• C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ?
    Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L'auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.

  • - Faut qu'on se tire d'ici.- Et on ira où ?- Je sais pas. T'inquiète. On trouvera.- Et s'il revient ?- Eh ben il reviendra.- S'il s'en prend à tes parents ?- C'est pas après eux qu'il en a. Qu'est-ce que Leila fout avec moi ? J'ai tout juste dix-huit ans. Je vis chez mes parents. Je vais plus au lycée et j'ai pas de boulot. Je picole trop et je me bourre de médocs. Comment peut-elle croire que je suis capable de la protéger, de lui offrir quoi que ce soit de plus ou de mieux que son mec ?Depuis qu'on roule elle m'a pas posé la moindre question. Elle m'a même pas demandé où on allait exactement. Je lui ai juste dit que je connaissais un endroit où on serait pénards. Et ça a semblé lui suffire...Après le succès de La Tête sous l'eau, déjà en cours d'adaptation, Olivier Adam nous offre un nouveau roman bouleversant. Un de ceux qui vous marquent pour longtemps.

  • « Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant » : ainsi commence La Petite Lumière. C'est le récit d'un isolement, d'un dégagement mais aussi d'une immersion. Le lecteur, pris dans l'imminence d'une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu comme par enchantement parmi les éléments déchaînés du paysage qui s'offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible.

    L'espace fait signe par cette petite lumière que le narrateur perçoit tous les soirs et dont il décide d'aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve, au terme d'un voyage dans une forêt animée, une petite maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s'ébauche dans la correspondance parfaite des deux personnages. Cette correspondance offre au narrateur l'occasion d'un finale inattendu.

    La petite lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l'existence.

  • L'équation du miracle

    Hal Elrod

    • First
    • 16 Janvier 2020

    Découvrez LA formule qui va changer votre vieHal Elrod est le créateur de Miracle Morning. Cette méthode a permis à des millions de lecteurs dans le monde de transformer leur vie en se levant plus tôt ! Il propose aujourd'hui de révéler " l'équation du miracle " : la formule qui permet d'atteindre tous les objectifs que l'on se fixe. C'est ainsi qu'il est parvenu, entre autres, à booster sa carrière de façon fulgurante et à faire face à un cancer auquel il n'avait que 30 % de chances de survivre.
    Cette équation repose sur deux décisions :

    Conserver une foi inébranlable
    Fournir un effort extra-ordinaire Et ce pour réaliser ses objectifs, les plus imposants, intimidants et improbables... soit, des miracles. Apprenez à remplacer la peur par la foi, à abandonner vos émotions négatives, à prendre conscience de votre potentiel illimité et à canaliser votre énergie. Vous pourrez ensuite relever le " défi des 30 jours " en mettant en pratique cette équation, et réaliser ainsi votre premier miracle.

  • Paris, 1927. Dans le jardin du Luxembourg, un homme est retrouvé mort, poignardé. Pierre Le Noir, détective de la Brigade nocturne - une division de la police aux méthodes peu communes - se lance dans cette nouvelle enquête. Tout porte à croire que le meurtrier serait Jack l'Éventreur, et que le crime annoncerait une menace plus grande...
    Pour éviter le désastre, Pierre part dans une course effrénée durant laquelle il croisera Robert Desnos rue Champollion, discutera avec une gargouille de la Tour Saint-Jacques, prendra un train de nuit avec Rabelais et surtout, lira entre les lignes les conseils du comte de Monte-Cristo, expert en pouvoirs surnaturels et armes secrètes. Le Noir devra prendre garde à ses nombreux poursuivants - et par-dessus tout à la lumière de la lune.

  • Une des questions les plus vertigineuses de l'astrophysique ! Quel est l'âge de l'Univers ? Nous croyons tous connaître la réponse : 13,7 milliards d'années. Mais s'arrêter là serait se priver de l'essentiel. Ce chiffre est le fruit d'une quête passionnante où l'on retrouve Einstein, Hubble, Lemaître..., les subtilités de la physique relativiste et de la cosmologie moderne. Définir une notion d'âge pour un système aussi complexe n'a rien d'évident. Prenez le corps humain, son âge biologique n'est pas celui des atomes qui le constituent, dont la plupart ont été fabriqués par des réactions nucléaires au coeur d'étoiles anciennes il y a des milliards d'années ! Pour l'Univers, c'est encore pire. Physiciens et cosmologues ont contourné le problème en fabriquant la notion de temps cosmique. Mais ce n'est pas une grandeur que peuvent indiquer des horloges et reconstituer sa valeur repose sur des hypothèses théoriques. C'est pourquoi la question est encore aujourd'hui débattue. Enfin vous découvrirez comment on peut aborder l'âge de l'Univers en se passant de la notion de temps, devenue périmée avec la physique moderne. Alors attachez votre ceinture cosmique...

  • Pourquoi et comment les théories d'Einstein ont-elles révolutionné nos conceptions de l'espace, du temps et de la matière ?
    Installez-vous confortablement dans un transat, puis laissez Marc Lachièze-Rey vous guider sur le chemin menant de la relativité aux modèles de Big Bang et aux trous noirs. Découvrez les mystères de la courbure de l'espace-temps. Voyez quels succès impressionnants la physique et la cosmologie relativistes ont déjà remportés et quels problèmes elles posent encore aux chercheurs. Au moment de quitter votre transat, la relativité vous sera devenue étonnamment familière...
     
     
     
     
     

  • Dans Le Silence des mots, le temps est comme suspendu. Dans cet arrêt devant le gouffre, le ressac de la mémoire se déploie autour d'êtres esseulés, des « déportés de l'intérieur ». Des échos du réel nous parviennent, un ballet d'ombres malmenées par les rues.Il y a aussi un désir intact : la lumière, une femme, l'odeur de la pluie. Ces moments ne sont suspendus que par les vers qui les retiennent, avant qu'un oubli effrayant et libérateur ne les avalent.Composés de strates de visions, d'inscriptions relevées, peut-être, au dos d'un livre ou sur un mur, ces poèmes sont autant de balises pour nous mener au-delà des « vérités avariées », des mensonges et des faux semblants.Cet exil ne cessera qu'au terme du livre, une fois passé derrière les mots. « On ne se sépare pas du rien. »

    Né en 1950, Gérard Berréby fonde les éditions Allia en 1982. En 1985, il établit l'édition des Documents relatifs à la fondation de l'Internationale situationniste puis publie les oeuvres de Leopardi, dont le Zibaldone. Il a publié trois recueils de poésies : Stations des profondeurs (2010), Joker & Mat (2016) et La Banlieue du monde (2019). Fin 2014, a paru Rien n'est fini, tout commence, volume d'entretiens avec Raoul Vaneigem. Gérard Berréby a également une activité de plasticien.

  • Comment Van Gogh s'est démarqué de ses contemporains et s'est inscrit au rang de génie de la peinture malgré les difficultés. Les Tournesols, ses autoportraits, la nuit étoilée... Emblématiques, ses tableaux saisissent la lumière.
    Un récit découpé en 5 chapitres :
    - De son enfance à ses 27 ans : ses premiers pas vers la peinture
    - Sa vie à Paris, la ville des artistes
    - Installation à Arles où il peint dehors et capte les lumières
    - Sa cohabitation et ses échanges avec le peintre Paul Gauguin, jusqu'à sa folie
    - La fin de sa vie à Auvers-sur-Oise, auprès de son frère et de son ami médecin.
    Et aussi 5 pages doc :
    - Devenir peintre au XIXe siècle
    /> - L'impressionnisme
    - Le style de Van Gogh
    - Les peintres amis de Van Gogh
    - Où admirer les tableaux de Van Gogh ?

  • Le Big Bang prouve-t-il l'existence de Dieu ?  Dans quoi l'Univers se développe-t-il ?  La Terre est-elle la seule planète abritant  la vie ?  Pourquoi le plus grand astronome de l'histoire a-t-il tué son élan de compagnie ? Saviez-vous qu'il neige du métal sur Vénus, qu'il y a des lacs souterrains sur Mars et des rivières de pétrole sur Titan ?
     
    L'espace est l'objet le plus grand, le plus ancien, le plus chaud, le plus froid et le plus étrange qu'un humain puisse étudier.  Dans Magique Cosmos, Tim James nous emmène faire un tour de l'univers connu (et inconnu), tout en déballant les dernières théories sur ce qui s'y passe réellement. Il nous fait découvrir la science de l'espace dans ce qu'elle a de plus étrange.
     
    En nous guidant à travers la relativité d'Einstein, la mécanique quantique et la théorie des cordes, Magique Cosmos explore les recoins les plus déroutants de l'univers et s'attaque aux plus grands mystères auxquels nous sommes confrontés : de la vie extraterrestre au zodiaque ; des trous blancs aux trous de ver ; des quasars aux quarks. 
     
    Tim James nous emmène aussi au-delà de notre système solaire,  vers des exoplanètes qui pourraient abriter la vie et des planètes voyous. Il nous raconte la recherche d'intelligence extraterrestre, notamment la découverte de fossiles martiens dans la météorite Alan Hills, et le tentant "signal Wow" reçu par la Terre en 1973 - encore inexpliqué.

  • Un homme d'ombres

    Jeff Noon

    • La volte
    • 11 Février 2021

    Ici les horloges tournent et ne sont jamais les mêmes. Le temps s'emballe, se règle et se dérègle d'une rue à l'autre, sous un ciel que personne n'a jamais vu. À la place, une voûte gigantesque de pure lumière, un dôme d'éclairages artificiels supprimant toute zone d'ombre, sans interruption. Bienvenue dans l'enfer de cette ville embrasée où tous courent après les innombrables lignes temporelles.
    John Nyquist, détective privé, est engagé pour retrouver Eleanor Bale, une jeune fugueuse de dix-huit ans. Dans quel recoin a-t-elle bien pu se cacher, alors qu'il n'existe aucun lieu épargné par la lumière?? Dans les ténèbres de Nocturna ou bien plus loin encore, au-delà des frontières de cette cité double?? Pour Nyquist, il ne s'agit pas d'une affaire de routine?: à ses trousses, un serial killer invisible surnommé le Vif-Argent sème la panique. Au cours de son enquête, John Nyquist s'aventurera jusqu'au Crépuscule, cet entre-deux abominable où grouillent la menace et les silhouettes obscures, afin de sauver Eleanor... et probablement la ville tout entière.
    Un homme d'ombres est un roman construit par touches impressionnistes mais d'inspiration surréaliste. Ce polar new weird est éblouissant, flirtant avec l'étrange. Les lecteurs ne manqueront pas de se laisser emporter par ses contradictions temporelles et son fantastique angoissant, au fil d'une exploration poétique du temps, de la réalité, de l'humanité.

  • Une fois réconciliées avec notre âme de sorcière -; et ce nom lui-même collectivement intégré -;, une fois notre paysage intérieur transformé, alors que nous avons pu nous relier à notre colère, et parfois notre pouvoir, nous avons encore beaucoup à faire.
    Nous allons devoir renouer avec tout ce qui a été effacé, nié, oublié. Pour nous ouvrir au monde dans sa totalité. Nous reconnecter à ce qui constitue notre essence la plus profonde, prendre la vie à bras-le-corps, découvrir notre potentiel de création ainsi que de destruction, embrasser notre ombre. Et y aller !
    Ce n'est donc plus dans les bois (ou pas toujours...) que nous allons cacher nos rituels, mais bien au coeur de cités immergées dans la modernité. Grâce à la magie verte, la magie du chaos, la magie du sexe, nous allons poursuivre ici notre reconnexion à notre corps, à la nature, à la spiritualité et à nos soeurs, pour ensuite reconquérir ces espaces dont nous nous étions éloignées, qui nous faisaient encore si peur il y a peu : la place publique, la parole publique... Le moment est venu de s'engager. En fabriquant de l'espoir au bord du gouffre, en y insufflant de la joie, nous ferons notre part au coeur d'un monde qui divague, pour tenter de transformer la peur en conscience, et l'obscur en amour.
    La magie est un combat. C'est un art de la transformation, pour soi dans un premier temps, mais surtout pour le monde.

  • Dans une maison du Nord de Londres, Helena s'attelle à écrire un livre sur l'artiste américain Joseph Cornell tout en s'interrogeant sur sa soeur Alice, qui travaille dans un orphelinat en Tchétchénie. Sa soeur qui la laisse sans nouvelles («Même dans mes rêves, elle ne m'en donne pas») et dont elle est convaincue du mépris quant au confort de sa vie privilégiée, loin des horreurs de la guerre. Survient Ed, un photo-reporter tchèque de retour de Tchétchénie, qui prétend connaître Alice et apporter de ses nouvelles, et qui souhaite être hébergé pour quelques jours.En tiissant des ponts inattendus entreles étranges boîtes-collages de Joseph Cornell et un pays livré à l'atrocité, Hotel Andromeda montre que l'art est une manière de faire face à la catastrophe, qu'elle soit intime ou collective. Et de la «boîte» élaborée par Gabriel Josipovici émerge une vision profonde et lumineuse de ce qu'est la création.«Gabriel Joispovici est l'un des plus brillants érivains - chaque nouveau livre est un événement attendu avec impatiencce.» Deborah Levy

    Romancier, dramaturge et critique contemporain britannique, Gabriel Josipovici est né à Nice en 1940 de parents qui vivent les années de guerre comme réfugiés juifs dans un village des Alpes. De 1945 à 1956, il vit en Egypte et étudie au Victoria College du Caire. En 1956, il émigre avec sa mère en Angleterre. Il poursuit son éducation au St Edmund Hall d'Oxford. De 1963 à 1998, il enseigne à l'université du Sussex, Brighton. La critqiue a salué ses écrits pour leur caractère innovant.

  • À l'aide de conseils pratiques applicables quotidiennement, boostez vos défenses naturelles pour lutter contre les maladies ! Un nouvel ouvrage santé dans la collection grand format des Nuls.
    Grâce à l'alimentation, l'exercice, la réduction du stress, les suppléments nutritionnels, ainsi que les bénéfices de l'eau, de la lumière du soleil et de l'oxygène, vous pourrez exploiter la puissance de votre système immunitaire et améliorer considérablement votre immunité face à la maladie.
    Dans cet ouvrage, partez à la rencontre de votre système immunitaire et apprenez à en prendre soin :

    Système immunitaire : découvrir le rôle et les fonctions de votre système immunitaire et comment mettre en place un mode de vie qui le stimule.
    Lorsque les choses dégénèrent : comprendre comment et pourquoi certaines conditions vont générer des allergies, des maladies auto-immunes et des cancers, et apprenez comment stimuler votre système immunitaire pour contrer les maladies déjà présentes.
    Manger, la clé pour une bonne santé : prendre conscience des propriétés immunitaires des super aliments - l'un des outils les plus étonnants que vous pouvez utiliser pour être moins malade.
    Cuisiner : profiter des 50 recettes immunisantes pour chaque repas de la journée, des petits déjeuners faciles et des déjeuners énergisants aux dîners destinés à renforcer l'immunité et le repos du corps.

  • Sans la lumière, la vie serait impossible. Mais qu'est-ce que ce phénomène ? Un sujet en or pour aborder la science sans s'en rendre compte. 15 questions essentielles permettent de décrypter, sous un angle technique, ce fait naturel si évident et pourtant très complexe. À ces questions adaptées aux enfants, des réponses courtes et simples, soutenues par des illustrations claires et précises. Pour aider à la compréhension du sujet, des activités ludiques et faciles à mettre en place (construction d'un périscope ou d'un théâtre d'ombres, réalisation d'un arc-en-ciel ou d'une toupie colorée...).

  • Ce classique de la littérature "fin de siècle" a inspiré Les Nourritures terrestres de Gide. Les paroles de Monelle, la femme-enfant, sont un appel à sortir du temps, à jouir du moment. Tout détruire, tout oublier sont les conditions d'une vie nouvelle.

    Marcel Schwob est né en 1867 à Chaville. Il étudie la philologie à l'école des Hautes Études et rédige une Étude sur l'argot français. Écrivain, journaliste, conteur, il est aussi traducteur (Les Derniers Jours d'Emmanuel Kant et de Will du moulin) et avant tout fasciné par François Villon - son oeuvre et sa vie qu'il tente d'élucider. Son "grand livre" sur François Villon est commencé, abandonné à cause de la maladie et repris. Marcel Schwob meurt en 1905 à Paris.

  • Au début du XXe siècle, la science semblait complète et les lois de la nature toutes découvertes, mais des chercheurs intrépides ont réveillé un géant endormi - ils ont découvert la mécanique quantique.
    Dans le monde quantique, les objets peuvent se trouver en deux endroits à la fois, voyager dans le temps est non seulement possible, mais nécessaire, la cause et l'effet peuvent s'inverser et l'observation de quelque chose change son état.
    Des univers parallèles à l'antimatière, laisse-vous guider par le facétieux Tim James à la découverte des bizarreries du monde de l'infiniment petit  ! 

  • Dans ce recueil d'une centaine de courts poèmes en vers libres et au style acéré, Gérard Berréby aborde les grandes thématiques de notre temps : la nature et sa destruction par les hommes ou encore la rage politique contre une société aseptisée, société qui forme un homme nihiliste, cynique ou bêtement consommateur. Mais le passé, la mémoire et l'histoire affleurent eux aussi, et notamment à travers la thématique de l'exil. L'"anxiété du départ" hante ces vers comme un spectre menaçant. Puis, bientôt, les marges parviennent au centre. Des exclus de toutes sortes surgissent çà et là : drogués, migrants, mais aussi poètes et prophètes. Les vers de ce recueil sont peuplés de ces figures d'exilés, de corps et de coeur. Ce que l'auteur nomme "La Banlieue du monde". Parfois inspirés de faits divers, ces vers poussent également à une réflexion sur la langue, le langage et l'écriture, ainsi que sur la paralysie de la parole. L'homme contemporain se voit privé de l'imaginaire langagier ou oppressé par la langue du pouvoir. Quant à l'amour et à l'érotisme, ils distillent une once de clarté, introduisent quelques touches de lumière dans ce tableau plongé dans la pénombre. Leur rareté en décuple la force : une « aurore sans fin » serait-elle possible ?Parution en parallèle de Comme une neptune chez Art & Fiction à Lausanne.

    Né en 1950, Gérard Berréby fonde les éditions Allia en 1982, dont le catalogue compte aujourd'hui plus de 700 titres. En 1985, il établit l'édition des Documents relatifs à la fondation de l'Internationale situationniste puis publie les oeuvres de Leopardi, dont le Zibaldone. Il a publié deux recueils de poésies, Stations des profondeurs et Joker & Mat. Fin 2014, a paru Rien n'est fini, tout commence, volume d'entretiens avec Raoul Vaneigem. Gérard Berréby a également une activité de plasticien.

  • Lawrence dénonce dans cet écrit sur l'art la maladie charnelle dont, selon lui, la Beauté est atteinte. Les arts y jetteraient un voile pudique en refusant de représenter le corps, surtout dans sa dimension sexuelle, et se spiritualiseraient en choisissant le paysage pour objet. L'art serait devenu ennuyeux, dénué de passion et de sensualité. Lawrence oppose ici les maîtres anglais, de Constable à Turner, aux Impressionnistes français qui, s'ils n'échappent pas au cliché, ont inventé la lumière, et entretiennent un rapport au corps, hygiénique certes, mais jouisseur. Seul Cézanne avec ses pommes échappe aux limites imposées par l'esprit et à célébrer la matière. Avec verve, ironie et cynisme, D.H. Lawrence plaide ici en faveur d'un art libéré de toute entrave.

  • Que sait-on des trous noirs ? Peut-on les observer ? Qu'y a-t-il à l'intérieur ? Existent-ils vraiment ?
    Les  trous noirs  sont des astres fascinants, des sphères dans l'espace dont rien ne peut s'échapper. De tels objets ne peuvent ni émettre, ni réfléchir la lumière, mais certains sont pourtant extraordinairement lumineux.  Toutefois, ce n'est pas là leur seule bizarrerie : dans un trou noir, l'espace se change en temps, le temps en espace, et nul ne connaît la véritable nature de la singularité centrale.
     

  • à vif, penser la vie au-delà du concept Nouv.

    Peut-on cerner la vie que nous vivons, l'ici et le maintenant d'une vie, à vif sans qu'elle soit obscurcie par le concept comme l'a fait la science de Galilée à nos jours ? Peut-on penser la vie sans risquer de la perdre ? Michel Blay tente ici de montrer, faisant référence à la parole évangélique de Jean - en deçà de la tradition théologique dogmatique qui la dévoie -, à la mystique (Nicolas de Cues), à l'architecture de Suger qui tente de magnifier la lumière dans la construction des cathédrales, comment la vie peut s'exprimer sans la médiation du concept qui la prive de sa « vitalité ». Ne nous désolons pas, n'espérons pas une autre vie, la vie est là, dans toute sa prégnance, et il suffit de se laisser envahir pour battre avec elle à l'unisson. C'est sans doute en se mettant à l'écoute des poètes que nous pouvons entendre cette vie que nous vivons, toute puissante, jaillissante, charnelle, et ainsi sentir à nouveau en soi son épiphanie : « Prendre chair de l'oiseau, pour savoir le bonheur [...] Trouver toujours le monde entre son cri de peur et son ravissement. »

  • Que penser de Cronos dévorant ses enfants ? D'Athéna sortie de la tête de Zeus ou de Persée décapitant la Méduse ? se demande d'emblée Walter F. Otto. L'invraisemblance de ces mythes tend à maintenir une distance avec ce qu'ils entendent illustrer. Pourtant, le mythe est constitutif de notre être, il gît dans l'ombre quand la raison se déploie dans la lumière, comme le jour cède à la nuit. Il est aussi un garant de la poésie. Que l'on songe à Dante, Homère ou Goethe. Dynamique, le mythe apparaît créateur et appelle l'action. Avec passion, Otto révèle son essence et, par là, nous invite à comprendre ce qui, fondamentalement, nous anime, voire nous enthousiasme, au sens propre.

    Le philosophe et historien des religions Walter Friedrich Otto (1874-1958) est l'auteur de deux chefs-d'oeuvre, Les Dieux de la Grèce (1929) et Dionysos, le mythe et le culte (1933). Aux côtés de Karl Reinhardt, il est l'une des grandes figures de la philologie allemande. Son approche originale du paganisme et des mythes a permis de renouveler la connaissance de la civilisation grecque.

  • Avec L'Angoisse de l'ingénieur, texte à valeur de manifeste, Ernst Bloch démontre le piège que l'homme se tend à lui-même. Sentiment en vérité archaïque, l'angoisse trouve une forme nouvelle dans la quête perpétuelle d'un accès à l'inconnu, dont on ne peut mesurer encore les conséquences. De cette tension naît l'angoisse, autrefois reliée à l'obscure et toute-puissante magie, mais dont les effets de la technique perpétuent le sentiment de terreur. L'antique démonisme n'est jamais loin, lorsque l'ingénieur freine en dernier ressort son avancée.Ernst Bloch part non du point de vue de la technique mais de celui des fantômes et autres démons, ou plutôt de la croyance en leur existence. Monde chassé par les Lumières mais plus encore par la lumière artificielle, dont nulle magie n'émane plus. En bannissant les ombres et la présence de recoins sombres dans les maisonnées, l'ampoule électrique a écarté jusqu'à l'éventualité de la présence des esprits. Mais la technique ne peut rien, pour autant, contre les heures sombres que connaît alors l'Allemagne...Bloch réhabilite ce que la raison, marxiste entre autres, a voulu condamner : l'existence du mythe. Il défend les archétypes tels qu'ils peuvent apparaître dans les contes, où toute hiérarchie sociale se voit bousculée. De ce pas, il met en garde contre la mécanique, qui gomme la lumière du rêve, alors que le moment utopique y reste encore tapi.

  • Avec l'enthousiasme et la curiosité des grands explorateurs, Caspar Henderson se fraie un chemin au coeur de l'émerveillement, dans les royaumes du fascinant et de l'effrayant. Il invite à comprendre et à célébrer les phénomènes prodigieux se déployant sous nos yeux : l'existence de la lumière et la mort des étoiles, la vie sur Terre et le fonctionnement du corps humain, sans oublier la technologie et les changements profonds qu'elle laisse présager dans notre existence. Convoquant la philosophie, l'art, la théologie mais aussi l'histoire naturelle et la recherche scientifique la plus actuelle, Ma carte des merveilles est un guide inspirant pour regarder le monde sous un jour nouveau.

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