• Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses convictions et ses actions en matière d'anarchisme n'ont rien à envier à celles des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre, cependant, n'est pas là : il s'agit en fait d'un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise, ses hypocrisies et ses mensonges. C'est aussi une dénonciation du pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.
    Le Banquier anarchiste est l'unique oeuvre de fiction publiée du vivant de Pessoa et signée de son vrai nom. Un texte explosif, un véritable brûlot.

  • Depuis près d'un siècle, scientifiques, philosophes et simples observateurs se heurtent au grand mystère de la physique quantique.

    Si les équations quantiques « fonctionnent » et ont donné lieu à de nombreuses applications, elles se contentent de décrire le comment sans expliquer le pourquoi, laissant les scientifiques face à un dilemme : accepter de faire des calculs sans en chercher la signification ou tenter de décoder la réalité quantique.
    John Gribbin nous présente ici les six principales interprétations par ordre chronologique d'apparition. Toutes sont « impossibles » selon le sens commun et ont échoué à expliquer la réalité quantique, cependant, elles demeurent le seul réconfort dont nous disposons en attendant de nouvelles avancées de la science.

    John Gribbin est docteur en astrophysique et enseigne à Cambridge. Il est l'auteur d'une centaine de livres de vulgarisation scientifique, dont notamment Le chat de Schrdinger : Physique quantique et réalité (Flammarion, 2009); Physique quantique - Un guide d'initiation au monde subatomique (Pearson, 2003), Le Grand Livre de l'astronomie (Odile Jacob, 2008), À la poursuite du Big Bang (Flammarion, coll. " Champs ", 1992) ; Le Temps et l'Espace (Gallimard, 1995).

  • Le temps est censé passer moins vite à bord des nefs voyageant à une vitesse proche de celle de la lumière. Pourtant, Kerl n'est plus qu'un vieillard à son retour de la planète Dzêta Bootis, tandis que Sue, demeurée sur Terre, n'a pas pris une ride en cinquante ans.
    Ce paradoxe n'est que le premier d'une longue série d'événements en contradiction avec la théorie de la Rationalité.
    Qui est le fouinain, cet oracle extraterrestre improbable que l'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé ?
    Pourquoi l'austère Merteuil Filvini poursuit Kerl de son impitoyable vindicte ?
    Que sont devenus les Programmeurs sauvages qui écumaient les supérettes durant la cruelle Ère néopure ?

  • Comment Descartes a-t-il pu nier l'évidence de sa dette à l'égard du cogito d'Augustin, et Jacques Hadamard s'accuser, à l'inverse, de ne pas avoir découvert la relativité avant Einstein ? Qu'est-ce qui pouvait bien justifier Lacan, lorsqu'il osait affirmer que l'inconscient n'est pas de Freud, mais de lui... De même, côté art : on se demande pourquoi Borges a voulu faire de Ménard l'auteur du Quichotte ou Duchamp devenir celui d'un urinoir. Thierry Marchaisse prouve ici que l'on peut devenir le véritable auteur de l'idée d'un autre, et que ce paradoxe, avancé par Pascal voilà plus de trois siècles, est à la fois le verrou et la clé de la logique de la créativité.

  • Aujourd'hui, des malades atteints de pathologies graves pour lesquelles les alternatives thérapeutiques sont limitées ou inexistantes réclament, non plus tant une protection contre les essais cliniques, qu'un droit d'y participer.

    Cette nouvelle revendication est le point de départ de la présente enquête, à la fois historique, juridique et sociologique, qui montre comment s'est formée, dans les normes et dans les pratiques, du XVIIIe au XXe siècle, la distinction entre l'animal de laboratoire et le sujet humain. Entre les cobayes et les hommes.
    La première partie de l'ouvrage décrit la formation, de part et d'autre du « procès des médecins » de Nuremberg (1946-1947), d'un consensus normatif international en réponse aux crises sanitaires, accidents et scandales qui émaillent l'histoire des essais médicaux sur l'être humain. La seconde partie détaille la situation en France, l'émergence d'une législation sur les recherches biomédicales, les paradoxes qui persistent dans la loi et les réalités nouvelles, sociologiques et scientifiques, qu'elle doit affronter.
    L'ouvrage montre l'urgence d'un nouveau contrat social en matière de recherche biomédicale, articulant respect de l'autonomie, équité d'accès et protection des personnes. Et il propose des solutions.


  • Quand peut-on être certain que la conclusion d'une réflexion est vraie ? C'est pour répondre à cette question qu'est née dans la Grèce Antique une science qui semble plus que jamais d'actualité : la logique.

    De manière simplifiée, la

  • Dirigé par Gilbert Turp, le dossier de ce numéro est consacré au comédien. Les paradoxes de la formation et de la pratique du jeu sont notamment abordés par Guy Nadon, Violette Chauveau, Éric Robidoux, Sophie Cadieux, Emmanuel Schwartz et Kathleen Fortin. Hors dossier, on trouve entre autres une réflexion de Patrice Dubois et Alain Farah sur l'actualité du Déclin de l'empire américain, un entretien avec les Biches Pensives (les comédiennes et productrices Annie Darisse et Dominique Leclerc) et un portrait de la chorégraphe Dana Michel.

  • Revue et augmentée, cette deuxième édition du manuel paru en 1990 initie les étudiants du niveau postsecondaire aux méthodes qualitatives et quantitatives en sociologie. L'ouvrage réunit les contributions de seize spécialistes sur des thèmes incontournables en sociologie qui sont aussi des préoccupations d'actualité : famille, sexualité, éducation, jeunesse, vieillissement, santé, déviance, relations ethniques, stratification sociale, travail, économie et économie sociale, politiques, mouvements sociaux, communication. Les introductions à la sociologie sont généralement axées sur les théories et les écoles, et accordent moins de place aux données empiriques. Et la plupart proviennent de la France. Parmi les quelques introductions conçues pour le Québec et le Canada, Initiation thématique à la sociologie est la seule qui intègre des données tant québécoises que canadiennes.

  • Titre évocateur, « Béatitudes » rappelle le Sermon sur la Montagne au cours duquel Jésus décrit les vertus des citoyens du Royaume des Cieux. Dans sa version des temps modernes, Herménégilde Chiasson propose un inventaire des gestes de tous « ceux » et « celles » qui « assurément sont en route pour le ciel ». La liste se déploie doucement, prend de l'ampleur, s'intensifie :



    ceux qui enlèvent leur manteau, exposant leur corps

    en vue d'en faire une marchandise périmée et négociable,

    ceux qui relèvent leurs manches,

    celles qui reprennent leur souffle,

    celles qui fixent un point autrement loin dans le vide,

    celles qui n'en finissent plus de revenir du même voyage

    interminable et décevant,

    celles qui referment à tout jamais, une autre fois, une

    dernière fois, pour toujours, des boîtes de souvenirs pénibles,

    celles qui savent et qui ne diront jamais rien,

    ceux qui ont su et qui n'ont rien fait,

    ceux qui règlent leurs comptes et qui n'en peuvent plus

    de grelotter sous le coup d'un frisson continuel,

    celles qui chantent à tue-tête dans la tempête,



    Les « ceux » et « celles » de « Béatitudes » ne vont pas sans rappeler les « Lui » et « Elle » du recueil Conversations, qui a valu à l'auteur le prix du Gouverneur général en 1999. Parlant de cette oeuvre, le critique littéraire David Lonergan la décrivait comme « un véritable livre de chevet qu'il faut lire avec parcimonie, lentement, pour en saisir toutes les nuances. » Exhortation qui s'applique également à « Béatitudes ».

  • Travailler ou élever mes enfants ? Etre responsable ou fantaisiste ? Vivre libre ou marié ? Vous arrive -t-il souvent de vous sentir déchiré intérieurement entre des options exclusives ? Toujours choisir entre les termes de ces dualités : éternel casse-tête !
    Pourtant, nous ne sommes pas condamnés à souffrir de ces choix difficiles. Geneviève Manent nous propose de "changer de lunettes", de placer notre regard différemment, pour accueillir et résoudre nos apparents paradoxes. Nous réconcilier avec les contraires et ainsi les intégrer. En reconsidérant les termes d'un choix, nous apprenons à discerner les beosins sous-jacents et à élaborer l'attitude juste : la tension des contraires devient alors création et synergie.

  • Un soldat de l'armée d'Attila, un chevalier maure, une jeune hippie, un cyborg venu d'un lointain futur, un extraterrestre... Comment tous ces personnages peuvent-ils bien se retrouver en France en 1904 ?
    Ce qui est sûr, c'est que leurs actes risquent fort de changer l'histoire du monde en précipitant le déclenchement de la Première Guerre mondiale... À moins que ne soit rétabli... l'équilibre des paradoxes.
    Avec ses paradoxes temporels en cascade dans une Belle Époque recréée avec soin et fidélité, ce roman entraîne son lecteur de Paris à Tanger en passant par l'Algérie coloniale et constitua lors de sa première sortie, en 1999, de par son décor et ses enjeux le premier grand roman « steampunk » écrit par un français.

    Michel Pagel fit ses premiers pas, déjà volubiles, dans le cadre de la mythique collection « Anticipation » du Fleuve Noir. Depuis, il s'est largement émancipé de ce cadre.

  • Depuis son enfance dans les années soixante-dix, Roolphe Yam-dé a toujours eu du mal à trouver sa place : ballotté entre la Guinée-Bissau et le Sénégal, tiraillé entre les femmes - marié malgré lui -, les religions - le christianisme et l'islam - et l'armée, le jeune homme verra son destin constamment lui échapper. Lorsqu'une blessure de guerre le cloue sur un fauteuil roulant, son équilibre précaire vole en éclats. Sa femme le quittera, l'État l'ignorera, les autres le mépriseront...

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