Flammarion

  • « Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189... »
    Énigmatique et bravache, ce nouveau pensionnaire de l'école de Sainte-Agathe, rapidement surnommé le « Grand Meaulnes » par les autres élèves, n'en finit pas de subjuguer.
    Son mystère augmente encore quand, au retour d'une fugue, il raconte son étrange aventure : la rencontre d'une très belle jeune fille dans un château inconnu lors d'une fête fabuleuse. Avec l'aide de François, le fils de l'instituteur, il part en quête de ce paradis perdu. « Mais le passé peut-il renaître ? »
    Cette question qui hante Meaulnes, c'est celle que se pose Alain-Fournier, à travers ce roman nourri de souvenirs personnels.

  • « Tout L'Assommoir peut se résumer dans cette phrase Fermez les cabarets, ouvrez les écoles », écrivait Zola en 1877.
    Afin d'atteindre son idéal - travailler, manger à sa faim et avoir toujours un endroit où dormir -, Gervaise, honnête blanchisseuse installée dans le quartier de la Goutte-d'Or, livre bataille à l'alambic du café voisin.
    Triomphera-t-elle de la « machine à soûler » les travailleurs ?
    Accusé de « bas-fondmanie » par les antinaturalistes, attaqué aussi par les républicains, qui lui reprochèrent d'avoir représenté le peuple sous des dehors hideux, Zola a voulu, dans le septième roman des Rougon-Macquart, « peindre la déchéance fatale d'une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs ».
    Roman sur les ouvriers parisiens du Second Empire, L'Assommoir a la langue et l'odeur de la misère.

  • Pilar et son compagnon se retrouvent après onze années de séparation. Elle, une femme à qui la vie a appris à être forte et à ne pas se laisser déborder par ses sentiments. Lui, un homme qui possède le don de guérir les autres et cherche dans la religion une solution à ses conflits intérieurs. Tous deux sont unis par le désir de changer et de poursuivre leurs rêves. Ils décident alors de se rendre dans un petit village des Pyrénées pour découvrir leur vérité intime.

    La presse en parle : "Paulo Coelo touché par la Grâce." LiRE

  • Un fiancé, la veille de ses noces, passe l'anneau destiné à sa future femme au doigt d'une statue de Vénus, et meurt assassiné dans la chambre nuptiale (La Vénus d'Ille). Deux amants, échappés à la surveillance du mari pour une nuit de bonheur dans un hôtel, épient les bruits de la chambre voisine, persuadés qu'un meurtre s'y accomplit (La Chambre bleue). Un aristocrate raffiné est subitement pris d'un accès de cruauté bestiale qui justifie peut-être les doutes dont s'entoure sa naissance : se pourrait-il qu'il soit le fils d'un ours (Lokis) ?
    Le présent recueil rassemble les nouvelles fantastiques les plus célèbres de Mérimée. D'un style abrupt, dérangeantes, violentes parfois - «Quand Mérimée atteint son effet », c'est comme « un coup de couteau », disait Sainte-Beuve -, elles s'imposent, par leur concision, comme des modèles du genre.
    Ce volume contient :
    La Vénus d'Ille o Arsène Guillot o L'Abbé Aubain o Il viccolo di Madama Lucrezia o La Chambre bleue o Lokis o Djoûmane

  • Sylvie

    Gérard de Nerval

    Au sortir d'un théâtre, un Parisien épris d'une actrice, en lisant un entrefilet dans la presse, est rattrapé par ses souvenirs de jeunesse. Il entreprend de se rendre dans le Valois de son enfance, pour y retrouver Sylvie, son premier amour... Dans ce récit poétique ondoyant entre un passé incertain et un présent irrésolu, temps vécu et temps rêvé se mêlent. Au crépuscule de son existence, Nerval, avec Sylvie (1853), donne une forme littéraire achevée à la part la plus insondable de l'homme : le mystère des songes, la magie de la mémoire.

  • Chine, 1937. Shanghai est le joyau de l'Asie, ville lumière, colorée et tumultueuse, abritant millionnaires et mendiants, patriotes et révolutionnaires, artistes et seigneurs de guerre. C'est aussi là que vivent les soeurs Chin, Pearl et May, magnifiques jeunes femmes, aisées et rebelles, aux tempéraments pourtant opposés. Mais l'insouciance s'arrête brutalement pour les deux soeurs le jour où leur père, ruiné, décide de les vendre à des Chinois de Californie, venus chercher des épouses en Chine.
    Alors que les bombes japonaises s'abattent sur leur ville natale, une nouvelle vie commence à Los Angeles pour les jeunes femmes. Pearl et May tentent de s'adapter au rêve américain, elles cherchent l'amour et la célébrité tout en bravant le racisme qui sévit aux États-Unis à cette époque.
    Best-seller en cours de traduction dans 40 pays, Filles de Shanghai est une histoire de soeurs, complices et amies inséparables, partageant les mêmes rêves et espoirs, mais aussi rongées par la jalousie et la rivalité. Lisa See est passée maître dans l'art de raconter les vies de femmes hors du commun.

    « Lisa See est douée. Avec Filles de Shanghai, elle explore les liens unissant deux soeurs, tout en évoquant la cruelle expérience de l'immigration américaine. » USA Today

  • De belles mortes ressuscitent par amour : des portraits, des tapisseries, des momies s'animent soudain pour venir perturber - ou égayer - l'existence d'innocents jeunes gens ; les époques, les morts et les vivants communiquent mystérieusement... Rêve ou réalité ?

  • Grand Prix des Lycéennes ELLE 2015.
    Ladydi, quatorze ans, est née dans un monde où il ne fait pas bon être une fille. Dans les montagnes du Guerrero au Mexique, les femmes doivent apprendre à se débrouiller seules, car les hommes ont les uns après les autres quitté cette région pour une vie meilleure. Les barons de la drogue y règnent sans partage. Les mères déguisent leurs filles en garçons ou les enlaidissent pour leur éviter de tomber dans les griffes des cartels qui les « volent ». Et lorsque les 4X4 patrouillent dans les villages, Ladydi et ses amies se cachent dans des trous creusés dans les arrière-cours, pareilles à des animaux qui détalent pour se mettre en sécurité. Alors que la mère de Ladydi attend en vain le retour de son mari, la jeune fille et ses amies rêvent à un avenir plein de promesses, qui ne serait pas uniquement affaire de survie.
    Portrait saisissant de femmes sur fond de guerre perdue d'avance, Prières pour celles qui furent volées, écrit dans une langue brûlante et charnelle, est une histoire inoubliable d'amitié, de famille et de courage.

  • La maison de terre

    Woody Guthrie

    Dans le Texas des années 30, Tike et Ella May, jeune couple d'agriculteurs, ont bien du mal à planter de quoi vivre sur
    cette terre aride. Ella May est enceinte et ne veut pas continuer à habiter leur cabane en bois envahie par les insectes. Problème, ils n'ont pas le sou pour s'offrir le lopin de terre censé accueillir la maison de leurs rêves. Mais l'État et les banques ont tout prévu. Il suffit de leur faire confi ance...
    La Maison de terre est un portrait brûlant de la misère et de l'espoir butant contre un paysage ravagé. Combinant le sens moral de John Steinbeck avec l'érotisme cru de D. H. Lawrence, voici un puissant récit de l'Amérique de la Grande Dépression, brossé par l'un de ses plus grands artistes.

  • Vienne, mars 1938. Sigmund Freud a convoqué la Société psychanalytique pour une session extraordinaire. Élèves et disciples sont réunis autour du maître qui s'exprime devant eux, peut-être pour la dernière fois. Il n'y a plus d'autre choix : il faut fuir l'Autriche.
    Mais lui, pourquoi reste-t-il, malgré l'invasion des nazis ? Quel secret renferme la lettre retrouvée par son fils ? Comment Marie Bonaparte parviendra-t-elle à le convaincre de partir ? Qui est le mystérieux Anton Sauerwald ?
    Aux heures les plus sombres de l'Histoire, ce roman passionnant offre une nouvelle vision du père de la psychanalyse.

  • Standard

    Nina Bouraoui

    Bruno Kerjen avait la certitude que « le monde réel était fait d'hommes et de femmes à son image, qui pouvaient être remplacés sans que personne remarque la différence de l'un, l'absence de l'autre ». Employéd'une entreprise de composants électroniques, cet homme de 35 ans n'attendait rien de la vie. À l'occasion d'un week-end passé chez sa mère près de Saint-Malo,il recroise Marlène. La toxique Marlène de ses années de lycée. Bruno Kerjen, qui s'était comme protégé jusque-là d'éprouver tout sentiment, a désormais un rêve : Marlène.
    Portrait d'un antihéros de notre temps, d'un homme sans qualités replié sur lui-même, mû uniquement par la peur, Standard est aussi un roman tragique : un homme va chuter, inéluctablement et sous nos yeux, parce qu'il s'est décidé à aimer.

  • « Il n'y a rien de mieux que les bars à moitié vides, les soirs sans chiffre. Le client de gauche se détache sur la grande baie vitrée avec tout son poids de malheur. Il est malheureux parce qu'il attend une fille fabuleuse, une longue fille très belle qui viendra s'accouder comme un ange ou une grande blessure. Vous n'attendez rien. Le bac des verres palpite comme un bassin de truites dans une vieille montagne. Des représentants d'épaules passent sans rêves. La serveuse allume une cigarette parce que l'amour n'existe pas. Les femmes les plus obstinées, celles qui ont cru pouvoir vous ramener dans le monde, ont renoncé. Vous êtes dans un état proche du bonheur.»

    L'oeuvre reproduite page 85 est d'André du Colombier.

  • Les grands textes de Nerval sont contemporains de la folie et, dans leurs thèmes, dans leur structure, marqués par elle. En s'interrogeant, pour la première fois, sur les rapports de l'opération littéraire avec l'expérience de la maladie, ce livre propose, pour chacun des récits des dernières années - Les Nuits d'Octobre, Sylvie, Octavie, Pandora, Aurélia - une lecture nouvelle. Face à la folie, l'écriture assume deux fonctions. Une fonction mimétique : le délire métamorphose le moi, libère les fantasmes, et l'écriture travaille à restituer son inquiétante étrangeté. À travers des réseaux d'images obsédantes s'articule ainsi un discours de la folie - abolition de la différence, vaporisation de l'identité, motifs privilégiés de l'errance, de la pénurie, de l'absence : autant de signes qui connotent, dans les textes, la dérive du sujet. Une fonction critique : si la folie fascine, elle menace aussi l'intégrité du moi et disloque le sens. L'écriture ne saurait donc enregistrer passivement les symptômes maléfiques ; elle s'en empare pour les modifier, les neutraliser, et coïncide alors avec un projet de maîtrise : discours sur la folie, qui déploie toute sorte de stratégies narratives et exploite, pour échapper à l'indifférencié, les ressources logiques du langage. Par-delà Nerval, ce livre prend également parti dans le débat contemporain sur le statut de la folie. Par l'attention qu'il prête aux phénomènes de l'inconscient et de la déviance, par son plaidoyer pour la fécondité du délire, Nerval contribue puissamment à ébranler les frontières du normal et du pathologique. Encore a-t-il vécu de trop près les aberrations et les angoisses de la maladie pour ne pas chercher à interposer la médiation de l'écriture. S'il participe, déjà, de notre crise, il parle d'un lieu où la rectitude du sens et la rigueur du discours demeurent des exigences vitales.

  • ... "Moi", "Moi" et encore "Moi" : tout ceci (la psychanalyse, en somme) n'était qu'un grand rêve égoïste - celui de "Sigmund Freud" mais aussi le "nôtre", celui de la foule des lecteurs parricides. Un sujet y sera né, s identifiant à toutes les places, assassinant tout le monde et jouant tous les rôles. Sans naître, donc. Cette naissance n'aura été que mythique, fantasmatique, fictive, et rien (aucun Père primitif, aucun Narcisse, aucun Maître) n'a sans doute précédé la situation du Dichter - c'est-à-dire, ici, de l'acteur, du mime. Tout aura commencé par le biais - le biais originaire - d'une identification sans modèle, aveugle. Et rien n'aura par conséquent jamais vraiment commencé. Nous aurons toujours été (dans) ce rêve éveillé, somnambulique, hypnotique, avant toute lucidité. Ce rêve (cette foule), c'est nous, c'est vous et c'est moi, ego.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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