• Les partis politiques sont des organisations qui structurent le fonctionnement de la politique et du politique dans de nombreux États.
    Cet ouvrage, plusieurs fois réédité et mis à jour, permet tout à la fois de fournir des connaissances factuelles sur les partis en France et à l'étranger, et de réfléchir historiquement et sociologiquement à la définition de ce type de groupements, aux circonstances de leur genèse, à leur fonctionnement interne et à leur contribution à l'offre politique. Il met aussi en perspective leur place actuelle au sein des configurations qui les contraignent, notamment dans les rapports que ces organisations entretiennent avec l'État, les mouvements sociaux ou les médias.

  • « La Révolution du 18 mars... avait pour mission de faire disparaître le pouvoir même ; de restituer à chaque membre du corps social sa souveraineté effective, en substituant le droit d'initiative directe des intéressés, ou gouvernés, à l'action délétère, corruptrice et désormais impuissante du gouvernement, qu'elle devait réduire au rôle de simple agence administrative. » Gustave Lefrançais, élu à l'assemblée communale par le 4e arrondissement, n'entend pas, à proprement parler, écrire, dès décembre 1871, une histoire « immédiate » de la Commune. Communiste, ou plutôt collectiviste « antiautoritaire », proche (mais en aucun cas disciple) de Bakounine, il raconte l'événement tel qu'il l'a vécu, et interprète la révolution du 18 mars comme la première expérience « an-archiste » de gouvernement populaire, qui doit faire disparaître, au nom de la souveraineté du peuple, tout pouvoir d'État. Tel doit être désormais le programme de toute révolution socialiste à venir.

  • Peut-on, aujourd'hui, écrire une histoire de la Gaule ? Les descriptions faites par César dans le récit de sa conquête - la fameuse Guerre des Gaules - relèvent-elles du mirage et obéissent-elles à la seule règle de la communication politique ? Quelle était la réalité indigène des Gaules du 1er siècle avant notre ère ? En reprenant l'ensemble du dossier grec et latin, cet ouvrage fait d'emblée le pari de l'unité de la Gaule en montrant comment s'y sont développées, avant César, des pratiques politiques communes : assemblées à différentes échelles, reconnaissance d'une autorité commune, mise en place de coalitions générales placées sous l'autorité de chefs de guerre dont Vercingétorix fut le dernier et le plus célèbre représentant. Après la conquête romaine, ces pratiques constituèrent une partie du socle administratif de la Gaule romaine. Ainsi l'entité gauloise fut pérennisée par le culte du Con_ uent, à Lyon, ignorant la tripartition provinciale imposée par Rome et obéissant en partie à une tradition héritée du temps de l'indépendance. En s'appuyant sur le dynamisme de l'archéologie régionale, cet ouvrage enrichit considérablement l'image communément partagée de la Gaule. Fini le temps où les seuls Éduens représentaient, élevés au rang de modèle unique, tout ce que l'on pensait savoir sur les Gaulois : la diversité des institutions gauloises, liées à celle des peuples de la Gaule, donne à voir une société bien plus complexe et bien plus intéressante. Le découpage provincial et la mutation civique réalisée par les Romains en 16-13 après notre ère, tout en poussant à davantage d'homogénéisation institutionnelle, ne mettent pas un terme à cette diversité. L'adaptation aux normes importées d'Italie suit en effet, selon les régions, des schémas et des rythmes variés. Documentés par un large corpus de textes relus à l'aune de nouvelles questions et par l'exploitation d'un important matériel archéologique et numismatique, la Gaule et ses peuples trouvent ici une épaisseur politique surprenante qui renouvelle largement notre regard sur ceux qui furent longtemps considérés comme de fameux « ancêtres », nos Gaulois.

  • De 1838 à 1858, en Grande-Bretagne, dans la première société industrielle, le chartisme fut un mouvement ouvrier inédit, mobilisant, à son apogée, trois millions d'hommes et de femmes. Les militants de la Charte du Peuple luttaient pour le suffrage universel et une société démocratique qui permettent à chacun de vivre dignement de son travail. À travers des pétitions de masse adressées au Parlement, des rassemblements et des manifestations, des journaux, des chants et des communautés villageoises, les chartistes envisageaient une autre société. Le chartisme étudie le mouvement dans son intégralité, en Grande-Bretagne et en Irlande. S'appuyant sur une grande maîtrise des archives et des publications d'époque, l'auteur s'est particulièrement intéressé à l'expérience des hommes, des femmes et des enfants du mouvement. Le récit haletant est entrecoupé de courtes « vies chartistes », qui constituent autant de passionnantes biographies. Cet ouvrage est, depuis 1913, le premier en français sur le sujet.

  • La surinterprétation parentale et tribale de la société touarègue a longtemps effacé le champ du "politique" comme sphère autonome. Si la parenté est une trame qui sert à exprimer de nombreux rapports sociaux, elle ne suffit pas à rendre compte de l'organisation politique chez les Touaregs. Une précédente publication (Touaregs, Exil et résistance) faisait état des modèles exprimés et des registres métaphoriques utilisés pour expliquer l'ordre du politique, les comparant aux représentations forgées de l'extérieur. Poursuivant cette démarche, l'ouvrage présent s'intéresse en particulier à l'étude concrète des réseaux et formations politiques dans l'histoire touarègue ; il tente notamment d'analyser la forme, le sens et les mutations des relations politiques nouées à l'intérieur et à l'extérieur de ce monde complexe.

  • En el presente trabajo, Pärssinen analiza y recopila los conocimientos concernientes a la expansión inca, y a los principios y estructuras politicas de aquel estado multiétnico al que los propios Incas lamaron Tawantinsuyu. Gracias al uso *de métodos interdisciplinarios y muchas « nuevas » e inéditats fuentes archivísticas, entre las que figuran transcripciones y traducciones al español de los así llamados textos de khipu escritos por los antiguos pobladores andinos mediante nudos y cuerdas coloreadas, Pärssinen logra elaborar el más actualizado estudio sobre la organización política del estado inca.

  • La historia del Isoso (departamento de Santa Cruz, Bolivia) también es la de sus etno-historias, la de la utilización y de las diferentes reconstrucciones de su pasado histórico por parte de los isoseños contemporáneos. Centrado en la historia política de la capitanía isoseña, y utilizando tanto materiales orales como documentos de archivos muy poco conocidos, este libro pone un énfasis especial en el siglo XIX, a la vez época de la conquista real de la zona y de la gestación de sus políticas actuales. Su eje conductor es el concepto de iyambae, "sin dueño", hoy tema central del discurso político, quintaesencia de la identidad isoseña, refrán y clave de la legitimación política histórica. Otros temas recurrentes son la herencia chané (arawak) del Isoso, y el cuestionamiento de su pertenencia al conjunto étnico chiriguano o guaraní de Bolivia.

  • Los primeros evangelizadores de los Andes no tardaron en descubrir que el principal obstáculo a su misión era la presencia del demonio que los indios adoraban bajo la forma de ídolos o de manifestaciones de la naturaleza como el sol, la luna, las estrellas. Sin embargo, beneficiaron de un instrumento ideal para luchar contra este enemigo: la existencia de una "lengua general" el quechua que llamaban del "inga" que les permitía predicar, en un lenguaje comprensible a la mayoría, la refutación de las idolatrías. "¿Has visto al perro que, tirándole una piedra, deja de morder a quien se la tira y muerde la piedra? Pues, así haces tú cuando adoras al sol que no sabe lo que haces. ¿Piensas tú que, porque es tan grande y tan resplandeciente el sol, que por eso es Dios? Es cosa de risa; tú indio miserable, eres mejor y de más estima que el sol porque tienes alma y sientes y hablas y conoces a Dios. El sol no siente ni habla ni conoce más de que es una hacha grande que puso Dios allí para alumbrar este mundo. Pues la luna y las estrellas menos son que el sol y no hacen sino dar vueltas sin descansar como Dios los manda, pues las puso para adornar el cielo y para producir frutos en la tierra, mas la luna y las estrellas no sienten ni hablan ni responden ni se curan de lo que les dice ni se les da nada por lo que les ofreces." III Concilio Límense 1583: Tercero Catecismo y exposición de la Doctrina Cristiana por sermones (Los Reyes, 1585) "Todas las cosas que quiso, hizo el Señor en el cielo y en la tierra, en la mar y en todos los abismos. Y las nubes crecen y se aumentan con el rocío y la lluvia. Primeramente hizo los once cielos, el uno solo fijo y todos los demás, que siempre se mueven con sus astros y sus estrellas. El ardiente sol y la luna resplandeciente, el lucero y todas las estrellas rutilantes las esmalta en el campo azul del cielo Dios, hacedor de todas las cosas." Fray Luis Jerónimo de Oré. Símbolo Católico Indiano (Lima, 1598)

empty