• Franklin Starlight a tout juste seize ans lorsqu'Eldon, son père ravagé par l'alcool, le convoque à son chevet et lui demande de l'emmener au coeur de la montagne, là où, traditionnellement, on enterre les guerriers. Au cours de leur voyage, le fils affronte un jeune grizzly, ramène poisson ou gibier et construit des abris contre la pluie, tandis qu'Eldon lui raconte comment il a rencontré l'amour de sa vie, pourquoi il a sombré dans l'alcool et d'où vient leur patronyme qui évoque les temps indiens immémoriaux. Pendant ce périple, père et fils répondent, chacun à sa manière, à leur besoin d'apaisement identitaire. Ce roman au style brut et aux dialogues taiseux est un allé simple pour les terres sauvages du centre du Canada. Richard Wagamese appartient à la nation ojibwé. Il est le premier lauréat indigène d'un prix de journalisme national canadien et est régulièrement récompensé pour ses travaux. Il vit actuellement à Kamloops, en Colombie britannique. Les Étoiles s'éteignent le matin est son premier roman traduit en français.

  • Le dernier message

    Nicolas Beuglet

    • Xo
    • 17 Septembre 2020

    Voulez-vous vraiment connaître la vérité ?
    Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d'angoisse et de folie...
    Île d'Iona, à l'ouest de l'Ecosse. des plaines d'herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du " Chemin des morts ", la silhouette grise du monastère.
    Derrière ces murs suppliciés par le vent, un pensionnaire vient d'être retrouvé assassiné. Son corps mutilé de la plus étrange des façons. C'est l'inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l'enquête. Après un an de mise à l'écart, elle joue sa carrière, elle le sait.
    Sous une pluie battante, Grace pousse la lourde porte du monastère. Elle affronte les regards fuyants des cinq moines présents. De la victime, ils ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu'il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Un cabinet constellé de formules savantes...
    Que cherchait Anton ? Pourquoi l'avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu'elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d'une des énigmes les plus vertigineuses de l'humanité repose tout entière sur ses épaules...
    Après les succès du Cri, de Complot, de L'Île du Diable...Un thriller époustouflant
    Avec Le dernier Message
    , Nicolas Beuglet met en scène sa nouvelle héroïne, l'inspectrice écossaise Grace Campbell, jeune femme solitaire et mystérieuse.

  • On le surnomme « Laitier » parce que sa mère a continué de lui donner le sein en cachette jusqu'à ses trois ou quatre ans. Son vrai nom, c'est Macon Mort, le même que son père. Il vit dans le Nord, dans la région des Grands Lacs. Mû par la recherche d'un trésor enfoui, dit-on, dans une grotte, Laitier entreprend un voyage vers le Sud, d'où est originaire sa famille. C'est là qu'il découvrira son histoire familiale, que seule une comptine chantée par les enfants d'un village a conservée. Une comptine racontant la légende de Salomon qui s'envola pour retourner en Afrique, et qui laissa tomber le bébé qu'il portait dans ses bras.
    Publié en 1977 aux États-Unis et en 1996 en France, Le Chant de Salomon est le troisième roman de Toni Morrison, et celui qui l'a solidement installée sur la scène littéraire américaine. Excellente introduction à son oeuvre selon l'Académie suédoise, qui décerna à son autrice le prix Nobel en 1993, il est réédité augmenté d'une préface de Christiane Taubira.

  • - 58%

    Le coeur du père de Dom cesse de battre dans les bras d'une femme qui s'éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.
    Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu'il reçoit les condoléances d'un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d'autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.
    Porté par une écriture lumineuse et pleine de surprises,
    Tout ce que tu vas vivre est un condensé d'optimisme où l'espoir triomphe face aux aléas de la vie. Un roman d'une savoureuse tendresse.

  • Douze petits contes à travers lesquels Kipling nous explique, avec humour, comment le chameau a acquis sa bosse, le rhinocéros sa peau ou le léopard ses taches, comment le chien est devenu domestiqué tandis que le chat a refusé la soumission, comment on écrivit la première lettre et comment il s'ensuivit la naissance de l'alphabet.

  • Nostalgie

    Kanae Minato

    Composé de six histoires se déroulant sur la même île de la mer intérieure de Seto, Nostalgie égrène le thème du retour au pays natal. Les six narrateurs de Les Fleurs de mandariniers, La Mer étoilée, Le Pays des rêves, Le fil de nuages, La Croix de pierre et Une Belle Route maritime ont tous des souvenirs teintés d'amertume, de questionnements, voire de remords. Et si Kanae Minato croque le destin de gens simples confrontés à la résurgence du passé, c'est pour mieux éclairer les dysfonctionnements d'une société japonaise où l'ostracisme social, le harcèlement scolaire et l'attachement à des valeurs familiales archaïques font toujours des ravages.

    Kanae Minato, née en 1973 à Innoshima (préfecture d'Hiroshima), a débuté comme scénariste pour la télévision et la radio. Elle connaît un grand succès dès la parution de son premier roman, Les Assassins de la 5eB (éd. Seuil, 2015). Elle a publié 22 romans ainsi qu'un grand nombre de nouvelles. Ses oeuvres ont été adaptées quatre fois au cinéma et plus de dix fois à la télévision japonaise. Elle est probablement l'écrivaine qui a les tirages les plus importants au Japon sur la période récente.

  • « Ce mensonge était pour elle un poison, un poison qui la rongeait, à petit feu, lentement mais sûrement. Pourquoi n'avait-elle pas droit à la vérité ? La plus élémentaire vérité.»
    Claire Meunier veut la vérité. Pour reconstituer le puzzle dépareillé et dispersé de sa vie, elle brave mensonges et interdits familiaux. Avec un formidable désir de vivre, elle part à la recherche de ses origines, toutes ses origines. C'est ce que raconte ce roman écrit dans un style naturel et fluide.

    Laurence Teper est née en 1963 à Paris. Un cadenas sur le coeur est son premier roman.

    Laurence Teper est née en 1963 à Paris, où elle vit. Depuis 1985, sa vie professionnelle oscille entre l'édition et l'enseignement. Elle est actuellement professeur de français dans un lycée parisien du 15e arrondissement. Un cadenas sur le coeur est son premier roman.

  • " Je n'ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines. " Romain GaryDe Jacques Offenbach à Romain Gary en passant par Marie Curie, Guillaume Apollinaire, Émile Zola ou encore Joséphine Baker, il est temps de raconter l'amour pour la France de ces hommes et ces femmes venus d'ailleurs. Tous ont été en leur temps de jeunes immigrés, en butte aux souffrances de l'exil, et victimes d'humiliations. Mais tous ont voulu mettre au service de leur pays d'adoption l'héritage qu'ils avaient reçu, et lui ont ainsi donné sa richesse et ses lettres de noblesse. Les destins hors du commun des héros de cet ouvrage les ont inscrits pour toujours dans la mémoire collective. Avec ce livre, réconcilions la France avec cette histoire, puisque l'histoire de la France, c'est aussi l'histoire du monde.

  • Les douze années de son existence, Corneille les a passées sur l'une des minuscules îles qui composent l'archipel Elizabeth, dans le Massachusetts. Abandonnée à sa naissance sur un bateau laissé à la dérive, Corneille n'a jamais connu personne d'autre que Osh, l'homme qui l'a recueillie puis élevée, et Miss Maggie, leur voisine. Corneille a toujours été curieuse de tout. Lorsqu'une nuit, elle aperçoit la lueur d'un feu de camp par-delà les flots, la jeune fille se met en tête d'en découvrir l'origine. Commence alors une quête qui va la mener bien plus loin encore que tout ce qu'elle aurait pu imaginer, sur les sentiers tortueux et pleins de dangers de son énigmatique passé...

  • Dans la vie, il faut se battre. Dane Washington ne le sait que trop bien. À la moindre occasion, ses poings le démangent et ils parlent pour lui. Jusqu'à présent, ses bons résultats au lycée lui ont évité les plus gros ennuis. Seulement, il n'a plus droit à l'erreur : encore une bagarre et ce sera l'exclusion. Mais la violence, Dane ne parvient pas à la contrôler. Sa dernière chance s'appelle Billy D., un garçon qui vient de s'installer à côté de chez lui avec sa mère. Billy D. est trisomique, il n'a pas les moyens de se défendre, et certains en profitent. Si Dane acceptait d'être son ambassadeur au lycée, cela pourrait lui offrir le salut. Billy D. a une autre mission pour Dane : il voudrait qu'il l'aide à retrouver son père. Leur seul indice : un atlas des Etats-Unis, et des énigmes à toutes les pages ou presque.

  • Une fois encore, Mélie est seule dans la grande maison. Elle attend le retour de son père, médecin de garde aux urgences de l'hôpital un week-end par mois. Mélie déteste cette vieille maison qui craque, grince et gémit de partout. Elle a horreur d'être seule. Elle est fatiguée d'être grosse. Elle ne sait pas quoi faire d'autre, pour vaincre ses angoisses, que d'allumer à fond tout ce qui peut meubler son silence, la chaîne hi-fi, la télévision, la radio. Elle ne trouve rien de mieux, pour se vider la tête, que de se remplir le ventre avec un tas de cochonneries. Ensuite, elle dort mal en rêvant qu'elle est belle, mince et aventureuse, par exemple: Florence Arthaud. Et puis elle se réveille, seule, grosse et malheureuse, et tout recommence. Sauf ce matin-là. Ce matin, il y a un corps étendu dans l'herbe du jardin. Un inconnu. Quand elle s'approche, il souffle son prénom: Mélie. Alors, aventureuse, oui, ce matin, il va falloir que Mélie le soit pour de vrai.

  • 1935 : Paraiti, guérisseuse maorie de grande renommée, sillonne la Nouvelle-Zélande avec son cheval, sa mule et son chien. Grâce à son savoir-faire ancestral et à une pharmacopée puisée dans la nature, elle soigne, soulage et sauve des vies. Mais lorsquune bourgeoise blanche de la ville la convoque pour laider à interrompre une grossesse déjà très avancée, elle se trouve face à un dilemme et à un secret terrible... un secret à léchelle du fossé qui sépare les communautés du pays.
    Witi Ihimaera brosse un fabuleux portrait dune nature en symbiose avec le peuple maori et celui dune femme intrépide, intelligente, redoutable... et drôle.
    Ce roman a été adapté au cinéma en 2013 sous le titre White Lies (Tuakiri Huna en maori)

    Versatile et prolifique, premier romancier maori à être édité, Witi Ihimaera a publié douze romans, six recueils de nouvelles, écrit pour le théâtre et pour le cinéma, coproduit des films et documentaires, édité plusieurs livres sur les arts et la culture de Nouvelle-Zélande et enseigné à luniversité dAuckland.
    Il a reçu de nombreux prix prestigieux, à Hawaii, en Nouvelle-Zélande et en Italie

  • Sélection parmi le recueil de nouvelles « La Maison de Claudine » paru en 1922, le CD ouvre sur « Ma mère et les bêtes » lu par Colette elle-même en 1947. Sa voix aux couleurs de sa terre et ses voluptueux r roulés ensoleillent les oreilles. Puis la chaleureuse Anny Duperey prend sa suite avec panache pour nous lire comme autant de contes « La Petite », « La Noce », « Où sont les enfants ? », « Maternité », « Le Rire » et « La Noisette creuse ».

    «Que tout était féerique et simple, parmi cette faune de la maison natale... Vous ne pensiez pas qu'un chat mangeât des fraises? Mais je sais bien, pour l'avoir vu tant de fois, que ce Satan noir, Babou, interminable et sinueux comme une anguille, choisissait en gourmet, dans le potager de Mme Pomié, les plus mûres des "caprons blancs" et des "belles-de-juin". C'est le même qui respirait, poétique, absorbé, des violettes épanouies.» C.

  • Le pays

    Marie Darrieussecq

    Un jeune couple, elle attend un enfant, décide de déménager, de quitter Paris pour repartir et s´installer au pays, un pays qui ressemble au Pays basque, c´est là d´où elle vient. Cet enfant à venir, ce temps de la maternité, est l´occasion pour elle d´un retour sur les origines. Elle passe en revue les lieux familiers de son enfance, fait défiler son histoire, sa famille, les névroses familiales, la mère sculptrice célèbre (on pense à Louise Bourgeois) remariée et le père ruiné qui vit au fond du jardin, dans une caravane, questionne la filiation, le frère mort, la folie du frère adopté, l´aïeule. Au fur et à mesure que la grossesse avance, comme en abyme, elle se met à flotter dans son histoire, le pays devenant la matrice de son retour sur elle-même.
    Nous sommes dans un futur proche, dans un monde à peine décalé, ce Pays est tout juste indépendant. Le couple s´installe, circule, il y a des autoroutes, des bords de mer, des souvenirs, une géographie comme sait les faire vivre Marie Darrieussecq, une histoire, une culture, des habitudes étranges.
    Avec un humour très subtil, avec une gravité constamment présente et une précision quasi scientifique, une pensée toujours politique, Marie Darrieussecq, écrivain des sens et des sensations, nous permet d´éprouver toute la métaphysique des origines, la question de la filiation : est-ce qu´on échappe à son destin, est-ce qu´on quitte un pays, est-ce qu´on l´habite, qu´est-ce qu´on doit au passé? Et nous fait partager depuis l´intérieur les bouleversements physiques et métaphysiques qu´opère l´attente d´un enfant.

  • «Quand on parle de moi, il y a toujours l'usine. Pas facile de parler d'autre chose.» Dans un monologue destiné au plus jeune de ses fils, Louis Catella se dévoile. Mouleur syndicaliste aux Fonderies et Aciéries du Midi, il s'épuise dans la fournaise des pièces à produire et le combat militant. Il raconte aussi la famille, l'amour de Rose, le chahut des garçons, les efforts rageurs pour se payer des vacances... Une vie d'ouvrier, pas plus, pas moins. Jusqu'au grand silence du 16 juillet 1974. Louis meurt accidentellement. Et pourtant l'impossible monologue se poursuit, retraçant la vie sans père de ce fils qui n'avait que sept ans au moment du drame. Partagé entre le désir d'échapper à ce fantôme encombrant dont tout le monde tisse l'éloge et la peur de trahir, c'est à lui maintenant de devenir un homme. Ce roman intense brosse la chronique de la France ouvrière des années 60-70, le récit intime de l'absence, la honte et la fierté mêlées des origines. «Un beau livre de deuil mais aussi d'affranchissement.» Livres-Hebdo

  • Jack Kerouac meurt en 1969 laissant une oeuvre littéraire qui fait de lui un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle. Cependant, jusqu'à l'âge de six ans sa langue maternelle fut le français et son père lui répétait «Ti-Jean n'oublie jamais que tu es breton». Fort de cette tradition familiale, l'écrivain a tenté d'identifier son ancêtre mais la mission était difficile tant il avait semé son parcours de fausses pistes. Désireux d'aller au bout de cette quête, Patricia Dagier a traqué le moindre indice dans les archives en France et au Québec tandis qu'Hervé Quéméner a suivi la quête bretonne de l'écrivain à travers sa vie et son oeuvre. Si Kerouac s'est approché au plus près de la solution, il aura fallu le travail solide de ces deux passionnés pour en trouver la clef.

    Patricia Dagier est généalogiste. En 1999, après trois années de recherches intensives, elle a démasqué l'ancêtre breton de Jack Kerouac. Soucieuse de vérité historique, elle poursuit depuis dix ans ses investigations dans les archives bretonnes, françaises et canadiennes.

    Hervé Quéméner est journaliste. Rédacteur au quotidien Le Télégramme depuis 1972 puis rédacteur en chef de Bretagne Magazine de 1998 à 2006, il se consacre aujourd'hui à l'écriture.

  • Printemps 1814. Sur l'île d'Elbe, nul ne connaît l'intérêt de N. pour les abeilles, excepté Pasolini ; dès les premières victoires, l'apiculteur a perçu le lien magique qui unit les insectes au stratège hors de pair. Au fil des ans, la justesse de ses « décryptages apicoles » des batailles du grand Corse l'a convaincu que l'esprit de la ruche était la clef pour comprendre la vie et l'action de Bonaparte. Cette connaissance occulte qu'il possède de N. en fait le rouage essentiel de la conspiration fomentée par la Société bonapartiste toscane, qui vise à faire de l'empereur déchu, et revenu à ses origines, l'incarnation du Risorgimento de l'Italie. Premier roman d'une intelligence rare, aussi subtil que la couleur ambrée du miel, L'Apiculteur de Bonaparte a obtenu, en 1996, le prestigieux Prix Juan March Cencillo, décerné à un roman court.

  • Julie, quarante-six ans, a fait son lit et rangé sa cuisine équipée après le départ de ses enfants pour l'école. Elle est écrivaine et musicienne et, aujourd'hui, elle a rendez-vous avec Julie, treize ans, avec sa jeunesse.
    Sur les photyos d'époque, ses enfants ne la reconnaissent pas. Leur mère, crane rasé, violon en main, dans la nuit berlinoise, juste après la chute du mur. Leur mère enroulée dans un camion qui traverse les nouvelles frontières et mène aux scènes underground d'Europe de l'Est ? Inimaginable.
    Et la gamine survoltée qui a la rage et hrle dans le micro, est-ce qu'elle reconnaîtrait la femme qu'elle ne pensait jamais devenir ? Ce livre, c'est le groupe qu'elles forment à elles deux. Sa musique est pugnace, douce-amère, entêtante. Dans sa lucidité, elle nous berce tous.

  • Aux environs de l'an 1000. L'Europe centrale est l'objet de toutes les convoitises. Le Pape décide alors de confier à un bénédictin retiré de l'abbaye de Saint-Gall, Stephanus de Pannonie, une mission capitale : convaincre les Magyars païens de s'allier avec le Saint-Siège contre l'empereur germanique Othon Ier. Voilà Stephanus sur les routes. À la frontière du monde chrétien, il est capturé par les « barbares » qui découvrent qu'il détient le médaillon représentant Togrul, insigne du Künde. Ses ravisseurs se persuadent qu'il est le chef spirituel qu'ils attendent depuis longtemps...
    « Le Prince et le moine », roman historique et d'aventures à la fois, plonge le lecteur dans le mythe fondateur de la Hongrie et dans les fracas du Xe siècle.

  • Métissée

    Ouanessa Younsi

    Née d'un père algérien et d'une mère québécoise, l'auteure cherche sa propre voie/voix, dans le labyrinthe du concept de l'identité.

    Résumé
    Une petite fille construit sa famille de papier dans le labyrinthe des origines. Énigmes et vérités. Absences et masques. Le poème est un lieu de force et d'ancrage. Métissée assume le risque des frontières invisibles : fragmenter le monde, identités réelles, plurielles ou fantasmées.

    Extrait
    À la maternelle on me surnomma chocolat parce que j'étais la plus brune de la classe.
    Un fennec courait sur mes cuisses.
    Mon père avait les cheveux crépus. Les curieux payaient pour les tâter.
    A-t-il revêtu l'habit de la honte ?
    Moi je ne porte plus de costume. Je suis nostalgique d'un mensonge.

    Point de vue de l'auteure
    Il s'agit de ressusciter les fantômes, les Autres en soi, de rendre visible l'invisible, de palper les trous et les ombres. C'est une oeuvre d'intégration des parts présentes et absentes d'une histoire et d'un désir, d'où le
    titre Métissée.

    L'auteure
    Poète et médecin psychiatre, Ouanessa Younsi est née d'un père algérien et d'une mère québécoise. Elle a publié chez Mémoire d'encrier les recueils Prendre langue (2011) et Emprunter aux oiseaux (2014) ainsi que
    le récit-essai Soigner, aimer (2016). Elle a aussi co-dirigé l'anthologie Femmes rapaillées (2016). Métissée est son troisième livre de poésie.

  • Comme l'histoire longue du vivant, celle, courte, des cultures humaines, est jalonnée de moments d'innovation, de "mutations" à la fois biologiques, sociales et cognitives, qui donnent naissance à des comportements, des savoirs et savoir-faire
    appelés à se transmettre : des premiers outils à l'invention de l'écriture, en passant par la domestication du feu, l'apparition
    du langage symbolique, les premières expressions artistiques, l'invention de l'agriculture et de l'élevage...
    Si cette dynamique apparaît chez les animaux, elle s'accélère et se multiplie avec le genre Homo. Pourquoi ? Comment ?

  • Comment l'ADN peut-il nous aider à remonter à la rencontre de nos ancêtres, proches ou lointains parents ? Que permet-il de plus que la paléontologie ou l'archéologie ? Que nous livre-t-il de la grande et de la petite histoire de l'humanité ? Mais que penser de l'intérêt croissant pour la biologisation de nos origines et des sociétés qui « vendent » des ancêtres à partir d'échantillons d'ADN ? Cela ne va-t-il pas à l'encontre d'une vision plus « métissée » de l'humanité ?

  • Be my ghost / Be my guest / Come to my America / Nobody knows but me.
    Leslie Kaplan est Américaine. Elle est née à Brooklyn mais elle vit en France depuis son enfance. Et même si « son Amérique » commence en Pologne dont sa famille est originaire, les USA ont été pour elle, dans un premier temps, comme un paradis pas vraiment perdu, un pays de cocagne et d'abondance, une référence à partir de quoi regarder gaiement, penser. C'est dans cette lumière, à travers elle, que passent ses premières années parisiennes, l'émerveillement de la découverte, le mélange des genres, des histoires, des accents, quelque chose de pas installé, de mobile, de ludique et de grave, quelque chose d'heureux.
    /> Viennent alors les années 60 et l'Amérique, une Amérique bien plus vaste que l'Amérique et qui la comprend, sera ce trésor, que l'on ne cesse de constituer et dans lequel on ne cesse d'aller puiser, des films, des livres, des chansons et des poèmes, des rencontres, quelle excitation ces découvertes, ce rythme, être là où on est, dedans, à l'intérieur du monde. Sortir discuter. Lire, lire, lire. On vit et on pense sur tous les plans en même temps, amour, sexe, politique, ville, découverte, idées, en même temps et sans hiérarchie, comme dans l'enfance. À chaque fois saisir tout ce qui passe, tout ce qui arrive, tout ce qui peut arriver. Et 68 : Surprise, étonnement, rencontre / les limites reculent / le présent se déploie / le monde est là, dans les détails / il y a de ces moments / rares, exemplaires / où ce qui s'invente dans la société / est aussi large / aussi vrai / que dans l'art.
    Et enfin, écrire. Une autre forme d'Amérique : la fiction, plus vaste encore pour comprendre, essayer autre chose, que l'art soit aussi large, à son tour, et aussi vrai que ce qui s'invente dans la société, qu'il permette de voir et de penser le monde, par exemple. Comme dans cette histoire qui termine le livre, où le rêve américain, comme une espérance ancienne, ne tolère pas le mensonge, le compromis, l'aliénation.

    Mon Amérique commence en Pologne est une autobiographie, certainement. Mais une autobiographie dans l'histoire de ces cinquante dernières années, leur richesse et leurs contradictions, le malheur aussi bien que la joie, le document comme la fiction. Une autobiographie qui ne cesse de s'écrire, de livre en livre.

  • "Est-ce durablement éprouvé entre le possible et le possible, est-ce dialogue à toute force poursuivi entre l'individu et la multitude, qui ont porté Andrée Chedid vers le théâtre ?... Il lui était nécessaire, sans aucun doute, d'ouvrir un champs plus concret à ces figures qui depuis longtemps la hantent et de poursuivre le seul débat qui l'intéresse en termes plus généraux et en images plus exemplaires : le bruit de l'histoire, les ambiguïtés de la paix et de la guerre, les chances de transformer le monde des hommes, le problème irrésolu des origines, ces questions sont au coeur de son oeuvre théâtrale. Qu'elle la situe très loin dans le temps et dans l'espace comme Bérénice d'Égypte et Les Nombres, ou dans le lieu indéfini des mythes, pour mettre en place le jeu d'ombre du Montreur, Andrée Chedid ne se préoccupe que d'une chose : faire surgir "des bribes de notre visage commun" aujourd'hui".

    M.C Granjon

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