• - 4700 avant J. C. Les environs de Carnac sont occupés par deux groupes d'humains. Les Nomades des forêts vivent de chasse et de cueillette comme leurs ancêtres les plus lointains. Les Pêcheurs de la côte se sont fixés là où l'ampleur de la marée permet d'abondantes récoltes de poissons à l'aide de barrages de pierres. Un équilibre s'est instauré entre les deux groupes, fait d'échanges (de nourritures, de biens et de femmes) et aussi de conflits qui cessent au premier sang versé.Mais voilà que de nouveaux venus incendient les forêts, bâtissent des maisons et interdisent le passage sur de vastes territoires. Ils retiennent prisonniers des animaux inconnus. Ils domestiquent la terre qui leur offre de grosses quantités de céréales. Ce sont les Cultivateurs des vallées.Le conflit semble inévitable quand, Longues-jambes, le commerçant voyageur (qui connaît déjà les trois groupes) propose sa médiation. Il est assassiné. Cette fois, la guerre est déclarée et des humains visent à mort d'autres humains ' une nouveauté effrayante.Le soir de cette première bataille, au milieu des cadavres et des blessés, trois femmes s'interposent : Sourire-de-lynx chez les Nomades, Paruline chez les Pêcheurs, Ardente chez les Cultivateurs. Elles proposent de découvrir ensemble qui a tué le commerçant : le meurtrier porte la responsabilité de la guerre. Chacune garantira pour son groupe l'impartialité de l'enquête. Le coupable et son peuple devront quitter la région, laissant les deux autres se la partager. Persuadé que l'assassin se trouve chez ses ennemis, chacun accepte cette issue radicale.Tout en décrivant la rencontre des derniers chasseurs-cueilleurs et des premiers agriculteurs de Bretagne, Sophie Marvaud poursuit sa réflexion sur les rapports sociaux dans la Préhistoire, et en particulier sur le pouvoir et la violence. Elle s'appuie sur les analyses les plus récentes des spécialistes.Romancière, elle a publié Le Secret des cartographes chez (Plon 2008), Suzie la rebelle (Nouveau Monde éditions, 2014) et dans la collection « Crimes et Monuments » Meurtre chez les Magdaléniens.

  • Qui sont les Tsiganes ? Quels points communs entre des familles manouches d'Auvergne, des Roms de Roumanie ou de Finlande, des Sinti allemands, des Gitans espagnols ou de Camargue, des Zingari italiens, des Gypsies anglais, des Roms australiens, américains ou argentins, des Tchinganés turcs ? Une telle diversité s'accompagne d'une pluralité de représentations et de pratiques de l'espace, entre circulations et ancrages.
    Cette géopolitique des mondes tsiganes propose des clés de lecture pour penser des façons d'être au monde diverses, bien que généralement perçues de l'extérieur comme homogènes.
    Alors que les Tsiganes ont souvent été présentés comme un peuple « sans histoire », dont les manières d'être et de faire seraient immuables, Adèle Sutre s'attache à rendre compte de toute l'importance des processus historiques dans la compréhension des enjeux contemporains.

  • IMAGINER L'AVENIR N'EST PLUS UN PASSE-TEMPS ANODIN. C'EST DEVENU UN JEU RISQUÉ.

    « L'Accablement Climatique est devenu un agent mortifère au service de la Décontextualisation Nomade. Il n'y a pas une parcelle de terrain planétaire qui ne porte pas, soit les stigmates géologiques des cataclysmes en cours d'amplification, soit les stigmates psychologiques des populations sinistrées peinant à cohabiter avec le souvenir de leur vie passée. »

    Deux siècles après, nés pour réconcilier le biologique et l'éthique, les Nomades Décontextualisés ont transformé le monde en un lieu où les singularités et les affects n'existent plus. Claire Kraft va le découvrir à ses dépens.

    Quelque part entre Gibson et Koltès, une magnifique dystopie philosophique et politique ancrée dans l'actualité.

  • Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul
    Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert
    avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.

  • Cet ouvrage bilingue (français et innu-aimun) est une invitation au dialogue. Bâtons à message fait référence à un ensemble de repères qui permettent aux nomades de s'orienter à l'intérieur des terres et de retrouver leur voie/voix. Également poétique de la relation, l'ouvrage est fondé sur l'entraide, la solidarité et le partage, nécessaires à la survie du peuple innu. En écho revient la langue de Nutshimit, la langue de la terre, scandée par le tambour. Résonne ainsi l'histoire des Peuples premiers dans leur juste colère et leur lutte pour la dignité, pour le territoire et pour un vivre-ensemble. La poésie de Joséphine Bacon, simple et belle, est hommage au territoire, aux ancêtres et à la langue innu-aimun. Cette poésie-témoignage recoupe l'histoire dans ses zones les plus inédites. Une vision cosmogonique qui nous plonge dans l'intensité de la parole des aînés : l'itinéraire des porteurs de rêves et de visions, les horizons des femmes guides, le courage des hommes chasseurs, les enfants garants de la continuité du voyage et les arbres, infatigables témoins de la route.

  • Assi en innu veut dire Terre.
    Poésie d'utilité publique que ce Manifeste qui crie d'une même voix révolution et amour. Si la parole était donnée aux peuples des Premières Nations, elle
    ressemblerait à Assi, terre rêvée de ces femmes et de ces hommes qui guettent dans leur chant les mots dignité, espoir et liberté.

  • Dans l'Âge de l'Ignorance, aux temps préislamiques, les Arabes comprirent que le langage, comme les nombres, était infini. Les poètes-guerriers du désert, passionnés par les formes, les femmes et le vin, entreprirent alors désespérément de raconter des histoires, toutes les histoires, d'écrire pour fixer le cours du temps. Sept poèmes des plus parfaits furent suspendus à la Pierre Noire de La Mecque.
    Mais il existe un huitième poème, inconnu jusqu'à ce jour, qui le résume et les contient tous. Il rapporte la quête du héros al-Gatash poursuivant la belle Layla à peine entrevue au campement d'un soir. Au milieu des guerres sans merci, en butte aux maléfices d'une sorcière et à l'obstination d'un redoutable rival ambidextre, il devra tenter de résoudre l'énigme de Qaf pour gagner sa promise.

    Alberto Mussa réitère dans ce livre ludique le geste antique des Bédouins. Il réinvente la mythologie arabe, les légendes d'Aladin, de Shéhérazade ou même de Pythagore et de Jésus ; tel Borges face à l'infini, il affronte les ruses de la fiction dans un roman d'aventures épiques bâti comme un conte des origines - de la littérature.

  • « La vie dans le Groupe Nomade, c'est quelque chose de très intéressant à approfondir, et même de très important, toute la relation coloniale s'est construite là. Vous n'en trouverez rien dans les archives car on ne parlait pas de notre vie quotidienne dans nos rapports. Tous ces gens qui étaient avec nous... il y avait du monde au GN ! Et de tout ça, il ne reste aucune trace. »Jean du Boucher, officier de la petite noblesse gasconne, raconte ici la conquête du territoire des grands nomades Rgaybat, à laquelle il a pris part dans les années 30, et comment il est tombé sous le charme de ces « Salopards » qu'il rêvait de combattre. Devenu un fin connaisseur des savoirs sahariens, il est resté toute sa vie éperdument amoureux de la Mauritanie, cette Antinéa des sable à la beauté impitoyable.« C'était ça qui me fascinait : vivre en nomade parmi les nomades, conquérir tous ces espaces, caracoler en d'Artagnan du désert. Le pouvoir de fascination du Sahara sur les officiers méharistes... c'est quelque chose. Moi, je l'ai vécu. Pas vous ? »

  • « Les Gitans sont des nomades », « Les Gitans vivent des allocations », « Les Gitans sont des voleurs », « Les Gitans sont très croyants », « Les Gitanes savent lire dans les lignes de la main », « Les Gitans aiment leurs enfants et leurs vieux », « Les Gitans ont la musique dans le sang »...
    Persécutés au cours de l'histoire, rejetés encore aujourd'hui, les Gitans inquiètent. On loue leur sens de la famille, leur culture... mais on leur interdit l'entrée dans nos villages et le stationnement dans nos villes. Cet ouvrage est une invitation à ouvrir nos portes... et nos esprits.

  • Galsan Tschinag chante la mémoire de son peuple, la vie précaire de ces éleveurs nomades de Mongolie occidentale, suspendue au fil des hivers glacés er des étés torrides. Il nous raconte des histoires de vie et de mort, puisées au souvenir dhommes aussi rudes que les terres de feu et de glace où ils vivent. Celle de Belek qui, à lâge de soixante-dix-sept ans, armé dun gourdin et dune hache, tua enfin le loup qui lavait poursuivi toute sa vie de sa malédiction. Ou celle de Dshaniwek, vieux berger qui élève des chameaux en solitaire, accusé davoir autrefois traqué et abattu un fugitif « qui navait rien fait à personne ». Mais quelle est la vérité qui se cache derrière ces histoires ? Un secret au goût de sang, le prix à payer pour avoir ôté la vie, à une époque où la violence des hommes redoublait celle de la nature. Galsan Tschinag nous emmène loin, très loin dici, dans un monde où lexistence saccorde au ciel immense, où la mort peut frapper comme la foudre abat un jeune mélèze, un monde dur comme la pierre et déchirant comme la nostalgie du soleil au soir de l'hiver.

  • Je suis l'Amérindienne
    Et ce fardeau
    Demeure en moi à jamais
    Poèmes narratifs, qui sont des repères sur la vie de l'auteure et sur sa condition de femme et d'amérindienne. On lit Nous sommes les rêveurs comme on lit un journal intime. On a l'impression d'entrer dans la tête de Rita Joe, de souffrir avec elle des injustices, de sentir son bébé grimper sur nous, de toucher la présence des êtres disparus. Et aussi de pouvoir changer les choses. Un livre vrai et émouvant. Rita Joe est une auteure amérindienne à découvrir pour mieux comprendre l'univers autochtone, l'histoire et la vie des Peuples des Premières Nations!

  • Après le temps des fléaux vient celui du renouveau. Le printemps précoce semble annoncer une métamorphose radicale de la terre. Et aussi l'émergence d'un règne où les hommes n'ont plus leur place. Pour Solman et son peuple, le seul espoir repose sur Kadija, la Sainte envoyée par Benjamin à leur rencontre. En proie à ses doutes, à ses désirs humains, elle attend le donneur sur l'autre rive de la Loire. Mais Solman et ses derniers compagnons de route ont perdu le contrôle de leur radeau sur le fleuve grossi par la fonte des neiges et des glaces. La nature a-t-elle déjà condamné les hommes ? Ou bien laissera-t-elle à Solman le choix d'un dernier jugement ?

  • Pourchassé par les légions de l'Apocalypse, le peuple de l'eau a réussi à se sortir de l'ancienne ville fortifiée par un réseau de galeries souterraines. Mais l'étau continue de se resserrer. Solman pressent que leur seule chance de salut repose désormais sur Kadija. Or elle a disparu et le danger se présente à nouveau sous la forme d'une horde de chiens commandée par un ange. Quel lien l'intelligence acharnée à la perte des derniers hommes a-t-elle avec l'humanité ? Prépare-t-elle l'avènement d'une espèce nouvelle ? Et quel est le rôle de ces groupes dispersés sur terre, dans les mers et dans l'espace, qui se nomment les douze tribus ?

  • Solman et ceux qui fuyaient en sa compagnie ont été surpris par les tueurs du conseil. Seul un miracle pourrait maintenant les sauver. Déchiré, le peuple de l'eau ne voit pas se resserrer le danger. L'histoire des uns et des autres se dévoile, parfois terrifiante. Kadija semble jouer un rôle essentiel dans le destin des derniers hommes. Mais les Aquariotes laisseront-ils à Solman le temps d'élucider son mystère ? Réussiront-ils à surmonter leur haine et leur peur pour permettre à leur donneur de parcourir les chemins du secret ?

  • Grâce à Solman, une partie du peuple de l'eau a pu se sortir du piège de Galice et venir en aide à deux Albains, Ibrahim et Kadija, cernés par une nuée de sauterelles venimeuses. Mais tandis que les Aquariotes entament leur périlleux voyage dans l'hiver du Nord, la nouvelle se confirme qu'une guerre totale a été engagée contre les peuples nomades. L'Apocalypse est en marche. Le danger ne vient plus seulement d'une nature hostile, ni d'un adversaire acharné à leur perte, mais des Aquariotes eux-mêmes. Une terrible menace plane alors sur Solman, soupçonné de folie, et sur les deux Albains, jugés indésirables. Pourtant, la clé du salut se cache peut-être dans l'esprit de la troublante Kadija. A-t-elle été envoyée pour aider les derniers hommes à vaincre les légions de l'Apocalypse ?

  • Trois Slangs, des troqueurs d'armes, ont tendu un piège à Solman lors du grand rassemblement : il doit maintenant juger ses propres père et mère, soupçonnés d'avoir volontairement livré de l'eau empoisonnée.Mais, au-delà de ce procès, c'est une guerre totale qui s'engage désormais contre les peuples nomades. Une intelligence semble en effet oeuvrer à travers les Slangs et poursuivre son entreprise d'extermination en envoyant un à un les anges de l'Apocalypse.Le salut du peuple aquariote repose désormais entièrement sur la clairvoyance de Solman. Mais lui-même n'est-il pas le jouet de forces qui le dépassent ? N'est-il pas atteint par la folie des donneurs ? Et le cinquième ange n'a-t-il pas pris l'apparence de l'un de ses proches ?

  • Vivre sa parole
    comme on vit avec ses yeux
    chaque mot attend son heure
    ce que l'on voit revient
    d'un temps collé
    à l'ombre
    le terre n'est jamais loin
    du ciel

    Laure Morali nous dit: Mon grand-père avait perdu son pays et me le rendait chaque matin en me faisant boire le jus de l'orange sanguine. Offrir le monde dans un fruit, tel est le don de la poésie. L'humanité au creux de la main tendue, portée par le poème.

  • J'ai lacé des raquettes
    Sur une terre de babiche
    Ouendake
    J'étais chez moi
    J'ai lu tant de livres
    D'une mission étrange
    J'étais perdu
    Derrière mes raquettes
    J'ai beaucoup ri
    Derrière mon pupitre
    On m'a appris le silence

    Voici un recueil ancré dans un territoire et dans une mémoire pour nous rappeler que nous sommes d'un lieu, d'une histoire. Avec Jean Sioui, nous frappons aux portes de la vérité, la nation wendat recouvre la parole.

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