• - 4700 avant J. C. Les environs de Carnac sont occupés par deux groupes d'humains. Les Nomades des forêts vivent de chasse et de cueillette comme leurs ancêtres les plus lointains. Les Pêcheurs de la côte se sont fixés là où l'ampleur de la marée permet d'abondantes récoltes de poissons à l'aide de barrages de pierres. Un équilibre s'est instauré entre les deux groupes, fait d'échanges (de nourritures, de biens et de femmes) et aussi de conflits qui cessent au premier sang versé.
    Mais voilà que de nouveaux venus incendient les forêts, bâtissent des maisons et interdisent le passage sur de vastes territoires. Ils retiennent prisonniers des animaux inconnus. Ils domestiquent la terre qui leur offre de grosses quantités de céréales. Ce sont les Cultivateurs des vallées.
    Le conflit semble inévitable quand, Longues-jambes, le commerçant voyageur (qui connaît déjà les trois groupes) propose sa médiation. Il est assassiné. Cette fois, la guerre est déclarée et des humains visent à mort d'autres humains - une nouveauté effrayante.
    Le soir de cette première bataille, au milieu des cadavres et des blessés, trois femmes s'interposent : Sourire-de-lynx chez les Nomades, Paruline chez les Pêcheurs, Ardente chez les Cultivateurs. Elles proposent de découvrir ensemble qui a tué le commerçant : le meurtrier porte la responsabilité de la guerre. Chacune garantira pour son groupe l'impartialité de l'enquête. Le coupable et son peuple devront quitter la région, laissant les deux autres se la partager. Persuadé que l'assassin se trouve chez ses ennemis, chacun accepte cette issue radicale.

  • Littoral

    Bertrand Belin

    L'armée d'un pays, informée par la rumeur, est montée chez lui en fin de journée quand la femme était là avec un seau de patates toute seule debout.

  • Automne 1991 : une véritable fin d'été indien. Et soudain, c'est la tempête du siècle. Terrible, impitoyable, avec des vents de plus de cent noeuds et des vagues de vingt à trente mètres. « The perfect storm » - la tempête parfaite comme dira un météorologiste américain... À Gloucester, dans le Massachusetts, Bobby Shatford a longuement hésité avant d'embarquer sur l'Andrea Gail, un bateau de pêche à l'espadon, pourtant réputé pour sa robustesse, son efficacité et la compétence de son capitaine. Bobby Shatford et les cinq autres hommes constituant l'équipage de l'Andrea Gail ne reviendront jamais, broyés, dévorés par la tempête. C'est leur histoire et celle des autres équipages que Sebastian Junger a choisi de reconstituer fidèlement, pièce à pièce, à travers les témoignages des survivants et des proches des disparus comme à travers la méticuleuse analyse des données techniques et des rapports officiels. Et la vigueur de son style aidant, ce gigantesque travail, débouche à la fois sur un sommet du reportage et sur une authentique et puissante oeuvre littéraire, tirant de la simple et cruelle réalité des faits un récit digne des plus grands livres de fiction.

  • Nouvelle édition de ce monumental ouvrage sur le folklore de la pêche et des pêcheurs, de toutes les mers du globe mais, bien sûr, avec une prédilection pour les pêcheurs de nos côtes. Un ouvrage qui, plus de cent ans après sa parution (1900) demeure un classique du genre.
    Paul Sebillot, né à Matignon (Côtes d'Armor) en 1843 (il meurt en 1918), est une des figures majeures du folklore breton et français dans son ensemble. Au-teur de nombreux ouvrages dont la Littérature orale de la Haute-Bretagne et surtout son inégalable Folklore de France (édité en quatre forts volumes, entre 1904 et 1907.

  • En 1913, Marc Elder succédait à André Savignon au palmarès du prix Goncourt. L'île de Noirmoutier prenait, en quelque sorte, la suite de l'île d'Ouessant en tant qu'héros principal du roman primé...
    Situé au port de l'Herbaudière, face à l'îlot du Pilier, au nord-ouest de l'île de Noirmoutier, Le Peuple de la Mer se présente en trois séquences liées (la Barque, la Femme, la Mer) ; y est mis en scène le petit peuple noirmoutrin des marins, des pêcheurs, des employé(e)s des conserveries ou de l'administration et leur vie quotidienne faite tout à la fois de rudesse et de cruauté, de pauvreté, de dignité et de fierté, de fidélité et d'amour ; et où le destin des protagonistes semble inexorablement tout tracé.
    Une plongée quasi ethnologique au coeur d'une île vendéenne, transcendée par le talent romanesque de Marc Elder, au style à la fois littéraire et populaire, grâce à une connaissance intime et charnelle du pays, de ses gens, de leurs mentalités.
    La présente édition est enrichie des lithographies d'André Michel (édition de 1946) et d'une préface d'Eric Auphan.
    Marc Elder (de son vrai nom Marcel Tendron) est né à Nantes (1884-1933) ; il fut romancier, historien et, en son temps, conservateur du château des ducs de Bretagne à Nantes.

  • À l'instar des autres professions, les inscrits maritimes, qu'ils soient pêcheurs, marins de commerce ou officiers de la marine marchande, se regroupent à la fin du XIXe siècle pour défendre leurs intérêts. Régis par un statut unique dont les origines remontent à l'Ancien Régime, ils cherchent à constituer une seule organisation, la Fédération nationale des syndicats maritimes. Mais cette volonté d'unité se heurte très vite aux intérêts divergents des différentes corporations et à la division du syndicalisme français. Le pluralisme s'installe alors peu à peu, avec la multiplication des syndicats et des fédérations. Au-delà de l'étude approfondie de ces organisations, l'ouvrage de Ronan Viaud aborde les évolutions techniques et économiques de la marine marchande et des pêches, les nombreux conflits nationaux et locaux qui ont touché les ports français durant la première moitié du XXe siècle, le développement de la négociation collective, l'évolution de la législation et les tentatives de réorganisation, notamment corporative, des professions maritimes. Il ressort de cette étude que trois types de syndicalisme peuvent être distingués dans les professions maritimes : celui des marins de commerce et des agents du service général, un « syndicalisme de classes » proche de celui des travailleurs de l'industrie et caractérisé par le syndicat des marins de Marseille ; celui, réformiste, des pêcheurs de la côte atlantique, un « syndicalisme de producteurs », ayant des points communs avec le syndicalisme agricole ; enfin celui, également réformiste, des officiers de la marine marchande, assimilable à un « syndicalisme de cadres ». En dépit de la spécificité des métiers de la mer, les inscrits maritimes ont donc développé des formes d'action syndicale qui présentent de nombreuses similitudes avec celle des « terriens ».

  • Le roman de l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992), Un royaume sous la mer, à plus d'un titre, se présente comme une suite chronologique de Tempête sur Douarnenez : Au large de la Bretagne, du Comté de Cornouailles et de l'Irlande du Sud, et en bordure du grand fossé de l'Atlantique, s'étendent les eaux baptisées de ce nom prestigieux: la mer Celtique. C'est là que Jean Modénou, patron du Gamineur, un palangrier de Douarnenez, vient poser ses treize kilomètres de cordes et ses trois mille hameçons sur un merveilleux lieu de pêche qu'il a découvert et qu'il entend se réserver. Mais saura-t-il défendre son royaume sous la mer mieux qu'il n'a su garder intacte l'affection de Madeleine Modénou, épouse négligée ? Du secret de Modénou Bank naît une tragédie aux résonances chrétiennes, où s'affrontent les passions de la vengeance et de l'amour.
    Avec le recul de soixante années (première édition en 1957), Un royaume sous la mer prend des allures de témoignage ethnologique sur le pays d'Armor dans la seconde moitié du XXe siècle. Mais le charme des livres d'Henri Queffélec ne peut fonctionner à vide. Pour le saisir et y être sensible, pour percevoir les demi-mots et les clins d'oeil de l'auteur, pour transformer la lecture en communion et voir s'instaurer une relation de connivence, il faut savoir regarder, connaître et aimer l'océan.
    Avant-propos d'Éric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Le graal des pandores Nouv.

    Le graal des pandores

    Gray Val

    Dans ce roman SF pensé comme une épopée médiévale (Graal) où chaque mot a son importance, chaque détail revêt une signification, Val Gray livre au lecteur une vision de la condition d'être humain et de la citoyenneté. Elle se double d'une bouleversante histoire d'amour.
    Attention vous ne sortirez pas indemnes des aventures du commandant Madjù, de Marine, Terry, Franck, Tommy et leur perroquet !
    L'auteur manie changements de rythmes, humour et Histoire avec brio pour délivrer un message essentiel dans les temps troublés contemporains. Chacun, des villes ou des champs, militaire, gendarme ou policier, peut se reconnaître et découvrir l'importance d'accéder à une  « existence » affranchie de la dialectique éristique et des répétitions amplifiées, déformées, incomplètes, hors contexte, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, comme des perroquets. « Le Graal des Pandores » extrait l'être humain de l'entre-soi  pour lui permettre de rejoindre l'Humanité.                 
    Tous ensemble et tournés vers le même objectif, nous pouvons sauver la France.

  • En 1995, un vagabond, Litsoï, est retrouvé mort sur la terrasse d'un bunker de Constanta construit par les Nazis, dans le delta du Danube. Dix ans plus tard, trois ouvriers disparaissent en explorant ce bâtiment. L'enquête mène sur la voie d'une famille de maquereaux ensorceleurs, d'un mystérieux village de Lipovènes perdu dans les bras du delta, et d'une malédiction qui rend les hommes impuissants.

    Dans un univers de mélodies, ressurgissent les figures mythiques et le merveilleux de l'enfance.

  • PRIX FICTION 2009 DU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE INSULAIRE D'OUESSANT (France). « La mer l'a prise », disent les villageois, mais les jeunes enfants de la morte, frêles silhouettes dans la brume, continuent à la chercher sur les plages balayées par le vent. Les vagues effacent vite la trace de leurs pas dans le sable. Tout s'effiloche devant l'océan vaste et funeste, même les souvenirs. Ils ont besoin de comprendre. Ils veulent savoir. Mais à qui s'adresser ? Leur père, pauvre pêcheur éploré, s'est emmuré, lui aussi, dans le silence. Seule la voix de la mer, tel un coryphée, les accompagne dans leur inlassable quête, s'infiltrant partout dans le récit et menant celui-ci aux abords du mythe ou de la légende.

    Élisabeth, l'aînée, est partie vivre à Montréal dans l'espoir d'échapper à la malédiction qu'elle croit peser sur elle. Claire, déchirée entre la beauté et la férocité des Îles, écrit des lettres à sa soeur lointaine. Leur frère Julien, lui, demeure muet, fasciné par le miroitement des flots et les secrets enfouis dans les profondeurs marines...

  • Li Rvinant

    Rheal Cenerini

    Après une longue absence, James Coutu rentre chez lui, une petite communauté de pêcheurs métis sur les bords du Grand lac. Il revient, dit-il, pour rdonni la vie à lis ceuses ki nont pas. En ce faisant, il se met à dos des puissances redoutables, celles-là mêmes qui lui ont imposé l'exil. Sans en ignorer les conséquences, James poursuit pourtant la destinée qu'il s'attribue jusqu'à son terme incontournable. Alors seulement se permit-il de repartir, mais cette fois le coeur en paix...

  • Le roman de l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992), Tempête sur Douarnenez « dont l'action se situe plusieurs années avant la guerre de 1939 », constitue à la fois un document historique relativement bien daté et un tableau animé d'une ville et de ses habitants qui ne vivent que par et pour la pêche. Le Douarnenez de cette époque, ce sont encore « les coiffes, les sabots, les parapluies, les bérets et les mâts. Et toutes ces grosses pierres verdies par les algues, ces quais et ces digues. Et ces persiennes... ». C'est aussi la foi, naïve mais profonde, qui fend les vagues à bord de l'Archange Gabriel, du Notre-Dame des Flots ou du Saint-Joseph. C'est bien sûr, toujours, « le silencieux crachin breton, monotone et doux comme la neige, et qui tombe indéfiniment du même ciel gris sur une terre immobile » .
    Les noms des débits de boissons évoquent toutes sortes de pêche et de fonds marins : A la sardine fraîche rappelle la spécialité fameuse de Douarnenez, A la descente des langoustiers signale que certains posent des casiers et que Camaret n'est pas loin, Chez les gars de Mauritanie prouve que les grands thoniers font des prises jusque sur les côtes de l'Afrique, Au marin breton transforme toute la Bretagne en drapeau qui claque au vent... Et Aux gars de la Marine symbolise la période : la célèbre chanson qui glorifie les « cols bleus » et les « loups de mer » date de 1931 : ils rapportent à Douarnenez des idées inconnues, héritées de leur expérience au loin, qui inquiètent sa communauté d'origine. Car le Douarnenez de l'entre-deux-guerres, c'est aussi la conscience communiste qui s'enracine : face à « l'exploitation de l'homme par l'homme », c'est-à-dire des pêcheurs par les usiniers. Parmi les bateaux, on relève le Gracchus Babeuf, le Mutin, le Fouquier-Tinville. Certains rêvent déjà d'une « Internationale de la mer »... (extrait de l'Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Assoc. des Amis d'Henri Queffélec).

  • Un petit village de pêcheurs au coeur de l´archipel des Comores. Les hommes font appel au sorcier pour les protéger des djins, les mauvais esprits... que ce soit avant de prendre la mer ou pour les aider à leur donner un fils. C´est le cas de Hassan, à qui sa compagne Eichata a déjà donné trois filles...Dans les profondeurs de la forêt camerounaise. Un chasseur blanc et son pisteur assistent avec effroi au rite de l´Issani, la danse de la mort des Bakassa...Cloué sur son fauteuil roulant, perdu entre passé et présent, l´Afrique et la France, un diplomate finit sa vie dans une maison de retraite, tandis que la surveillante attire les regards de tous les pensionnaires..

  • Caraquet, l´une des trois plus anciennes paroisses acadiennes du Nouveau-Brunswick, fait partie de cette nouvelle Acadie qui surgit au lendemain de la Déportation lorsque les rescapés de 1755 s´établissent un peu partout dans les provinces maritimes, au Québec et en Louisiane. Cet ouvrage, qui puise dans les travaux de nombreux historiens acadiens, ne prétend pas être une synthèse historique de Caraquet de 1760 à 1860, mais plutôt une série d´études thématiques de sa population francophone à l'ère où elle se dotait d'institutions religieuses, éducationnelles, politiques et économiques. Les paramètres, l´approche et les sources de ces études sont applicables à d´autres régions côtières de l´est du Canada à la même époque.

    Les six chapitres de cet ouvrage dressent un portrait de la communauté en abordant des constituantes incontournables de son histoire. Ils s'intéressent à l'occupation du territoire et aux tendances dans le comportement démographique; à la structure économique de la région et plus particulièrement à celle de la pêche alors que les pêcheurs étaient subordonnés au système de crédit jersiais avant la Confédération de 1867; à l´Église missionnaire et à l´éducation. Grâce à la collaboration du Musée acadien de Caraquet, des photos permettent d'effectuer une convergence entre l´histoire fondamentale et l´histoire appliquée, surtout matérielle.

  • Découvrez la vie des pêcheurs d'antan, bien différente de celle d'aujourd'hui. Une existence difficile où tout commençait souvent avant l'âge de 14 ans. Une vie de dur labeur où l'océan se montrait parfois cruel. La France ayant eu son lot conséquent de disparus ou de morts en mer, ces courageux pêcheurs qui partaient parfois des mois entiers dans les glaces de Terre Neuve, au détriment de leur famille...
    C'est l'histoire de cette vie que vont vous raconter une vingtaine de pêcheurs d'autrefois, issus des départements suivants :
    Ille et Vilaine (35),
    Côtes d'Armor (22),
    Finistère (29),
    Morbihan (56),
    Loire-Atlantique (44),
    Vendée (85),
    Charente-Maritime (17),
    Gironde (33),
    Landes (40).

  • Le public retrouvera avec plaisir le récit touchant de la vie des arrières grands-parents de l'auteure, Victor Lemétayer et Marie-Joseph Ménard, partis de la Bretagne au tournant du vingtième siècle dans l'espoir de trouver en Amérique, une vie meilleure.

    Beaucoup plus qu'une histoire familiale,« Les Litanies de l'Île-aux-Chiens » « retrace l'histoire de cette race de pêcheurs qui [...] ont exploité le Grand Banc de Terre-Neuve et peuplé de Français les Îles Saint-Pierre-et-Miquelon. » L'Écho des Caps Hebdo « [...] ce roman reconstitue la vérité de l'époque dans laquelle il se déroule et là est la grande qualité du livre. Victor et Marie-Jo symbolisent tout le mouvement de colonisation de Saint-Pierre et Miquelon [...] En refermant le roman, je n'avais plus qu'une chose en tête: visiter cette Île-aux-Chiens pour aller sentir cette mer et méditer sur l'héroïsme trop peu reconnu de ceux que l'on appelle les humbles. » David Lonergan, L'Acadie Nouvelle Le roman historique est ici bonifié d'une série de photos. Publié également en France sous le titre L'Île-aux-Chiens (Éditions L'Ancre de Marine, 2001), le roman remporte en 2001 le prix Henri Quéffelec du Salon du livre maritime à Concarneau, Bretagne. Il est aussi traduit en anglais sous le titre Tales from Dog Island (Killick Press, St-John's, 2002).

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