• L'ambigu monsieur Macron

    Marc Endeweld

    Marqué au fer rouge par son passage à la banque Rothschild, « Monsieur Macron » - comme l'appelle froidement Martine Aubry - symbolise le grand quiproquo entre François Hollande et les Français. Pourquoi le président socialiste, élu par le peuple de gauche en 2012, a-t-il choisi comme ministre de l'Économie ce jeune homme adulé des grands patrons pour ses penchants libéraux ?
    Les amis d'Emmanuel Macron soulignent que ce pianiste émérite n'est pas du sérail et qu'il a enchaîné les grandes écoles de la République. Ils rappellent à l'envi son mariage avec sa prof de français, Brigitte Trogneux, de vingt ans son aînée. Un homme atypique, nous dit-on !
    Ses ennemis insistent sur sa proximité avec Jacques Attali et Alain Minc, et citent ses nombreuses bourdes politiques, notamment contre les fonctionnaires ou les 35 heures. Au Parti socialiste, les « frondeurs » honnissent cet héritier de la « deuxième gauche », en pleine crise de la social-démocratie.
    « Monsieur Macron » ne laisse, en tout cas, personne indifférent.

  • La loi, c'est eux !Pour faire une loi, il faut être ministre. Pour être ministre en France en 2016, il vaut mieux avoir commencé très tôt à prendre le bon chemin, faire les bons choix, entrer dans les bons moules... et attendre son tour. Tout ça, Emmanuel Macron l'a bien compris ! Après un parcours sans faute (lycée privé, Khâgne, Science Po, ENA...), le voici en 2014 ministre de l'économie. Succédant au turbulent Arnaud Montebourg, il hérite du projet de loi pour la croissance et le pouvoir d'achat qu'il a pour mission de faire adopter avec l'aide de ses conseillers. Réunions interministérielles, débats parlementaires, conférences de presse, manifestations, avis du Conseil d'État... avant d'être mise en application, la « loi Macron » va devoir passer à la moulinette des institutions françaises. Et les méandres du Parlement s'avèrent parfois hostiles et pleines de surprises, surtout pour qui a peu l'habitude de les pratiquer.Aurel, spécialiste du dessin politique, et les journalistes Hélène Bekmezian et Patrick Roger utilisent cette loi médiatique pour nous raconter la création d'une loi en France comme autant d'épreuves d'un jeu de société ou d'un parcours du combattant mélodramatique et toujours très théâtral devant la "représentation" nationale de l'Assemblée. Ils trouvent là un moyen judicieux et ludique d'expliquer à tous les citoyens que nous sommes le fonctionnement de nos institutions, écrasées par une complexité, une technicité et une rigueur bureaucratique qui effraient.

  • Fonctionnaire du gouvernement néerlandais, Albert Drilling est chargé de s'assurer que les demandeurs d'asile retournent dans leur pays d'origine lorsque toutes les procédures légales d'accueil ont été épuisées. Ceci avec le minimum de désagréments pour son ministre de tutelle. Ayant jusqu'alors conduit toutes ses missions avec succès, il est envoyé sur une île au large de la côte nord de la Hollande, à la recherche d'une jeune femme demeurée illégalement sur le territoire. Ne disposant que de son nom - Irin Past - comme indice, Albert Drilling mène une enquête plus ardue que les précédentes, qui l'entraînera bien au-delà des frontières insulaires... « Ce qui fait de Pristina un grand roman tient au fait que Toine Heijmans déploie une écriture de grande qualité pour s'emparer d'une question sociopolitique de premier ordre. » de Volkskrant Toine Heijmans a obtenu le prix Médicis étranger en 2013 pour En mer.

  • Polar et manipulation entre pouvoir et télévision?
    LEA et PABLO se rendent à l?ancien camp militaire situé
    sur le plateau du Larzac. Entouré de barbelés, il semble
    désert mais des traces de vie prouvent qu?il était occupé
    encore récemment. Alors que la caméra tourne, un
    hélicoptère attaque l?équipe de MV 3000 dans le but
    d?effacer les traces de toute présence humaines sur les
    lieux. Traqués, LEA et PABLO vont désormais tout faire afin
    de retrouver les jeunes disparus expulsés du ?Village de
    l?Espoir?.

  • La nouvelle BD-enquête sur le président !Nicolas Sarkozy a accédé à la fonction suprême en bousculant les conventions et les obstacles, il a conquis les médias et séduit les français en 2007... Bref, il a redonné sa force virile à la politique. Un vrai mec, notre président. Mais ce macho-là a bien des problèmes avec les femmes. Avec les siennes, ses épouses, ses conquêtes, sa mère, avec celles qui l'accompagnent en politique et qu'il fait entrer au gouvernement, avec celles qu'il rencontre... Notre hyper-président est un hyperaffectif. Aussi était-il intéressant de retracer son parcours au rythme de ses rencontres féminines.
    Renaud Dély, rédacteur en chef de la matinale de France Inter, ex-directeur adjoint de l'hebdomadaire « Marianne », a mené ses recherches dans les coulisses du pouvoir pour brosser ce portrait intime d'un homme à travers ses femmes. Et c'est Aurel, dessinateur de presse (« Le Monde », « Marianne », « Politis », « Siné Hebdo »...) qui se charge de mettre en images cette enquête.

  • Bienvenue dans l'univers terrible et dangereux de la télévision !...
    Au Guatemala, un terrible tremblement de terre secoue la région. Un homme nommé Pablo sauve la vie de centaines de personnes en anticipant la catastrophe. Charismatique et populaire, il convainc les jeunes des quartiers pauvres d'extraire les survivants des décombres...
    Léa Valmont est une jeune journaliste de la chaîne télé MV 3000, en reportage à San Juan au Guatemala. Elle interviewe Pablo juste après la catastrophe et son reportage fait exploser tous les scores d'audience en France. Maurin-Villiers, patron de MV 3000, fait venir Pablo en France pour un grand prime-time qui rencontre un succès fou. L'ambition de cet homme peu scrupuleux est de faire de Pablo, même contre son gré, une vedette de show télévisé, entre paillettes, danseuses et caution sociale.
    Mais dans l'ombre, un complot de plus grande envergure est en train de se tisser. Un complot qui implique De Saint-Aignan, chef du cabinet du ministre de l'intérieur, où Pablo ne serait qu'un pion utilisé pour introduire un virus qui risque de faire de sacrés ravages...

  • Qui peut croire que la crise est finie ?
    Alors que le chômage et la précarité atteignent des niveaux jamais égalés, François Hollande et l'ensemble du PS misent essentiellement sur le retour de la croissance pour les faire baisser. Or, 2013 va sans doute être marquée par une très nette aggravation de la crise... La gauche au pouvoir est-elle condamnée à décevoir ?
    Le but de ce livre est de dire la vérité sur les dangers qui nous menacent mais aussi et surtout de proposer des solutions à la hauteur des enjeux. Nos systèmes sont de plus en plus interdépendants. Pour le pire mais aussi pour le meilleur : l'effet domino peut jouer aussi pour sortir de la crise.
    Michel Rocard et Pierre Larrouturou mettent la gauche française et européenne face à ses responsabilités et avancent des propositions très concrètes.

    Couverture : Pascal Ito © Flammarion

  • La conclusion sanglante et surprenante des aventures de Léa Valmont, plus jolie et manipulée que jamais...Léa Valmont, ancienne présentatrice de l'émission "Opération Pablo", un programme caritatif d'envergure grâce auquel des jeunes en difficulté d'insertion devaient retrouver goût à l'intégration sociale, poursuit son enquête autour de ce terrible fiasco qui a déjà coûté la vie à plusieurs personnes et fait disparaître de nombreux enfants... Tombée entre les mains du terrible Ortega qu'elle croyait mort, Léa va découvrir à quel point les enjeux autour de son émission étaient élevés...et à quel point ils impliquaient des personnages dangereux et très haut placés... Toujours menée par Gilles Chaillet, que l'on connaissait dessinateur d'exception mais qui se révèle ici redoutable scénariste, et par Olivier Mangin au faîte de son élégance graphique, la terrible conclusion d'un superbe thriller.

  • L'émission de télé « L'Opération Pablo » est un franc succès. Pablo, ancien révolutionnaire du Guatemala, charismatique auprès des jeunes, a été engagé de force par la chaîne MV 3000 pour un reality show abject dans sa conception, même si louable dans son intention : créer des structures d'accueil pour les jeunes à la dérive où des éducateurs les aideront à se découvrir et à donner un sens à leur vie : les Villages de l'Espoir ! Léa Valmont, jeune et belle journaliste, est la présentatrice de ce grand show télévisé qui déchaîne les foules : la valeur des dons effectués par les téléspectateurs s'élève déjà à plus de 840.000 euros, un premier village est aménagé dans le Larzac, et les jeunes, réfractaires, se laissent pourtant convaincre parles belles paroles de Pablo. Mais un complot à l'ampleur gigantesque semble se dessiner dans l'ombre... Seul le journaliste suspicieux Germain Roussel remet tout cela en doute... Sur un imparable et minutieux scénario signé par Gilles Chaillet, le jeune Olivier Mangin fait montre de grandes aisance et efficacité de trait pour un polar grand public de qualité !

  • Diego Ortega est mort mais la menace continue de planer sur Léa Valmont et sur son émission. Pendant que les « villages de l'espoir » continuent de se développer, le mystérieux Mr Miller parcours l'Europe et rencontre les chefs d'Etat auxquels il tente de vendre l' Opération Pablo. Quant à la jeune journaliste, elle retrouve au village une vieille connaissance : le jeune Jimmy, envoyé là par Puiseux. Sans nouvelles de sa petite amie, Audrey, partie du village en bus, Jimmy décide de mener l'enquête. Il va bientôt se retrouver pris au piège d'une manipulation politique qui risque fort d'entraîner sa perte Et celle de Léa !
    Ne manquez pas la suite des aventures de Léa Valmont ! C'est en effet avec une incroyable maestria que Gille Chaillet nous tient en haleine tout au long d'un récit riche et haletant qui prend ici une toute nouvelle dimension. Le tout servi par un Olivier Mangin désormais arrivé à maturité !

  • Alain Savary est un des hommes politiques qui ont vraiment marqué l'histoire de la France depuis son engagement dans la France libre, le 18 juin 1940. Il a exercé d'importantes fonctions politiques, oeuvrant pour la décolonisation, l'Europe, la modernisation du socialisme, la réforme du système éducatif, la recherche d'un compromis qui mette fin à la querelle scolaire. Dirigeant de la SFIO, puis du PSA et du PSU, premier secrétaire du parti socialiste avant François Mitterrand, il est toujours resté fidèle à des principes d'action qui inspirent le respect. Les auteurs de cet ouvrage, historiens, acteurs et témoins, retracent et analysent l'ensemble de sa carrière comme Français libre, homme politique et deux fois ministre.

  • Il n'y a pas que Liberty pour réparer les injustices, parfois l'État soi-même s'en occupe et le commissaire est enfin décoré par le ministre en personne. Mais toute cérémonie a ses aléas et Liberty n'en sort pas aussi gratifié que prévu. Ça donne une occasion au tout nouveau légionnaire de prouver à l'autorité compétente que même les locaux du ministère ne sont pas à l'abri de l'insécurité. Si les hautes sphères ont, pour s'innocenter, des méthodes apparentées à celles que Liberty utilise pour l'accusation, les victimes ne seront pourtant pas les seules à apprendre à leurs dépens que chaque médaille a son revers.

  • Nathalie Kosciusko-Morizet, plus connue désormais sous le sigle NKM qu'elle s'est forgé comme un nom de guerre, est une femme pressée. Elle ne déteste pas qu'on la traite d'« emmerdeuse » et revendique pour elle-même la qualité de « tueuse ». Elle se dit et se répète « libre, totalement libre ». Libre de faire campagne à Paris en se passant du logo de l'UMP. Libre de prétendre à L'Élysée sans laisser la préséance aux aînés de son parti. Première femme présidente de la République ? Elle y pense assurément, avec autant de fougue qu'une certaine « insoumise » socialiste qui l'a devancée dans cette voie.
    L'ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy, trois fois ministre avant ses 40 ans, n'aime rien tant que se jouer des codes. Héritière d'une lignée de polytechniciens et d'hommes politiques, elle se veut sans passé. Meilleur espoir féminin de la droite, elle a pour époux et intime conseiller un ancien du PS. NKM ne craint pas les contradictions, elle en fait son moteur.
    Des proches sortent d'une prudente réserve pour la raconter. Père, frère, mari, ami(e)s, rivaux... Des personnalités politiques de premier plan aussi. Comme celui qui l'a précédée dans l'art de la « rupture », Nicolas Sarkozy, expert à décrypter le parcours et les stratégies de celle qu'il appelle son « amie ».

  • Que faire face au chômage ? Comment ne céder ni à la fatalité, ni à la facilité ?
    À la tête du ministère du travail, Michel Sapin a incarné ce combat de deux années. Deux années pour fonder un nouveau mode de relations sociales : le « dialogue social à la française ». Deux années pour réformer le marché du travail et la formation professionnelle. Un combat complexe, opiniâtre, incessant.
    Cet ouvrage est le récit des mois qui passent, de la construction de l'action, des premiers résultats, mais aussi des résistances et des déceptions. Michel Sapin s'y dévoile avec discrétion, ou plutôt dévoile l'homme politique tel qu'il est, dans l'intimité de la décision, dans la vitesse et l'intensité du pouvoir, souvent face aux vagues de l'agitation sociale ou médiatique.
    Ce texte est un parcours sur la mer agitée du ministère du travail, rempli de personnages, de situations saisies au vif, d'expressions d'espoirs et de souffrances. Il en naît un livre véritablement politique qui montre comment se conjuguent l'urgence de l'action immédiate face au chômage et la conquête du temps pour des changements profonds. Face aux coups de vent et malgré la houle, l'avenir du travail et de l'emploi se bâtit et appelle une vision au long cours.

  • Quand le président de l'Assemblée nationale plaide pour la suppression du poste de Premier ministre, n'y voyez aucun signe de jalousie ou de rancoeur mal placées. Non, les prises de position de Claude Bartolone sur les institutions, si elles sont détonantes, s'inscrivent dans le raisonnement mûri d'un homme élu depuis 1981 et qui ne sait que trop bien que la Ve République est arrivée à bout de souffle, d'où son appel pour une VIe République.
    Mais, au terme de trente-cinq ans de carrière politique, le député de Seine-Saint-Denis a établi des certitudes sur bien d'autres sujets. Oui, il faudra renégocier les traités européens ; oui, sur la fin de vie, il faut aller plus loin et autoriser l'euthanasie active ; oui, il faut instaurer des quotas dans les grandes écoles pour mettre fin aux discriminations. Autant de convictions élaborées à l'épreuve de la réalité et d'une vie démarrée de l'autre côté de la Méditerranée dans une famille aimante, mais pauvre.
    De la correction qu'il infligea, enfant, à une petite terreur du Pré-Saint-Gervais pour se faire respecter à l'école jusqu'à son « hold-up » sur la présidence de l'Assemblée, en passant par son long partenariat avec Laurent Fabius (sur lequel il se livre longuement pour la première fois), « Barto » est toujours allé chercher lui-même ce qu'il désirait. Il nous raconte aujourd'hui les coulisses d'un parcours aussi riche qu'inattendu.

    Portrait de Claude Bartolone par Astrid di Crollalanza © Flammarion
    © Flammarion, 2014.

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