• Le loup des Cordeliers

    Henri Loevenbruck

    • Xo
    • 24 Octobre 2019

    Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.
    Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.
    Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris...
    Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l'ambition, le caractère, les plans secrets.
    Alors que, le 14 juillet, un homme s'échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l'identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l'un des plus grands complots de la Révolution française ?
    UN ENQUÊTEUR REDOUTABLEUne fresque magistrale des premiers jours de la révolution

  • Deux royaumes en guerre, un amour impossible... Le second volet de la série La Fiancée, l'éblouissante romance royale de Kiera Cass, auteure de la série best-seller La Sélection. Elle était promise à un avenir de reine. Le destin en a décidé autrement. Hollis Brite a tout perdu. De mystérieux cavaliers à la solde du roi Quinten ont massacré ses parents et son époux le soir de ses noces, transformant ce qui aurait dû être le plus beau jour de sa vie en un véritable cauchemar. Désormais seule au monde, Elle décide de suivre sa belle-famille en Isolte, déterminée à venger les siens. Mais c'est sans compter sur la défiance du sombre Etan, qui ne cesse de la provoquer. Hollis parviendra-t-elle à lever le mystère de la disparition des siens ? À la cour, les apparences sont parfois trompeuses, et son coeur lui-même pourrait la trahir...

  • L'auteure de L'Infidèle nous invite dans l'aristocratie parisienne du XVII e siècle à la rencontre de la marquise de Brinvilliers, jeune femme aspirant à une vie de douceurs, ambitieuse confrontée à la désillusion, meurtrière aux mobiles à jamais controversés... Après une enfance endeuillée par la mort de sa mère, Marie- Madeleine d'Aubray arrive en 1643 à Paris, où son père est nommé lieutenant civil. La jeune femme s'imagine grande dame, fêtée et surtout aimée.
    Son mariage avec le futur marquis de Brinvilliers ne lui apportera que le confort financier, sans combler ses désirs. Ses vraies passions, l'amour et l'argent, trouveront à s'incarner en deux hommes : M. de Penautier, trésorier des États de Languedoc et homme d'affaires, et Jean-Baptiste de Sainte-Croix, aventurier et alchimiste.
    Autour d'une femme entraînée par ses faiblesses et son orgueil, Catherine Hermary-Vieille peint la vie d'une société et d'une époque où l'éclat des uns ne cache pas la misère
    des autres. Sans innocenter la Brinvilliers de ses crimes, elle reconstitue les traits d'une héroïne hors du commun, tourmentée par un terrible secret intérieur.

  • 1920. Mahaut d'Orgel ne sait aimer que sagement, tendrement. Rien ne semble pouvoir la distraire de son amour pour le comte d'Orgel. Et pourtant, elle s'éprend de François, jeune homme que le comte a introduit dans le cercle de leurs amis intimes, le préférant rapidement à tous les autres pour partager escapades à la campagne et folles soirées.
    Bal masqué. Jeux de dupes. L'équivoque s'installe peu à peu. Entre Mahaut et François, les silences ont valeur d'aveux, les soupirs sont autant de baisers rêvés.


    Couverture : détail d'une illustration de Georges Barbier, 1919 © Collection Kharbine Tapabor

  • Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour, à la même heure, dans une province reculée de la Chine du XIXe siècle. Alors que la famille de Fleur de Neige est de la plus haute noblesse, celle de Fleur de Lis n'a connu que la misère ; mais la grande beauté de cette dernière et la perfection de ses pieds lui permettent de devenir la laotong («âme soeur») de Fleur de Neige.
    Les deux jeunes filles partagent tout, du supplice des pieds bandés à la réclusion, du nu shu, langage secret inventé par les femmes, à leurs mariages arrangés. Leur amitié, teintée d'une fascination réciproque, grandit au fil des années. Jusqu'au jour où Fleur de Lis découvre que Fleur de Neige l'a trahie. L'amour qui les lie cède alors la place à une jalousie que rien ni personne ne saura arrêter.
    Fleur de Neige est un merveilleux voyage dans le temps qui nous fait revivre la tradition ancestrale de l'éducation des jeunes filles dans la Chine impériale. Best-seller traduit dans 23 pays, ce roman chargé de lyrisme et d'émotion pénètre l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.

  • Lorsqu'il épouse la noble Henriette, de treize ans sa cadette, le comte Maxime de La Roche-Mablon n'a vu la jeune fille que cinq fois et ne sait quasiment rien d'elle. Peu importe, au fond : elle est bien née et sa fortune est considérable !
    En observateur avisé, Zola croque avec humour la manière dont hommes et femmes s'unissent à son époque : de l'aristocratie au petit peuple, en passant par la haute bourgeoisie et les boutiquiers, comment, et surtout pourquoi, se marie-t-on sous le Second Empire ? Pour acquérir un nom ? une fortune ? une protection ? Et l'amour dans tout ça ?
    Si le mariage est « une affaire grave », « qu'il ne faut pas conclure à la légère », rien n'empêche d'en rire avec Zola.

  • Le code de conduite du parfait homme de cour est au coeur des conversations de gentilshommes lettrés à la cour d'Urbino. Traduit dès le XVIesiècle dans toute l'Europe, ce manuel de bonnes manières a marqué la culture occidentale. Or, le présent volume s'attache au livre III, le plus original et le plus délicieusement digressif. Cinq hommes et, fait exceptionnel, deux femmes, dont la duchesse d'Urbino, participent à la joute verbale. Le sujet se révèle épineux : les usages qu'une dame de palais se doit d'observer. Tous se disputent in fine sur les mérites prêtés à la femme en général. Quand les misogynes s'opposent aux défenseurs de la gent féminine, l'un prône une égalité entre l'homme et la femme. Mais le champion de ces dames ne s'en forgerait-il pas une image conforme à ses désirs ?

    L'écrivain Baldassare Castiglione (1478-1529) fut ambassadeur auprès de Louis XII puis de Léon X. Il se lia d'amitié avec Raphaël et rencontra les personnalités réunies autour de la duchesse Élisabeth de Gonzague et sa belle-soeur Emilia Pia : Pietro Bembo, Julien de Médicis, Ottaviano, Federigo Fregoso et autres lettrés qui figureront dans sa grande oeuvre Il Cortegiano, parue en 1528. Après la mort de sa femme en 1520, il entre dans le clergé et gagne la cour de Charles-Quint. Il meurt à Tolède.

  • Émilie de Fontaine est une jeune fille de la noblesse que sa famille souhaiterait bien voir mariée. Malheureusement, elle a une si haute idée d'elle-même, et donc de l'homme qui pourra lui inspirer suffisamment d'amour pour devenir son époux, qu'elle refuse tous les prétendants qu'on lui présente. Jusqu'au jour où, dans un bal champêtre, elle rencontre un bel inconnu...

  • En 1835, alors qu'il séjourne à Toulon, Alexandre Dumas croise un forçat au visage familier. Cet homme aux traits fatigués, en tenue de bagnard, se nomme Gabriel Lambert. Mais l'auteur l'a connu dans un autre siècle, lorsque, vêtu des plus beaux costumes, on l'appelait Vicomte.
    Quel fut le chemin de cet homme, autrefois dandy, familier de l'opéra, du théâtre et de toutes les réceptions mondaines, aujourd'hui les chaînes au pied ? Voici le destin d'un fantastique copiste, faussaire et faux-monnayeur, que la lâcheté conduit à l'échafaud.

  • Une nouvelle interprétation d'un texte fondateur de la spiritualité par le théologien Jean-Yves Leloup, à paraître pour ses 70 ans.
    L 'élégance du Soi, c'est l'élégance de notre être intérieur aligné sur son axe, relié par le Souffle au ciel et à la terre. C'est le frémissement vital de l'homme noble, notre nature essentielle. C'est la noblesse du coeur.
    Cette élégance et cette noblesse ne sont jamais perdues, elles demandent seulement notre attention et l'exercice nécessaire à leur dévoilement.
    Cette " révolution " de l'élégance et de la noblesse est la seule que nous n'ayons pas encore essayée, révolution-révélation de la conscience et de l'amour incarnés.
    Jean-Yves Leloup, comme maître Eckhart en son temps, nous invite à cette aventure, guidant chaque être humain dans ses métamorphoses vers le meilleur des possibles.

  • Dernier ouvrage de l'un des plus grand historien du XXe siècle, Le Bourgeois de Paris au Moyen Âge revient sur les hommes - commerçants, boutiquiers, artisans, gens de finance, praticiens du droit, collaborateurs de l'administration royale, officiers de justices diverses, attachés aux institutions d'Église - qui, aux côtés du roi, ont fait de Paris la première ville d'Europe. Sous la plume de Jean Favier, détails pittoresques et anecdotes savoureuses émaillent le récit de la vie d'une population qui n'a pas sa pareille dans la France du Moyen Âge. Et à travers la question de la notabilité bourgeoise, il traverse l'ensemble de l'histoire médiévale de la cité parisienne. « Le Paris médiéval, de l'aube ou du soleil couchant, respire et s'active sous nos yeux. Et Jean Favier en est le guide ardent. » Télérama

  • À elle seule, la vicomtesse de Beauséant incarne l'élégance, la beauté et le goût parisien. Pourtant, par amour pour un marquis qui l'a abandonnée, elle sacrifie son confort et sa vie brillante, car, humiliée, elle est contrainte de se retirer à la campagne. Elle va y faire la rencontre du jeune Gaston de Nueil, qui tombe immédiatement sous son charme...


    Illustration de couverture : À la campagne , Alfred Stevens (1823-1906) © Artothek - Christie's / LA COLLECTION

  • Vies privées est considéré comme un classique de la littérature catalane, après avoir été censuré pendant des années suite à sa publication en Espagne en 1932. Josep Maria de Sagarra y décrit les changements profonds qui affectent la haute société catalane dans cette première moitié du XXe siècle, secouée par les convulsions politiques qui précèdent la prise du pouvoir par Franco, l'effondrement moral et économique de la vieille aristocratie terrienne et l'avènement d'une haute société ambitieuse, frivole et cynique. « Vies privées est une référence obligée quand on parle de roman catalan. Point à la ligne. [...] On [y] trouve [...], assurément, l'élégante provocation sociale que supposa la publication de ce roman [...]. Mais j'aime quant à moi imaginer Sagarra soulevant un sourcil, un peu méprisant et dédaigneux face à toute la signification sociale et culturelle - scandale compris - qu'on reconnaît à son roman. » Juan Marsé

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
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    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • Que sont devenus les nobles russes après la révolution d'Octobre 1917 ? Une fois leurs privilèges abolis, leurs biens mobiliers et immobiliers confisqués, une vague de violence contre « les classes exploiteuses d'autrefois » poussa une partie de la noblesse à l'exil. Ceux qui restèrent durent s'adapter, se cacher, se reconstruire au sein de la société soviétique...
    Si l'Etat n'a pas réussi à écarter complètement les anciennes élites des postes à responsabilité, de nombreuses mesures vexatoires et répressives rendirent leurs vies compliquées. Elles durent dissimuler leurs titres et se doter progressivement d'une « biographie soviétique ». Malgré un voisinage hostile dans les appartements communautaires, les familles nobles mirent en place des stratégies éducatives qui assurèrent la transmission d'un héritage culturel et d'un sentiment d'appartenance à l'élite.
    Ce livre retrace les parcours poignants de personnes dont les vies ont été bouleversées par l'une des plus grandes ruptures de l'histoire du XXe siècle.

  • À partir de la création de son premier atelier à l'âge de seize ans, sir Anthony van Dyck (1599-1641) devint célèbre dans le monde de l'art. Rubens, son professeur lorsqu'il était enfant, disait de lui qu'il était son élève le plus talentueux. Il confirma cette remarque par une carrière d'artiste de cour en Angleterre et en Espagne. De nos jours, il est reconnu comme peintre de portraits, capturant l'élégance et la beauté opulente de la vie des cours européennes au XVIIe siècle. Dans cette présentation fascinante de la longue carrière de Van Dyck, Natalia Gritsai met en relief le meilleur des chefs-d'oeuvre de l'artiste.

  • La noblesse romaine a été souvent considérée comme la mère de toutes les noblesses occidentales et les ouvrages sur la noblesse médiévale commencent classiquement par une référence à l'héritage romain. Cette noblesse romaine (nobilitas) n'est pourtant pas celle que l'on croit : trop d'historiens l'ont confondue à tort avec l'ordre sénatorial. À la fin de la République romaine, la noblesse désignait au contraire un sous-groupe du Sénat, composé des familles patriciennes et consulaires. Il s'agissait d'une notion coutumière et non pas juridique. L'ambition de ce livre est de mettre en lumière le rôle des catégories non statutaires dans la structure sociale romaine.Christophe Badel retrace le destin de ce modèle social au cours des cinq siècles de la période impériale. Groupe défini par l'usage social, non par la loi, la noblesse n'avait pas pour autant des contours flous car une série de marqueurs permettaient clairement aux Romains de l'identifier. La gestion du consulat, l'exhibition des masques en cire des ancêtres lors des funérailles, l'affichage des tableaux généalogiques peints sur les murs de l'atrium désignaient concrètement un noble sénatorial au début de l'Empire comme sous la République. Même si ce "modèle républicain" de la noblesse sénatoriale connut des remaniements à la fin de l'Antiquité, son fonctionnement général ne fut guère bouleversé.Il démontra aussi son rôle de modèle en s'implantant dans d'autres milieux et d'autres contextes. C'est en copiant la nobilitas sénatoriale que les empereurs, les notables locaux, les chrétiens élaborèrent leur modèle de noblesse. Ce phénomène de transfert ne fut pas sans affecter le modèle originel, qui connut une certaine érosion dans le nouveau milieu d'accueil. Mais le dynamisme du modèle nobiliaire n'en fut pas moins impressionnant d'autant plus qu'il survécut à l'effondrement de l'Empire romain en Occident (476). Au début du VIe siècle, il demeurait inchangé dans les nouveaux royaumes barbares avant de s'effacer brusquement dans le dernier tiers du siècle, victime de la fusion des élites romaines et germaniques. Une nouvelle aristocratie forgeait un nouveau modèle nobiliaire.

  • Un journaliste, alors que le COVID 23 se profile, trouve dans le métro un cahier rédigé par Aurélien, un officier de l'armée française qui va se marier à Garance dans les prochains jours. Garance a déjà rejoint le château familial, mais elle craint d'être confinée en famille. Elle a été maltraitée par ses parents étant enfant et jusqu'à récemment et elle a peur que cela se reproduise, alors qu'elle se prépare à être magistrate. Le récit retrace l'histoire des cousines de Garance et comment, pendant et après le confinement de 2020, leurs parents ont rattrapé ceux de Garance en appliquant à leur tour un modèle éducatif très rigoureux, tandis que Garance s'éveille à la liberté. On suivra la vie amoureuse de Garance et Aurélien, vue par ce dernier et leurs difficultés, liées à l'emprise subie par Garance de la part de ses parents. Les personnages se croisent et interfèrent, le rédacteur, Aurélien, s'interrogeant sur les changements sociétaux, en particulier pour l'éducation des adolescents et des jeunes adultes, qui ont surgi en 2020 et quels en sont les enjeux pour notre jeune couple. Le journaliste qui a trouvé le cahier, se passionne pour cette histoire, en plein confinement de l'été 2023. Il donne sa propre analyse et en tire des enseignements pour sa famille. Son enquête complète un peu le récit, mais on attend comme lui la suite avec impatience. Que deviennent  les personnages qui vont être pris dans la tourmente ? Un peu de patience....

  • Ensemble de citations et d'illustrations infographiques sur la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.

  • De ce poème, rien n'a été voulu, cherché, attendu, il a surgi en quelques semaines de l'hiver 1986-1987.

  • Lorsqu'on songe à la noblesse, cela évoque chez nous le Régime français alors qu'un groupe d'individus trônait au sommet de l'ordre social. Mais la noblesse a traversé la frontière temporelle de l'Ancien Régime et a perduré bien au-delà, malgré son lent déclin. De la Nouvelle-France au début du XXe siècle, en passant par la Conquête, les collaborateurs de ce numéro sur la noblesse proposent d'explorer les caractéristiques distinctives de ce groupe en suivant comment il s'est adapté aux divers changements sociaux traversés. Proposant un panorama des recherches présentées lors de la journée d'étude intitulée « Nouveaux regards sur l'histoire de la noblesse canadienne » qui s'est tenue le 17 mars 2015 à l'Université de Sherbrooke, les articles d'Isabelle Tanguay, Lorraine Gaboury, Karine Pépin, Robert Larin, Joëlle Thérien et Yves Drolet nous font redécouvrir cette facette de l'histoire tout en nous amenant à comprendre ses transformations sur le long terme.

  • Quatre parties : Les Renaissances à l'aube de la modernité, Renaissance et société, Progrès et décadence dans la pensée des Lumières, La Renaissance dans l'historiographie du 19e siècle.

  • Iakov, fabricant de cercueils et violoniste occasionnel, éprouve une réelle aversion pour le jeune flûtiste juif Rothschild. Marfa, sa femme, évoque les rares instants de bonheur auprès de leur petite fille morte des années auparavant, dont il a oublié jusqu'à l'existence... Seul, il songe à sa vie, gâchée, et tout lui apparaît n'avoir été que perte. Quant à la princesse Véra Gavrilovna, elle a coutume de prendre sa retraite estivale dans un monastère, pour y « soigner son âme ». Entourée de tous les égards dus à son rang, elle croit éveiller tendresse et admiration grâce à la générosité dont elle se targue.

  • Pourquoi les États généraux eurent-ils un tel essor de 1550 à 1650 et spécialement sous Henri III ? Est-ce parce qu'un roi sans charisme et un mouvement de « politiques » recherchèrent un moyen pour rétablir le consensus dans le pays ? Est-ce parce que les mouvements « totalitaires » des huguenots et de la Ligue voulurent se servir d'une institution ancienne qui pût légaliser leur résistance armée ? Pourquoi le point de vue de la noblesse sur les États généraux changea-t-il radicalement de 1576 à 1588 ? Les gentilshommes qui revendiquèrent d'abord unanimement la périodicité de l'assemblée furent muets sur ce point douze ans plus tard. Est-ce parce qu'ils comprirent que la périodicité mènerait à un régime d'assemblée où le Tiers État serait prépondérant, ou parce qu'en 1588 ils durent, aux côtés du roi, affronter l'intelligentsia ligueuse du Clergé et du Tiers État, laquelle menaçait l'absolutisme aussi bien que les privilèges ? Il faut attendre 1789 pour que les doléances nobles réclament de nouveau et unanimement cette périodicité. La monarchie absolue en France et le « Standestaat » en Europe, Henri III et les vingt mille gentilshommes français, les campagnes électorales, les cahiers de doléances, la composition sociale du second ordre, le portrait-robot du « député moyen », quelques biographies exemplaires sont d'autres thèmes abordés dans cette thèse de troisième cycle soutenue à la Sorbonne en 1977. Elle part de l'hypothèse que l'histoire des États généraux n'est pas seulement l'histoire du progrès du Tiers État, mais aussi celle de la représentation des trois ordres.

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