• Le Louvre à Abu Dhabi, Art Basel à Miami, les tulipes de Jeff Koons à Paris sont autant de manifestations de l'art contemporain comme outil d'influence. Marqueur de puissance, l'art mesure le degré d'émancipation d'un pays, son pouvoir d'attraction et sa place dans le monde.
    Très largement dominée par les Etats-Unis et, plus largement, le monde occidental depuis le milieu du XXe siècle, la scène artistique s'ouvre peu à peu à de nouvelles puissances, notamment la Chine aux ambitions mondiales déclarées.
    Etudiant le rôle des différents acteurs, artistes, collectionneurs et musées, Nathalie Obadia analyse l'évolution des liens entre arts plastiques et géopolitique, en questionnant notamment la domination du soft power américain et occidental.

  • Tout est parti d'un constat: des mondes d'une très grande diversité se sont reconnus et se reconnaissent dans un nom, le contemporain, pour dire un nouveau rapport au temps et à l'espace. Ce mot, par lequel des communautés se désignent, s'est imposé dans tous les domaines de la vie commune, dans tous les univers de discours et, c'est une première, sur l'ensemble de la planète.
    Lorsqu'on entreprend d'enquêter sur le contemporain, c'est donc une myriade de données, parfois contradictoires, qui s'impose. Un véritable brouhaha. Mais de ce brouhaha, une dynamique se dégage; une dynamique de décentrement, de débordement, de décadrage, instituant un nouvel imaginaire.
    Toutes les histoires documentées dans cet essai retrouvent ce mouvement. Ainsi de la massification et de la différenciation des sociétés qui ne se laissent plus discipliner dans les concepts politiques hérités de la modernité. Ainsi de la production et de la transmission du savoir, plus horizontales et diffuses, opérant à travers des modes plus démocratiques et moins élitistes. Ainsi du temps vécu comme une concordance de temporalités à l'ère hypermédiatique. Ainsi des formes artistiques et des productions culturelles qui, s'affranchissant de leurs supports et de leurs cadres habituels, rendent indistincts le dedans et le dehors, l'acteur et le spectateur, la production et la publication. Ainsi de la pensée du monde, qui est désormais une pensée des mondes.
    En six stations qui sont autant de mots-clés du contemporain (exposition, médias, controverses, publication, institutionnalisation, archéologie), cet essai s'attache à décrire les transformations actuelles des formes culturelles et des visions de l'histoire.

  • Le capitaine Frédéric Roland est appelé au Louvre où a été découvert un cadavre mis en scène devant une oeuvre de Jérôme Bosch, peintre du Moyen Âge. Cette enquête va amener notre policier à Vienne en Autriche et à Madrid.
    Aidé d'une amie historienne de l'art, et en collaboration avec les équipes policières des deux pays, il devra démêler cette intrigue dans l'univers du peintre. Comment et pourquoi seront les questions lancinantes que se posera Fred durant ses recherches.

  • Puisque Paris a adopté la forme d'un escargot, ses arrondissements se lovant en spirale les uns à côté des autres, le texte des Carnets de Paris suit cet itinéraire pour permettre aux lecteurs de découvrir une ville où se baladent les fantômes d'artistes célèbres, de monarques au destin tourmenté, d'hommes de sciences pleins de ressources et d'architectes de génie.

  • En 2015, la ville de Mont-Saint-Hilaire fête le 110e anniversaire de la naissance et le 55e anniversaire de la mort de Paul-Émile Borduas, que l'on peut vraiment qualifier d'enfant rebelle de Saint-Hilaire.
    L'artiste, né au vieux village en 1905 dans une maison citée par la ville pour sa valeur historique, a quitté Mont-Saint-Hilaire pour New-York, puis Paris où il est mort en 1960. Son père possédait la première automobile du village. Il était conseiller municipal, marguillier et était très bon menuisier.
    C'est de ce dernier que l'artiste tenait son talent qui l'amena à exécuter des sculptures «en bois de Saint-Hilaire». Mais Borduas fut avant tout un grand peintre toujours habité par la présence de ses parents et amis.
    Paul-Émile Borduas réunissait, dans sa maison de Saint-Hilaire, de jeunes
    disciples que l'on a appelé les Automatistes et avec lesquels il écrivit Refus Global un pamphlet qui créa une commotion au Québec et annonça la Révolution tranquille.
    Pendant son exil aux États-Unis et en France, le peintre ne cessa d'écrire son ennui de sa terre natale et c'est à Mont Saint-Hilaire que ses cendres furent déposées en 1989.

  • Lorsque Rozanne de Rochebeaucourt découvre que ses ancêtres ont usurpé leur particule, sa vie s'effondre. Tout ça à cause d'un test ADN offert par sa soeur. Quel cadeau ! Un coup de grâce plutôt. Son identité se fissure ? Tant mieux, car depuis trop longtemps Rozanne tourne en rond dans les musées où elle officie, guide conférencière spécialiste des siècles à dorures. Il est grand temps de prendre l'air : George Sand, émissaire du Destin, doit l'y aider. Et si Rozanne en profitait pour échapper aux répétitions familiales, se dépêtrer du blason que ses aïeux mythomanes lui ont tatoué sur la peau ? Et au passage, relativiser la devise des Rochebeaucourt : « Toujours plus haut » ? Un test ADN, un fantôme, une soeur rebelle, six aristos, une devise et un château... Le roman Les chaussettes de l'Archiduchesse associe humour et fantastique dans une double enquête rocambolesque. Direction les châteaux de la Loire, c'est là que Rozanne cherche à retrouver l'arbre généalogique familial, le vrai, tandis qu'un flic iconoclaste plutôt cherche à démanteler un trafic de tableaux, des faux. En perspective : manipulations, chassé croisé romantique et quiproquos où vrais et faux se confondent. Et même l'amour se mélange les pinceaux... 

    Avec ce roman comédie, Iona Hazarak explore la question « Si je ne suis plus celle que ma famille avait prévue, alors qui suis-je ? »

  • Lorsqu'on songe à la noblesse, cela évoque chez nous le Régime français alors qu'un groupe d'individus trônait au sommet de l'ordre social. Mais la noblesse a traversé la frontière temporelle de l'Ancien Régime et a perduré bien au-delà, malgré son lent déclin. De la Nouvelle-France au début du XXe siècle, en passant par la Conquête, les collaborateurs de ce numéro sur la noblesse proposent d'explorer les caractéristiques distinctives de ce groupe en suivant comment il s'est adapté aux divers changements sociaux traversés. Proposant un panorama des recherches présentées lors de la journée d'étude intitulée « Nouveaux regards sur l'histoire de la noblesse canadienne » qui s'est tenue le 17 mars 2015 à l'Université de Sherbrooke, les articles d'Isabelle Tanguay, Lorraine Gaboury, Karine Pépin, Robert Larin, Joëlle Thérien et Yves Drolet nous font redécouvrir cette facette de l'histoire tout en nous amenant à comprendre ses transformations sur le long terme.

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