• La théorie de Donald Winnicott (1896-1971) marque un tournant dans l'histoire de la psychologie infantile ; elle nous renseigne sur les conditions d'une existence adulte accomplie. Tout commence dès la naissance, et même avant. Porté par une mère « suffisamment bonne », le nourrisson vit l'illusion d'être à l'origine des événements : il crée un espace intermédiaire entre le rêve et la réalité... Qu'est-ce qu'une mère suffisamment bonne ? Pourquoi le doudou est-il indispensable à l'enfant ? Comment transformer l'agressivité en force créatrice ? D'où vient le sentiment de ne pas être soi, d'être irréel ou de ne rien valoir ? Les concepts winnicottiens présentés dans cet ouvrage offrent des réponses d'une étonnante actualité. Ils mettent au centre de la réalisation de soi la capacité à s'adapter, à accueillir l'inattendu et à faire de l'imprévu une source d'enrichissement personnel.

     Ses découvertes  Son message  Son héritage


    ANNE LEFÈVRE est psychologue clinicienne et psychanalyste. Elle est membre de la Société psychanalytique de Paris. Sa pratique hospitalière avec les enfants durant vingt-cinq ans, ainsi que son abord des adultes « cas limites », l'ont amenée à s'intéresser tout particulièrement à Winnicott.

  • "Ce livre se penche particulièrement sur la question de l'excès d'amour, que ce soit l'amour fou de la mère pour son bébé ou l'amour fou de l'adolescent pour l'autre tant désiré.

    Comment se joue l'amour fou dans la rencontre entre le bébé et sa mère ? Se rejoue-t-il  à l'adolescence ? La dimension hallucinatoire de la première rencontre entre le bébé et sa mère jusqu'au drame triangulaire de la tragédie oedipienne de l'enfance est-elle réactivée dans l'après-coup du coup de foudre amoureux de l'adolescence et de la jalousie des pairs ? à partir de leur expérience clinique, les auteurs se penchent sur la nécessité de mieux différencier l'amour fou de la passion amoureuse. L'amour fou évoque une attraction irrépressible à la fois pulsionnelle et passionnelle : pulsionnelle où la source et l'objet se confondent ; passionnelle où le complémentaire et l'identique s'estompent. L'amour fou pose la question des modalités d'un travail analytique et en particulier des obstacles au transfert, tout autant avec le couple mère(père)-bébé qu'avec l'adolescent."

  • André Meynard développe comment, bien au-delà de la seule vocalisation, nous venons au monde grâce à la rencontre avec un tissu langagier désirant, multimodal, qui nous préexiste. Un tel tissu, avec ses divers brins sonores, gestuels, tactiles et visuels, oriente souvent étrangement le cours de notre vie.  À partir de quelques traces de son propre roman familial, il évoque ainsi les voies singulières qui ont rendu possible sa rencontre avec les Sourds, ceux donc qui parlent avec les mains et entendent avec les yeux.

    Prendre langue avec de tels sujets, trop vite qualifiés de handicapés de la parole, n'est en effet pas si simple. À l'épreuve de cette rencontre qui dérange et met en tension nos repères coutumiers, l'auteur s'est notamment attaché à entendre ce que les enfants Sourds transmettent, à travers ces langues gestuelles animées de ces lueurs du pulsionnel qui seules nous humanisent...

    Dans ce travail référencé, il s'appuie sur sa pratique analytique et sur de nombreuses oeuvres artistiques qui se révèlent attentives à ces modalités gestuelles langagières d'ordinaire si négligées, pour montrer que nous pouvons être enseignés par l'altérité et la dissemblance. 

  • Ce livre explore les puissances qui animent l'acte sexuel, des plus pulsionnelles aux plus culturelles. Il montre comment le choix du genre - se sentir femme ou homme - est loin d'être conforme à l'anatomie et s'appuie sur une bisexualité psychique souvent méconnue. Chacun se choisit un genre en refoulant l'autre qui devient le lieu d'une attirance et d'un conflit, d'une « guerre des sexes » dont les péripéties animent le désir. Mais après avoir démonté les rouages de la « machinerie sexuelle », l'auteur aborde la partie la plus importante et la plus novatrice de son livre, celle qui concerne l'orgasme. Si la recherche de ce Souverain Bien commande beaucoup plus que le rapport entre les hommes et les femmes, on mesure qu'il y a dans cet essai un enjeu politique, centré sur un ressort secret qui anime la Cité.

    En couverture : Pierre Prud'hon, Vénus et Adonis, craie noire, grise et blanche sur papier brun roux, 1808, Rijksmuseum, Amsterdam. © Dennis Hogers / fotograaf PK-Online.

  • Si Charles Melman a jugé bon de travailler la clinique de la névrose obsessionnelle durant deux ans de séminaire, c'est qu'il la considère à la fois comme une clinique du passé et une clinique actuelle.

    Dans ses formes bénignes, on l'aperçoit à peine si l'on n'est pas un praticien averti. Par contre les formes graves sont très handicapantes, surtout socialement. Il y a dans cette pathologie de l'immuable, de la répétition, la culpabilité d'un meurtre que le patient aurait commis sans s'en apercevoir, sans parler de son impossibilité à réaliser ses voeux et son impuissance.

    L'étude très fine que fait Charles Melman dans le domaine de la linguistique et de la grammaire éclaire et élargit le travail de Freud à partir des carnets de l''Homme aux rats. Dans le texte allemand, il repère l'insistance de certaines lettres, propre à cette pathologie et met en évidence le travail de l'inconscient.

    Mise en vente le 27 août 2015.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud (

  • Dans ce nouveau séminaire, Jean-Richard Freymann poursuit son exploration subversive de la clinique analytique, à partir de l'idée que les praxis avec l'inconscient renouvellent toutes les pratiques du colloque singulier.  À regarder de près dans la cure analytique, il montre que l'inconscient est bâti sur un tissu complexe de mécanismes : le refoulement, la sublimation, l'idéalisation, la forclusion, le déni, la conversion... Il développe l'hypothèse personnelle que « chaque sujet est porteur de tous les mécanismes psychiques même s'il existe chez chaque être parlant un mécanisme prépondérant ». Les frontières entre les tableaux cliniques sont ainsi questionnées dans un retour à Freud pour interroger Freud avec Lacan mais aussi Lacan avec Freud.

    Témoignant de la vitalité de « l'école de Strasbourg », Jean Richard Freymann propose au lecteur un cheminement dans l'histoire de la psychanalyse, à la fois classique et moderne, pour découvrir une sorte de tresse de dynamiques psychiques qui traversent chaque être parlant.

  • Considéré comme le meilleur spécialiste de la névrose obsessionnelle, Charles Melman n'a cessé, depuis 1954, d'approfondir et de se remettre au travail, ce dont témoigne ce séminaire clinique et pédagogique.

    Dans ce nouveau volume, il amplifie et complète les thèmes abordés dans le tome 1 en étudiant la névrose obsessionnelle à partir des carnets où Freud consigne au jour le jour les séances de l'Homme aux rats.

    Ce journal permet une analyse plus fine des grands traits de la névrose obsessionnelle à partir du texte même de son discours où se révèlent son besoin incessant de vérification, son impossibilité à se déterminer chaque fois qu'il doit faire un choix, la manière dont il répète toujours les mêmes attitudes... mais aussi sa culpabilité constante et son sentiment d'être un criminel.

    Tout au long de ce texte, Charles Melman nous mène, pour notre plus grand intérêt, dans le dédale de cette pathologie qui conserve malgré tout sa part de mystère.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud

  • Peut-on se passer de la notion de sublimation en psychanalyse ? En clarifiant les apports freudiens et lacaniens, l'auteur contribue à étoffer cette notion et en révèle toute l'actualité pour les psychanalystes. 

    Dans son retour à Freud, Lacan a fourni à la sublimation les bases structurales d'une approche qui l'inscrit dans le cadre de « l'avènement exigé d'une érotique pour la psychanalyse », résolvant ainsi certaines contradictions qui pouvaient être engendrées à partir de Freud.

    En se demandant pourquoi cet apport lacanien reste méconnu, Erik Porge s'attache à montrer comment Lacan a pris appui sur la sublimation pour redéfinir la pulsion à partir de repères structuraux nouveaux (la Chose, la satisfaction de la répétition de la mêmeté de la différence, l'incommensurabilité de l'objet cause du désir...).

    La sublimation est au carrefour de points fondamentaux de la théorie analytique. Elle révèle le caractère propre de la pulsion sexuelle. Dans le prolongement des perspectives ouvertes par Lacan, l'auteur en propose une écriture borroméenne qui associe amour, désir et jouissance.

  • La transmission maternelle est la terre d'éveil de l'identité de l'enfant et, pour une fille, le relais de la féminité et de la reproduction de la vie. Elle correspond à une plaque tournante importante rarement étudiée comme telle.

    L'auteur met en évidence la complexité de ce processus à l'oeuvre tout au long de la vie. Concernant différemment le garçon et la fille, les conditions de la transmission maternelle exigent de prêter attention dans le même temps à deux versants du champ féminin - fonction maternelle et position féminine - qui  peuvent s'intriquer entre eux de manière subtile ou s'exclure réciproquement comme des contradictions.

    Jean Marie Forget s'intéresse à cet entre-deux et aux différents écartèlements de la position subjective féminine que rencontre tout être de parole à sa naissance, qu'il soit garçon ou fille, dans le rapport à sa mère. La transmission particulièrement délicate du féminin et du maternel, à différentes étapes de la vie, est abordée spécifiquement.

  • Sangs

    Mika Biermann

    Chez les Romains, "famille" signifiait réunion de serviteurs ou d'esclaves. Dans l'analyse marxiste, la famille a une origine purement économique et intéressée. C'est aux États-Unis dans les années soixante
    que l'amour est déclaré ciment familial. Ça va saigner.

  • Comme le montre la lecture de l'Hommage de Lacan à Marguerite Duras, la transmission de la clinique de l'analyste fait partie de la dynamique de la sublimation de celui-ci.

    L'hommage fait par Lacan à Marguerite Duras pour Le  Ravissement de Lol V. Stein garde son actualité 50 ans après. Il noue la problématique de la sublimation (destin d'une pulsion sans refoulement) à celle d'une fiction clinique faisant cas ; en l'occurrence, une folie féminine qui s'inscrit dans la suite de celles de Marguerite Anzieu (cas Aimée) et des soeurs Papin.

  • La premie?re tentative pour l'infans de transformer le pa?tir en agir consiste a? s'emparer du langage en vocalisant. Il ne peut y avoir encore d'adresse dans cette premie?re vocalisation : il n'y a ni petit autre, ni grand Autre. La jouissance du babil donnera naissance a? la pulsion invocante dont elle marque le de?but. C'est l'expe?rience d'une jouissance totalement satisfaisante mais qui ne comble rien du tout, me?me partiellement. Bien entendu, pour pouvoir babiller, il faut avoir e?te? plonge? dans un bain de parole. Imiter le langage qui nous a de?comple?te?s e?quivaut a? mettre en acte ce que nous avons subi. Ce sera l'origine du de?sir, ce qui nous sortira de la jouissance incestueuse. Cette premie?re jouissance active n'est pas encore du de?sir, ce sont ses prole?gome?nes. Mais cet agir sera ce qui nous pousse vers la subjectivation. La prise en compte de ce fait et de l'e?thique qui en de?coule justifie l'acte analytique et la psychanalyse en tant que discipline.

    Marc-Léopold Lévy s'attache à développer certains aspects de la jouissance en tenant compte des lieux du corps, corps de soi ou corps de l'autre où celle -ci opère. Cette répartition est en lien avec ce que, passivement ou activement, le vivant-parlant désire recevoir de l'autre ou lui faire subir. Tenir compte réellement des éclats de jouissance dans leurs diverses modalités relève d'une éthique qui servira au psychanalyste à régler son acte afin d'obtenir un gain thérapeutique en coupant dans la jouissance du patient, toujours en excès, pour qu'il puisse accéder au désir qui le constitue. 

    Textes rassemblés et annotés par Anne-Marie Picard

  • L'éducation des enfants, l'accompagnement des parents, la prise en charge d'adolescents, le soin apporté aux personnes âgées mobilisent, comme toute relation humaine, de l'amour (donc de la haine), de l'affection (donc de la détestation), de l'empathie (donc de l'hostilité)... il est temps d'en parler ! Les sentiments, les affects, les émotions animent les premiers liens dans lesquels toute personne se construit, mais aussi tous ceux qui seront noués par la suite. Des aléas de ces premières relations - être mal aimé, trop aimé, insuffisamment aimé - va dépendre, pour une large part, le développement ultérieur du sujet. Puisque la relation est l'outil principal de l'action sociale, l'engagement du professionnel dans une rencontre affectée par les sentiments avec le sujet accompagné est nécessaire. À une époque où l'expertise savante tend à supplanter l'art de la rencontre, les coauteurs, chercheurs en sciences humaines et praticiens du travail social, montrent qu'il est indispensable de prendre en compte cette dimension centrale et d'assumer la responsabilité de cette charge à porter. 

  • Que faisons-nous quand nous travaillons avec les bébés ? Dans cet effort pour rendre compte de la singularité du travail avec le tout-petit, la clinique pulsionnelle, l'auteure cerne chez le nouveau-né le trait qui l'anime, celui par lequel il fait acte de présence d'une manière qui le rende absolument unique, sa signature en quelque sorte. Il s'agit d'extraire les trouvailles du bébé : un cri, un regard, un mouvement sont détenteurs d'un savoir propre à l'enfant et demande à être élevés au rang de langage. Du côté de l'analyste cela demande de supposer du sujet ab initio. Mais comme toute expérience analytique, celle avec le bébé doit être orientée. Or ce qui guide le travail avec tout-petit c'est l'inscription et la mise en place du pulsionnel. C'est une opération à la fois fondamentale et incontournable si on veut faire le pari du sujet chez le nouveau-né.

    Marie Couvert montre que la pulsion est l'invention freudienne la plus formidable avec celle de l'inconscient car elle met à notre disposition un nouvel étayage capable de rendre compte de la clinique et de la direction de la cure du tout-petit. Le lecteur est invité à se laisser enseigner par le concept de pulsion et par la voie qu'il trace dans la construction psychique du tout-petit. Il pourra ensuite visiter les quatre champs pulsionnels (oralité, spécularité, invocation, tactile) qui doivent se mettre en place au cours de la première année en s'arrêtant sur les points de nouage, ou au contraire sur ce qui peut faire ratage.

  • Des enseignants-chercheurs français reconnus, mais également étrangers (Belgique, Brésil, Canada) traitent des médiations par l'art à partir du référentiel théorique lacanien.

    Jusqu'à présent, les médiations thérapeutiques par l'art ont été pensées dans le champ psychanalytique à partir de la question de la symbolisation dans une optique postfreudienne (cf. les travaux de l'université Lyon 2 de Anne Brun, René Roussillon, Bernard Chouvier, Edith Lecourt, etc.). Cet ouvrage collectif met au centre de la réflexion et de la pratique la question du non-symbolisable et de l'irreprésentable, ce que Lacan nomme « Réel ». à partir de ce concept central sont abordées différentes questions (médiation, dispositif, création, psychose), mais aussi différents types de médiation (musique, théâtre, marionnettes, écriture).

  • Le refoulement est généralement considéré comme un fait sans que l'on s'interroge sur ses causes, ni sur ses processus qui sont variables. Il s'agit d'explorer ces questions et d'en tirer les leçons cliniques. À tour de rôle, Patrick Landman et Gérard Pommier prennent la parole pour apporter des éléments de compréhension sur le concept de refoulement au cours de « séminaires bicéphales » qui se sont prolongés sur deux années. Dans le langage oral retravaillé propre à cet exercice : simple, largement accessible, vivant, imagé, convoquant tour à tour Freud ou Lacan, la clinique de l'autisme et celle des psychoses, ils éclairent de manière passionnante autant de concepts fondamentaux : les représentations de mots, les représentations de choses, le transfert, le langage, la conscience, l'angoisse, la jouissance sexuelle, l'affect, les fantasmes, le plaisir, les mythes, la pulsion, l'interprétation, les rejetons du refoulé, la différence entre répression et refoulement, etc.

  • « La question du genre et de la parentalité a bouleversé notre société en profondeur. Le carcan de plusieurs millénaires de patriarcat monothéiste a cédé - non seulement dans les lois, mais dans les manières de vivre et de respirer enfin. Les positions de `père' et de `mère' ne sont pas liées au sexe anatomique, mais à des fonctions. Une mère console de son propre ravage. Un père est ce personnage douteux qui punit, que l'on voue aux gémonies, mais que l'on en aime pas moins à mort. Le seul critère de ces fonctions est l'amour, qu'un homme ou une femme veulent donner, et les familles patriarcales normopathes en sont souvent bien dépourvues, ultra pathogènes qu'elles sont.

    Quant à la question du genre, elle aurait dû être limpide depuis longtemps, au moins depuis les thèses de Freud sur la bisexualité, dont il ne s'est jamais départi. Nous sommes divisés par plusieurs genres, et nous en choisissons un, selon notre histoire, non sans une certaine variabilité selon les âges de la vie, ou même les heures de la journée.

    Sur ces questions essentielles, une majorité de psychanalystes a fermé les yeux : il est temps de les ouvrir. Le désir inconscient poursuit sa route. Les psychanalystes qui ne porteraient pas `un regard neuf' sur ces réalités feraient de leur pratique la norme d'un temps révolu. » Gérard Pommier

  • Le propos de Michel Lemay est ambitieux : appréhender, dans leur globalité, les principales références théoriques permettant de comprendre le développement de l'enfant. Au carrefour des cultures française et nord-américaine, il présente, sans dogmatisme aucun, les grands courants actuels, en dégage les apports les plus pertinents en montrant leur éventuelle complémentarité.

    Ce volume, conçu comme le premier tome d'une trilogie, s'intéresse aux multiples facettes du développement infantile. Au milieu du flot d'informations et de recherches sur la petite enfance, l'enfance et l'adolescence, peut-on dégager un panorama des principales idées pour « penser » l'enfance d'une manière suffisamment cohérente ? Face aux multiples courants théoriques qui dominent la pédopsychiatrie et la psychiatrie en général depuis ces cent dernières années, y a-t-il des points de convergence se dessinant peu à peu ? Peut-on regarder les divergences de points de vue comme des zones d'interrogations bourrées de richesses, et non comme des tourbillons dont il faut à tout prix se défendre sous peine d'être emporté vers des directions refusées à l'avance ?

  • Freud (1856-1939), avant d'appartenir, de plein droit, à la Culture, a commencé par faire scandale, au tournant du XXe siècle, s'étant lancé, seul et rationnellement, sur l'invraisemblable voie de l'élucidation de l'énigme du désir ""sexuel"" de l'homme.
    Cette voie périlleuse était réputée mener à la folie. Elle mènera Freud à la découverte de la psychanalyse: expérience éthique irremplaçable pour la reconnaissance de la subjectivité de l'homme moderne.
    On essaie ici de re-parcourir cette voie en indiquant obstacles et difficultés: d'hystérie en refoulement, d'OEdipe en névrose, d'inconscient en psychose, de fantasme en fantasme originaire, de transfert en Sur-Moi, d'éros en pulsion-de-mort de prendre au sérieux les objections majeures faites à Freud de faire le point, enfin, sur la cure analytique
    Patrick Landman, Psychiatre. Psychanalyste. Juriste et la ""technique"" qu'elle met en oeuvre.

  • « Si les récits de mes analysants m'ont appris à créer ce silence en moi qui me permet d'écouter et d'interpréter, ce sont les tableaux de David Malkin qui m'ont poussé à penser et à écrire. Des images ont inspiré ce livre, m'invitant à traverser, d'une façon nouvelle, certains territoires de la psychanalyse. Les formes et les couleurs ouvrent, par un étrange effet de lumière, sur d'autres dimensions qui amènent l'observateur au-delà des apparences vers une expérience visuelle et en même temps spirituelle. »

    En dix chapitres qui sont autant de passages où se croisent l'art, la philosophie et la politique, l'auteur propose un voyage littéraire et une réflexion herméneutique et poétique. D'un discours à l'autre, l'auteur « passe » entre les disciplines et, en revenant à la racine des mots, approche certains concepts psychanalytiques.  Il nous fait rencontrer la dialectique souple de l'inconscient, ses passages qui deviennent forces de subversion analytique du sujet, de la cité (polis) et aussi de la pensée, puisqu'ils opèrent des retournements constants du discours. 

  • Au croisement des modèles théoriques, cet ouvrage effectue une double synthèse à la fois du côté des neurosciences cognitives et du côté de la psychanalyse sur la question de la mémoire.

    Cet ouvrage propose une étude sur la mémoire, son fonctionnement et ses troubles, dans une optique « complémentariste », c'est-à-dire, une double lecture, celle de la psychanalyse et celle des neurosciences avec un maillon intermédiaire : celui de la psychologie développementale précoce. Ainsi, il fait apparaître des correspondances entre concepts relevant d'épistémologies différentes, entre fonctionnement cérébral et fonctionnement psychique.
    Les neurosciences comme la psychanalyse mettent en perspective la dynamique et les enjeux des processus mnésiques.

  • Ce livre est le témoignage vivant d'une double expérience clinique (psychanalyse, haptonomie pré et postnatale) qui situe le contact et la sensorialité dans les relations interhumaines en engageant la dimension esthétique (beauté du geste et sensation) ainsi que l'existence.

    Le présent texte vise à articuler une réflexion relative aux rapports de deux pratiques, la psychanalyse et l'haptonomie, tant au plan de la clinique au quotidien qu'à celui de leur élaboration conceptuelle. L'auteur pointe les potentielles correspondances et les éventuelles discordances existant entre ces deux champs, et leur contribution respective à la vie des êtres humains que nous sommes. Il inscrit l'inconscient dans le contact, différencié du toucher, qui avec le tact est une part intégrante de la pratique analytique.

  • Dans le champ de l'oncologie et des soins palliatifs, la médecine moderne use de tous les moyens techniques et thérapeutiques pour repousser les limites de son efficience et de son savoir, mais elle se heurte à des situations incurables. Ces cas complexes forment le quotidien des équipes hospitalières travaillant auprès de patient(e)s en fin de vie. Ils définissent les contours d'une clinique du seuil.

    L'intérêt porté à ces situations limites, dans lesquelles surgissent des manifestations pulsionnelles qui échappent et insistent malgré les traitements entrepris, permet de ne négliger ni les affres somatiques auxquelles les malades se confrontent (douleurs extrêmes, dégradation de leur état...), amplifiées par le risque d'échappement thérapeutique, ni les intenses remaniements psychiques qui sont en jeu : menace d'anéantissement, effraction traumatique... Les psychologues, médecins et soignants y retrouveront des phénomènes qui interrogent depuis longtemps leurs pratiques cliniques quotidiennes autour de ces impasses thérapeutiques.

  • Les soins de l'âme contemporaine nécessitent l'analyse la plus fine des rapports entre le sujet parlant et ces nouvelles passions, les addictions. Si le discours sur les addictions se fait largement entendre chez les spécialistes et dans les médias, la parole des sujets est souvent réduite au rôle d'illustration, d'exemple. Cet ouvrage propose au contraire de s'attacher aux discours en eux-mêmes des sujets comme point de départ et présente une approche ancrée dans l'écoute étayée.

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