• Réunis par l'Institut européen en science des religions, Régis Debray et Jean-François Colosimo entrent en dialogue. Que reste-t-il aujourd'hui de la laïcité ? Et de la France au sein de la mondialisation des croyances ? Une interrogation sans concession sur notre exception.
    Face aux actes de barbarie qui frappent la France, où en est la République ? État, Église, nation, laïcité, que signifient aujourd'hui ces mots au sein d'un paysage confessionnel troublé, mais aussi d'un environnement international hostile ? Comment distinguer entre le culte et la culture ? Et pourquoi est-il urgent de réaffirmer la séparation du politique et du religieux ?
    Ces questions animent le dialogue entre Régis Debray, Didier Leschi et Jean-François Colosimo qui précède, dans ce livre, les commentaires personnels de chacun d'eux. Balayant l'histoire et l'actualité, leurs désaccords mêmes contribuent à éclairer un accord essentiel : nous ne saurions céder à la peur car l'exception française est plus que jamais indispensable à l'ordre du monde.
    Un appel à l'intelligence et à la lucidité.

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    A contre-courant des idées dominantes, Jean-Marie Rouart fustige les illusions de la laïcité érigée en dogme protecteur face à l'islamisme.
    L'islam n'est-il pas d'une certaine façon le révélateur de nos failles et de la fragilité de notre assise morale et philosophique ? À contre-courant de ceux qui se contentent de s'abriter derrière le laïcisme ou le séparatisme pour faire face à la montée de l'islam, Jean-Marie Rouart s'interroge sur nos propres responsabilités dans cette dérive. Ne sommes-nous pas aveuglés par ce que nous sommes devenus ? Consommateurs compulsifs, drogués par un matérialisme sans frein ni horizon, s'acheminant vers une forme de barbarie moderne, ne mésestimons-nous pas nos carences culturelles et nos faiblesses spirituelles ?
    C'est moins l'essor de l'islam que l'auteur stigmatise que l'abandon de notre propre modèle de civilisation. Pour lui le véritable défi à relever n'est pas seulement d'ordre religieux, c'est notre civilisation qui est en cause. Rappelant que notre nation s'est constituée autour d'un État, du Livre, de la littérature et d'une religion porteuse de valeurs universelles, il rappelle l'importance de ces piliers de la civilisation chrétienne pour faire contrepoids à d'autres modèles et préserver notre identité. À ses yeux, ce qu'il appelle la " mystique laïcarde " n'est qu'une illusoire ligne Maginot contre l'islam. L'athéisme, si respectable soit-il, reste impuissant à remplacer la croyance.
    C'est le livre d'un " chrétien déchiré " qui a du mal à se reconnaître, comme beaucoup, dans l'Église de l'après-Vatican II. Jean-Marie Rouart refuse de s'avouer vaincu : il s'interroge sur les moyens de conjurer le déclin d'une civilisation d'inspiration chrétienne menacée autant par l'islam que par elle-même.

  • L'Inde d'aujourd'hui en 100 questions Nouv.

    Comment l'Inde s'est-elle affranchie de la colonisation britannique ? Qu'est-ce que la laïcité à l'indienne ? Comment s'explique le succès de Narendra Modi ? Qu'est-ce qui fait le succès de Bollywood ? L'eau va-t-elle devenir un bien précieux ? Quelles sont les craintes face à la Chine ?
    Lors de l'accession du pays à l'indépendance le 15 août 1947, Jawaharlal Nehru déclara que l'Inde avait enfin honoré son rendez-vous avec le destin. Premier État décolonisé à choisir la voie de la démocratie parlementaire, le pays, longtemps associé au sous-développement, est devenu l'une des premières économies mondiales.
    Pourtant, l'Inde en pleine mutation reste traversée de failles : pauvreté, système des castes cloisonnant la société, statut de la femme, accès à l'éducation, pollution débridée dans les mégalopoles... Mais, surtout, les crispations religieuses alimentées par la montée d'un suprémacisme hindou et les dérives autoritaires de Narendra Modi interrogent la pérennité d'un modèle laïc et démocratique, tandis qu'une jeunesse hyperconnectée est tiraillée entre volonté de respecter les traditions et désir d'émancipation.
    En 100 questions/réponses, Gilles Boquérat raconte l'Inde contemporaine en décryptant les fondements de la république indienne, ses acteurs politiques, la pluralité des communautés qui l'habitent et les immenses défis à relever pour un pays qui, d'ici 2030, sera le plus peuplé au monde.

  • Ils enseignent la liberté. Ils sont les bâtisseurs du monde de demain, d'une société fraternelle, diverse et égalitaire. Ils travaillent à un monde plus juste.
    40 personnalités se souviennent d'un professeur qui a changé leur vie.
    Abd Al Malik, Aline Afanoukoe, Albert Algoud, Anouk F., Jérôme Attal, Charles Berling, Nicolas Beuglet, Sophie Blandinières, Anne-Laure Bondoux, Françoise Bourdin, Cali, Marie Darrieussecq, Rokhaya Diallo, Irène Frain, Raphaëlle Giordano, Héloïse Guay de Bellissen, Serena Giuliano, Marius Jauffret, Jul, Caroline Laurent, Marc Levy, Henri Loevenbruck, Mathias Malzieu, Agnès Martin-Lugand, Nicolas Mathieu, Fabrice Midal, Bernard Minier, Thibault de Montaigu, Plantu, Josef Schovanec, Romain Slocombe, Tatiana de Rosnay, Camille Pascal, Christiane Taubira, Sylvie Testud, Franck Thilliez, Philippe Torreton, Séverine Vidal, Jacques Weber, Bernard Werber.
    /> En hommage à Samuel Paty.

  • Un document choc en plein coeur de l'actualité
    Pendant plus d'un an, Anna Erelle et Jacques Duplessy ont enquêté sur un phénomène méconnu de l'opinion et de plus en plus embarrassant pour les pouvoirs publics : la multiplication d'établissements scolaires qui passent sous les radars de l'Éducation nationale. Si, depuis Jules Ferry, l'instruction est obligatoire en France, envoyer son enfant à l'école ne l'est pas, du moment qu'un enseignement lui est dispensé. Or cette tolérance jusqu'ici marginale devient, à mesure que la peur du communautarisme grignote notre pays, un vrai problème de société : " écoles en ligne " et structures clandestines sont en plein essor.Outre le sujet explosif de l'école à la maison, ce livre, fruit d'une enquête de terrain extrêmement documentée, dévoile l'univers protéiforme de cet enseignement parallèle. On y découvre de nombreux adeptes des pédagogies alternatives. Mais aussi les promoteurs de l'islam radical, théologiquement et financièrement appuyés par l'Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie. D'autres qui relaient des thèses complotistes ou des récits fondamentalistes de la création de l'univers. D'autres encore qui flirtent avec des pédagogies aux relents d'extrême droite. Bien loin du modèle laïc inspiré des Lumières qui fonde notre République.

  • Une vague d'attentats islamistes plonge la France dans l'effroi et vient chambouler l'agenda réformiste du nouveau président, Alexandre Ronac, élu par surprise alors qu'il n'appartenait pas au sérail politique.  
    Une surenchère infernale se met en place dans le débat médiatique, pesant sur l'opinion et les responsables politiques, qui s'entredéchirent. Petit à petit, le paysage politico-médiatique se déplace vers l'extrême droite. Comment va réagir Alexandre ? Occuper ce terrain ou faire rempart ? Comment vont se situer les différents protagonistes, ballotés entre convictions, croyances, positionnements tactiques et intérêts à court terme ?
    Décrivant de façon hyperréaliste cet emballement implacable, Pascal Boniface nous entraîne dans un récit captivant où se mêlent situations tragiques, portraits savoureux et rebondissements surprenants.

  • Catholicisme, protestantisme, orthodoxie, Occident, Orient, Europe et sécularisation, ce sont les meilleurs spécialistes qui dressent ici un état inégalé du christianisme, de ses défis comme de ses ressources. Un livre en coédition avec la Fondation de l'innovation politique.
    Aurélien Acquier, Jean-François Colosimo, Jean-Dominique Durand, Jean-Pascal Gons, Jacques Igalens, Henri Madelin, Émile Perreau-Saussine, Philippe Portier, Thierry Rambaud, Jean-Paul Willaime : ce sont les meilleurs spécialistes que Dominique Reynié, le directeur de la Fondation pour l'innovation politique, a réunis pour mener cette investigation sans précédent.Si, selon la prophétie attribuée à André Malraux, le xxie siècle sera métaphysique, en quoi demeurera-t-il ou non chrétien ? Après deux millénaires, qu'en est-il de l'Église et des Églises face au retour planétaire du religieux ? Quelles mutations internes le christianisme connaît-il lui-même à l'âge de la globalisation ? La séparation entre le spirituel et le temporel a-t-elle un avenir ?
    C'est à ces questions décisives que répond ce panorama à la fois informé, vivant et critique. Ces questions sont cruciales pour l'évolution de l'équilibre mondial et des sociétés démocratiques. Elles sont vitales pour le destin de l'Europe et de la France face au risque majeur d'acculturation. Elles déterminent les conditions, demain, de notre existence collective et individuelle.
    Catholicisme, protestantisme, orthodoxie, dialogues oecuménique et interreligieux mais aussi géopolitique, politique, droit, économie, éthique : théologiens, philosophes, historiens, sociologues, décryptent ici pourquoi et comment notre héritage dessine notre avenir.
    Un indispensable du débat public.

  • La combattante courageuse contre l'envoilement nous fait découvrir l'envers du décor. Une plongée comme jamais, vivante, empathique et critique dans l'univers des jeunes des banlieues, l'ordinaire des profs, le quotidien des filles partagés entre la réalité d'ici et l'irréalité de là-bas. Un plaidoyer républicain.
    Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C'est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s'ouvre le nouveau livre de Fatiha Agag-Boudjahlat, alternant l'essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour (" Au bled, ça coûte rien ", " Seul Allah guérit "), et la difficulté qu'éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d'Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d'un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors " il ne faut pas renoncer à ce malheur ".
    Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, voici le nouvel essai flamboyant d'une femme puissante appelé à provoquer le débat.

  • Nos sociétés abusent d'une novlangue qui détourne le sens premier des mots. Geoffroy de Vries nous propose de redéfinir, de façon simple, vulgarisée et synthétique, les principaux termes du langage culturel et politique courant, trop souvent dévoyés pour des raisons idéologiques.
    " Votre problème, c'est que vous croyez qu'un père est forcément un mâle ", affirmait Emmanuel Macron à l'un de ses interlocuteurs.
    Quel sens donner au mot " père " lorsqu'il peut s'appliquer à une femme ? Au mot " égalité ", quand il sert à justifier plus de droits au profit de quelques-uns ? Y a-t-il de la " dignité " à promouvoir l'assistance au suicide ? Si le " conservatisme " n'était pas présenté comme une attitude rétrograde, mais comme l'attachement à certaines valeurs, les échanges n'y gagneraient-ils pas en maturité ?
    Le débat d'idées est toujours affaire de sens. George Orwell, dans 1984, évoquait déjà les " mots créés sur mesure pour fabriquer l'attitude mentale souhaitable ". Car c'est le propre de tout pouvoir totalitaire de détourner le vocabulaire pour faire valoir une idéologie. On assiste ainsi à un " hold-up ", une subversion du langage qui entraîne une insidieuse déconstruction du droit, surtout s'agissant des personnes, de la filiation, de l'origine et de la fin de la vie.
    Mère, mariage, république, laïcité, vivre-ensemble, droite, gauche, égalité, islam, racisme, mort, euthanasie... Face à la confusion liée aux faux sens et aux dévoiements sémantiques, entretenue par ceux qui ont intérêt à ne pas débattre des sujets de fond, il importe de se réapproprier le sens des mots en se libérant de la novlangue.

  • Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, signe ce livre lapidaire sur la laïcité, un "combat politique" qu'elle entend bien mener. Elle en rappelle les grands principes et insiste sur le fait que la laïcité est l'indispensable instrument de l'émancipation féminine.
    "La laïcité, ce n'est pas l'oecuménisme. Ce n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en distribuant un morceau aux non-croyants. (...) C'est la laïcité qui permet d'éviter la communautarisation de la société. C'est elle qui fait que nous sommes une nation unique, un peuple unique, et pas un millefeuilles, les "Village People" ou une addition de communautés."


    Marlène Schiappa se définit comme « militante laïque et féministe ». Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, elle a reçu en décembre 2017 le prix spécial de la laïcité du Grand Orient de France.

  • Dans cette série d'entretiens menés avec celui que l'on associe volontiers à la «conscience morale» des Américains, celui-ci s'exprime sur des sujets qui sont emblématiques de l'inquiétante époque dans laquelle nous sommes entrés il y a quelque temps: Trump, la Russie de Poutine, l'Europe, la crise des migrants, la montée de l'intégrisme religieux. À 88 ans, Chomsky regarde le monde en proie à des régimes autoritaires et totalitaires, un néolibéralisme débridé, une crise écologique dévastatrice, une guerre perpétuelle, mais ce qu'il voit surtout, ce sont les mouvements sociaux qui résistent à l'injustice et les inégalités. Même si la situation est critique, Chomsky défend un point de vue optimiste. Il persiste et signe: non seulement est-il encore possible d'espérer, mais l'espoir est plus que jamais indispensable.

  • Alors que l'on croyait en avoir fini avec le fait religieux sous la poussée
    d'une modernité occidentale qui semblait en avoir fortement réduit l'impact
    social, la religion occupe à nouveau une place centrale dans l'actualité
    française. Au coeur de discussions et polémiques, elle figure également à
    l'agenda politique, les autorités publiques cherchant à redéfinir aussi bien
    les conditions d'exercice de la liberté religieuse et ses limites que le point
    d'équilibre à trouver pour garantir la neutralité religieuse de l'État dans
    la société. Dans ce contexte, les diverses religions relisent leurs traditions
    et l'actualisent, suscitant des réactions diverses en leur sein.
    Cet ouvrage présente les données les plus actuelles sur les reconfigurations
    contemporaines du religieux en France : net décrochage du catholicisme,
    progression des « sans religion », pluralisation accentuée, essor de certaines
    croyances, brouillage des frontières entre religieux et non-religieux...
    Congédiant l'idée selon laquelle plus de modernité signifierait moins de
    religion, il vient également montrer que, bien au contraire, l'ultramodernité
    contemporaine, pénétrée d'incertitudes, entraîne de profonds
    bouleversements du religieux qui ont des conséquences politiques, sociales
    et culturelles dont on ne mesure pas encore suffisamment l'ampleur.

  • Que veut dire « être feministe » aujourd'hui ? Un homme peut-il se dire « feministe » ? Toutes les femmes le sont-elles ? Quel rapport entre feminisme et laicite ? Est-ce difficile d'être a la fois femme et scientifique de haut niveau ? Annie Sugier, dans des termes et clairs accessibles à tous, revient sur l'émergence du mouvement de libération des femmes, sur son propre parcours de femme engagée pour la cause féministe, et sur les enjeux majeurs de notre époque dans le combat féministe.

    Annie Sugier, née en 1942, militante féministe, présidente de la LDIF (Ligue du droit international des femmes), physicienne et chimiste, était directrice de la radio­protection dans l'organisme public d'expertise en sécurité nucléaire. Passionnée d'aviation, elle est titulaire d'une licence de pilote d'avion privé. Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • Lire l'entretien avec l'auteur

    Dans une perspective darwinienne, Michel Joli développe une conception de la fraternité globale comme un acquis de l'évolution, un « bien commun de l'humanité ». C'est la plus ancienne manifestation de l'instinct social qui assure la protection des plus faibles, sans distinction de groupes. A ce titre elle constitue une nécessité absolue pour conserver à la fois la diversité et l'unité de notre espèce. Atout anthropologique majeur, la fraternité constitue en effet la seule caractéristique universelle qui unit tous les humains.

    En cette période de crise mondiale, l'auteur soutient l'urgence de sortir la fraternité du magasin des accessoires et des idéologies et de la solliciter dans sa globalité comme un argument (et un outil) essentiel pour nous opposer aux excès du capitalisme. Cet essai politique, philosophique, écologique, documenté et engagé, ouvre des pistes de réflexion concrètes pour construire, sur de nouvelles bases, la société de demain.

  • Dans ce nouvel ouvrage de la collection dirigée par Éric Fottorino, le philosophe Régis Debray revient, à travers ses chroniques publiées dans l'hebdo Le 1 ici rassemblées pour la première fois, sur plusieurs de ses sujets de prédilection : l'Europe, l'engagement de la jeunesse, la laïcité et ses implications, la notion de Nation, la culture et ses enjeux dans nos sociétés contemporaines.

    Régis Debray est philosophe et écrivain, auteur de nombreux ouvrages. Il fut compagnon d'armes de Che Guevara, ami du président chilien Allende, conseiller du président François Mitterrand.

  • Quels sont les discriminations et les comportements racistes dont sont victimes les musulmans de France ? Quelles sont les situations où ils indiquent avoir fait l'objet de comportements discriminants en raison de leur appartenance religieuse ? Grâce à une enquête réalisée par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean-Jaurès, un certain nombre de réponses sont apportées afin d'objectiver du mieux que possible une situation finalement mal connue, et donner ainsi aux pouvoirs publics comme aux observateurs une idée précise de l'ampleur des discriminations subies en France par les musulmans en raison de leur religion.

    Ismail Ferhat est maître de conférences à l'Université de Picardie Jules Verne (ESPE d'Amiens) et chercheur rattaché au laboratoire CAREF.

  • Loin de décliner irrémédiablement comme certains théoriciens de la sécularisation le prédisaient à la fin du siècle dernier, les religions sont redevenues des acteurs incontournables des relations internationales contemporaines. On le mesure bien sûr au réveil de la violence à justification religieuse qui constitue un des éléments saillants de guerres ethniques ou nationales (conflit israélo-palestinien, guerre civile au Sri Lanka, massacre des Rohingyas et, plus proche de nous, conflit en Irlande du Nord) ou du terrorisme (d'Al-Qaïda à Daech, en passant par les tueries initiées par des suprématistes défendant l'Occident chrétien).
    L'influence des religions dans le monde ne peut pourtant pas se résumer à cette seule violence. Leur activité à l'international répond à de multiples motivations : répandre leur message spirituel, promouvoir une morale, renforcer la cohésion de leurs adeptes. Elles jouent également un rôle important dans le développement d'une culture de paix et de dialogue et dans le règlement de certains conflits, par la pratique du dialogue interreligieux, de la médiation et du secours humanitaire.
    Les modalités de l'action politique et diplomatique des religions dans le monde sont donc complexes et parfois paradoxales. À l'origine de certains conflits, les religions peuvent tout aussi bien oeuvrer à leur résolution...


  • Un essai sans concession sur la place des religions dans la société,française, doublé d'une réflexion libre fondée sur l'expérience à propos de l'Église et du catholicisme aujourd'hui. Où en sommes-nous véritablement ? Quels comportements faut-il changer pour vivre enfin
    ensemble ?

    " La laïcité, ça repose Dieu. Les raisons qui fondent cette affirmation me sautent aux yeux de la raison et du coeur. Le double sujet -; celui de la laïcité, et celui de Dieu -; est trop grave : il touche notre capacité de faire de notre société devenue plurielle une nation. La laïcité fait toujours l'objet d'opinions, de débats, de passions, de prises de positions, de postures aussi, tout azimut, de la part de croyants, de non-croyants, de tous bords, de toutes confessions.
    Il en ressort un sentiment de confusion tel que la tentation est de tomber dans une perception binaire de l'enjeu : il y aurait d'un côté des croyants dont le prosélytisme toujours prêt à se déployer heurterait la laïcité dont ils ne s'accommoderaient donc que de plus ou moins bonne grâce ; et de l'autre côté, en face, les partisans d'une laïcité qui expulserait les croyants et leurs croyances hors de l'espace public pour cette raison même et parce qu'ils considèreraient que les religions sont néfastes au bien vivre ensemble.
    Il est urgent de déposer les armes. Pour cela, il faut sortir du brouhaha et entendre le silence de ce ou celui qu'on appelle si facilement Dieu. Et si ce silence était proportionnel au raffut indigne que tant de croyants prétendent faire au nom de Dieu ? Et s'il était la réponse respectueuse faite à ceux qui ne croient pas ? "
    Cet essai invite à une réflexion libre, dépassionnée et ouvre des chemins à la fois en société et dans l'Église.

  • De la Révolution à la République en passant par l'Empire, le face-à-face entre l'État et l'Église a déterminé l'histoire de France. Redécouvrez à travers les vies de ses protagonistes cette incroyable saga politico-religieuse. Un indispensable.
    Voici le grand livre de référence qui manquait à l'histoire du xixe siècle : ce dictionnaire sans précédent rassemble les notices des 524 évêques concordataires nommés entre 1802 et 1905 et des 23 évêques
    in partibus ayant exercé en France. Jacques-Olivier Boudon fait ici revivre une des élites de la société française du xixe siècle, les évêques étant à la fois observés dans leur parcours avant l'épiscopat, dans leur action au sein de leur diocèse, mais aussi dans leurs rapports aux différents régimes politiques comme à l'égard de Rome.
    Entre le Concordat et la séparation des Églises et de l'État, voici les vies des protagonistes de l'incroyable saga politicoreligieuse de ce siècle.
    Une somme essentielle pour appréhender le xixe siècle et pour comprendre les défis contemporains de l'Église et de sa hiérarchie.
    Un indispensable.

  • Retrouvez dans le Dictionnaire du vivre ensemble 100 notions incontournable sur la notion "Vivre ensemble". Un ebook pratique à garder près de soi !
    Ce dictionnaire s'adresse aux
    étudiants du CRPE, aux
    enseignants, aux formateurs, aux professionnels de la communauté
    éducative et aux parents.
    Les notions sont soigneusement choisies et les articles apportent les connaissances les plus récentes sur la thématique du
    vivre ensemble.
    Quelques exemples :
    - Les
    valeurs et concepts : l'altérité, la civilité, la culture (commune), l'égalité, la socialisation, le travail...
    - Les
    démarches et méthodes : la
    chorale, le
    débat, la gestion de conflit, l'éducation aux images, les repères...
    - Les références : Alain, Pierre Bourdieu, François Dubet, Eirick Prairat, Jean-Jacques Rousseau...
    > Un outil pratique pour une consultation régulière
    Les articles sont classés par ordre alphabétique pour un accès rapide. Présentés en double page, ils proposent une définition concise de la notion, le point sur les textes réglementaires, les avancées de la recherche en
    sciences de l'éducation, des exemples de
    pratiques pédagogiques et des citations de professionnels. Les mots clés, repris dans l'index, permettent de mettre en lien les notions. Une bibliographie offre des pistes de prolongement.
    > En fin d'ouvrage, les grands repères historiques et réglementaires, un index, une bibliographie et sitographie, les sigles en usage.

  • D'Henri IV à Michel Rocard en passant par Marguerite de Navarre ou Théophraste Renaudot, cette galerie de portraits dresse en fait une histoire haute en couleurs du protestantisme français et de sa contribution au récit national. Une livre d'histoire aux résonances contemporaines.
    De la Réforme à nos jours, quelles personnalités protestantes ont participé à la construction de la France ? Quel a été le sens de leur action, et à quels moments se sont-ils signalés ?
    Pour répondre à ces questions, Frédérick Casadesus dessine ici douze portraits de protestants sans qui notre pays ne serait pas devenu ce qu'il est : le brillant théologien, Jean Calvin ; la protectrice des arts et des humanités, Marguerite de Navarre ; le roi converti au catholicisme, Henri IV ; le fondateur de
    La Gazette, premier journal français sous le règne de Louis XIII, Théophraste Renaudot ; la courageuse prisonnière de la tour de Constance, Marie Durand ; l'infatigable défenderesse des Lumières, Mme de Staël ; le célèbre architecte de Napoléon III, le baron Haussmann ; le plus grand ministre de Louis-Philippe, François Guizot ; un des pères fondateurs de la laïcité, Ferdinand Buisson ; l'illustre résistant assassiné par la Milice, Jean Zay ; l'implacable homme d'État et opposant de François Mitterrand, Michel Rocard ; sans oublier le génial cinéaste de la Nouvelle vague, Jean-Luc Godard.
    Humanistes, artistes ou républicanistes, tous ont servi la plus grande gloire de notre roman national. Une fresque passionnante !

  • Une conviction cheville cet atlas : la nation française n'est pas un peuple mais cent, et ils ont décidé de vivre ensemble. Du nord au sud, de l'est à l'ouest de l'Hexagone les moeurs varient aujourd'hui comme en 1850. Chacun des pays de France a sa façon de naître, de vivre et de mourir.
    L'invention de la France cartographie cette diversité en révélant le sens caché de l'histoire nationale : hétérogène, la France avait besoin pour exister de l'idée d'homme universel, qui nie les enracinements et les cloisonnements ethniques. Produit d'une cohabitation réussie, la Déclaration des droits de l'homme jaillit d'une conscience aiguë mais refoulée de la différence.
    La culture est mouvement, progrès, diffusion, homogénéisation bien sûr, mais de nouvelles différences apparaissent sans cesse - aujourd'hui maghrébines, africaines ou chinoises. Il ne saurait donc y avoir de retour à une homogénéité perdue, parce que cette homogénéité n'a jamais existé. Les défenseurs autoproclamés de l'identité nationale ne comprennent pas l'histoire de leur propre pays. Ils sont aveugles à la subtilité et à la vérité du génie national.
    L'effondrement du catholicisme puis celui du communisme ont engendré un vide religieux et idéologique qui a fini par couvrir tout l'Hexagone. Cette nouvelle homogénéité par le vide explique l'apparition, parmi bien d'autres choses, dans un pays où les Français classés comme musulmans ne pratiquent pas plus leur religion que ceux d'origine catholique, protestante ou juive, d'une islamophobie laïco-chrétienne, qui prétend que la seule bonne façon de ne pas croire en Dieu est d'origine catholique. L'abysse métaphysique de notre actuel moment politique trouve ici sa source.

  • Ce livre n'a pas pour objet l'islamisme proprement dit, mais le malaise de bien des « progressistes » face à l'évolution d'un certain islam, au point de traiter d'islamophobes et de racistes ceux qui prennent la liberté de critiquer la religion de Mahomet en tant qu'idéologie. L'embarras est tel que beaucoup répugnent jusqu'à prononcer le mot d'islamisme, et recourent systématiquement au déni. Cette marotte n'est pas nouvelle. Le déni fut - et reste - l'arme utilisée pour refuser de débattre d'un phénomène politique qui se trouve en contradiction avec sa propre vulgate. C'est pourquoi l'auteur a trouvé utile de faire un détour par certaines attitudes d'intellectuels progressistes à propos de dictatures ou de régimes totalitaires dès lors que ceux-ci se réclamaient de la gauche...

    André Versaille est un écrivain et éditeur belge, notamment cofondateur des éditions Complexe.

  • Sondage après sondage, la France apparaît comme l'un des pays les moins optimistes au monde, derrière l'Afghanistan et l'Irak... Le constat a de quoi étonner de la part de la 6e puissance économique mondiale, en paix depuis 80 ans, avec une histoire, une culture, un système de santé et un mode de vie enviés par beaucoup. C'est ce questionnement qui a conduit Jean-Christophe Notin à mener une enquête sans précédent.

    Pour la toute première fois, trente-deux ambassadeurs, de tous les continents, ont accepté de livrer leur point de vue sur la France qui les accueille. La Chine, les États-Unis, la Russie, le Brésil côtoient le Cambodge, le Kazakhstan, le Kosovo ou le Gabon.

    En découle un portrait bigarré de la France, tout en nuances, où les propos rassurants se mêlent à des commentaires cinglants. Une certitude : la France ne laisse personne indifférent !


    La France est-elle encore une grande puissance ?

    A-t-elle raison de se proclamer « Patrie des droits de l'homme » ?

    La laïcité « à la française » est-elle reproductible ailleurs ?

    Le défi migratoire est-il une chance ou une menace pour la France ?

    Y a-t-il un art de vivre français ?

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