• Tout lecteur s'est un jour inquiété de ceci face à un texte?: comment bien lire?? Il est étonnant que personne ne se demande comment mal lire. C'est pourtant loin d'être une évidence. Il faut de l'art, de l'adresse, de la ruse pour pratiquer une mauvaise lecture véritablement inspirée. Une fois cela admis, vous cesserez de faire uniquement de la lecture une expérience de l'interprétation objective, de la collaboration avec le texte, de l'ordre, de la patience, de la concentration. Laissez-vous envahir par vos passions, laissez flotter votre attention, lisez de travers, sautez des pages. C'est ainsi que vous transformerez ce que vous lisez pour le réinventer. Vous en conviendrez alors?: la mauvaise lecture est souvent une excellente manière de lire. 

  • Par les auteurs de Et je danse aussi.
    Après quatre ans de silence et ce qu'il appelle son " grand malheur ", Pierre-Marie Sotto décide d'écrire à Adeline Parmelan au sujet d'un certain carnet qu'il aurait laissé chez elle. Est-ce un prétexte pour reprendre contact avec celle qu'il n'a jamais oubliée depuis leur rupture ? En ce cas, le moment paraît très mal choisi. Occupée par son prochain déménagement vers le Canada avec l'homme qui partage désormais sa vie, Adeline a bien d'autres projets en tête que de renouer avec lui.
    Seulement, c'est sans compter sur le lien indéfectible qui les attache l'un à l'autre. De surprises en confidences, leur correspondance va les entraîner dans un tourbillon inattendu d'émotions.

  • Les manuscrits se consument moins que leurs lecteurs. Et ici, je veux parler de l'éclat lumineux des manuscrits et de l'obscurité qui les menace toujours et dire ma passion des manuscrits, ou plutôt de l'activité manuscrite. J'aime l'unicité fragile des manuscrits, sans leur vouer l'adoration ou la convoitise suscitées par des trésors, que j'évoque d'abord avant de livrer mon expérience des rapports incommodes entre les institutions détentrices, les lecteurs et les scribes. La suite, sur mes péripéties de déchiffreur, s'intitule « la peau des scribes » : à partir du matériau d'écriture, le cuir des moutons, je veux me mettre dans la peau des scribes face à leurs détracteurs, ceux qui veulent « avoir leur peau ». Mais entre les scribes et moi, s'interpose l'institution d'une discipline qui s'est voulue « scientifique », avec une exigence de généalogie qui se fondait sur une recherche en paternité, bien vaine pour les textes médiévaux où les traces de l'auteur s'effacent au profit de celles des scribes, malgré d'illustres exceptions. Même en se libérant de ces carcans, le lecteur n'accède pas facilement aux textes des manuscrits : l'objet qui les porte, matériel, subit les aléas et infortunes des choses et les inadvertances des hommes qui en gèrent la fabrication. J'en viens alors à mes frères, les scribes eux-mêmes, quand je traite des marges du manuscrit comme lieu d'organisation du texte par les scribes, avant de présenter leur intervention directe et inventive dans le texte. Ce livre raconte une rencontre heureuse.

  • Un roman coup de poing par la nouvelle voix forte de la littérature indienne
    Rentrée littéraire 2017

    Un roman coup de poing par la nouvelle voix forte de la littérature indienne

    " Tu veux que je comprime la tragédie au format Twitter ? Comment peut-on se glisser ainsi au coeur des ténèbres ? "

    Comment transformer un drame en fiction ? Pourquoi écrire sur une tuerie qui a eu lieu il y a plus de quarante ans en Inde et sur ses quarante-quatre victimes oubliées par l'histoire ?
    À travers les voix aussi diverses que celles des intouchables ou des propriétaires terriens, l'auteur décrit ce massacre, se plaçant sous le patronage de l'irascible déesse Kurathi Amman. Au-delà de l'émotion et de la colère provoquées par ces faits, l'auteur pose la question de la fiction et de ses limites en n'hésitant pas à malmener son lecteur.
    Ce roman tendu, entre rage contenue, lyrisme et humour grinçant, nous donne un aperçu des forces qui ont contribué à la création de l'Inde moderne.
    " Un roman lyrique et sans concession. "

    The Guardian
    " Un roman
    bouleversant
    . "

    The Independent
    " Un premier roman éblouissant et souvent très drôle. "

    The Times

  • Qu'est-ce que la traduction ? À cette question fondamentale, Charles Le Blanc répond : son histoire. Et pour nous « raconter » la traduction telle qu'elle s'est incarnée au fil des âges, il fait ici appel à cinq contes et récits bien connus. Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, La Reine des neiges d'Andersen, L'Apprenti sorcier de Goethe, La Barbe-bleue de Perrault et Hansel et Grethel de Grimm lui servent à décrire cinq grandes caractéristiques de la traduction mais aussi cinq étapes de l'art de traduire, de l'Antiquité au romantisme. Comme le portrait de Dorian Gray, les traductions vieillissent alors que l'original conserve une éternelle jeunesse. Comme dans les morceaux du miroir magique brisé du conte d'Andersen, c'est le regard du lecteur-traducteur sur le texte qui en reconstruit le sens. Comme dans la ballade de Goethe, la multiplication des traductions rappelle celle des balais déchaînée par l'apprenti sorcier qu'est le traducteur : celui-ci doit pourtant reconnaître que l'auteur reste le seul maître. Comme dans le conte de Perrault, une oeuvre littéraire est un château dont l'auteur, tel Barbe-bleue, tend le trousseau de clés au lecteur ; ce que le texte deviendra une fois traduit dépend en grande partie de la clé que le traducteur utilisera. Enfin, tout traducteur part à la recherche du sens de l'oeuvre, et comme Hansel et Grethel chez les frères Grimm, il espère bien revenir à la maison paternelle, c'est-à-dire à l'original. Mais s'il arrive qu'il s'égare, il peut aussi parvenir à des richesses insoupçonnées, comme les deux enfants découvrant la maison de pain d'épice. Dans cette Histoire naturelle de la traduction, pour la première fois, c'est la figure du lecteur qui passe au premier plan. En tant que lecture, la traduction, comme la pensée, est d'abord un parcours. Elle est une maïeutique du sens et une pratique ancrée dans l'Histoire : c'est ce que démontre cet essai magistral.

  • Quelques messages codés, surpris à l'improviste, à la jonction de deux livres, laissent flairer un drôle de flagrant délit : leurs auteurs sont complices - mais on ignore de quoi. Il suffit que d'autres ouvrages, parmi les plus silencieux, confirment ce trafic, pour que les soupçons retombent aussi sur la maison P.O.L. : une organisation est-elle à l'oeuvre derrière les livres ? Les éditions participent-elles à un réseau plus vaste ? La responsabilité de l'éditeur est-elle engagée dans un incroyable cryptage d'informations et de données ? On imagine aisément les auteurs comme des gens d'action : cette idée sonne juste. Qu'on ne nous demande plus de croire qu'ils passent innocemment leur temps à inventer des histoires.

  • L'idée d'Une Nuit à la Bibliothèque, pièce créée d'abord en italien à Parme en 1999, est simple : quand la ville dort, la bibliothèque s'éveille, se parle à elle-même par les livres qu'elle contient. Donc ce que voient et entendent les spectateurs, installés à la place des lecteurs, c'est la promenade secrète des livres, la nuit. Les livres se sont incarnés, et ils parlent entre eux. A travers leur conversation s'esquisse une réflexion sur le passé et l'avenir de la lecture et des lecteurs, sur le réel et l'illusion. Des fantômes passent puis s'en vont en effaçant leurs traces, quelque chose de très troublant a lieu, comme si le devenir-monde des livres un instant avait pris corps. Fuochi Sparsi est le texte d'un spectacle qui ne peut être donné qu'à la Fondation Magani-Rocca, en Emilie, où il se déroule comme une visite clandestine parmi les tableaux d'une collection où dominent un portrait de groupe de Goya et des oeuvres de Morandi.

  • Ce voyage vers l'ailleurs ne pouvait se faire qu'en chevauchant Pégase sur la ligne de l'esprit. "Car l'esprit est une droite lancée vers la lumière." Frédéric Halbreich nous propose ces"Vues du sol" comme autant de clichés improbables, dans une époque qui ne l'est pas moins.

  • Quatrième de couverture :
    Sissie est une jeune orpheline qui rêve de devenir Chanteuse, mais elle devra grandir et persévérer pour devenir une diva ! Sans oublier le retour agaçant de sa rivale, l ex de son futur mari, une fille insupportable... Les problèmes s accumulent : la vie du couple est en balance, le voisin est au courant, la belle-mère s'y ingère, y compris les paparazzis... Un roman mené avec beaucoup d humour, qui mêle jalousie et persiflage.


    Biographie de l'auteur :
    Divine KANZA est née en 1984, et vit en haute Normandie. Elle est membre du comité de lecture des éditions les nouveaux auteurs, directrice littéraire de "La lettrine Culture magazine et de La lettrine Culture éditions. Son style d'écriture est cinématographique, loufoque, avec plein d'humour. Elle trouve sa place dans tous les régistres littéraires. Son but est de donner un grand plaisir au lecteur.

  • Musil, Rousseau, Edgar Poe, Calderon, Joseph de Maistre, Kenzaburo Oé, un spectacle de danse, le Saint-Sacrement, Suétone... Que font-ils ensemble? Pas une histoire de la littérature. Des choses écrites. Quel est ce mélange de bibliothèques? Ce nest pas celui didées, de poétiques, ou dargumentations. Le résultat de ces jeux avec le temps et avec la vérité nous donne non des héros, des psychologies, des témoignages du temps mais ouvre des univers sans preuve.
    La littérature (roman, théâtre, poème) a construit des univers inhabitables ; elle a dû créer un monstre singulier comme leur destinataire ou leur expérimentateur : le lecteur.
    Peut-on autrement répondre à la question 'Quest-ce que la littérature?' dans sa version la plus brutale : 'À quoi ça sert?' Un temps sans contrôle, sans échéance, sans vérification réelle a donné naissance à des personnages, à des constructions dunivers. Sont-ils nos doubles errant dans toute lhistoire? Ils sont notre langage agissant par figures et par actions, hors datteinte de la loi : leurs mondes sont inachevés.
    Souffrance de Sigismond, un pas de danse, origine du langage chez Rousseau, fiction dun corps médical, plaintes de Bérénice : ces mondes sont habités par un seul passager : le lecteur.

  • Virginie est à la recherche d'une baby-sitter pour son fils, celle-ci vient de mettre pieds chez elle. Mais, le courant a l'air de mal passer entre les deux. Elles doivent trouver un point concordant pour se rapprocher. Pas facile pour Virginie, puisqu'elle se rend compte que pas mal d'objets ne cessent de disparaître mystérieusement dans sa maison. Où se tourneront ses nombreuses intentions ? Sombre t-elle dans la paranoia ?

    Finalement, elle finit par trouver son coupable.

    Cette nouvelle est à dévorer.



    Biographie :

    Née en 1984, Divine Kanza est éditrice des éditions La lettrine Culture et Journaliste littéraire du magazine La lettrine Culture, mais elle reste avant tout une auteure. Son style d'écriture est cinématographique, loufoque, avec plein d'humour. Elle trouve sa place dans tous les registres littéraires. Son mouvement littéraire est le Burlesque : se traduisant par le cinéma, l'humour, le ton... Elle est également proverbiale et crée ses propres expressions françaises.


    Ses oeuvres contemporaines et classiques adaptées au style de Voltaire, Molière donnent un grand plaisir aux lecteurs.

  • Ces carnets sont comme le journal d'un essai qui configure la vie multiple d'un être, à mi-chemin entre fulgurance et révélation, entre esthétique et pensée, entre la vie et le scripteur qui prend forme. L'être, le poème, le lecteur, l'enseignant et l'éditeur marchent côte à côte, de front, tous happés par la vie, par l'échéance d'une durée consciente.

empty