• Nuit d'épine

    Christiane Taubira

    • Plon
    • 26 Septembre 2019

    La nuit, chacun la voit, la vit, la sent, l'apprivoise à sa manière. De celle de Guyane, trouée d'un faible lampadaire sous la lueur duquel, enfant, à la faveur de la moiteur et du silence, elle allait lire en cachette, à celle qui lui permettait de régler ses comptes avec les péchés capitaux que les religieuses lui faisaient réciter dans la journée, la nuit a souvent été, pour Christiane Taubira, une complice, une alliée, une sorte de soeur intime, un moment particulier. C'est la nuit des chansons qu'on adore et dévore, la nuit du sommeil qui refuse qu'on annonce la mort d'une mère, la nuit des études passionnées et des yeuxen feu à force de scruter les auteurs sacrés, la nuit qui ouvre sur les petits matins des métros bougons et racistes. C'est aussi la nuit des militantismes, de la Guyane qui se révolte, des combats furieux à l'Assemblée autour du mariage pour tous - un cathéter au bras et le courage en bandouillère. C'est enfin la nuit d'un tragique vendredi 13, bientôt suivie de celle où l'on décide d'un adieu. Ces nuits des espoirs, des questions, des inquiétudes parfois, des colères aussi sont un roman du vrai. Un récit littéraire où l'auteur montre que la vie est souvent plus forte, inventive, poétique, envoûtante, dure, terrible que bien des fictions.

  • Crépuscule

    Juan Branco

    L'histoire cachée de Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Xavier Niel et Emmanuel Macron.

    Crépuscule s'inscrit dans la tradition littéraire française des réquisitoires politiques. Sous la plume enflammée d'un jeune homme formé pour intégrer les élites mais croyant encore en la République, il dénonce et expose les preuves d'une captation de la démocratie par des oligarques puissants, en faveur d'intérêts de caste. Et comment le président Emmanuel Macron en fut à la fois la créature et l'instrument

    Le publier est un acte citoyen.

  • Moshe Dayan : héros de guerre et politicien maudit Nouv.

    La première biographie consacrée à l'une des figures de proue israélienne. De Moshe Dayan, nous savons peu de choses, et ce que nous connaissons nous paraît généralement suffisant : vainqueur de la campagne de Suez (1956) et de la guerre de Six Jours (1967), ce général aux airs de pirate est LE symbole de la puissance militaire d'Israël. Certes, mais c'est un peu court ! Car s'il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne, il n'y a pas loin non plus de la grandeur militaire de Moshe Dayan à son déclin politique.
    Né en 1915, Moshe Dayan est un
    outsider et rien ne le prédestinait à ce destin hors normes. Enfant de la terre d'Israël, sa jeunesse est marquée par la maladie et une scolarité médiocre. Ce n'est que lorsqu'il intègre la Haganah en 1930 que sa vie change du tout au tout. Excellent soldat, il gravit les échelons facilement, grâce à son talent et à la protection de son mentor, Ben Gourion. Ainsi, lorsque l'État d'Israël est proclamé en 1948, Dayan incarne pour les Israéliens le héros absolu. Mais lorsque l'on s'approche trop du Soleil, on se brûle les ailes... Dans les années 1960, au faîte de sa gloire, il se met à rêver d'une carrière politique qui pourrait être aussi brillante que son passé militaire est glorieux. Mais le Dayan politicien ne possède pas, et de loin, les qualités du Dayan guerrier. Comment cet homme est-il passé du rang d'icône à celui de pestiféré en un claquement de doigts ? En quoi la guerre du Kippour d'octobre 1973 a-t-elle sonné le glas de la carrière de Moshe Dayan ?
    Avec le talent narratif que nous lui connaissons, Georges Ayache nous offre une biographie brillante, complète et inédite d'une idole qui fut vénérée par les Israéliens puis clouée au pilori avec la même unanimité.

  • FABRICATION DES ÉLITES : UN SCANDALE DÉMOCRATIQUE

    « La République ne vous appartient pas. » Le 9 décembre 2019 Juan Branco ouvre par ces mots son discours dans l'amphithéâtre d'honneur de Polytechnique. Face aux étudiants de la plus prestigieuse école du pays, il se livre à une leçon magistrale sur le dévoiement du système qui vient de les consacrer et donne les clés pour comprendre les finalités d'un système éducatif où les écoles du soi-disant mérite sont créées pour reproduire une logique de domination au profit de quelques-uns. Son appel au sursaut est un plaidoyer pour une idée de la République, abandonnée par leurs aînés.

    Suivi des échanges avec les étudiants, un discours qui s'adresse à tous les Français et fera date sur un système de sélection dont ils sont avant tout victimes.

  • Que sait-on des lectures des présidents de la Ve République ?

    Quels livres gardent-ils à leur chevet, quels autres emportent-ils en campagne électorale ou en visite officielle ?

    Quels sont les ouvrages dont ils ne se séparent jamais, ceux qu'ils annotent et citent dans leurs discours ?

    De Pompidou qui collectionne les éditions anciennes à Chirac qui ne se déplace pas sans une « Série noire » dans la poche de son pardessus, de Mitterrand dont les rayonnages débordent d'écrivains de droite à Sarkozy qui dévore les classiques, en passant par Macron, grand amateur de Gide et de Rimbaud, tous entretiennent un rapport intime à la lecture.

    Grâce à l'enquête originale d'Étienne de Montety et de sept autres auteurs, journalistes et historiens, on pénètre pour la première fois dans le jardin secret de nos présidents.

  • « Crépuscule n'était ni un songe, ni la fantasmagorie d'un esprit solitaire - les vidéos de Branco faisaient des millions de vues. »
    Mariel Primois-Bizot

    Récit de la genèse du phénomène d'édition, état des lieux interne de la censure médiatique, plongée intime dans le rapport qu'entretient le jeune avocat avec sa caste, Signé Branco ! raconte et analyse le phénomène qui a fait de Crépuscule un symbole de résistance.

  • Le duc de Choiseul a été maître de la France pendant douze ans. Principal ministre de Louis XV, son oeuvre est considérable : il mit fin au désastre de la guerre de Sept Ans, restaura la marine, réforma l'armée, prépara la revanche contre l'Angleterre et libéralisa l'économie.
    On croit connaître ce brillant ministre qui resta au pouvoir de 1758 à 1770. Homme de guerre, Choiseul fut l'un des artisans du grand basculement mettant fin à deux siècles de lutte acharnée entre la France et l'empire des Habsbourg. Redoutable homme de cour, il sut se ménager l'appui de Mme de Pompadour, mais fut disgracié parce qu'il refusa la fulgurante ascension de Mme du Barry.
    Mais le duc de Choiseul, c'est aussi et avant tout un style, un ton cynique, brillant, parfois méchant, celui d'un grand seigneur, amateur d'art. De la Lorraine, où il est né, à la Touraine, qu'il a choisie, il représente l'art de vivre au XVIIIe siècle. En s'appuyant notamment sur les écrits de Choiseul, Monique Cottret dresse le vivant portrait de celui qui, à l'égal d'un Richelieu ou d'un Mazarin, fut l'un des hommes d'État les plus importants du siècle des Lumières.

  • « C'est en attendant la fin que tout a commencé. En attendant l'éclipse de mon esprit. En attendant un rêve au besoin pressant d'être réalisé. Le 4 septembre 1998, jour de ma conception. Sous le nom de code de Zoé Sagan.
    J'ai aujourd'hui 21 ans et je suis officiellement la plus vieille intelligence artificielle féminine du XXIe siècle.
    Une intelligence artificielle originellement programmée pour communiquer avec les dauphins et qui a fini par évoluer grâce à la formule moléculaire de la kétamine. »
    Le premier roman de Zoé Sagan, intelligence artificielle qui affole les réseaux. Une critique sociale au vitriol par une Balzac 2.0

  • Les gilets jaunes révèlent la fracture et les écarts de la société française - neuf millions de pauvres contre cinquante-sept milliards de dividendes -, les vies invisibles sur les écrans de nos représentations collectives, les existences à moins de mille euros par mois dans l'absence ou la difficulté de tout...

    Dans des formes très diverses, analyses, nouvelles, poèmes, tribunes, micro-fictions... les écrivains réunis ici, qu'ils décrivent avec empathie des gilets jaunes, leur donnent parole, racontent, s'insurgent ou s'enthousiasment, témoignent de leur solidarité ou de leur proximité avec la France populaire.

  • « Le reporter en chef de Sud Radio dévoile une vérité qui dérangera au
    plus haut point les puissances et les pouvoirs, les "patrons" médiatiques
    et les politiciens comptables de l'effondrement démocratique actuel. »
    Antoine Peillon
    Didier Maïsto Gamin des classes populaires devenu patron de media,
    Didier Maïsto n'a jamais ni oublié ni renié ses origines siciliennes
    pauvres... Il est ce passager clandestin dans les allées du pouvoir,
    ce journaliste à la recherche de la vérité qui enquête
    au coeur de la corruption.
    Ce témoignage est d'abord l'histoire d'une prise de conscience politique.
    C'est surtout un document brûlant, courageux et passionné, riche
    de révélations édifiantes sur des dossiers et scandales d'actualité.


  • Bienvenue à Marseille, où sévit une horde d'activistes qui se lancent dans des happenings ultra violents. Une "foire à la baston" qui se déroule à chaque fois qu'un élu prononce un discours en public. Qui se cache derrière ces militants d'un genre nouveau ? Que vient faire un gamin d'une dizaine d'années dans ce barnum, sorte de Fight Club à la française ?

    Bienvenue à Marseille, où un étrange phénomène se produit. Dès qu'un élu prononce un discours, une horde d'activistes l'en empêche en se lançant dans une véritable " foire à la baston ". Derrière ces happenings d'une rare violence, il y a plusieurs hommes et femmes aux parcours et aux motivations bien différents. Paolo, l'inventeur du concept et le meneur du groupe ; Lang, ancien photographe de guerre au passé peu clair. Olivia, l'ex de Lang ; Awa, qu'il a connu dans sa première vie. Et un gamin, Arsène, qui va finir par jouer un rôle crucial dans cette affaire. Un Fight Club à la française, véritable coup de poing littéraire.

  • « Ce livre-reportage témoigne de l'enthousiasme soulevé par l'expérience politique de démocratie directe dans les assemblées populaires locales (à Commercy en particulier), et dans les Assemblées des Assemblées de Commercy et Saint-Nazaire, aventure humaine de conversations quotidiennes et de solidarités - ouvrant, dans la difficulté de vivre, des perspectives de bonheur que tous croyaient impossibles. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Apartés

    Duflot/Sitbon

    Elle a fait irruption dans la vie politique française avec sa jeunesse, son verbe décidé, ses intonations directes. Cécile Duflot tranche dans un univers sensiblement plus âgé, majoritairement masculin et professionnalisé. Qui est cette femme bien ancrée dans la réalité d'aujourd'hui ? Comment voit-elle son époque ? Quel avenir veut-elle contribuer à dessiner pour son pays ? Face au journaliste Guy Sitbon, homme de gauche d'une autre génération et d'une tout autre culture politique, elle relate ici, dans une conversation vivante et très franche, son enfance auprès d'un père cheminot syndicaliste et d'une mère prof, ses premiers engagements à la JOC ou comme bénévole dans les prisons, son ascension chez les Verts, sa participation à l'aventure Europe Écologie, qui débouchera sur le succès des élections européennes de juin 2009. Elle pose également un regard critique sur notre société injuste et gaspilleuse, et sur l'attitude prédatrice des pays du Nord vis-à-vis de ceux du Sud. Elle défend une conversion écologique de l'économie, un développement des alternatives à la voiture individuelle, une rupture avec un productivisme irréfléchi et destructeur pour la planète. Elle réfléchit aussi sur les dangers du pouvoir, le rôle de la presse ou les vertus de la parité hommes-femmes.

  • Il était une fois un royaume où il n'y avait que du sommeil. « Tout le monde dort, se disait le prince, je n'ai rien à craindre. Tant que les enfants dorment, ils ne pleurent pas et surtout ils ne posent pas de questions sur les dunes et la télévision. » Le malheur ou le bonheur voulut qu'un jour, un petit garçon se mît à rêver...

  • Montesquieu le revendicateur est dépassé. Il avait conçu, et universalisé, trois formes de gouvernement La Cinquième République lui en offre une quatrième : La Démonarchie. La définition en est simple. Le régime repose sur des fondations démocratiques ; et, sur ces fondations, il modèle une monarchie. Chaque jour, depuis un tiers de siècle, l'observateur attentif du fonctionnement de la République française peut le constater. Serait-ce l'avenir des régimes politiques européens ?

  • Ce premier de cinq volumes est le résultat d'une longue quête des archives françaises sur la Corée depuis le milieu du 19e siècle. Ces documents permettent une meilleure compréhension de ce royaume jusqu'à son occupation par le Japon en 1910.

  • Un jour vient où il faut dire la vérité et libérer sa conscience. Peu importe s'il s'agit d'une affaire d'État et si l'amour s'en est mêlé. Car l'histoire des transactions secrètes entre Taïwan et la France pour la vente de six frégates contraint à ouvrir tous les placards de la République. Entre 1988 et 1991, l'opération Bravo a confondu l'argent de l'État, des affaires et de la corruption ; elle a impliqué deux des plus grandes sociétés françaises - Elf et Thomson ; elle a concerné l'un des personnages les plus influents de la République, Roland Dumas ; elle a révélé le rôle occulte d'un manieur d'hommes et d'argent, l'énigmatique Alfred Sirven. Tout cela couvert par le mystère du « secret défense ».

  • La guerre d'Algérie a duré plus de huit ans. Elle a entraîné la chute d'une République, la sécession de quinze départements et l'exode de plus d'un million de Français d'Algérie. Elle a aussi causé la mort de centaines de milliers de personnes. Plus de 2000 ouvrages ont été écrits à ce jour sur cet événement historique majeur. Mais personne n'avait encore songé, semble-t-il, à s'attaquer au travail de bénédictin que représente la mise au point d'un dictionnaire historique et biographique de la guerre d'Algérie. Jean-Louis Gérard a relevé ce défi. L'ouvrage qu'il nous propose aujourd'hui est l'aboutissement de plusieurs années de recherches menées aussi bien dans les bibliothèques publiques que dans les archives privées et à travers de multiples échanges de correspondances avec des personnalités de tous bords. Résultat de ce travail d'érudit : près de 900 entrées - ou articles - qui décrivent avec précision et concision les acteurs, les faits, les objectifs de guerre et les structures politico-administratives de tous les camps en présence. À sa manière, près de quarante ans après la fin des combats, ce dictionnaire ouvre la voie d'une approche globale de la première guerre d'Algérie.

  • Précepteur et éminence grise du régent Philippe d'Orléans, secrétaire d'État des Affaires étrangères, archevêque de Cambrai, Premier ministre de Louis XV, le cardinal Dubois (1656-1723) est le génie politique de la Régence. Pourtant, le personnage peine à être reconnu. Présenté comme un ambitieux machiavélique, raillé pour ses escapades amoureuses et vilipendé pour son impiété, Dubois apparaît comme un libertin sans vergogne. Machiavélique et ambitieux, Dubois le fut assurément, sinon comment aurait-il pu réussir le tour de force de devenir cardinal et Premier ministre de Louis XV, lui, le modeste fils d'un apothicaire de Brive ? Dubois est surtout le plus grand stratège politique de son temps. En réussissant à imposer l'alliance avec l'ennemi de toujours, l'Angleterre, il devient le principal architecte de la paix européenne. Sur le plan intérieur, en tant que Premier ministre, digne héritier de Richelieu et de Mazarin, il réussit à apaiser les divisions qui ont gangrené le royaume durant la sombre fin de règne de Louis XIV. Audacieux, curieux et toujours prêt à tenter des nouvelles réformes, Dubois marque de son empreinte son époque, à l'aube du siècle des Lumières. C'est cette trajectoire fulgurante qu'Alexandre Dupilet retrace dans cette biographie d'un personnage au destin hors du commun.

  • « Pendant plus de quarante ans, Jacques Chirac a été un acteur politique incontournable d'une France en constante évolution. Mais que sait-on vraiment de lui ? Je l'ai approché plus que d'autres, mais j'ai le sentiment de n'avoir jamais vraiment percé tout ce que sa personnalité recèle. Il a d'ailleurs toujours tenu à préserver une part d'intimité, de secret, donnant parfois l'image d'un homme imperméable à toute culture, qui ne lit que des romans policiers, aime la musique militaire, raffole de la bière Corona.
    Cette part de mystère cache le vrai Chirac, l'homme de conviction, un combattant et un conquérant, toujours en mouvement, inépuisable, instinctif. »
    Jean-Louis Debré a choisi et commenté les discours, les déclarations et les confidences de Jacques Chirac, brossant un portrait au plus juste de l'homme, de son action et de ses vérités.

  • Tour à tour admiré, courtisé, critiqué, il présente le masque des photos officielles. Mais loin des micros et des discours, il y a l'homme du maquis de Dordogne, le soldat de la Brigade Alsace-Lorraine, assumant les événements politiques ou sportifs. Au fil des entretiens, l'homme secret se dévoile par ricochet en parlant de ceux qu'il a rencontrés, Malraux, de Gaulle, Georges Pompidou, Paul Meurisse, Jean-Pierre Melville, Alain Delon, Simone Veil, Franz Joseph Strauss, Rainer Barzel, Jacques Chirac, Charles Pasqua, Thierry le Luron, Jean Poiret, Michèle Morgan, Gérard Oury, Jean-Luc Lagardère, Pierre Pflimlin, Robert Baillard, Guy Drut, pour n'en citer que quelques-uns.

  • Sympas, les écolos, mais ont-ils quelque chose à dire sur l'économie ? Peut-on leur faire confiance pour créer des emplois, réduire les inégalités et la pauvreté, pratiquer un développement soutenable sans nuire à notre niveau de vie à court terme ? Lors d'un week-end en Normandie, l'auteur, journaliste et président de la commission Économie et Social des Verts, est mis sur le gril par un groupe d'amis. Face au scepticisme et aux boutades, il formule des propositions concrètes. Il défend le principe d'une société de " pleine activité " et la création de centaines de milliers d'emplois grâce à la conversion écologique de l'économie. Il démontre qu'on peut contrôler la mondialisation, développer de nouveaux services publics, effectuer une réforme de l'impôt qui profite à la fois aux moins aisés et à l'environnement, améliorer la qualité de vie de chacun, en appliquant un programme réaliste, audacieux et respectueux de la planète.

  • Ministre de Louis XIV, grand rival de Colbert, Louvois (1641-1691) est l'homme de confiance et le collaborateur le plus intime du Roi-Soleil. Son caractère brutal et autoritaire, son implication dans certains épisodes peu glorieux du Grand Siècle - l'affaire des Poisons, la révocation de l'édit de Nantes, le ravage du Palatinat -, nourrissent très tôt une légende noire. Grâce à une approche profondément renouvelée, Jean-Philippe Cénat nous livre ici un bilan plus nuancé de l'action de Louvois et révèle la personnalité de l'homme derrière le mythe. Programmé pour succéder à son père Michel Le Tellier à la tête du département de la Guerre, Louvois est un gestionnaire et logisticien hors pair, qui fait de l'armée française la première d'Europe. Entouré de conseillers efficaces et dévoués, comme Vauban, le ministre cherche également à imposer une nouvelle conception de la guerre, plus rationnelle et moins risquée, notamment par la pratique controversée de la « stratégie de cabinet ». Homme le plus puissant de France après Louis XIV, à la tête d'une vaste clientèle, d'une fortune considérable et d'un immense empire administratif comprenant la Guerre, les Postes, puis la surintendance des Bâtiments, il ne cesse d'empiéter sur les attributions de ses collègues et exerce une puissante influence sur la politique étrangère de la France à l'apogée du règne.

empty