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    Préface de René Schaerer

    En cancérologie et en soins palliatifs, poussés par une forte attente sociétale, les psychologues sont aujourd'hui invités à rencontrer les malades et les proches afin de les aider à articuler une parole claire, rationnelle et raisonnée, au plus près du discours médical. L'approche psychanalytique soutenue dans cet ouvrage consiste à effectuer un pas de côté vis-à-vis de cette posture de soin qui force la vie psychique.

    Il arrive que la maladie grave et la menace de mort deviennent l'occasion d'une parole autre sur soi  et d'une véritable transformation subjective. A contrario, certains malades, notamment en fin de vie, refusent de produire tout effort de mentalisation et préfèrent rester tranquilles ; il est alors tout à fait important de respecter cette ultime volonté. Mais le plus souvent, plus modestement, la pratique psychanalytique quotidienne aide le patient à retrouver sa parole et à se dégager du bain médico-technique qui tend à gommer les moindres variations subjectives.

    Les auteurs de cet ouvrage donnent à ce travail de construction de sens toute la valeur qui lui revient. Dans cet écart entre ce qui a été communiqué au patient et ce que lui-même en dit, vient justement se loger la part désirante, qui lui permet, autant que possible et parfois jusqu'au moment de sa mort, de rester vivant avec la maladie.

    Mise en vente le 7 mai 2015.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Escalier d'eau nous entretient de ce lien permanent avec le monde : saisir dans leur présence les lieux, les saisons, les êtres, les souvenirs...

  • « Vienne, Berlin, Vilno, Tel Aviv, Baltermans, Alyté, Iévié, Chimilichok, Kovno, Jérusalem, Ponar, Mirande. Je revendique un droit de propriété sur tout arpent de terre qui recèle mes morts. Il existe des terres qui sont miennes, quelques mètres carrés dans des cimetières ou des lieux inconnus, à divers endroits de la vieille Europe, où mes morts ont combattu pour elles. Chacun a le droit d'aller se recueillir sur une terre qui s'est nourrie du sang de mon sang ; et personne ne peut m'empêcher d'aller m'incliner sur la tombe des miens. Et ce moment est arrivé. Les oiseaux n'ont pas de frontières, tout et rien leur appartient. »

  • Que l'on soit une brave dame pipi un peu dealeuse sur les bords, un simple voyageur aux prises avec un commando terroriste, un éminent psychiatre amateur de pommes, un couple gastronome recevant une visite impromptue, un huissier que le retour des beaux jours enchante, ou encore un veuf rapidement consolé par sa belle-fille et son cancer... la mort se drape toujours de solitude. Entre amertume et dérision, Olivier Thiébaut nous donne à lire dans ces 17 nouvelles, la noirceur du monde avec une lucidité cruelle et une écriture épurée qui allie la beauté au désespoir.

  • Une toute jeune femme - qui n'est autre que l'auteur - lui-même atteint du mal de Pott - est envoyée à Berck, cité des grands malades osseux au bord de la mer du Nord, pour y faire une cure en sanatorium. La terrible maladie qui l'oblige à porter une gaine de plâtre, à s'astreindre aux régimes les plus durs, ne l'empêchera pas de vivre résolument, profondément, avec une extraordinaire lucidité, les étapes de ses souffrances, dont elle finira d'ailleurs par triompher. Pourquoi ? parce qu'elle croit en la force de la vie, en ses souvenirs heureux du pays de soleil où elle est née. Mais cette même lucidité, et cette même foi, l'amènent à pénétrer les drames de tous les « allongés » qui sont ses compagnons : des enfants innocents, qui s'interrogent sur l'injustice de leur sort ; des garçons et des filles, qui rêvent à l'amour, à la danse, à la souplesse de leur corps enfin délivré ; de cette Fanny Mazurier, qui trouve dans sa foi de quoi transfigurer son mal ; d'Alain Gilbert, dont l'extraordinaire passion obtiendra son exaucement ; de toutes ces vies mutilées, qui restent pourtant si vivantes, plus vivantes que les ordinaires existences, comme enrichies par leur épreuve.

  • Pour Georges Lauris, poète et dramaturge, le théâtre est un espace poétique, un haut lieu de liturgie profane, un passage à l'acte de la parole accouplée à l'émotion : oui, le Verbe se fait Chair ! La Mort de Socrate, fait partie d'une trilogie, laquelle comprend : Judas, Sade, marquis sans culotte. L'auteur compose actuellement une pièce : Tueur sans gages. Elle a pour thème la manipulation et pour héros, Ravaillac, l'assassin du roi Henri IV

  • La neige a cessé/Il a conquis le pouvoir d'ouvrir le livre/La page est blanche il fait froid/Il a reçu pouvoir de lire/Dans la blancheur/Pénétré le cercle/Le monde infini des divisions/Le livre blanc.

  • Le soliloque a une tradition perpétuée au cours des siècles, de l'incantation la plus douce à l'invocation la plus ardente. Parler seul est une célébration d'un partage manqué, les autres ne sont pas là, ils font défaut. C'est cependant leur absence qui permet le chant. NU est une supplique, un adagio proféré dans la nuit d'un cachot ou d'une loge, un homme emmuré dans son écho scande sa solitude. Encagé, il n'attend plus. Il tente sa chance comme d'autres se risquent, à apprivoiser le malheur. Les mots-chiens sont lâchés, le carnarge est toujours intime. Celui qui recueille les mots reçoit ainsi son dû : il tient tous les rôles, s'abuse, se noie. L'auteur, fait acteur pour une danse, dit sa chose : sans fard, sans remède et banalement cruel.

  • Une rencontre affective avec l'oeuvre d'un poète maudit. Une réflexion sur les rapports de l'écriture et du dessin, l'inscription de la maladie et de la mort sur un visage, l'utilisation du corps comme moyen d'expression...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il est peu de premier livre dont, si vite, je me sois senti aussi proche. Je comprends mal ordinairement l'angoisse des villes et des brumes froides. L'angoisse de Bruxelles, il me semble, c'est d'avoir envie de fuir Bruxelles. Au contraire, pour l'angoisse en plein soleil qui fait le sujet de L'Erreur, je la comprends mieux, car il n'y a pas de fuite possible ; elle n'est pas nostalgie, mais impossibilité. Si l'âme défaille à Gênes, à midi, elle veut en même temps demeurer sous ce ciel. Dès lors c'est l'affrontement, sans complaisance. Le sujet de L'Erreur est justement cet affrontement et comment un homme, né pour vivre, peut trouver au-delà d'une certaine mort une deuxième vie. Il n'est pas, à mon sens, de sujet plus grand. La langue fière et droite, à peine distante, de Daniel, ajoute encore au beau secret de ce livre, qui n'est pas de ceux qu'on choisit mais plutôt de ceux, rares, qui choisissent leurs lecteurs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Moins qu'une oeuvre, Barrès nous offre une vie, qui s'est développée, comme toute existence humaine, sur le terreau des possibles manqués, mais une vie riche, faite d'équilibre entre l'intellect et l'affectivité, à la fois une et diverse, qui a prolongé sa ferveur jusqu'à l'instant de mourir ; si, dans sa vie publique, Barrès est resté en-deçà de ce qu'il aurait pu accomplir, le meilleur de son oeuvre est une quête constante du Moi profond. « L'histoire, plus généreuse aux morts que les vivants, reconnaîtra en Barrès l'un de nos écrivains les plus attachants, sinon peut-être l'un des plus grands. » Il était important, nous a-t-il semblé, de republier aujourd'hui ce premier livre de Pierre de Boisdeffre, dont le dessein, selon le mot de l'auteur, n'est « ni de condamner ni d'absoudre, mais simplement d'appeler Barrès à siéger de nouveau parmi nous ». C'est pourquoi figurent, à la fin du volume, des témoignages sur Barrès récemment demandés à des écrivains, représentatifs de la jeune génération, parmi lesquels : Béatrice Beck, Jean-Louis Curtis, Julien Gracq, J.-M.-G. Le Clézio, François Nourissier, René de Obaldia, Michel de Saint-Pierre...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La Touraine de Balzac n'est pas uniquement présente dans ses oeuvres tourangelles. Nous savons aujourd'hui qu'il a mis à profit les souvenirs de sa terre natale dans des oeuvres où on n'aurait pas eu l'idée de les chercher, tels le héros d'Eugénie Grandet, la maison de Balthazar Claës à Douai ou la pension Vauquer du Père Goriot. Contient un choix de textes.

  • Les anciens Grecs de Thessalie vénéraient sous le nom d'Askalapios un dieu à la fois destructeur et guérisseur : le dieu-taupe. Souvent tenu pour le fils d'Apollon, ce dieu-zigzag, ce dieu vorace qui dégage sa propre lumière, ce dieu-nombril, était en fait Apollon lui-même. Dieu-taupe (ou rat, lézard, hibou) et dieu-soleil, voici réunie en un seul mythe notre double appartenance : dessus-dessous. L'une sacrée, publique, cotée ; l'autre secrète, dissimulée, « honteuse ». Mais ce qui se passe sous terre, n'est-ce pas aussi notre soleil ? Les enfants n'imaginent-ils pas que, sous le sol qu'ils foulent, s'ils creusent, c'est le ciel ? Si nous acceptons de pénétrer dans nos dessous, si nous refusons l'exaltation (intéressée, rassurante, mystifiante) des surfaces, n'allons-nous pas découvrir le monde réel qu'on nous cache ? Il suffit qu'un homme entre dans une femme et se perde dans le couloir labyrinthique qu'il creuse devant lui, en lui ; qu'une petite fille s'engage dans sa maladie comme dans un palais en folie pour inventorier un autre espace, un autre corps ; que nous suivions le travail du laboureur ouvrant les terres, et sans chercher à recouvrir ce travail à coups de « poésie » ; il suffit même qu'un homme mange, en osant descendre jusqu'au fond de sa nourriture, pour qu'il se sente tout retourné, à vif. Quelquefois il faut se faire taupe pour écrire.

  • À travers des témoignages de malades, de leurs familles, du personnel médical, des juristes et des hommes politiques, l'auteur propose de s'interroger autrement sur cette pratique courante et pourtant taboue qu'est l'euthanasie.

  • Dans les châteaux royaux de la Hofburg et de Schnbrunn, lorsqu'un membre de la famille impériale va mourir, un fantôme apparaît. Sur ses chaussons de danseuse et dans sa robe à traîne, la Dame Blanche des Habsbourg fait la navette d'un trépas à l'autre. Cette ravageante beauté a fort à faire : les Habsbourg ne sont pas, comme les Atrides, une famille d'assassins mais plutôt une famille d'assassinés. La tragédie est leur lot. Dans le décor prestigieux de la Vienne d'autrefois, la Dame Blanche ouvre ici un défilé d'ombres illustres : Marie-Louise et l'Aiglon, Maximilien et Charlotte, Rodolphe, François-Joseph et Elisabeth, l'inoubliable Sissi, les voici tous ressuscités en une éblouissante évocation sous la plume magique de Paul Morand qui leur rend, l'espace d'un livre, les couleurs de la vie. Avec la rigueur de l'historien et la sensibilité du romancier, Paul Morand nous livre les secrets de coeur des Habsbourg, qui furent souvent aussi les secrets de la politique de leur temps.

  • Seigneurs, vous plaît-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ? Sombre invite, formulée du plus ancien Moyen Age et d'où surgit la figure pâle de Tristan. En elle se trouvent liés amour et mort, désir de vivre et de disparaître, courtoisie et violence, fidélité et trahison... Le mythe venu de loin n'en finit pas de nous parler. Mais pour l'entendre, encore faut-il traduire la rude syntaxe et le lexique étrange de l'ancienne langue. Richard Robert fait davantage. Il déplie soigneusement toutes les composantes de la légende, en rassemble aussi les fragments éparpillés pour en saisir les prolongements dans la littérature et le monde d'aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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