• Qui veut comprendre les îles bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec. En 1944, il y a tout juste 70 ans, la publication d'Un recteur de l'île de Sein balisa l'ouverture d'une ère nouvelle dans l'histoire de la littérature française : elle plantait un décor neuf dans le paysage littéraire, en rompant avec le pessimisme des années sombres et en préparant le renouveau de l'après-guerre. Un Recteur de l'Île de Sein, est le premier des quelque neuf romans que le célèbre écrivain Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), consacre aux îles bretonnes.
    Un voyage à l'île de Sein à l'hiver 1937 lui sera l'occasion de découvrir l'île, ses habitants et, de la bouche du recteur d'alors, l'histoire de François Guilcher, le sacristain devenu prêtre de l'île au XVIIe siècle, alors que Sein se trouve dépourvue de desservant religieux.
    Dans son roman, Henri Queffélec nous offre un tableau vivant de l'île de Sein sous l'Ancien Régime. La communauté chrétienne sénane, depuis le départ de son recteur, se trouve dans le plus grand désarroi et se sent délaissée par l'Eglise de Quimper, voire par le continent tout entier... Dans ce contexte, le sacristain, homme pieux et respecté, est amené presque malgré lui, sous la pression des îliens, à prendre en main les destinées de la paroisse et finira, après bien des péripéties, par être « validé » par la hiérarchie catholique comme authentique recteur de l'île, désormais titulaire en droit de la paroisse qu'il dirige en fait depuis des décennies.
    L'ouvrage a également fait l'objet d'une libre adaptation cinématographique dans Dieu a besoin des hommes de Jean Delannoy en 1950, Pierre Fresnay prêtant ses traits au pêcheur devenu curé.
    Un Recteur de l'île de Sein s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition de qualité depuis 30 ans. Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans cette petite île de Sein, si grande dans sa volonté de ne jamais abdiquer, ni en 1613, ni en 1940, ni aujourd'hui. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Publié, pour la première fois en 1969, La Mouette et la Croix, est un des neuf romans que le célèbre écrivain Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), a consacré aux îles bretonnes.
    Qui veut comprendre les îles bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec.
    La petite île de Hoëdic (rebaptisée pour l'occasion : Loadic) est le théâtre de ce roman qui se déroule à cette époque-charnière d'avant et après la Révolution de 1789. C'est la vie du Recteur, véritable seigneur de l'île, prêtre réfractaire recherché par les Républicains, et la position stratégique que tient Hoëdic - sorte de no man's land tacite - entre Anglais et Français qui y interviennent tour à tour sans jamais pouvoir ou vouloir s'y établir, qui ont servi de trame historique pour cet autre roman historique des îles bretonnes.
    La Mouette et la Croix s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition de qualité depuis de nombreuses décennies, le voici à nouveau disponible, après Un Homme d'Ouessant.
    Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Le passage par le rectorat des hôpitaux a constitué, dans la France de l'Ancien Régime, un des principaux moyens d'accès à la notabilité. Des journées d'étude, tenues en 1997 et 1998, avaient éclairé cette histoire. Les actes en ont été publics dans Les administrateurs d'hôpitaux dans la France de l'Ancien Régime, PUL, 1999. Le groupe de travail alors constitué s'est étoffé et a voulu élargir ses interrogations. Une troisième table ronde, dont ce volume rend compte, s'est déroulée le 7 décembre 2000. Elle a permis d'établir des comparaisons entre le cas français et celui de divers pays européens, mettant en valeur le rôle des Églises ou celui du prince. Elle a aussi analysé la part que les administrateurs d'hôpitaux ont prise dans la création de règles juridiques ou administratives qui définissent un statut de l'assisté ainsi qu'un statut du personnel hospitalier.

  • Ces deux petites îles au large de Quiberon et de Belle-Ile, - le Caneton (Hoëdic) et le Canard (Houat) en breton - connurent une histoire mouvementée entre le XVIIe et le début du XIXe siècle, liée aux guerres franco-anglaises de Louis XIV à Napoléon Ier.
    Parue initialement en 1850, cette monographie s'intéresse également à la vie, aux moeurs & coutumes des Hoëdicais et des Houatais, et particulièrement au rôle prépondérant que joua, longtemps, le recteur de chaque île.
    Un ouvrage pour découvrir plus en profondeur ces deux îles, que vous soyez insulaire ou « étranger »...

  • Les archives des hôpitaux de l'ancienne France ont été redécouvertes il y a une trentaine d'années pour écrire l'histoire des déshérités, des pauvres autant ou plus que des malades, que ces établissements accueillaient. Du même coup on a souvent traité des idées qui ont présidé à la mise en oeuvre de l'assistance. Mais on a encore très peu étudié les hommes qui dirigeaient les hôpitaux. Membres de droit ou membres cooptés des bureaux d'administration, ils donnaient leur temps bénévolement, mais aussi assez souvent leur argent puisqu'ils faisaient des avances à l'hôpital. Ces avances rarement remboursées tenaient lieu de dons à l'occasion de la sortie de charge de ces administrateurs encore nommés recteurs. Il est vrai que le rectorat des hôpitaux constituait un beau terrain de promotion, particulièrement pour une carrière municipale. C'était, en tout cas, l'occasion d'accéder à la notabilité locale et de faire partie de ces élites qui ont marqué la société d'ancien régime. Les 12 décembre 1997 et 20 mars 1998, à l'université Lumière-Lyon 2, deux tables rondes se sont réunies, sous l'égide de l'Institut universitaire de France. Y furent présentées à la fois des analyses régionales et des analyses thématiques qui, publiées ici, constituent une première approche dans la connaissance de ce milieu original. L'enquête sera ultérieurement poursuivie hors de France.

  • L'École n'est pas hors du monde et hors du temps. Lorsque les « malheurs de la guerre » frappent un territoire et ses habitants, les acteurs éducatifs et les structures scolaires sont touchés. La mobilisation des hommes pour le combat atteint les personnels et les plus grands élèves ainsi que les étudiants, qui délaissent la plume et le verbe pour l'épée et le fusil. À l'arrière, les acteurs de l'École tentent de maintenir en vie les structures scolaires et universitaires et de les mobiliser pour la victoire alors que nombre de bâtiments sont aussi réquisitionnés pour d'autres missions. Lorsque la guerre, devenue défaite temporaire ou plus durable, débouche sur l'occupation par des forces ennemies ou sur l'installation d'un nouveau régime politique (tel le Régime de Vichy), les Écoles doivent apprendre à « survivre » en terrain hostile, marquant souvent par leur présence une forme de résistance. Le positionnement des acteurs éducatifs, dans ces périodes « noires » s'avère complexe. L'École, qui peut être un outil de formation au service de l'esprit raisonnable et de la paix entre les hommes, peut aussi, sous certaines conditions, devenir un instrument au service de la préparation de la guerre. Ce sont là les thématiques majeures proposées par ce livre qui, autour de 24 contributions inédites, croisant les échelles spatiales, fait aussi le choix de la longue durée (xviie-xxe siècles), même si elles portent surtout sur les deux guerres mondiales du xxe siècle.

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