• Tokyo vice

    Jake Adelstein

    « Parfois, mieux vaut avoir de la chance que d'être bon. » Quand Jake Adelstein intègre en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun, il n'a que 24 ans et il est loin de maîtriser les codes de ce pays bien différent de son Missouri natal. À Tokyo, il couvre en étroite collaboration avec la police les affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Pour cela, il n'hésite pas à s'enfoncer dans les quartiers rouges de la capitale, dans les entrailles du vice et de la décadence. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position dangereuse, inédite et ambivalente, aux frontières du crime, qui incite Jake Adelstein à entrer dans un jeu dont il ne maîtrise pas les règles. À mi-chemin entre le polar mafieux et l'enquête journalistique, Tokyo Vice est aussi le roman initiatique d'un jeune journaliste américain à Tokyo qui nous livre, avec beaucoup d'humour, un témoignage nerveux sur l'envers de la société nippone. Jake Adelstein est le premier étranger à avoir intégré la rédaction du Yomiuri Shinbun. Pendant plus de dix ans, il couvre le trafic d'êtres humains et le crime organisé. À la suite de son enquête sur les yakuzas, sa famille est placée sous protection du FBI pendant plusieurs années. Il a par ailleurs travaillé pour The Daily Beast, The Japan Times et Vice News.

  • Ce livre de plus de 500 pages réunit la plupart des articles écrits par Emmanuel Carrère depuis 25 ans dans la presse (du Nouvel Observateur à La Règle du jeu, en passant par Les Inrockuptibles ou XXI). Ces textes couvrent les sujets les plus divers : de l'amour à la politique, de la littérature au cinéma, de la société et des faits divers à l'intime. On y lit l'amorce de préoccupations qui donneront plus tard lieu à des livres, on y vit avec l'auteur, ses doutes, ses échecs (par exemple une calamiteuse interview de Catherine Deneuve...), ses réussites, ses enthousiasmes, de Truman Capote à Sébastien Japrisot, du mathématicien anglais Alan Turing à Luke Rinehart. On s'y plonge dans de grands reportages sur la Roumanie, sur une junkie américaine, sur la Russie, sur le forum de Davos. On y lit aussi des préfaces à Moll Flanders de Defoe, à l'intégrale des nouvelles de Philippe K. Dick ou encore à "Epépé", de Ferenc Karinthy. Et même, pendant neuf chroniques écrites pour un magazine italien, il est "envoyé spécial dans le coeur des hommes" et, plus particulièrement, dans le sien. Bref un panorama quasi complet des talents d'Emmanuel Carrère : Analyste, chroniqueur, commentateur, aventurier, satiriste, critique et avant tout écrivain.

  • Qui est journaliste ? Qu'est-ce que le journalisme ? Ces questions traversent la société française qui s'interroge sur la légitimité des médias à bien rendre compte de la réalité du monde. Répondre à cette interrogation, c'est aussi s'intéresser au système de financement de la presse et aux lois qui menacent l'exercice de sa liberté.
    Quatrième pouvoir, voix de son maître ou contestataire, support de publicité ou de propagande, la presse (ou " les médias ") est, au même titre que le monde politique, soumise à la musique sournoise des soupçons, des critiques désordonnées. À tel point que les journalistes enquêtent sur les pratiques de leurs confrères. Ce qui en démocratie n'est pas pour rassurer le lecteur dans la mesure où, par ailleurs, il doute du politique. Cela induit aussi le risque d'un désintérêt pour l'information dûment produite.
    Dès lors, dans une profession qui est peu ou pas réglementée, il s'avère de plus en plus difficile pour les lecteurs d'identifier le vrai journalisme du faux, alors qu'ils subissent des torrents de messages numériques livrés sur menu déroulant. Être journaliste, est-ce un statut ? Une position ? Un métier ? Une carrière ? Un laissez-passer ? Juste le résultat d'une technique de formation professionnelle ? Ou la mise en commun de compétences et savoirs personnels exogènes à cette profession et ponctuellement mises au service de la pluralité de l'information ?
    Le journalisme concerne chacun. Il relèverait plutôt à l'évidence de la capacité d'un individu à se montrer imperméable à un certain nombre de pressions, d'hésitations, ou à se sentir libre d'approcher autant que se peut une vérité ou une opinion sans crainte.

  • Un thriller électrisant - lorsqu'un enfant disparaît les masques tombent au sein d'une communauté paisible de Brooklyn.
    Nell, Francie et Colette font partie d'un groupe de jeunes mères de Brooklyn qui ont fait connaissance pendant leur grossesse. Le soir du 4 Juillet, pour échapper quelques heures à leur quotidien, elles décident d'organiser une virée dans un bar : un répit bienvenu en ce premier mois d'été caniculaire. Elles parviennent même à convaincre Winnie, la mère célibataire du groupe, de confier son nouveau-né à une baby-sitter. Mais lorsque Winnie rentre chez elle et découvre que son fils a disparu, la soirée tourne au drame.
    Dans un Brooklyn étouffant, alors que l'enquête piétine et que la police accumule les erreurs, Nell, Francie et Colette se lancent dans une course effrénée pour retrouver l'enfant.
    Jusqu'à ce que les médias s'emparent de l'affaire et fassent de leurs vies, en apparence si parfaites, le centre de toutes les attentions...
    En faisant exploser le vernis d'existences bien ordonnées, Aimee Molloy livre une critique grinçante des pressions subies par les mères dans notre société. un roman rare, à la fois captivant et pertinent.
    Un best-seller du New York Times dès sa première semaine de parution.

  • Art médiatique conciliant l'image et le texte, la bande dessinée est née au creuset du journal : elle a dès l'origine exploité les enjeux de l'actualité, et a très vite imaginé des personnages qui sont eux-mêmes journalistes. Le lecteur croisera ainsi les parcours de nombreux héros reporters connus (Tintin, Lefranc, Fantasio, Jeannette Pointu) et moins connus, il se plongera dans l'histoire mouvementée des magazines (Pilote, Vaillant, Spirou...) et il pourra saisir les multiples interactions entre la bande dessinée et la presse. Si la perspective retenue concerne essentiellement la BD franco-belge, deux chapitres évoquent la tradition des comics anglo-saxons qui, depuis la naissance de Superman, a elle aussi vu naître un imaginaire du journalisme particulièrement riche.

    Maître de conférences à l'Université de Reims, Alexis Lévrier est spécialiste de l'histoire de la presse. Il a notamment publié Le Contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence (2016).



    Guillaume Pinson est professeur au Département de littérature, théâtre et cinéma de l'Université Laval. Il codirige le projet Médias 19. Il a notamment publié La Culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord (2016).

  • Ce livre est une enquête sur une phrase perdue. Elle fut énoncée à Paris le 13 août 1789 par Jean-Sylvain Bailly, nom aujourd'hui oublié. Il venait d'être proclamé maire de la Commune de Paris, le premier dans l'histoire de la capitale après avoir été le premier président du tiers état et de l'Assemblée nationale. " La publicité est la sauvegarde du peuple ", affirmait-elle. Autrement dit, tout ce qui est d'intérêt public doit être rendu public : tout ce qui concerne le sort du peuple, tout ce qui est fait en son nom, tout ce qui relève de sa souveraineté.
    À peine proclamée, cette sentence devint l'emblème de la liberté de la presse naissante durant ce qui fut aussi une révolution du journalisme. Or, alors même qu'elle fut la première expression, dans une formulation résolument moderne, d'un droit fondamental plus que jamais actuel - le droit de savoir contre l'opacité des pouvoirs -, cette phrase est oubliée par l'histoire française. Pourquoi ?
    Enquête sur cet oubli, ses mystères et ses détours, ce livre est une réflexion sur la dimension prophétique de la proclamation de Bailly. On y comprendra que les combats des journalistes d'enquête et des lanceurs d'alerte, face à des pouvoirs arc-boutés sur les privilèges du secret, illustrent la portée toujours révolutionnaire de cette proclamation démocratique.

  • Ce recueil, qui fait place aussi bien à l'essai qu'à la poésie, met face à face vingt et un textes et les images qui leur correspondent. Des pages d'époques, de longueur et de genres différents, qui déploient toute la gamme d'un styliste virtuose : poèmes, proses, caprices, petite scène dramatique, critique d'art, compte-rendu d'exposition... avec pour dénominateur commun, la peinture. Walser y exprime toute la saveur des peintures galantes de Fragonard, fait bruisser de vie les images d'un album d'Anker ; converse avec l'Olympia de Manet, révèle des détails inattendus de La Vénus du Titien, rehausse le mordant des miniatures de Daumier... Voici un itinéraire dans la galerie intérieure de Robert Walser, à la découverte d'une sensibilité perçante, chaloupée et délicieusement espiègle.

    Robert Walser (1878-1956) est l'auteur d'une oeuvre pleinement découverte après sa mort. Aujourd'hui, il est considéré comme le plus grand écrivain alémanique de la première moitié du XXe siècle. L'essentiel de son oeuvre se compose de centaines de proses rassemblées en volumes par l'auteur lui-même ou dispersées sous forme de « feuilletons » dans les journaux de l'époque, d'autres encore restées à l'état d'esquisses, comme Le Territoire du crayon.

  • De 1899 jusqu'à sa mort, Karl Kraus (1874-1936) fut le fondateur, et parfois l'unique rédacteur, de Die Fackel (Le flambeau), revue lue par les plus grands (Musil, Wittgenstein ou encore Adorno). Les milieux intellectuels et les journalistes redoutent cette plume acerbe, admirée par Thomas Bernhard et à laquelle Walter Benjamin rend hommage dans cet essai lumineux. Kraus fut un fin limier du langage et a su faire apparaître « le journalisme comme l'expression parfaite du changement de fonction du langage dans le capitalisme avancé ». Mais Benjamin ne fait pas que commenter des idées, il dresse le portrait sans concession d'un dramaturge qui fut aussi son propre personnage : « "Shakespeare a tout prévu" ; en effet ! Il a surtout prévu Kraus lui-même. »

    Walter Benjamin (1892-1940) a compté parmi ses interlocuteurs Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht. Il est l'auteur d'Origine du drame baroque allemand, Paris, capitale du XIXe siècle, Petite Histoire de la photographie préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique. Il s'exile à Paris en 1933. Lors de l'invasion allemande, il gagne l'Espagne pour s'embarquer pour les USA. Menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • Le 28 septembre 1865, le steamer l'Etna arrive en baie de New York en provenance de Liverpool. Débarque au Pier 44 un jeune médecin français de vingt-quatre ans, Georges Clemenceau, sans objectif précis. Il restera finalement aux Etats-Unis quatre années, durant lesquelles il est « notre correspondant aux Etats Unis », pour le journal Le Temps. Les 100 articles que publie alors Clemenceau ont été jugés si remarquables par les Américains qu'ils sont, en 1928, pour soixante-quatorze d'entre eux, traduits en anglais et publiés. American Reconstruction 1865-1870 and the impeachment of President Johnson devient immédiatement une référence et le reste jusque aujourd'hui. Tirés des archives pour la première fois, ces 100 articles de Clemenceau sont rassemblés et mis à la disposition des lecteurs, en français - leur langue d'origine - et dans leur entièreté. Ils sont introduits par Bruce Ackerman et présentés par Patrick Weil et Thomas Macé et montrent qu'en se confrontant à la démocratie et à la politique américaine Clemenceau pensa une politique qui eut un grand impact sur le cours de la démocratie en France.

  • La disparition progressive des kiosques et marchands de journaux rétrécit l'espace public de la démocratie qui se replie dans l'univers borné des smartphones et des tablettes où l'information est assignée à résidence par le jeu des algorithmes. L'intelligence artificielle - plus d'artifice que d'intelligence - prend le pas sur l'intelligence humaine pour fixer désormais à toute vitesse - érigée en vertu de l'époque - la hiérarchie des événements, selon des critères ou le clic commercial, le « putaclic » à vocation publicitaire, l'emporte sur le discernement éditorial. Éric Fottorino, directeur de publication du 1, s'engage.

    Éric Fottorino est un journaliste et écrivain français. Après 25 années passées au quotidien Le Monde, qu'il dirige de 2007 à février 2011, il est le cofondateur de l'hebdomadaire Le 1, lancé en avril 2014.

  • Format 150 x 210 ; 14,95 € 320 pages Dix ans des gros titres des petites affaires les plus drôles compilés dans cet ouvrage !AJusteTitre, sur Instagram, fait rire plus de 122 000 personnes !
    Et comment ? Avec de vrais (vrais de vrais) titres de journaux.
    Adrien Gingold, l'auteur (ou plutôt découvreur de ces pépites) fouille et déniche les perles de la presse depuis 10 ans.
    Le livre compile le meilleur de ces 10 ans, et c'est un autre regard sur l'actualité que nous découvrons, petites ou grosses actu, faits divers, politique ou société, tout y passe !
    " Confinement : contrôlé à plus de 50 km de chez lui, il allait "chercher du cassoulet" "
    " En plein divorce, il brûle un million de dollars pour ne rien laisser à sa femme "
    " Ivre, il fonce sur le commissariat de Rochefort : "quand j'ai bu, je déteste la police" "

  • Six-quatre

    Hideo Yokoyama

    Le six-quatre ? Une affaire non résolue qui remonte à l'an 64 du règne de l'empereur Shôwa. Une fillette de sept ans enlevée et assassinée sans que l'on parvienne à arrêter son ravisseur. Quatorze années ont passé, l'empereur n'est plus le même, mais la plaie reste ouverte pour cette région du nord de Tokyo. Dans cette année civile 2002, la prescription des faits approche. Pourtant, pas question de baisser les bras. Le grand chef de la police nationale doit venir l'annoncer officiellement au père de la victime et à la presse. Le commissaire Mikami, en charge des relations publiques depuis peu, a une semaine pour organiser la visite. Premier défi : régler au plus vite un différend avec les journalistes; deuxième : vaincre la résistance du père ; troisième : ne pas se laisser envahir par ses propres démons. Mais pour relever ces défis, il lui faut avant tout débusquer la vérité aux sources les plus profondes de l'affaire et de l'âme humaine, là où il n'aurait jamais pensé la trouver...

  • J'ai réuni dans ce livre des articles que, pendant quarante ans, j'ai donnés au Nouvel Observateur. Une actualité littéraire fantasque les a souvent inspirés, les figures imposées du journal en ont toujours dicté la forme : c'est une brocante ou le hasard semble avoir plus ´r dire que la nécessité.
    Et pourtant, cette promenade buissonnicre ´r travers les livres dessine peu ´r peu un itinéraire familier. On retrouvera ici les aveux du roman, les mots des femmes, l'ombre portée de la Révolution sur les passions françaises, et un tableau de la France et des Français ou l'on voit une diversité obstinée tenir tete ´r la souveraine unité de la nation.
    Ces rencontres d'occasion avec les uvres et les figures du passé me renvoient donc ´r mes go"uts et ´r mes attaches. Je n'ai pas de peine ´r reconnaître en elles des voix amicales et des présences consolantes. Mais j'y vois aussi surgir l'événement intempestif, la rencontre inattendue, la surprise des sentiments. La littérature et l'histoire, sur la chaîne usée des destinées humaines, n'ont jamais fini de broder les motifs inépuisables de la complexité. Telle est la cause des livres.
    Mona Ozouf.

  • Les bouleversements économiques récents ont fait apparaître une Amérique nouvelle : les perdants y côtoient ceux qui gagnent toujours plus. Le contrat social américain s'est défait. Les laissés pour compte n'ont qu'une solution pour survivre : la fuite en avant, avec les moyens du bord. George Packer explore cette Amérique jaillie des trente dernières années, alliant le sens du détail vécu et cruellement documenté d'un Truman Capote au lyrisme narratif dans la tradition d'un Dos Passos. Il raconte la vie d'Américains anonymes défaits par la crise et retrace le parcours de personnages médiatiques clefs (Newt Gingrich, Jay-Z ou Oprah Winfrey), et y ajoute un montage fascinant de coupures de presse, de slogans, de paroles de chansons qui saisissent sur le vif le flot des événements. Le portrait sans concession d'une population vaincue par la crise et l'histoire de la chute d'une superpuissance à travers le destin de gens ordinaires. Un grand livre d'actualité et d'histoire qui se lit comme un roman. Vainqueur du National Book Award en 2013.

  • Serge July décline en 26 lettres sa passion pour "le plus beau métier du monde".

    " Citizen July " est partie intégrante de notre mythologie. Fondateur et patron emblématique de Libération, pendant 33 ans il est aussi un grand témoin de l'histoire des médias : des bidonnages au triomphe de la communication, des nouveaux médias aux reportages qui changent les manières de penser.
    Avec naturel, simplicité et talent, ce journaliste nous raconte toutes les facettes de ce métier, depuis les origines, jusqu'aux réseaux internet.
    Il évoque les figures majeures, les articles et les grandes oeuvres essentielles de l'histoire du journalisme, de Hérodote à Joseph Pulitzer, de Daniel Defoe à Gabriel Garcia Marquez, de Tintin à Curzio Malaparte, d'Alexandre Dumas à Marguerite Duras, d'Albert Londres à Albert Camus, de John Reed à Michael Herr, de Voltaire à Emile Zola, de Robert Capa à Jean François Bizot ...
    Serge July est né en 1942. Journaliste et documentariste, il a dirigé pendant 33 ans le quotidien Libération.

  • Il arrive que la presse n'ait pas bonne presse. Ce fut le cas, il y a cinquante ans, durant les événements de mai et juin 1968. On vit alors fleurir des affiches qui ne faisaient pas dans la nuance. L'une montrait une bouteille de poison accompagnée de cette mise en garde : " Presse. Ne pas avaler. " Une autre rendait un verdict sans appel : " Toute la presse est toxique. " D'autres encore, visant l'audiovisuel public, présentaient un policier casqué avec ce commentaire : " La police vous parle tous les soirs à 20 h. "
    Or, au même moment, on pouvait trouver dans les librairies un livre qui contredisait cette vision uniforme d'une presse ligotée et de journalistes asservis. Ce livre, c'est celui-ci, La Presse, le Pouvoir et l'Argent de Jean Schwœbel, sorti aux Éditions du Seuil précisément en ce printemps 1968. La nouvelle édition de cet ouvrage pionnier permet de mettre en évidence l'actualité d'une tradition, celle de rédactions se battant pour l'indépendance de leurs médias.
    " Résister, c'est créer. Créer, c'est résister " : cette formule a souvent inspiré la génération de la Résistance, celle de Jean Schwœbel et de ses collègues, dont les combats inauguraux nous aident, aujourd'hui, à inventer les réponses qui manquent. L'un des grands mérites de ce livre est de nous transmettre cette énergie vitale. Il fait plaisir, en nos temps saisis par les peurs et, hélas, travaillés par les haines, d'y lire un éloge intraitable du non-conformisme.
    Jean Schwœbel n'hésite pas à plaider pour une presse qui inquiète ses lecteurs, les dérange et les bouscule. Une presse qui préfère les politiser au sens le plus noble du terme, de souci du commun et de l'autre, plutôt que de les divertir et de les distraire.
    Edwy Plenel
    Journaliste français, Jean Schwœbel (1912-1994) fut le premier président de la première Société des rédacteurs en France, celle du quotidien Le Monde. Il fut également président de la Fédération française des sociétés de journalistes. Il a notamment publié Les Deux K, Berlin et la paix (Julliard, 1963).

  • A partir d'une étude historique, sociologique et économique de cette famille de presse, Vincent Soulier démontre que cette influence a été et est bien plus importante qu'on ne le croit souvent.
    Il retrace l'histoire de la presse féminine depuis la seconde moitié du XXe siècle, revenant sur ses événements clés : les combats pour la légalisation de l'avortement et de la pilule contraceptive, lutte contre les violences familiales ou le harcèlement sexuel... Au fil de cette enquête sont abordés des sujets graves (comment la presse féminine parle-t-elle de la prostitution ? de la pédophilie ? de la pornographie ?) ou légers (les nouvelles façons de rencontrer l'âme soeur, l'explosion des ventes des sex toys, l'érotisme lié aux textos...).
    Derrière l'apparente futilité, se révèle une force liée à une certaine liberté de ton, comme au phénomène de l'internationalisation : « Les femmes, qui sont aussi les premières consommatrices de médias, ne se contentent plus de suivre la mode ; les innovations qu'elles impulsent entraînent avec elles l'ensemble de la société. »

  • Guide du datajournalisme

    Collectif

    Au travers d'expériences récentes au sein de rédactions du monde entier, des USA à l'Argentine en passant par la France ou l'Allemagne, cet ouvrage dresse un panorama des pratiques du datajournalisme aujourd'hui et donne des repères pour ceux qui veulent se lancer dans cette nouvelle branche du journalisme, à la croisée de l'investigation, du développement et du graphisme.

    Destinée aux étudiants en journalisme et aux professionnels en activité qui souhaitent se former à cette nouvelle discipline, cette version française du Data Journalism Handbook s'enrichit d'exemples issus de médias français ou francophones (Le Monde, Rue89, OWNI, France Info, L'Avenir...).

    Ouvrage réalisé à l'initiative de l'European Journalism Centre (www.ejc.net/) et de l'Open Knowledge Foundation (http://okfn.org/), publié sous la direction de Jonathan Gray, Liliana Bounegru et Lucy Chambers pour la version originale et de Nicolas Kayser-Bril pour la version française.

  • La presse connaît des bouleversements sans précédent : passage au numérique, concentration financière et éditoriale, explosion des réseaux sociaux... Dans ce contexte, se faire une place en tant que journaliste ne va pas de soi : Si

  • Peu après la Libération, Pierre Dac lance, sur le même modèle que L'Os à Moelle, L'Os libre (11 octobre 1945-15 octobre 1947), dont 102 numéros seront publiés.Cette édition regroupe le meilleur des 102 numéros de
    L'Os libre, l'organe officiel des loufoques dont le mot d'ordre est : "Pour tout ce qui est contre. Contre tout ce qui est pour." L'anthologie est présentée par le journaliste, producteur, écrivain, éditeur et homme de spectacle, Jacques Pessis, "Neveu adoptif" de Pierre Dac et son légataire universel.

  • Organisez un événement qui vous ressemble et apprenez à en tirer le meilleur parti Gala, événement sportif, séminaire, inauguration, cocktail, concert, spectacle... : voici un guide complet et pratique pour découvrir toutes les ficelles de l'événementiel ainsi que le rôle de l'organisateur d'événement.

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  • Quatrième de couverture :
    Sissie est une jeune orpheline qui rêve de devenir Chanteuse, mais elle devra grandir et persévérer pour devenir une diva ! Sans oublier le retour agaçant de sa rivale, l ex de son futur mari, une fille insupportable... Les problèmes s accumulent : la vie du couple est en balance, le voisin est au courant, la belle-mère s'y ingère, y compris les paparazzis... Un roman mené avec beaucoup d humour, qui mêle jalousie et persiflage.


    Biographie de l'auteur :
    Divine KANZA est née en 1984, et vit en haute Normandie. Elle est membre du comité de lecture des éditions les nouveaux auteurs, directrice littéraire de "La lettrine Culture magazine et de La lettrine Culture éditions. Son style d'écriture est cinématographique, loufoque, avec plein d'humour. Elle trouve sa place dans tous les régistres littéraires. Son but est de donner un grand plaisir au lecteur.

  • Ce voyage vers l'ailleurs ne pouvait se faire qu'en chevauchant Pégase sur la ligne de l'esprit. "Car l'esprit est une droite lancée vers la lumière." Frédéric Halbreich nous propose ces"Vues du sol" comme autant de clichés improbables, dans une époque qui ne l'est pas moins.

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