• À Lisbonne, une nuit, dans un bar, un homme parle à une femme. Ils boivent et l'homme raconte un cauchemar horrible et destructeur : son séjour comme médecin en Angola, au fond de ce « cul de Judas », trou pourri, cerné par une guerre sale et oubliée du monde. Un humour terrible sous-tend cet immense monologue qui parle aussi d'un autre front : les relations de cet homme avec les femmes.
    « Il est l'un des plus grands, un auteur essentiel, le découvreur d'un monde. » Le Point « Lobo Antunes nous précipite dans des mondes quotidiens que son écriture flamboyante, torrentueuse, transforme en violentes épopées. » M. Gazier, Télérama

  • Avec une liberté de ton qui ne s'interdit aucune fantaisie et est généreusement partagée avec le lecteur, grâce à un brassage unique d'images foisonnantes, de réminiscences et de sensations, António Lobo Antunes signe un nouveau livre d'une grande puissance poétique, écrit dans une langue qui sonde les profondeurs les plus intimes d'un univers (le nôtre) trouble, insaisissable et poignant.

  • Relevé de terre

    José Saramago

    Le soleil embrase le latifundium, l'ombre de la garde nationale plane sur sa glèbe. João Mau-Tempo découvre que la solidarité unit plus fortement les fourmis laborieuses que les paysans. Il mesure alors l'aliénation des siens. Entré dans la clandestinité, qualifié de dangereux perturbateur, il est emprisonné et torturé. Son combat n'est pas vain : une jeune femme libre marche sur ses traces.

  • Lenz B., le grand chirurgien, façonné par l'éducation qu'il a reçue et l'admiration qu'il portait à son père, Frédéric Buchman ? un militaire ayant décrété « la peur est illégale dans cette maison » ?, refusait de porter le même patronyme que son frère, Albert, le jugeant médiocre et faible. C'est seulement lorsque meurt Albert qu'il estime pouvoir enfin recouvrer son identité, être Lenz Buchman, l'unique et digne fils de Frédéric Buchman.
    À la mort de son frère, Lenz Buchman abandonne la chirurgie et devient l'un des premiers dirigeants du Parti. Mais en même temps que la fulgurante ascension de l'homme, une autre force, insidieuse, suit un même chemin. Le chef du Parti est enfin élu, essentiellement grâce à la redoutable intelligence de Buchman. Le lendemain de ce jour, la maladie, elle aussi, avait vaincu. Lenz Buchman, l'homme fort, devient alors l'homme malade, puis l'homme faible, dépendant...

  • « Hanna a cessé de se tenir sur la pointe des pieds et de se regarder dans le miroir. Elle a rangé son bistouri esthétique et a attrapé son petit sac. Elle était, en même temps que six autres femmes, dans un appartement au rez-de-chaussée rue Georg-Lenz.
    - Je vais sortir ? a-t-elle dit. ? Il est trois heures du matin, si je ne suis pas revenue à six, c'est que quelqu'un m'aura tuée. ? Et avec un grand rire, elle claqua la porte. » « Un Kafka portugais. Impossible de résumer ce roman radieusement noir sinon qu'il ne cesse de brouiller les frontières entre la raison et la folie, l'horreur et la dérision, l'absurde et la gravité. », Le Figaro Magazine

  • Tout commence au lever du soleil. Dans un village portugais au nom de mammifère, un homme armé disparaît. Au même moment, à Lisbonne, le vent tourne : la révolution des OEillets met fin à la dictature. Mais où a pu se rendre l'insaisissable Celestino ?
    La Main de Joseph Castorp est le portrait d'une famille marquée par les années de tyrannie salazariste, la répression et la guerre coloniale. Ses secrets, ses mystères, ses joies se dessinent au rythme de l'Histoire, tragique parfois, somptueuse toujours, du Portugal, et composent une symphonie inoubliable.

  • 1987. Cinq jeunes femmes autour d´un piano, cinq survivantes du naufrage de l´Empire colonial portugais, elles sont là pour chanter. Il y a Gisela, qui les a convoquées et va mettre toute son audace et son énergie à leur transformation en un groupe vocal qui enregistre des disques et se produit sur scène. Il y a les deux soeurs Alcides, Maria Luísa la mezzo-soprano et Nani la soprano, qui sortent du conservatoire. Il y a Madalena Micaia, The African Lady, à la sublime voix de jazz, noire et serveuse dans un restaurant. Il y a enfin la plus jeune, Solange de Matos, dix-neuf ans, qui découvre la vie et la ville. Elle n´a pas une grande voix mais un grand talent "pour les petites choses", elle compose des paroles de chansons inoubliables qui feront la gloire du groupe. Puis il y aura l´amour aérien et ambigu du chorégraphe international João de Lucena.

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des « messieurs » portant les noms d'écrivains célèbres. Ces petits livres n'ont rien d'une biographie. Ce sont des hommages.
    Ici, c'est Monsieur Walser qui fait son entrée en scène. Voilà un drôle de personnage, solitaire en apparence, qui décide de faire construire sa maison au beau milieu de la forêt. Cette nouvelle demeure, fruit d'acharnement et d'exigence, est le symbole même de la victoire de la civilisation, c'est un espace que l'humanité a conquis sur la forêt !
    Seulement voilà, le jour de l'inauguration les choses vont se compliquer à mesure que l'on sonne à la porte... Alors que Monsieur Walser semble au comble de la félicité, ce sont les professionnel, au lieu des invités, qui font irruption dans la maison afin de réparer les robinets, les murs, les fenêtres, le parquet...

  • « J'étais la fille d'un hasard, d'une bêtise de jeunesse, de l'exubérance du corps... Alors j'étais responsable de ce que cette barque noire soit venue couler à notre porte. » Emma découvre qu'elle est la fille du jeune frère de son père, chassé par la famille et dont elle ne connaît que les dessins d'oiseaux qui jalonnent ses voyages à travers le monde. Elle va aimer passionnément ce père étrange qui lui a donné sa couverture de soldat et son revolver. Puis, adolescente, elle assiste à la lente destruction par la famille de l'image de l'absent.
    Lídia Jorge écrit ici un roman poignant, direct, limpide, d'une force incroyable, qui vous tient prisonnier bien au-delà de sa lecture. Un livre exceptionnel.

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des « messieurs » portant les noms d'écrivains célèbres. Ces petits livres n'ont rien d'une biographie. Ce sont des hommages.
    Monsieur Valéry est petit mais il aurait préféré être grand. Il ne veut pas trop s'attacher à un animal domestique car ils meurent facilement. Il a tendance à confondre son chapeau avec ses cheveux. Et il doit absolument distinguer sa droite de sa gauche. Bref, le quotidien de Monsieur Valéry est ainsi consacré à la construction d'un schéma mental qui l'aiderait à affronter des dilemmes. Grâce à la logique et au dessin, Monsieur Valéry est toujours persuadé de trouver une solution.
    Avec une ironie et un humour mordants, Gonçalo M. Tavares nous impose là une sorte de micro-traité sur la bêtise, ou nous montre comment une intelligence purement logique mais dépourvue de toute émotion et de bon sens tombe dans le piège de l'absurdité absolue.

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des « messieurs » portant les noms d'écrivains célèbres. Ces petits livres n'ont rien d'une biographie. Ce sont des hommages.
    Monsieur Brecht est conteur professionnel. Un jour, il s'installe dans une salle presque vide et commence à raconter des historiettes entre absurde et humour noir. Des personnes entrent, s'installent, l'écoutent, la salle se remplit progressivement. Surgit alors un problème majeur : le public est tellement nombreux qu'il bloque la porte de sortie ! Monsieur Brecht se retrouve prisonnier de son propre succès...

  • Un gentleman excentrique exerçant une activité secrète dans un vieux manoir de la province portugaise, trois adolescents insolents, un factotum patibulaire. De Lisbonne à New York, un jeune secrétaire d'extraction modeste consumera sa vie à découvrir leur mystère.

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des « messieurs » portant les noms d'écrivains célèbres. Ces petits livres n'ont rien d'une biographie. Ce sont des hommages.
    Monsieur Calvino préfère se promener pour mieux observer le monde et le comprendre. Il est rêveur mais rigoureux, toujours impeccable, jamais rien ne change chez lui. Il s'emporte contre la société moderne, les machines, les comptables, la presse, les écrivains immatures, et il déteste qu'on l'interrompe alors qu'il pense !
    Il se lance des défis techniques à première vue absurdes mais dans le but d'exercer son intelligence. Voilà donc que tous les samedis, il traverse le Quartier en transportant une barre parfaitement parallèle au sol ou bien déplace 10 kg de terre d'un endroit à un autre en utilisant une petite cuillère pour « entraîner les muscles de la patience ».

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des « messieurs » portant les noms d'écrivains célèbres. Ces petits livres n'ont rien d'une biographie. Ce sont des hommages.
    Monsieur Kraus est un journaliste politique, chargé de rendre compte du quotidien d'une campagne électorale. Il est convaincu que « la seule façon objective de commenter la vie politique, c'est d'en faire la satire » ! De courts épisodes nous présentent donc les aventures (comiques) d'un dirigeant politique, « le Chef », borné, outrageusement ignorant et égocentrique.
    Ce livre, furieusement drôle, est surtout un pamphlet contre les agissements irresponsables des dirigeants que l'exercice du pouvoir et la vanité aveuglent. C'est l'archétype du chef absolu qui est dépeint dans les chroniques.

  • L'intense jubilation que l'on éprouve en lisant Un voyage en Inde, le magnifique roman de Gonçalo M. Tavares, doit beaucoup à la scansion qui se dégage de la liberté formelle adoptée par son auteur.
    Un voyage en Inde nous conte l'histoire de Bloom.
    Pourquoi, en l'an 2003, Bloom a-t-il décidé de fuir Lisbonne ? Quel crime a-t-il commis ?
    A-t-il vraiment tué son propre père pour venger sa bien-aimée, morte en de bien mystérieuses circonstances ? Son voyage vers l'Inde lui permettra-t-il de se réconcilier avec lui-même et de trouver un sens à la (sa) vie ?
    Chanceux que nous sommes, de le suivre dans son périple aux escales incertaines, son errance, sa quête inlassable de l'humain...
    Fiction ambitieuse, errance pétrie de mélancholie et de fantaisie, ce voyage accède à l'harmonie magique entre suspense, poésie et philosophie.

  • Livro

    José Luis Peixoto

    • Grasset
    • 29 Août 2012

    Livro nous offre enfin le grand roman de l'émigration portugaise en France. Ilidio est abandonné par sa mère, un soir, près de la grande fontaine du bourg. Il n'a que six ans. Il est recueilli par un maçon au grand coeur, qui l'élève dans cette campagne portugaise immobile, arriérée, sous le joug de Salazar. Vient l'heure des premières amours, puis celle de l'émigration clandestine.
    Pour Illidio et son ami Cosme, après une épouvantable expédition à travers la montagne, c'est l'embauche sur des chantiers, et enfin les bidonvilles des environs de Paris. Les années passent, les Portugais de France, habitués à se soumettre au cours immuable des choses, assistent avec surprise ou indifférence à mai 68. La Révolution des OEillets leur donnera-t-elle l'espoir d'un Portugal nouveau ?
    Livro nous raconte à la fois cette histoire et son émancipation par la littérature. Une musique douce et triste, qui fait parfois monter les larmes aux yeux pour cette chronique poétique de la vie des humbles.

  • Sexe, crimes et métaphysique à Sabaudia, sur les terres de Pasolini et Moravia, pour un thriller intense qui réunit une faune hétéroclite d'artistes décalés et de pique-assiettes internationaux chez un extravagant mécène passionné de production cinématographique et de montgolfières. Un écrivain misanthrope et hypocondriaque est à la manoeuvre pour explorer les voies tortueuses de personnages déracinés, toujours attirés par l'abîme.

  • Maria da Graça est femme de ménage, elle a lambition de mourir damour. Elle rêve toutes les nuits quelle essaye dentrer au paradis pour y retrouver monsieur Ferreira, son patron, qui, bien quavare et ayant abusé delle, lui parlait de Goya, Bergman ou Mozart, des hommes capables dimpressionner Dieu en personne. Mais les portes du paradis sont encombrées de marchands de souvenirs et saint Pierre la repousse à chaque fois. Elle verse aussi tous les soirs quelques gouttes deau de Javel dans la soupe de son mari. Quitéria, son amie, se prostitue mais tombe amoureuse dun émigré ukrainien désespéré.
    Comme Maria da Graça, tous les personnages de ce roman cherchent leur paradis et, pleins despoirs ou sans espoir, ils pensent que le bonheur vaut tous les risques, même sil faut sauter allègrement dans labîme.
    V.H. Mãe dessine ici avec humour un portrait caustique et tendre de notre temps, à travers des personnages attachants qui avancent sur les chemins sinueux dune société perturbée.

  • Paru pour la première fois dans un journal de Rio de Janeiro, la Gazeta de Notícias, ce texte rassemble six articles publiés entre septembre et octobre 1882.Prenant pour point de départ le bombardement de la ville d'Alexandrie par la Royal Navy le 11 juillet 1882, qui visait à placer le canal de Suez et l'Égypte sous la coupe de l'Angleterre pour s'assurer le plein contrôle de la route des Indes, Eça de Queirós se lance dans une diatribe contre la politique impérialiste de l'Angleterre.Dénonçant la mise sous tutelle de l'Égypte, dépouillée sans vergogne par les puissances européennes sous des prétextes hypocrites, il met une ironie dévastatrice au service d'une démonstration efficace, et attaque frontalement, sans scrupule aucun, l'arrogant John Bull.Un réquisitoire étonnant contre ces velléités impérialistes camouflées sous des prétextes politiques, qui n'est pas sans rappeler certains contextes analogues contemporains.

  • The Làzaro family are carpenters who would rather be piano-makers. In the dusty back room of their carpentry shop in Lisbon is the 'piano cemetery', filled with broken-down pianos that provide the spare parts needed for repairing and rebuilding instruments all over the city. It is a mysterious and magical place, a place of solace, a dreaming place and, above all, a trysting place for lovers. Peixoto weaves the tragic true story of the marathon-runner, Francisco Làzaro, into a rich narrative of love, betrayal, domestic happiness and dashed hopes.

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