• La porte du ciel

    Dominique Fortier

    • Alto
    • 3 Décembre 2011

    Sous un morceau de ciel de la Louisiane s'étirent les sillons brun et blanc d'un champ de coton. Deux fillettes grandissent, l'une dans l'ombre de l'autre. On construit au milieu d'un marais une impossible église, un village oublié s'endort dans un méandre du fleuve. Tout près monte la clameur d'une guerre où les frères affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.

    Dans ce troisième roman plus grand que nature, l'auteure Du bon usage des étoiles et des Larmes de saint Laurent offre le portrait d'une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s'inventer. Roman labyrinthe, livre kaléidoscope, La porte du ciel nous entraîne par cent chemins entre rêve et histoire.


  • 50 exercices pour dessiner et peindre "sur le motif" : sortir de l'atelier et prendre la vie comme prétexte, le monde comme sujet.

    La collection "Les cahiers buissonniers" réunit une série de cahiers d'exercices dédiés à l'art. Chacun exp


  • Ouvrez ce livre et laissez-vous guider par Mohamed Benjouad dans l'univers fascinant de la zakhrafa - l'art des motifs géométriques islamiques. Largement représentée dans le monde arabo-musulman, la zakhrafa, d'un point de vue spirituel, exprime l

  • Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, l'allégorie est omniprésente dans notre littérature. Celui qui écrit « dit une chose et en entend une autre ». Le lecteur est convié au décryptage et à la recherche d'un sens, parfois simple, parfois subtil et hasardeux. Le groupe de chercheurs qui livre ce recueil d'articles s'est livré à ce jeu de l'interprétation. Chacun a tenté de proposer des sens cachés. Ou on s'amuse simplement du masque choisi, ou on tâtonne, on fait des hypothèses... Les textes examinés n'ont pas livré tous leurs secrets. Peut-on garantir le sens de ce qu'on lit ? Ce jeu de lecture est une école pour tout lecteur : on découvre les bases culturelles et politiques sur lesquelles se fonde le double langage, les roublardises de ceux qui voulaient contourner la censure ; on comprend aussi l'importance d'une lecture active.

  • Ce livre tente d'identifier, par les mots et les images du temps (lithogra­phie ou grands genres), un « moment politique frénétique » français (1824- 1834). À l'instar du « drame frénétique » lorsque, boulevard du Crime (notre boulevard du Temple), chacun allait pleurer, et plus encore se livrer aux délices de l'angoisse vécue en commun, de sept heures à dix heures du soir. Maïté Bouyssy interroge aussi bien l'usage des larmes et de la compassion, que la mise en scène de l'horreur. Autour de figures charnières - tel Louis XII, le roi malchanceux qui a accompagné la mode troubadour, avant et après la Révolution - et de l'expression de « flots de sang » qui circule dans les lettres et les arts, des images furent reçues comme politiques. Des Réjouissances publiques de Boilly (1826 pour la gravure de Villain) à La Grèce sur les ruines de Missolonghi de Delacroix (1826), en passant par la célèbre litho­graphie Rue Transnonain le 15 avril de Daumier (1834), l'incessante circulation des mots à l'image montre un dispositif rhétorique qui mène au son. Car le cri donne le lieu social des émotions présentées et redéfinit les raisons du suc­cès de ces auteurs, qui gèrent la dénonciation telle des fables mises en image. Il ne s'agit ici ni d'éluder les périls de la surinterprétation ni de donner un métasystème de clés, mais de rendre compte des vraies raisons du succès de la réception de ces oeuvres. Sous diverses formes, cet ouvrage traite donc du citoyen et du genre, des foules et de Bailleurs, du juste et de l'injuste ou de l'ordinaire ordre policier. Quand se trame un ordre prédémocratique s'accroît l'inquiétude de la « montée du cadavre » qu'ont notée d'autres histo­riens. Cette inquiétude semble avoir partie liée avec le processus d'accep­tation de l'égalité symbolique réalisée dans le suffrage universel de 1848.

  • L'analyse de l'action est remise au premier plan par certains courants actuels de la philosophie et des sciences sociales. L'étude de la sémantique de l'action (intention, volonté, motif, désir, etc.) a fait apparaître le rôle important du langage dans la constitution du champ pratique. Elle a permis d'éclairer sous un jour nouveau les rapports entre langage ordinaire et analyse sociale. Cet ouvrage restitue l'état du débat suscité, en sciences sociales, par la prise en compte de la spécificité du langage de l'action, et présente quelques-unes des recherches qui en sont issues. Les formes de l'action inaugure une série de volumes collectifs qui interviendront sur des questions vives d'épistémologie, d'analyse sociologique et de théorie sociale, dans un souci de confrontation avec les principaux courants de réflexion qui, depuis plusieurs décennies, modifient nos façons de concevoir l'homme, la culture et la vie sociale.

  • À partir des développements des théories cognitives de la linguistique et de la psychologie de la perception, l'auteure définit la nature du langage visuel ainsi que les règles d'association qui gouvernent leurs regroupements dans le champs visuel. Elle distingue les éléments structurels bidimensionnels et tridimensionnels propres aux représentations visuelles.

  • L'analyse de l'action collective a été dominée, ces dernières décennies, par des modèles conçus en fonction d'un terme central : la mobilisation de ressources. Certes, la sociologie des « nouveaux mouvements sociaux » a proposé d'autres explications. Mais elle a montré ses limites pour rendre compte de plusieurs dimensions importantes de l'action collective : travail de la signification, constitution de causes publiques, diagnostic de situations, organisation durable de collectifs et motivation de l'engagement de leurs membres. L'« analyse de cadres » - l'expression renvoie à l'ouvrage d'Erving Goffman, Frame Analysis - représente une tentative récente pour combler ces lacunes. Focalisée sur la mise en forme culturelle de l'action collective, elle s'est intéressée aux processus de cadrage selon lesquels sont configurés des champs d'action et d'identité, définies des situations sociales, mobilisés des militants et des publics, suscités et maintenus des engagements. Ce volume présente et discute les outils de cette analyse ; il fait aussi apparaître de nouvelles limites. Une démarche plus pragmatiste, attentive aux « vocabulaires de motifs » et aux « grammaires de la vie publique », ne serait-elle pas mieux à même d'identifier et de comprendre les contraintes formelles de l'action collective?

  • Entre la remise en question de l'intellectuel, qui n'aurait plus de rôle dans la société contemporaine, et de la négligence du texte malrucien, devenu supposément illisible parce qu'il soutient des thèses, S'engager : L'intellectuel dans l'oeuvre d'André Malraux s'approprie et relaie un admirable modèle : celui du texte politique et de l'intellectuel engagé. Avec Malraux, ce livre veut penser les rapports entre action, réflexion et création. Par une analyse des romans L'Espoir (1937) et Les Noyers de l'Altenburg (1943), il s'agit d'abord de définir un intellectuel engagé dont l'implication se lie avec cohérence à la critique, d'insister sur la responsabilité réciproque de l'action et de l'écriture et de montrer leur simultanéité et leur continuité. Par une lecture attentive des deux tomes autobiographiques du Miroir des Limbes, Antimémoires (1967) et La Corde et les souris (1976), il s'agit ensuite de comprendre comment, par le refus de l'aveu, de l'intimité et du privé, par l'autofiction, l'autoplagiat, la métamorphose de la matière vécue et l'invention d'un héros à l'image d'une collectivité utopique, par la retranscription d'innombrables conversations avec de petits et grands personnages, André Malraux imagine ce que devrait être la littérature engagée : musée imaginaire, lieu de discussion, participation à l'histoire, projet de société.

  • La mythocritique n'a jamais constitué une école critique. Il s'agit plutôt d'une tendance diffuse dont les origines sont lointaines et qui a trouvé force dans l'entourage de Gilbert Durand. Elle s'est étendue au début du xxie siècle, tant en France qu'à l'étranger, en particulier en Espagne et en Italie. Pierre Brunel, qui a longtemps travaillé et fait travailler sur Mythe et littérature, a voulu rassembler quelques éléments théoriques et rechercher la présence du mythe chez quelques auteurs et dans un certain nombre de textes. Il l'a fait sans esprit de système et avec une volonté d'ouverture, la théorie devant toujours, pour lui, s'effacer devant le texte.

  • On pensait avoir tout dit sur le géant, figure figée dans un double stéréotype de violence archaïque ou de bonté débordante, et n'ayant plus guère sa place dans la littérature, si ce n'est dans celle destinée aux enfants. Or ce colloque a permis de découvrir que le géant, présent dans presque tous les récits d'origine où il est tantôt grand ancêtre protecteur, tantôt monstre sauvage tout droit sorti du chaos, continuait à hanter les oeuvres les plus contemporaines. Les articles qui constituent ce volume explorent, à travers les siècles et les oeuvres littéraires, les nombreux enjeux esthétiques, scientifiques ou philosophique de la figure gigantale et nous invitent à découvrir l'étonnante richesse et complexité de ce " personnage-métaphore". La rencontre des spécialistes de domaines et d'époques très différents a ainsi mis en lumière combien le géant est profondément inscrit, non seulement dans l'imaginaire de l'Occident, mais encore dans sa conscience littéraire et artistique.

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