• « Notre Trinité » : tel est le nom que Friedrich Nietzsche, Paul Rée et Lou von Salomé voulurent donner à la communauté de vie et de recherche qui devait consacrer leur rencontre. Une communauté vouée à la liberté de pensée, à l'analyse morale, au dédain des conventions. Les textes rassemblés ici - lettres, notes de journal, aphorismes, brouillons - retracent, sur une période de dix ans (1875-1885), les prémisses, les bonheurs et les déceptions de cette rencontre ; chacun des protagonistes de cette aventure intellectuelle et sentimentale y apparaît dans sa vérité. Autour de cette constellation incertaine, une soeur jalouse (Elisabeth Nietzsche), des amis dévoués (Franz Overbeck, Peter Gast), des gens du monde (Malvida von Meysenbug) font naître, du nord de l'Allemagne au sud de l'Italie, la rumeur d'un « événement européen », tandis qu'à Bayreuth Wagner organise son apothéose. Mais à mesure que les rancoeurs succèdent aux espoirs, la solitude aux échanges, Nietzsche, vivant ses désillusions comme les symptômes d'une métamorphose, accède aux visions régénératrices de Zarathoustra.

  • Contrairement à sa légende, Gustave Courbet ne fut ni un peintre réaliste ni un peintre politique, encore moins un peintre provincial. Il fut révolutionnaire, bien sûr, mais en pratiquant, comme les plus grands, la peinture à l'oeil. Expression à entendre au double sens d'une peinture gratuite (ne dépendant ni des commandes de l'État ni des prix du Salon), et surtout d'une peinture qui ne fait pas « à l'idée » ce qu'elle aurait déjà prévu - mais qui voit dans l'acte même de peindre.
    D'où une rupture avec le primat du dessin (Ingres), avec l'exotisme (Delacroix), le spectaculaire (Géricault), avec la maîtrise du regard du peintre, cela pour libérer la peine des hommes et l'élégance des choses. Courbet inaugure ainsi la vraie peinture de marines ; de nus érotiquement neutres ; de natures mortes, ou plutôt natures vives, rochers, feuilles et rivières aussi présents que des visages d'hommes. Comme Cézanne, qui se revendiquait de lui, Courbet élève les choses à leur dignité dernière : non des objets construits et produits, mais des phénomènes surgissant et se donnant d'eux-mêmes à voir. Le tableau ne représente rien, il présente pour la première fois le visible en sa gloire.

  • Mingan les nuages, c'est une histoire d'amour entre un enfant et son petit chat adoré, Mingan. C'est un hommage à un ami parti trop vite, un compagnon à quatre pattes que jamais on ne pourra oublier. C'est aussi un récit d'espoir sur ces chagrins qui, avec le temps, trouvent un certain apaisement.

  • Célibataire endurcie, Maryse vivait pleinement sa vie, sans embûches... Jusqu'à ce qu'elle doive se rendre à New York pour rencontrer Dylan, un avocat arrogant, effronté, et surtout capable de se mesurer à sa force de caractère.
    Entre prises de tête et désir puissant, sa
    rencontre électrisante avec l'avocat l'entraînera dans une lutte mettant à rude épreuve tout ce à quoi elle s'accrochait. Elle n'avait pas prévu que les démons de son passé referaient surface, ce qui troublera la façade qu'elle s'était construite afin de survivre.
    Et si son assurance inébranlable et son appétit pour les hommes cachaient en réalité des cicatrices aussi profondes à l'intérieur qu'à l'extérieur?
    Les apparences sont parfois trompeuses...

  • Féminité oubliée et responsabilités obligées, Norah vit sur la fonction pilote automatique depuis plus d'un an. Lorsque sa meilleure amie lui offre un voyage à New York afin de retrouver la femme qu'elle est, elle est loin de se douter de ce qui l'attend.


    Une rencontre imprévue, puissante et totalement excitante viendra bouleverser le plan qu'elle s'était fait, celui de ne plus ouvrir son coeur à qui que ce soit.


    Ne voulant plus jamais ressentir ce vide immense qu'a laissé la perte de l'homme qu'elle aimait, ces deux semaines, parsemées de moments exaltants et cocasses, la pousseront à se redécouvrir, à jouir de la vie, et de bien d'autres choses...


    18 ans et plus

  • La méthode inductive de l'interprétation des Saintes Écritures consiste premièrement à se défaire de toute certitude ou acquis religieux qui pourraient en diriger la lecture par des notions de catéchisme déjà bien établis par avance. Ainsi en observant mot à mot ce que l'auteur décrit dans sa narration ; nous apprenons à nous laisser diriger par le Saint-Esprit pour comprendre le sens caché de cet Évangile. Non seulement les paradoxes qui se heurtant aux dilemmes se succèdent puis s'interpellent les uns les autres, il apparaît aussitôt des nuances - qui jusqu'alors avaient été retenues cachées aux érudits des Saintes Écritures et autres théologiens, de hautes réputations, accrédités. Mais qui sont désormais amenées à la lumière comme un renouvellement didactique par une impertinence jamais connue jusqu'à aujourd'hui comme si c'était le Royaume de Dieu qui répond au royaume des cieux et situer une nuance qui fait toute la différence dans cette nouvelle orientation dogmatique. (12,25 21,28 21,41) Puisque plus qu'avec Calvin mieux qu'avec Luther et supérieur aux études angéliques de saint Thomas d'Aquin ; c'est au travers de la faiblesse d'un poète unique que JeHoWaH se donne à connaître aujourd'hui comme si c'était un accomplissement impertinent de la parole du prophète Jérémie - contenue au chapitre 31 vers 32. Ou plutôt, serait-ce là un camouflet de génie de la part du Seigneur aux érudits et autres docteurs des Saintes Écritures. À bons entendeurs, Lina de Myssible ; dixit rédactrice en chef aux éditions - pierre jean le second - magazine

  • "Texte dense et technique par moment. Il introduit la notion de retournement nécessaire de manière très aiguë dans cette actualité de confinement mondial. Le texte souligne l'importance de la figure du Christ, figure qui inspire l'attitude nécessaire de chaque humain pour entrer dans un processus de vie autre que des gestions du monde uniquement fondées sur l'économie et le profit."

  • Article paru dans le no 299 de la revue Liberté.
    Au-delà de l'opposition entre le cinéma commercial et le cinéma d'auteur, le 7e art.
    Selon Simon Galiéro

  • Ce roman est un mode d'emploi : comment voler ? Mais aussi comment vivre en étant juste, et simplement soi-même, en se libérant des troubles de son enfance ? C'est aussi une histoire d'amour avec un passé, un présent, et une suite, qui en cache d'autres. Un couple, lui, médecin reconnu, elle secrétaire à mi-temps, ont un enfant ensemble, un autre chacun de leur côté, et une belle maison avec piscine. Est-ce le bonheur ? Dans ce gros village de Bourgogne, les passions et les rêves rencontrent l'argent. Elle le vole, et de toutes les manières possibles, avec une vraie créativité. Mais  pourquoi ? ou... pour qui ? Une journaliste venue de Paris et récemment installée dans le bourg s'intéresse à l'affaire tandis que meurt l'ancêtre de Carine, celui à la fortune mal acquise. Complications ? Le fils de l'ancien associé malheureux du patriarche à l'agonie revient demander des comptes ;  l'épouse anglaise du patriarche découvre Meetic, bref, la panique est totale. Il en sortira... de l'inattendu. A la fin, surprise, un concours vous propose d'écrire votre fin à vous.

  • Comment transformer de manière accélérée et plus ou moins drastique la vocation et l'aspect de certaines zones et concrétiser une vision de ce qu'elles devraient être en termes d'activités. Les projets analysés dans cet ouvrage peuvent être regroupés en trois catégories: 1) les grands projets de réseau, qu'il s'agisse d'infrastructure ou d'éléments naturels; 2) les grands projets d'équipement comme le Stade de France; et 3) les grands projets de changement de vocation de quartier entier (de quelques îlots à toute une zone: de la Cité du Multimédia à toute la Plaine Saint-Denis).

  • «J'ai adoré La séparation des corps. C'est aussi bouleversant que drôle. Très fort.» - Amélie Nothomb

    Ce récit est avant tout une histoire d'amour passionné entre Christina et Marie-Ange, la cuisinière de la famille. Rencontre de deux expériences subjectives, de deux perspectives dont rien ne prédisait la collision. Issues de générations et de milieux sociaux différents, les deux femmes vont traverser ensemble les affres sentimentales, jusqu'à la désintégration prophétique de leur relation. Le regard mort ou vif d'une jeune adulte qui s'assume pleinement trouve ici celui d'une femme mature, nostalgique, au destin fantôme, qui manifeste un goût prononcé pour le passé et les incendies.


    Explorant les contrastes de la rupture et du renouveau, ce roman aborde de plein fouet les paradoxes de la relation amoureuse et nous fait retrouver avec plaisir la voix d'une auteure singulière, qui livre ici un roman coup-de-poing.

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