• Vieillir comme le bon vin : pour une vieillesse effervescente ou pétillante Nouv.

    La comparaison semblera désuète à certains, absurde ou dangereuse à d'autres, pourtant la métaphore du vin qui, vieillissant, se bonifie ou s'abîme est intéressante à filer, à explorer. Les interactions entre ce qui fait l'individu et son environnement sont multiples, l'art d'élever un enfant vers son épanouissement et l'art de guider un vin vers sa maturité ont sans doute plus d'un point commun, même s'il peut paraître un peu osé de les mettre en évidence ; notre rapport au vin aurait-il une composante trop jouissive pour que l'on se permette d'y faire ainsi référence ?

    Les recommandations d'usage raisonnable du vin ne manquent pas, on le comprend mais il se pourrait cependant que le plaisir du vin et le plaisir de vivre ne soient pas étrangers... Plaisir de vivre, longtemps, très longtemps, à en devenir vieux, très vieux, même.

  • Un guide vraiment pratique et parfaitement à jour pour répondre à toutes vos questions :
    Comment se faire aider au quotidien ?
    o Comment embaucher une aide à domicile ?
    o Comment aménager son logement et bénéficier de la téléassistance ?
    o Quelles aides financières pouvez-vous obtenir ?
    o Comment choisir l'établissement d'accueil le mieux adapté ?
    o Quels soutiens et congés pour aider un proche dépendant ?
    o Quelle protection juridique mettre en place pour une personne fragilisée ?
    Inclus : cas pratiques, témoignages, conseils et adresses.

  •  « Manger pour (encore) être » est un objectif de survie essentiel à atteindre, notamment au grand âge. Au domicile ou en institution, les questions autour du repas sont quotidiennes et leurs réponses déterminent, pour partie, le bien-être et l'équilibre psychosocial de chacun.

    Pour les personnes âgées, le repas est un moment central autour d'un objet, la nourriture, à consommer avec d'autres, semblables par leur âge ou leurs déficiences mais différents par leur essence propre. Se nourrir pose à la fois des questions à résoudre - que mange-t-on ? avec qui ? à quelle heure ? - mais aussi des problèmes à considérer - de poids et/ou de dénutrition, cardio-vasculaires, digestifs... Les auteurs, chercheurs, praticiens, enseignants, apportent leurs analyses et leurs témoignages à destination des professionnels et des aidants qui ont à coeur de pallier les déficiences, proposer des aides, entretenir le plaisir, renforcer l'estime de soi et l'autonomie, soutenir l'intérêt à l'égard d'autrui en conservant des liens sociaux.

     

  • Connu pour son approche psychanalytique du vieillissement et son expérience de formateur dans de nombreuses structures publiques ou privées, l'auteur propose un concept original de fonctionnement d'un ehpad, adapté au XXIe siècle.

    Le coronavirus a révélé bien des défaillances dans les ehpad. Il est venu bouleverser des concepts dépassés et des méthodes d'accompagnement inadaptées. L'auteur décrit avec minutie la proposition d'un nouveau fonctionnement au quotidien, en ehpad, dans le respect de la dignité de chacun, et la mise en place d'un accompagnement thérapeutique des adultes âgés atteints d'une maladie de type Alzheimer. Au coeur de ses préoccupations se retrouve l'idée que soigner l'institution agit comme un moteur de la vitalité et de la continuité des liens, dans ces lieux de vie que sont les ehpad. Dans leur préface, Sophie de Heaulme, psychologue, et José Polard, psychanalyste, président de l'association « ehpad de côté - Les pas de côté », présentent les fondements de la psychothérapie institutionnelle, son actualité et sa pertinence pour penser une nouvelle organisation des établissements pour sujets âgés.

     

     

  • Nous ne voulons pas vieillir isolés, invisibles et désinvestis par la communauté des humains ! Vivre longtemps expose à une souffrance inenvisagée : celle de l'isolement social qui génère cette sensation tellement douloureuse d'être seul. Il faut trouver des solutions collectives pour que le temps de vie gagné se déroule dans la cité. Et non dans la solitude de son domicile.

    Comment relever le défi de vivre vieux en restant en liens ?

    - en refusant de se laisser disqualifier au prétexte d'un trop grand âge ou de fragilités ;

    - en osant demander de l'aide à des professionnels qualifiés ;

    - en choisissant un habitat ouvert sur les autres ;

    - en réclamant des territoires accessibles ;

    - en réinventant les relations intergénérationnelles.

    Le ton de Véronique Châtel est vif. Elle brosse le portrait de nombreux acteurs - des vieux qui ont dit « non », des professionnels engagés - pour changer la place des personnes âgées dans notre société : oser être, ne plus se retrancher, refuser d'être maintenu à domicile dans l'isolement.

  • La crise sanitaire a porté l'attention de la société sur la vulnérabilité des personnes âgées hébergées en EHPAD et sur les conditions de travail des professionnels qui en prennent soin. Alors que le management de ces établissements a, jusqu'à présent, privilégié les approches médico-économico-budgétaires, la pandémie a surtout révélé la nécessité d'une approche humaine à deux niveaux : celui des personnes âgées et celui des personnels. La personne âgée nécessite une attention singulière à son mode et son univers de vie. Au-delà des seules compensations financières, aussi impératives soient-elles, les professionnels ont besoin d'une reconnaissance et d'une valorisation de leurs métiers dont la complexité impose des partages pluridisciplinaires et le renouvellement des pratiques.

    Pourra-t-on passer d'une attente sociétale de prise en charge financière de la dépendance à une reconnaissance de la vieillesse à travers des accompagnements humains qui transcendent les clichés et images traditionnelles ? Les auteurs y apportent leur concours en développant des outils adaptés au management d'un nouveau modèle d'EHPAD conçu comme un authentique « lieu pour vivre » où le personnel est reconnu comme le pivot de l'action. Leur analyse de situations concrètes montre qu'un espoir d'amélioration y est à l'oeuvre. 

  • Dans une approche plurielle du vieillissement où l'intime se mêle au rationnel, l'auteure questionne les potentiels de liberté, de dépassement et de puissance de ces « années qui restent ». Elle croise les apports des sciences humaines, son vécu personnel et des témoignages de femmes et d'hommes interrogés sur leur rapport émotionnel, souvent ambivalent, au vieillissement.

    Son objectif est de contribuer à casser les tabous et le cercle vicieux de la dépréciation de soi et du regard des autres sur le vieillissement et ses changements. Métamorphoses, abandons et rebonds jalonnent l'avancée en âge et chacun de nous est amené à explorer les nouveaux chemins aventureux que nous serons les seuls à connaître. Tout est à faire, à penser, à construire dans un monde en totale mutation !

  • Dans une approche de l'éducation cohérente avec la complexité de la sexualité humaine, ce guide présente des outils pratiques permettant la préparation, l'animation et l'évaluation de séances d'éducation sexuelle auprès de tous les publics, à tous les âges de la vie, en milieu scolaire ou en institution.

    Conçu par une équipe multidisciplinaire, son objectif est de fournir aux professionnels de l'éducation, de l'enseignement, du secteur médico-social, de la prévention... des supports concrets pour accompagner l'échange, la communication, la découverte de la sexualité dans toutes ses dimensions, cognitives, affectives et émotionnelles. Il propose également un modèle d'organisation (financier, réglementaire, éthique, déontologique etc.) nécessaire à la mise en place d'un projet d'éducation sexuelle en institution.

    Ce guide d'éducation à la sexualité repose sur une organisation structurée avec des fondements théoriques solides issus de différentes disciplines (sociologie, psychologie, philosophie, anthropologie, biologie, etc.) et sur des pratiques pédagogiques réfléchies, nécessitant une formation rigoureuse des intervenants. En accord avec les recommandations de l'OMS, il soutient que l'éducation améliore les connaissances et l'estime de soi, change les attitudes, interroge les normes de genre et les normes sociales, et permet aux sujets de faire des choix conscients et respectueux concernant les relations interpersonnelles et la sexualité.

  • Bien se loger pour pouvoir vivre sa vieillesse au mieux nécessite une vraie préparation. C'est quand on est encore en forme qu'il faut y réfléchir et agir en conséquence.

    Ce livre, écrit dans un langage simple et accessible à tous, aborde les questions que beaucoup préfèreraient se poser plus tard : où vieillir ? Avec qui ? Dans quel type de logement ? Comment aménager son domicile pour pouvoir y vivre longtemps quand nous serons physiquement diminués ? Faut-il y faire des travaux pour gagner en autonomie, sécurité et confort ? Y installer de nouveaux équipements ? Comment, quand, avec quelle assistance ?

    Ce problème a priori individuel est éminemment collectif et politique. Si en 1960 la France comptait à peine 1 000 centenaires, ils seront 43 000 dès 2025, peut-être 300 000 en 2060 ! On verra dans ce livre que de nombreuses aides financières et conseils techniques existent déjà. En effet, l'État et les collectivités locales ont maintenant compris qu'il vaut mieux aider les personnes âgées à aménager leur logement que de construire des maisons de retraite, où de toute façon la plupart des gens ne veulent pas vivre...

  • BIEN VIEILLIR : Vous en connaissez, vous, qui ont envie de vieillir mal, de finir mal ? Quelle tyrannie  ce « Bienvieillir ! » ou « Étonnant, nous avons échappé à une « oldpride ».

    COUCHE : Âgekini.

    LIBIDO : Ce n'est pas elle qui disparaît avec l'âge, c'est le reste !

    MALADE ALZHEIMER : Étranger sans papier, à la fois immigré du temps et émigré de la mémoire.

    SOUTIEN-GORGE : Objet non identifié en EHPAD !

    VIEILLISSEMENT, réussi : Avoir une Rolex avant 50 ans, s'en souvenir après 80 ans !

    Un dictionnaire impertinent de la vieillesse, certes, mais aussi amoureux de la vie. Les uns pourraient voir dans l'impertinence un relatif manque de respect... D'autres pourraient y saisir une manière de se rassurer par l'humour devant le caractère inéluctable d'une vieillesse redoutée. D'autres encore (et c'est le défi que relèvent les auteurs) veulent y trouver une manière de ne pas se soumettre... Ne pas se soumettre à l'arbitraire technique, administratif, économique et gestionnaire quand il vient limiter l'exercice de la liberté des plus âgés de nos contemporains.  C'est aussi, avec les mots, l'occasion de tenir une posture politique affirmée.

    Nourri par une vingtaine d'auteurs, porté par l'association « EHPAD'côté - Les pas de côté », ce dictionnaire iconoclaste mène combat sur les mots pour dire le réel de la vieillesse, pour soutenir toutes les pratiques inventives, formuler des alternatives aux modèles de « prise en charge » des vieux qui espèrent être regardés plutôt comme une chance, au moment où, plus que jamais, ils demandent à être accompagnés, soignés, envisagés... comme égaux à tout autre.

  • Les vieux ne se réduisent pas à la catégorie dans laquelle la société et les pouvoirs publics les rangent. Depuis les années 1960, ils sont l'objet d'un jeu incessant de nouvelles appellations - 3e  et 4e âges, personnes âgées dépendantes, Alzheimer, seniors - et désormais les voilà fragiles et vulnérables. Les conséquences sont redoutables : assignés à un espace social contraint et normatif, nous les amputons ainsi d'une identité propre, de leur histoire singulière et de l'expression de leurs besoins pour finalement constituer une population d'assistés, fragiles et vulnérables. Les auteurs, membres du réseau de consultants en gérontologie (ARCG), dénoncent cette vision réductrice, porte ouverte sur des formes variées de discrimination et un appauvrissement des espaces professionnels en gérontologie.

  • Dans la pratique du soin et de l'accompagnement, les acteurs sont régulièrement confrontés à la question de l'intimité qui interpelle autant les professionnels que les personnes soignées ou accompagnées. En effet, le respect de l'intimité ne saurait se limiter à la seule observation de règles de bonnes pratiques, de recommandations institutionnelles ou encore de principes déontologiques. Il relève d'un questionnement permanent soulevé par les tensions éthiques du quotidien : comment concilier le respect de la pudeur de ce patient et la réalisation de sa toilette intime ? Quel impératif de sécurité pourrait justifier la surveillance vidéo de la chambre de cette résidente ? Quelles sont les informations sur la vie de cette personne strictement nécessaires à son accompagnement ? Comment prendre en compte la vie sexuelle et affective de cet adolescent en situation de handicap ? Comment respecter les secrets et la vie privée de cette personne vulnérable à l'aube du développement du dossier médical partagé, de l'e-santé, de la télémédecine ?

    À l'initiative de l'Espace de réflexion éthique des Pays de la Loire (EREPL), cet ouvrage interdisciplinaire éclaire sans tabou les enjeux éthiques de l'intimité, toujours susceptible d'être menacée à l'hôpital ou en institution.

  • Par son regard clinique et sa proximité indiscutable  avec les personnes âgées en fin de vie, l'aide-soignant, pivot de l'équipe soignante, contribue à la prise en soin interdisciplinaire et continue. Il est grand temps de reconnaître son rôle.

    Peu d'écrits s'attardent sur l'importance du rôle des aides-soignants. C'est l'objectif de ce livre qui se concentre sur leurs  missions d'observation et de transmission des signes cliniques de la phase de vie terminale des personnes âgées en institutions gériatriques. L'instant est particulier, mais son intensité dramatique révèle avec d'autant plus de force l'importance de ce rôle relationnel jusqu'au bout de la vie.

  • La majorité des soignants et des travailleurs sociaux connaissent mal les sujets âgés, le monde qu'ils ont connu enfants, les changements dont ils ont été témoins durant leur vie, la façon dont ils se représentent et vivent leur avancée en âge. Lorsque ces derniers évoquent des épisodes douloureux de leur passé, des séparations, le décès de proches, leur crainte par rapport à leur avenir, ils ne savent pas comment entendre ce type de propos, quelle écoute leur accorder. Les estimant trop fragiles pour supporter l'information, ils évitent de leur annoncer des mauvaises nouvelles, comme le décès d'un résident, hésitent à répondre à leurs questions.

    Devant ce constat, George Arbuz a souhaité transmettre aux professionnels du sanitaire et du médico-social les connaissances théoriques et méthodologiques leur permettant de créer un espace de parole favorable à l'expression et à l'écoute des sujets âgés. Son ambition est de les aider à se sentir plus à l'aise dans ces moments d'échange, à se considérer comme des interlocuteurs capables de les accompagner dans leur réflexion, d'explorer avec eux les questions qui les préoccupent, tout en discernant celles qui relèveraient d'un suivi particulier.

  • Dans un contexte de médicalisation et de contrôle de la fin de vie, les évolutions législatives engagent à une réflexion nécessaire sur certaines pratiques d'euthanasie ou assimilées. Reconnaître à la personne le droit de refuser un traitement qu'elle estimerait incompatible avec ses valeurs et de décider des conditions de sa mort peut être considéré comme le strict respect de son autonomie.
    Une telle position suscite néanmoins nombre de dilemmes éthiques, notamment lorsqu'il s'agit d'une personne en situation de vulnérabilité. Dans ce contexte, comment s'exerce l'arbitrage d'une décision qui peut aboutir à sa mort anticipée ? Lorsque certaines législations évoquent le « droit à la mort dans la dignité » pour des personnes atteintes de lourds handicaps, de la maladie d'Alzheimer ou de souffrances psychiques, ne renonçons-nous pas à des devoirs de sollicitude et de solidarité à leur égard ?
    Cet ouvrage réunit les meilleures compétences afin d'aborder en profondeur cette délicate question de la demande d'euthanasie. Elle suscite dans bien des circonstances des réponses hâtives ou des procédures révélatrices d'une insuffisance de réflexions à la fois argumentées, prudentes et responsables.

  • Les robots ne se contentent pas de capter et de traiter des informations : ils interagissent avec leurs utilisateurs, et certains sont même capables de parler. Ces caractéristiques sont au coeur de l'intérêt qu'ils suscitent en santé mentale, notamment pour les troubles du spectre autistique et les pathologies liées au vieillissement.

    Mais, en communiquant avec nous, les robots peuvent aussi créer l'illusion qu'ils se soucient de nous, alors qu'ils demeurent des machines à simuler, sans émotion ni douleur, connectées en permanence à leur fabricant à qui ils transmettent les données de nos vies personnelles.

    Les robots peuvent-ils devenir des auxiliaires thérapeutiques ? Cet ouvrage fait le point sur les recherches scientifiques actuelles concernant les robots au service des patients, et leurs implications éthiques. Il pose dès aujourd'hui la question : quels robots voulons-nous pour demain ?

    Serge Tisseron et Frédéric Tordo ont fondé en 2013 l'Institut pour l'étude des relations homme-robots (IERHR).

  • La notion du « Bienvieillir désigne tout à la fois des pratiques de soin et des manières de conduire sa vie, notamment au plan de la santé. Elle est un label pour les produits cosmétiques et diététiques, pour des produits immobiliers, des spéculations boursières, ou encore pour des villes qui s'engagent en faveur de leurs aînés... Une interrogation accompagne ce mouvement : n'avons-nous le droit de vieillir qu'à la condition de rester jeune ?

    L'idéologie du « Bienvieillir » qui nourrit le marché de la silver économie et du transhumanisme vient manipuler nos esprits pour nous faire accepter une normalisation de nos comportements au moment de l'avancée en âge.

    Les auteurs s'attachent à déconstruire ce nouvel asservissement quasi volontaire qui cherche à masquer la fragilité et la finitude humaine tout en servant les ambitions du capitalisme. Ils nous alertent sur son influence dans la détérioration de la qualité de vie d'une grande partie des vieux et des vieilles, considérés comme une charge, et des conditions de travail des professionnels qui ont la responsabilité de les soigner et de les aider.

  • La culture occidentale contemporaine imprégnée par l'idéal de la maîtrise et le diktat de la performance perçoit le corps vulnérable comme une tare à bannir, à cacher ou à travestir. L'objectif consiste à ce que l'humanité puisse se libérer de sa vulnérabilité physique, préserver son corps de l'exposition à la souffrance, au vieillissement, à la maladie et, enfin, à la mort grâce à la maîtrise scientifique du vivant. Le transhumanisme du XXIe siècle s'est fait le champion de cette lutte contre la vulnérabilité du corps en prophétisant l'euthanasie de la mort.

    En réaction à cette culture ambiante, le champ de l'éthique dite « de la vulnérabilité » s'est largement développé. Toutefois, il est encore souvent abordé à partir de l'autonomie du sujet en refusant de réfléchir à la dépendance ontologique de l'être humain. La question essentielle de ce livre n'est pas, même si elle est importante, de savoir comment le sujet autonome doit se comporter à l'égard d'une personne en situation de vulnérabilité (comment établir une société capable de l'intégrer). Elle consiste plutôt à se demander si l'être humain en tant que tel - qu'il soit bien-portant ou non - n'est pas fondamentalement vulnérable, et si cette vulnérabilité n'est pas, en dernier ressort, une « grâce ».

  • L'action médico-sociale en direction des personnes handicapées est aujourd'hui triplement menacée par la difficulté à regarder ses dysfonctionnements en face, par l'illusion de la « désinstitutionnalisation » d'inspiration européenne et par une économie mal comprise qui ne repose que sur la réduction drastique des ressources humaines. Connaître et comprendre les dysfonctionnements de l'action médico-sociale pour pouvoir engager un juste renouveau, telle est l'ambition de ce travail collectif conduit sans complaisance ni renoncement. Les auteurs appellent à un changement, pour mieux répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées, qui soit « juste » car éthique, réaliste, égalitaire, reposant sur la responsabilité de chacun à l'égard de soi-même et de tous.

  • Le renouvellement et le progrès des conceptions, des pratiques et des résultats en psychanalyse freudo-lacanienne.

    Le psychanalyste se doit d'être un homme ou une femme de son temps. Le psychanalyste n'est pas enfermé dans sa tour viennoise effectuant répétitivement son acte fossilisé quels que soient les événements, les idées qui émergent à l'extérieur dans le social, dans le politique, dans le religieux, dans les avancées de la science. En quoi ces idées accrochent-elles la psychanalyse en l'obligeant à reconsidérer son écoute, sa pratique ? De quelle manière aussi la psychanalyse influe-t-elle sur les autres disciplines ?

  • Comment regarder autrement ce que l'on nomme démence d'Alzheimer et maladies apparentées? Qu'est-ce que la personne âgée dit lorsque raison et mémoire font défaut ?

    Pour répondre à ces questions, l'auteur interroge les médecins et les biologistes, dont les discours pourtant très en vogue sont pourtant discutés et discutables. Mais aussi des sociologues, des artistes, des poètes et des philosophes, car ils ont des yeux et des oreilles qui voient et entendent ce que les savants ne peuvent sentir. Et surtout, il écoute ceux - ou plutôt celles - qui vivent près des vieux : les infirmières, les aides-soignantes, les animatrices.

    Même quand la mémoire fait défaut, le vieux reste un sujet à part entière qui appréhende le réel en y étant totalement présent, d'où la proposition de l'auteur de remplacer le qualificatif de « dément » par « présent », tel un cadeau donné à tous, riche d'enseignement pour les plus jeunes. En effet, le présent dit bien des choses sur la violence, la religion, l'amour, la politique même.

    L'auteur invite les soignants à considérer les symptômes psychogériatriques comme des signes qui disent l'essentiel et non comme des pathologies à traiter. Les anciens, quand ils n'ont plus ce que nous nommons raison et mémoire, nous invitent à passer sur une autre rive de la vieillesse...

  • Face à l'allongement de la longévité et à l'entrée massive ces prochaines années des baby-boomers dans le grand âge, il est important d'améliorer les savoirs sur les dynamiques de vieillissement. C'est l'ambition de cet ouvrage, porté par des travaux internationaux réunissant sociologues et professionnels de soins. Il développe et enrichit la réflexion autour des expériences du vieillir à partir du concept de déprise. La déprise désigne un travail d'aménagement du parcours de vie qui s'appuie sur une série de tentatives de substitution d'activités ou de relations. Elle suppose une tension entre le sentiment des limites, corporelles et cognitives, et la volonté d'assurer une continuité identitaire mais aussi un désir de s'assurer une présence différente au monde.

    À contrecourant d'approches réductionnistes, âgistes et sexistes, qui ont construit une image négative du vieillissement, les auteurs, canadiens, français, allemands, suisses, rendent compte de ces « arts de faire » qui questionnent l'inscription des aînés dans le temps et l'espace, le rapport à soi et aux autres mais aussi les disparités sociales et genrées. Ce tour d'horizon montre bien la nécessité de considérer les spécificités socioculturelles et politiques dans l'analyse des différentes figures du vieillir.

    Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation MUTAC, sous l'égide de la Fondation de l'Avenir.

  • Des professionnels du monde de la santé et du médico-social écrivent ensemble pour témoigner des situations dans lesquelles ils interviennent, de la souffrance qu'ils y côtoient parfois et de la manière dont ils travaillent... en réseau !

    Dans le constat de maltraitance familiale et conjugale, les équipes médico-sociales révèlent une réelle difficulté devant l'expression, souvent violente, d'une grande souffrance du couple vieillissant... La vie de couple deviendrait-elle un attelage bancal quand on devient vieux ? Quelles sont les raisons du déséquilibre de cet « attelage » ? Quelles solutions pourrait-on apporter pour mieux aider, accompagner et soigner, sans recourir à une réponse exclusivement médicale devant les situations de crise ? Quelle place pour les soignants et les équipes sociales ?
    Le réseau gérontologique Ville Hôpital du Grand Poitiers apporte son analyse et son expérience.

  • De la surprotection aux abus, vivre en huis clos n'est pas sans risque pour les personnes âgées et leur entourage familial. Les auteurs analysent les mécanismes à l'oeuvre, alertent sur les conséquences et ouvrent des pistes pour en sortir.

    Nombre de personnes âgées vieillissent en huis clos. De la (sur)protection disqualifiante à l'abus véritable, une même logique : situations fermées, verrouillées, où la parole, les actes, voire les pensées de l'un, sont contrôlés plus ou moins fermement par l'autre. Les relations familiales se dégradent, les aides professionnelles sont entravées. Reconnaître, comprendre une situation de huis clos est la première étape décisive avant son ouverture qui n'est jamais simple.

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