• Pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes !
    Les sexes féminins foisonnants des années 1970, c'est fini ! Après avoir plébiscité le maillot brésilien puis le " ticket de métro ", les femmes succombent en masse à l'épilation intégrale. Si la presse féminine en fait chaque semaine son beurre dans ses pages " beauté ", le phénomène mérite d'être sorti du cadre de l'intime pour être observé à l'échelle sociétale. Pornographie omniprésente, culte de la jeunesse, hygiénisme rampant, industrie cosmétique agressive se cachent en effet derrière le masque du consentement des femmes à se séparer des derniers poils qui leur restaient sur le corps.
    Amateur de sexes touffus et chantre de la diversité des corps, Stéphane Rose a mené l'enquête pour comprendre les raisons de ce tsunami dépilatoire. À la croisée de l'enquête journalistique, de l'éloge érotique du poil et du pamphlet sans concession, son livre se veut un plaidoyer pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes.
    Journaliste, auteur, chroniqueur sur RTL et sur Paris Première, éditeur, Stéphane Rose multiplie les casquettes. Dans l'intimité, il confie volontiers que celle d'essayiste du poil et des relations amoureuses (En finir avec le couple, La Musardine, 2020) est sa préférée.

  • Faut-il se raser le matin ?
    Excédé des railleries sur sa barbe, l'empereur Julien répond à cette question épineuse par une satire, le Misopogon, autrement dit « l'ennemi de la barbe ».
    Au IVe siècle, la barbe d'un empereur est polémique. Au XIXe, en France, il faut « porter l'impériale » pour être à la semblance du premier président de la République. Au XXIe un candidat confie qu'il pense à la magistrature suprême tout en se barbifiant. La barbe est une arme politique à double tranchant : bien taillée et à la mode, elle est redoutable, anachronique, elle est un fardeau.
    De la Rome des Césars au palais de l'Élysée, ce petit précis de poilitique, riche d'anecdotes piquantes et de jeux de mots finement aiguisés, fait débattre des intervenants de tout poil - Montaigne, Ibsen, Yourcenar, mais aussi Mahomet, Gillette et Pierre Dac -, et entraîne son lecteur dans les recoins les plus désopilants de l'histoire.

  • Un hommage sans retenue à la beauté de la femme
    L'histoire du poil féminin constitue un volet essentiel de la sexualité et de l'évolution des moeurs. Elle est riche de moments sociaux, culturels, esthétiques ou religieux, voire aujourd'hui politiques, qui ont inspiré largement les Lettres et les Arts. De façon souvent poétique et pittoresque, la voici, preuves et images à l'appui.
    À travers des notules aux titres fleuris et engageants (" Poilue comme un gorille ", " Ce que toute femme doit savoir avant de s'épiler les sourcils "...), cet ouvrage richement illustré entreprend de libérer du joug des convenances matérielles et spirituelles un des aspects les plus éclatants de la sensualité féminine. Une sensualité à ce point brimée qu'aujourd'hui hommes et femmes de bonne foi ont décidé de remettre le poil à l'endroit qu'il n'aurait jamais dû quitter.
    Extraits de livres, anecdotes historiques, poèmes, chansons, publicités illustrent joyeusement la physiologie du poil féminin, l'épilation, les femmes à barbe, les odeurs et leur perception, jusqu'au retour en force du poil de nos jours.
    Jean Feixas, ancien avocat au barreau de Toulouse et commissaire divisionnaire, est depuis toujours collectionneur d'insolite et d'insolent. Il est notamment l'auteur d'Histoire de la fessée. Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain, est passionné par la censure et l'histoire des moeurs. Il a publié dernièrement, chez First, L'Érotisme pour les nuls. Ensemble, ils ont co-écrit Barbes et Moustaches, paru chez Hoebeke en 2015. Appelant à la barre les meilleurs témoins (et heureusement pas toujours ceux dits de moralité !), ils se font dans cet ouvrage les éloquents avocats du poil.

empty