territorialiste qui entend créer un État juif hors de la Palestine.

  • L'histoire vraie d'une héroïne oubliée1940, l'armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s'en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d'aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l'adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n'hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu'autorise l'occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l'innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l'une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d'Histoire... C'est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur cinq albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l'Holocauste. »Porté par un dessin d'une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d'un sujet fort, poignant et profondément actuel... Toucher, émouvoir, parler d'hier pour raconter aujourd'hui...

  • Issue de grandes dynasties viennoises et anglaises au cosmopolitisme vertigineux, Antonia est mariée à un nanti de Palerme. Soumise et contrainte à l'oisiveté, mais lucide, elle rend compte dans son journal de ses journées-lignes et du profond malaise qu'elle éprouve. Suite au décès de sa grand-mère, Antonia reçoit quantité de boîtes contenants lettres, carnets et photographies. En dépouillant ces archives, elle reconstruit le puzzle du passé familial et de son identité intime, puisant dans cette quête, deux ans durant, la force nécessaire pour échapper à sa condition.

    Roman d'une émancipation féminine dans les années 1960, Antonia est rythmé de photographies tirées des archives familiales de Gabriella Zalapì. Comme chez Sebald, elles amplifient la puissante capacité d'évocation du texte.

    /> Gabriella Zalapì est artiste plasticienne, d'origines anglaise, italienne et suisse. Née à Milan, elle a également vécu à Genève et New York. Aujourd'hui elle habite et travaille à Paris. Antonia est son premier roman.

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
    C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • L'histoire vraie d'une héroïne oubliée1940, l'armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s'en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d'aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l'adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n'hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu'autorise l'occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l'innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l'une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d'Histoire... C'est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l'Holocauste. »Porté par un dessin d'une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d'un sujet fort, poignant et profondément actuel... Toucher, émouvoir, parler d'hier pour raconter aujourd'hui...

  • L'histoire vraie d'une héroïne oubliée1947. Bien que l'Allemagne nazie soit tombée, le cauchemar pour les Juifs d'Europe n'est pas terminé. Persécutés par les communistes, abandonnés par les Alliés, leur route vers la terre promise d'Israël a encore des allures de long calvaire... Cette réalité, la jeune Oliwka la découvre brutalement lorsqu'on lui apprend qu'elle avait été confiée, encore bébé, à une famille adoptive pendant la guerre. Que sa véritable identité avait été changée pour échapper aux nazis. En réalité, elle s'appelle Astar Berkenbaum. Elle est juive. Et comme des milliers d'enfants, elle ne doit la vie sauve qu'à une femme : Irena Sendlerowa.Série poignante et d'utilité publique, Irena nous raconte le destin hors-norme de l'une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre mondiale. Ce troisième et dernier volume nous raconte la fin de son enfer en prison, mais aussi le début d'un autre combat : celui pour le salut de ses enfants au sortir de la guerre.

  • Le combat continue...Nous sommes en 1983 à Yad Vashem, au mémorial de la Shoah à Jérusalem. Irena a enfin été autorisée par les autorités communistes Polonaises à venir planter son arbre dans l'allée des Justes parmi les nations. 18 ans après avoir été honorée. C'est ici qu'elle rencontre une jeune femme qu'elle a sauvée, et sa petite fille. Irena leur raconte son histoire, son retour de l'enfer de la torture en 1944, à Varsovie, la fin de la guerre... et le début d'un autre combat.Les auteurs poursuivent cette série poignante et d'utilité publique : le destin hors-norme de l'une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre mondiale.

  • La célèbre paléographe Patricia Escalona est égorgée en pleine nuit dans la Bibliothèque vaticane, alors qu'elle y étudiait l'un des plus anciens manuscrits détenus par l'Église : le Codex Vaticanus. Près de son corps, le tueur a laissé un message codé.
    La célèbre paléographe Patricia Escalona est égorgée en pleine nuit dans la Bibliothèque vaticane, alors qu'elle y étudiait l'un des plus anciens manuscrits détenus par l'Église : le Codex Vaticanus. Près de son corps, le tueur a laissé un message codé. Tomás Noronha, travaillant sur la restauration des ruines du Forum de Rome, est appelé sur le lieu du crime par la police judiciaire italienne : il a été le dernier contact de la victime. L'historien émérite, expert en cryptologie, réussit à décoder le message du tueur et se laisse embarquer dans une enquête qui va très vite se compliquer. Un nouveau meurtre aux allures rituelles a lieu en Irlande, un autre en Bulgarie, deux nouveaux messages codés et toujours ces allusions aux Saintes Écritures. D'une victime à l'autre, d'un code à l'autre, Noronha est entraîné dans une analyse des textes bibliques particulièrement troublante. Une quête de la vérité qui va le conduire en Israël, sur les traces de la plus grande figure de l'humanité : celles de Jésus-Christ. Au fil d'une enquête haletante, José Rodrigues dos Santos propose d'aborder la vie du Christ sous un angle historique, quasi scientifique. Qui était vraiment celui qui a bouleversé le cours de l'Histoire ? Quels sont les faits que l'on peut considérer comme réellement avérés dans la Bible ? Et quels sont ceux travestis par le temps et les hommes ? Réalité historique et intrigue policière se mêlent avec grande intelligence pour faire de L'Ultime Secret du Christ un thriller qui va bouleverser les certitudes de chacun

  • " Ce que nous dit Magda Szabó, avec une grâce et une simplicité confondantes, c'est que, de tout ce qui constitue une vie, seuls quelques lieux et épisodes comptent vraiment. [...] Oui, c'est bien cela au fond qui est fascinant chez Magda Szabó, cette réflexion profonde sur ce qu'on garde, ce qu'on laisse. " Le Monde​
    " Nous restâmes assis en silence, comme de braves frère et sœur, et pour la première fois de ma vie, je pressentis que les morts ne mouraient pas, que ce qui avait un jour été vivant sur cette terre, sous quelque forme que ce soit, était indestructible. "

    Les morts demeurent :
    Rue Katalin en donne une magistrale illustration. À Budapest, des années après la disparition de la jeune Henriette, les membres de trois familles vivent sous l'emprise de sa présence. Et, d'outre-tombe, la jeune fille nous introduit dans la vie naufragée de ceux qui furent ses amis : Balint, Irén, Blanka, M. et Mme Elekes...

    Que s'est-il passé pendant la guerre, rue Katalin ? Quels événements ont acculé ses habitants à la détresse et au désespoir ?

    " Ce que nous dit Magda Szabó, avec une grâce et une simplicité confondantes, c'est que, de tout ce qui constitue une vie, seuls quelques lieux et épisodes comptent vraiment. [...] Oui, c'est bien cela au fond qui est fascinant chez Magda Szabó, cette réflexion profonde sur ce qu'on garde, ce qu'on laisse. "
    Le Monde

    Ce roman a reçu le Prix Cévennes 2007.

  • - 50%

    Shulem Deen a été élevé dans l'idée qu'il est dangereux de poser des questions. Membre des skver, l'une des communautés hassidiques les plus extrêmes et les plus isolées des États-Unis, il ne connaissait rien du monde extérieur. Si ce n'est qu'il fallait à tout prix l'éviter.
    Marié à l'âge de dix-huit ans, père de cinq enfants, Shulem Deen alluma un jour un poste de radio - une première transgression minime. Mais sa curiosité fut piquée et le mena dans une bibliothèque, puis sur Internet, et ébranla les fondements de son système de croyances. Craignant d'être découvert, il sera finalement exclu pour hérésie par sa communauté et acculé à quitter sa propre famille. Dans ce récit passionnant, il raconte ce long et douloureux processus d'émancipation et nous dévoile un monde clos et mystérieux. Une expérience qui a propulsé l'auteur dans une remarquable carrière littéraire.

  • 1943. Pour Annemarie Johansen, la vie à Copenhague est un mélange compliqué de vie familiale, d'école, de rationnement alimentaire et d'occupation allemande. Le courage semble une vertu lointaine. Au moment où les Nazis commencent à organiser les déportations des Juifs du Danemark, les Johansen recueillent la meilleure amie d'Annemarie, Ellen Rosen, désormais présentée comme faisant partie de la famille. Ellen et Annemarie doivent réfléchir très vite lorsque les soldats perquisitionnent et demandent en pleine nuit pourquoi Ellen n'est pas blonde comme ses soeurs. À travers les yeux d'Annemarie nous voyons comment la résistance danoise réussit à faire traverser le bras de mer les séparant de la Suède à la quasi-totalité de la communauté juive, qui compte alors près de sept mille personnes.

  • La médaille

    Danielle Steel

    Le courage d'une vie.
    Seconde Guerre mondiale, dans un village de la région lyonnaise, Gaëlle de Barbet assiste horrifiée à l'arrestation de sa meilleure amie par la police française. Rebecca Feldmann et sa famille sont internés dans un camp avant d'être déportés. Pendant ce temps, le commandant des troupes allemandes locales établit ses quartiers dans la demeure des Barbet. Gaëlle voit son père tué par l'occupant et sa mère sombrer peu à peu dans la folie.
    Parce qu'elle ne supporte pas de n'avoir rien pu faire pour sauver ses proches de leur funeste destin, Gaëlle s'engage corps et âme dans la Résistance. Dans le plus grand secret,
    elle sauvera de nombreux enfants juifs des griffes des nazis. À la fin de la guerre, accusée à tort d'avoir collaboré, elle part tenter sa chance à Paris.
    Des années plus tard, sa petite-fille livre son propre combat pour que Gaëlle soit reconnue comme l'héroïne de guerre qu'elle fut dans sa jeunesse.

  • Le judaïsme : histoire, fondements et pratiques de la religion juive Nouv.

    Le judaïsme est la plus ancienne des religions monothéistes, dans la lignée des fils d'Abraham. De fait, il constitue l'origine de notre culture. Comprendre le judaïsme, c'est donc à la fois renouer avec le passé et éclairer le monde contemporain. En s'appuyant sur des « mots-clés » - bar mitzvah, diaspora, Kabbale, Shoah... -, des mots connus mais des réalités mal comprises, ce livre propose une première approche qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, mais d'aller à l'essentiel pour découvrir la tradition juive et inciter à la lecture des textes fondateurs.

     

     

  • La torah

     

    La Torah est le texte fondateur de la religion juive et, d'une certaine manière, de la foi chrétienne. Elle est lue, méditée et commentée depuis plus de 2 000 ans, aussi bien dans les milieux les plus piétistes que dans les universités contemporaines. Elle a inspiré l'art et la littérature mais elle est souvent connue par ouï-dire. Cet ouvrage de référence propose une lecture guidée de la Torah : il présente la genèse, les grands récits et les concepts de ce texte fondateur. Pédagogique et vivant, il repose sur de nombreuses citations, évoquant tant la vie des grandes figures bibliques que la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.

     

    Un auteur spécialiste Un angle original Une présentation agréable

     

    PHILIPPE HADDAD est diplômé du Séminaire israélite de France. Il est rabbin de la synagogue de la rue Copernic de l'Union libérale israélite de France (ULIF). Il est enseignant au Beth Halimoud du Centre communautaire de Paris et au MJLF et collabore à des programmes éducatifs aux Éclaireurs israélites. Il est l'un des principaux contributeurs d'Akadem. Il est aussi l'auteur des Citations talmudiques expliquées, dans la collection « Eyrolles Pratique ».

     

  • Quotidiennement, des agitateurs prennent d'assaut les tribunes pour attiser colères identitaires et passions xénophobes. Leur brutalité verbale, qui vise principalement les «migrants» et les «musulmans», rappelle la violence de ceux qui, dans la première moitié du siècle précédent, vilipendaient les «métèques» et les «juifs». De la même façon que les droites d'antan vitupéraient contre le «judéo-bolchevisme», leurs épigones fustigent l'«islamo-gauchisme», qu'ils associent à l'antisémitisme.

    Or ces mêmes accusateurs font parfois preuve d'une étonnante complaisance lorsqu'ils se trouvent confrontés, dans leurs alentours culturels et idéologiques, à des considérations pour le moins équivoques sur les juifs ou sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Soudain ils deviennent magnanimes et peuvent même trouver à leurs auteurs des circonstances atténuantes. Et ainsi se perpétue l'abject.

  • Il est courant aujourd'hui d'opposer les Arabes aux Juifs et les musulmans aux juifs. Depuis des décennies, Ella Shohat déplace les paradigmes, et notamment cette opposition trop souvent commodément naturalisée et instrumentalisée qui nie les stratifications de l'histoire.

    Shohat déplie tout ce qui relie les « deux 1492 » (la Reconquista et la « découverte » des Amériques), les petites et grandes ruptures coloniales et la mise en récit des passés juifs dans les espaces musulmans après la partition de 1948 en Israël/Palestine. Elle élabore une pensée des figures juives arabes, notamment à partir du fait constitué par les descendants juifs des sujets colonisés dans les espaces arabo-musulmans. Penser les juifs arabes, c'est dire la perte de mondes, mais aussi la traversée des frontières. Shohat montre ce qui rapproche des géographies humaines et des champs de recherche habituellement maintenus séparés.

    Contextualisés par une introduction et une préface, les quatre textes de ce recueil illustrent le rôle fondateur de Shohat dans le champ des études juives arabes/mizrahies. L'autrice y redéfinit l'exil, la diaspora et le retour dans une perspective qui révèle des paysages complexes d'appartenance.

  • " Le journal de la Anne Frank polonaise enfin publié " Le FigaroPologne, 1939. Renia Spiegel a 15 ans et commence à tenir un journal. Elle couche sur le papier ses préoccupations d'adolescente : l'école, ses meilleures amies, ses rêves d'avenir. Apprentie poète, elle parsème son journal de ses oeuvres.
    Au fil des pages et des mois qui passent, les sujets se font plus graves. Pour Renia, qui est juive, et sa famille, les conditions de vie se détériorent. Jusqu'à ce que peu à peu, l'angoisse s'immisce entre les tranches de vie quotidienne. Autour de l'adolescente, l'étau se resserre et le danger se rapproche. L'horreur finira par la rattraper en juillet 1942 lorsque, cachée par la famille de son petit ami, elle sera dénoncée par un voisin. Renia meurt à l'âge de 18 ans, tuée par la Gestapo, laissant derrière elle un témoignage poignant.
    Traduit pour la première fois en français, Le Journal de Renia est un document aussi nécessaire que bouleversant. Conservé par le petit ami de Renia puis transmis à sa mère qui n'aura pas le courage de le lire, il sera longtemps laissé de côté. Près de quatre-vingts ans plus tard, il est enfin publié.
    Sélectionné pour le Prix Clarens du Journal Intime.

  • Elle n'est ni noire ni blanche. Solitude, la fille mulâtresse d'une Africaine arrachée à son village par des trafiquants d'esclaves, est condamnée à servir les Blancs. Mais dans ses veines brûle le feu de la révolte. Aux côtés de Maïmouni et des troupes noires cachées dans les forêts de la Soufrière, elle lutte pour la liberté.
    Un vibrant hommage à une femme de légende de l'histoire des Antilles.
    André Schwarz-Bart (1928-2006) entre en résistance en 1943 après la déportation de sa famille. Il est l'auteur du Dernier des justes (prix Goncourt 1959) et d'Un plat de porc aux bananes vertes, coécrit avec son épouse Simone Schwarz-Bart, qui constitue le prélude de La Mulâtresse Solitude.

  • Bernard Natan, émigré d'origine roumaine, a 34 ans quand il fonde sa première société de production cinématographique. Entrepreneur visionnaire, passionné par le 7ème art et certain de son essor malgré les crises économiques et politiques de l'entre-deux guerres, il investit sans relâche, modernise, transforme en précurseur. Production, diffusion, premiers films parlants, importation des dessins animés de Walt Disney en France, il est de toutes les avancées modernes du grand et du petit écrans, à l'instar des Goldwyn, Mayer et Warner américains. Il acquiert en 1929 le groupe Pathé qu'il tentera de sortir de la faillite. Ses difficultés économiques, les attaques constantes des médias et une cabale publique sur fond d'antisémitisme, le conduiront à son emprisonnement en 1939 puis à sa déportation en 1942, jusqu'à sa mort dans le camp d'Auschwitz. Personnage fascinant et pilier français du cinéma des années 1920 et 1930, Bernard Natan deviendra le monstre sacré oublié du cinéma, l'investisseur génial dont la mémoire fut sacrifiée aux heures noires de l'Histoire.

  • Moi, violent ?

    Nous sommes collectivement de plus en plus conscients de la violence du monde : on parle de discriminations raciales, de violences sexistes, de crimes incestueux... pour ne citer que quelques-unes des violences ordinaires. Mais toujours, le violent, c'est l'autre ! Et dans nos relations, c'est justement cette peur de l'autre qui est source de violence. Cet ouvrage explore les différents aspects de cette violence interpersonnelle : la séduction, l'emprise, la jalousie, la médisance, l'indifférence, l'idéalisation...

    Pour chacun de ces poisons relationnels, il met en regard la lecture psychanalytique et le point de vue des trois religions abrahamiques - le judaïsme, le christianisme et l'islam - car dans leur quête d'Absolu, les religions sont les premières concernées par ces formes de violence. Accessible, précis et vivant, ce livre essentiel vient éclairer ce qui constitue le coeur du fanatisme en s'appuyant sur des exemples de la littérature, d'une part et sur des extraits des textes fondateurs (la Bible et le Coran), d'autre part.

    Tarik Abou Nour est imam, professeur, théologien, président de l'IESIP (Institut d'enseignement supérieur islamique de Paris) et responsable du premier site français de droit musulman malikite.

    Philippe Haddad est diplômé du séminaire israélite de France. Rabbin de l'Union libérale israélite de France (ULIF), il enseigne, il écrit et il est l'un des principaux contributeurs d'Akadem.

    Nicole Jeammet est psychanalyste et maître de conférences honoraire en psychopathologie à l'université René Descartes-Paris V. Elle est déjà l'auteure de plusieurs ouvrages.

    Gilles-Hervé Masson, prêtre depuis 1990, devient dominicain en 1999 et développe le département de théologie des éditions du Cerf. Il est actuellement vicaire à la paroisse Saint-Eustache de Paris.

  • Moscou

    Schalom Asch

    Zakhari Mirkin, fils d'un industriel juif de Pétersbourg, a rompu avec son milieu d'origine. De retour en Russie, il est le témoin déchiré des deux révolutions de 1917. Le troisième et dernier volet d'une fresque en 3 volumes, chef-d'oeuvre du " Zola yiddish ", enfin disponible au format poche. Préface de Rachel Erthel
    Zakhari Mirkin, jeune bourgeois déjudaisé, a fui les salons de Pétersbourg pour le " royaume des gueux " : les villes juives de Pologne, où bouillonnent les idéaux du sionisme et de la révolte. Acquis aux idées nouvelles, il ne songe qu'à libérer, avec l'humanité tout entière, les masses juives de l'Empire.
    Aux premières heures de la révolution, il découvre la " Babel moderne " qu'est devenue Moscou. La demeure des Halperine, dont il devait épouser la fille, est réquisitionnée par les Gardes rouges, ne laissant aux maîtres des lieux que deux chambres où ils brulent leurs livres et leurs meubles pour se chauffer. Quant à son père, il a été dépossédé de ses biens. Mais que peut encore le révolutionnaire pour l'" ennemi du peuple ", dans l'abîme où sombre la Russie ?
    Schalom Asch " ne se contente pas de nous offrir un tableau des événements ; il pénètre profondément dans le domaine de l'âme et nous montre l'importance des conflits intérieurs au sein des bouleversements matériels les plus violents ", a dit de lui Stefan Zweig.

  • Varsovie

    Schalom Asch

    Zakhari Mirkin, fils d'un industriel juif de Pétersbourg, a rompu avec son milieu d'origine. Dans les quartiers populaires de Varsovie, il part à la rencontre de sa judéité - mais aussi de son identité sociale. Le deuxième volet d'une fresque en 3 volumes, chef-d'oeuvre du " Zola yiddish ", enfin disponible au format poche.
    Bouleversé par la révélation de sa judéité, Zakhari Mirkin, fils d'un riche homme d'affaires, a quitté Pétersbourg pour se perdre et se trouver dans les masses juives de l'Empire russe.
    Adieu le faste bourgeois : Zakhari loge parmi les prolétaires et les petits artisans de Varsovie, qui rêvent d'émancipation, d'assimilation ou de sionisme. Dans ce quartier surpeuplé aux coutumes impénétrables, on se bat pour manger et survivre, dans le dénuement et la solidarité. Mais on y est avide de savoir, et l'on commente les idées nouvelles comme naguère le Talmud. Et, les soirs de shabbat, on entonne en yiddish des chants révolutionnaires.
    C'est dans ce bouillonnement social et intellectuel que Zakhari pense avoir trouvé son lieu. Mais s'est-il trouvé lui- même ? N'est-il qu'un " goy parlant yiddish " ? À la veille de la révolution d'Octobre, les manifestations ouvrières du 1er Mai, sous les drapeaux rouges, vont lui montrer la voie de la métamorphose.

empty