• « Le thème de la comédie jouée chaque jour à Drouot, comme dans toute salle des ventes, c'est quelque chose comme "l'objet mis en jugement" et "ouragan sur la brocante". Stimuler les passions, énumérer les chiffres, donner des coups de maillet fut mon occupation pendant plus de trente ans. Une sorte de juge de paix chargé de tenir la balance égale entre celui qui désire se défaire au plus haut prix de son objet et le voisin qui brûle de l'acquérir pour pas cher. "Pour rien." Ainsi dira-t-on d'un Van Gogh adjugé seulement 100 millions, comme on peut affirmer de la même oeuvre qu'elle est sans prix. C'est Babel et la confusion des langages. » Ainsi s'exprimait l'auteur de ce livre, mi-mémoires mi-réflexion sur le métier de commissaire-priseur. Maurice Rheims exerça cette profession pendant plus de quatre décennies avec un talent souverain. Haute Curiosité fut salué en son temps par de bons esprits comme un chef-d'oeuvre à l'écriture brillante, où l'anecdote toujours savoureuse abonde et où l'humour n'est jamais absent.

  • Peu de lecteurs connaissent encore Erckmann-Chatrian. Appréciés de George Sand et d'Alphonse de Lamartine, défendus par Victor Hugo, ils ont subi le sort des auteurs édités par Hetzel : désignés comme des écrivains régionalistes s'adressant uniquement à la jeunesse, ils sont passés de mode. Après avoir paru dans la Bibliothèque verte et sous forme d'extraits dans les manuels scolaires, leurs romans ont été oubliés. Pourtant, Émile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890), auteurs lorrains, figurent parmi les écrivains les plus lus du XIXe siècle. Avec pour cadre la vie quotidienne d'une campagne reculée, celle des environs de Phalsbourg puis des petits villages de Lorraine et des Vosges, leurs écrits abondent de menus faits recueillis auprès des villageois. Mais ce réalisme alors en vogue s'y trouve nettement infléchi par un idéalisme volontaire voire optimiste : « Il faut que tout soit un peu idéaliste, car la réalité plate, telle qu'on la comprend et qu'on la pratique aujourd'hui est trop assommante » confie Erckmann. Leur prose s'en trouve enrichie à la fois de considérations métaphysiques, du recours à l'étrange et au fantastique mais aussi d'un didactisme républicain. Leur devise pourrait être « édifier et instruire ». La présente édition annotée de leurs oeuvres comprend trois recueils de contes - Contes fantastiques (1860), Contes de la montagne (1860) et Contes des bords du Rhin (1862) - et trois romans - L'Ami Fritz (1864), Histoire d'un conscrit de 1813 (1864), Waterloo (1865). Elle reprend la première édition de chaque oeuvre en volume et est accompagnée d'une introduction générale, de notices pour chaque partition, de notes explicatives, d'un dictionnaire des personnages, d'une bibliographie, d'une chronologie et d'index.

  • Qu'est-ce que la traduction ? À cette question fondamentale, Charles Le Blanc répond : son histoire. Et pour nous « raconter » la traduction telle qu'elle s'est incarnée au fil des âges, il fait ici appel à cinq contes et récits bien connus. Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, La Reine des neiges d'Andersen, L'Apprenti sorcier de Goethe, La Barbe-bleue de Perrault et Hansel et Grethel de Grimm lui servent à décrire cinq grandes caractéristiques de la traduction mais aussi cinq étapes de l'art de traduire, de l'Antiquité au romantisme. Comme le portrait de Dorian Gray, les traductions vieillissent alors que l'original conserve une éternelle jeunesse. Comme dans les morceaux du miroir magique brisé du conte d'Andersen, c'est le regard du lecteur-traducteur sur le texte qui en reconstruit le sens. Comme dans la ballade de Goethe, la multiplication des traductions rappelle celle des balais déchaînée par l'apprenti sorcier qu'est le traducteur : celui-ci doit pourtant reconnaître que l'auteur reste le seul maître. Comme dans le conte de Perrault, une oeuvre littéraire est un château dont l'auteur, tel Barbe-bleue, tend le trousseau de clés au lecteur ; ce que le texte deviendra une fois traduit dépend en grande partie de la clé que le traducteur utilisera. Enfin, tout traducteur part à la recherche du sens de l'oeuvre, et comme Hansel et Grethel chez les frères Grimm, il espère bien revenir à la maison paternelle, c'est-à-dire à l'original. Mais s'il arrive qu'il s'égare, il peut aussi parvenir à des richesses insoupçonnées, comme les deux enfants découvrant la maison de pain d'épice. Dans cette Histoire naturelle de la traduction, pour la première fois, c'est la figure du lecteur qui passe au premier plan. En tant que lecture, la traduction, comme la pensée, est d'abord un parcours. Elle est une maïeutique du sens et une pratique ancrée dans l'Histoire : c'est ce que démontre cet essai magistral.

  • À une génération de distance, Clément d'Alexandrie (vers 150-vers 215) et Origène (185/187-251/253) sont des représentants éminents de la tradition intellectuelle et savante d'Alexandrie. Ils l'ont profondément renouvelée en faisant appel à la Bible qu'ils lisent en s'inspirant de l'exégèse juive et chrétienne et en utilisant les ressources mises à leur disposition par la littérature et la philosophie grecques. Il y a peu de monographies récentes en français sur ces auteurs, et aucune qui les associe. Le chapitre consacré à Clément est rédigé par Alain Le Boulluec. Il retrace sa biographie, analyse chacune de ses oeuvres conservées, examine sa méthode exégétique et sa manière de composer, présente ce que l'on sait de ses écrits perdus. Le chapitre sur Origène est dû à Gilles Dorival. Il décrit les instruments de travail et les éditions, s'interroge sur la possibilité d'établir sa biographie, présente ses écrits (travaux sur l'Ancien et le Nouveau Testaments, traités, lettres, fragments papyrologiques, oeuvres inauthentiques), analyse les controverses qu'il a suscitées depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un chapitre de conclusion rédigé de concert récapitule ce qui rapproche Clément et Origène et insiste sur ce qui les différencie.

  • Comment Descartes a-t-il pu comparer les animaux à des machines ? Que voulait dire Platon en professant de se préparer à mourir ? Qu'est-ce que vivre selon Nietzsche ? Qu'est-ce que la morale selon Kant ?
    Dix philosophes incontournables sont présentés par Charles Pépin : leur vie, leurs oeuvres majeures, leurs thèses principales, leurs phrases de trop ou leurs conseils pour bien vivre.
    Au-delà d'un manuel pour les bacheliers, cet ouvrage est dédié à tous. Les plus curieux, désireux de mieux comprendre le monde, apprendront à être libres avec Hegel, joyeux avec Spinoza, ou courageux avec Aristote.

  • Cette étude entreprend d'analyser, pour la première fois, la façon dont des protagonistes de l'art et de la littérature modernes intitulèrent leurs oeuvres. Si c'est au milieu du XIXe siècle que les peintres commencent à donner à leurs oeuvres des noms qui sont davantage que des titres de convention, l'histoire a commencé bien plus tôt pour les écrivains et les poètes. Des années 1890 aux années 1920, c'est le récit d'une émulation entre le mot et l'image qui est ici raconté. Mettant en parallèle et en relation les pratiques développées par Paul Gauguin et Alfred Jarry, Paul Cézanne et Émile Zola, André Gide et Henri Matisse, Guillaume Apollinaire et Pablo Picasso, Francis Picabia et Tristan Tzara, André Breton et Max Ernst, Donatien Grau met au jour une polarité entre deux lignées, l'une accordant à la forme employée, poème ou tableau, toute son attention, avec un refus du contexte, l'autre voyant dans l'oeuvre d'art picturale ou littéraire une matrice politique, n'existant que dans la relation à l'espace public. Examinant aussi bien des chefs-d'oeuvre que des documents méconnus et inédits, tout en prenant en compte les cheminements individuels de chaque figure évoquée, cet ouvrage propose une nouvelle généalogie des pratiques littéraires et picturales, écrite à la lumière des titres. En effet, la nomination par les peintres et écrivains de leurs oeuvres, source de bien des inventions, se révèle être l'outil majeur qu'ils partagent : image et texte portent également des titres, et c'est un signe de la liberté de l'artiste moderne que de pouvoir les concevoir. La prise au sérieux des titres modernes pourrait bien offrir la clef de compréhension des rapports intimes entre les arts dans une époque canonique, où beaucoup reste encore à découvrir.

  • Thomas, un jeune surdoué de 15 ans, participe à un projet scolaire particulier. Il propose de créer à son école un jeu d'évasion ayant pour thème les oeuvres de Shakespeare. En faisant quelques recherches, il découvre que le célèbre écrivain ne serait peut-être pas le véritable auteur des pièces qu'on lui attribue.

    Sans le vouloir, il vient confirmer que ce que les partisans de la théorie de Bacon croyaient depuis longtemps, c'est-à-dire que seul un noble aristocrate tel que Francis Bacon aurait pu écrire ces textes. Depuis des siècles, la Société littéraire et historique du Québec essaie de faire la lumière sur ce mystère. Plongés au coeur d'une intrigue historique, Thomas et son amie Émily devront unir leurs forces pour que la vérité éclate enfin.

  • Au cours d'un séjour au Havre, un jeune journaliste découvre un livre d'un mystérieux écrivain nommé Antoine Sorel. La lecture de ce roman le bouleverse, il s'interroge sur son auteur, dont il sait seulement qu'il a vécu toute sa vie dans cette ville portuaire. Le lendemain de sa découverte, il apprend la mort, à quarante-cinq ans, de l'écrivain. Pour payer sa dette de lecteur, et parce que, pense-t-il, la mort ne doit pas avoir le dernier mot en littérature, il décide de ressusciter Antoine Sorel à travers un livre d'hommage. En rencontrant ses proches, en faisant sienne la forme d'une ville, en enquêtant auprès des femmes que Sorel a aimées, il ne cherche peut-être pas seulement à assurer le salut de l'écrivain, mais aussi le sien. Livre des solitudes et de la quête des origines, ce roman est d'abord celui de la ferveur et de son pouvoir de résurrection.

  • Les « littératures de l'exiguïté » liées aux diverses communautés francophones du Canada ont souvent été étudiées, dans la suite de François Paré, comme des lieux en quête de légitimité et d'autonomie propres à les distinguer. Plusieurs travaux se sont alors intéressés aux particularités des littératures selon les différentes régions de la francophonie canadienne (Acadie, Québec, Ontario français, Ouest canadien). Les contributions de ce recueil proposent une réflexion qui va au-delà de ces particularités régionales en posant l'étude des littératures francophones du Canada sous le signe du rapprochement. L'ouvrage réunit des études qui s'intéressent à l'aspect unitaire de ces littératures, à la reconfiguration des espaces identitaires et à des aspects moins étudiés de certaines auteurs (dont Victor-Lévy Beaulieu, Daniel Castillo Durante, Simone Chaput, André Christensen, France Daigle, Sergio Kokis, Georgette LeBlanc, Rachel Leclerc, Émile Ollivier, Jocelyne Saucier et Jacques Savoie)


  • Soyons reconnaissants à Brooks La Chance de marquer le 100e anniversaire de la naissance de Jacques Mercanton en situant cet écrivain singulier à sa haute place, dans ses secrets, aux confins de territoires littéraires marqués par Thomas Mann, le

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • David Lonergan a accompli ce que personne d'autre n'avait réussi avant lui : assurer une critique littéraire et artistique des productions acadiennes sur une longue durée. Il agit en passeur entre l'auteur et le lecteur, un passeur informé et attentif, respectueux des oeuvres qu'il critique et des lecteurs auxquels il s'adresse.



    Plus de 120 oeuvres d'une soixantaine d'auteurs y sont commentées. Comme l'affirme le professeur et spécialiste de la littérature acadienne Raoul Boudreau dans sa préface : « Les textes réunis ici contiennent l'essentiel et donnent une idée tout à fait représentative et globale de la littérature acadienne de ces années. »



    Le poète et artiste multidisciplinaire Herménégilde Chiasson, lui-même sujet de plusieurs de ces chroniques, considère que « l'idée de recueillir ces chroniques pour en faire un livre est un projet admirable, qui rassemble dans un même ouvrage un discours foisonnant et une pensée plurielle, composant un puzzle dont tous les morceaux recomposent un tableau complet et surprenant. »



    Écrit dans un style simple, limpide et vivant, sans autre prétention que de faire découvrir et apprécier la littérature acadienne, «Tintamarre» s'adresse à tous ceux et celles qui aiment la littérature qu'ils soient lecteurs, étudiants, enseignants ou professeurs.

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  • Ce printemps, le Magazine Gaspésie publie son 200e numéro, et célèbre en vous proposant un thème festif, coloré et rassembleur : l'art populaire. Véritables reflets de la culture régionale, les créations des « gosseux » et des « patenteux » illustrent personnages, animaux ou jouets avec fantaisie et naïveté. La Gaspésie se révèle une région des plus prolifiques en ce qui a trait à la sculpture populaire, alors que les touristes sont friands de souvenirs faits main. Apprenez-en plus sur l'atelier des Bourgault qui fournit les boutiques de la péninsule dès les années 1930. Découvrez plusieurs artistes mémorables de la région et voyez le lent processus de reconnaissance de cet art longtemps incompris et aujourd'hui convoité. À cet effet, des collectionneurs racontent leur passion et vous partagent leurs pièces marquantes. Lisez également les portraits du soldat Paul Ouellette et de Catherine Samson-Morris-Lerhe, en plus de faire une excursion dans les archives familiales et près de la rivière Cascapédia.

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