Albin Michel

  • « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après. »
    Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts...
    Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
    Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

  • Un corps est retrouvé sur une plage de l’ile de Sandhamn, au large de Stockholm. Suicide ? Noyade ? L’inspecteur Thomas Andreasson est chargé de l’enquête. Habitué de ce lieu de villégiature, il s'y voit proposer une aide inattendue : celle de Nora Linde, une amie d’enfance, jeune avocate à la perspicacité redoutable.
    Leur été vire au cauchemar quand une femme est assassinée dans sa chambre d’hôtel. Et si, désormais, plus personne n’était à l’abri ? Andreasson, qui croyait tout savoir de sa petite île paradisiaque, n’est pas au bout de ses macabres découvertes…
    Avec les enquêtes d’Andreasson et Linde, Nº1 des ventes en Suède, Viveca Sten s’impose comme une des nouvelles grandes voix du polar nordique.
    « Viveca Sten s’affirme d’emblée comme la grande rivale de Camilla Läckberg… Un formidable premier roman. » Kristianstadsbladet« Un premier roman absolument exceptionnel. » De Telegraaf

  • « Tout ce que l'on aime devient une fiction. »Amélie Nothomb

  • «Ce mot simplement pour te signaler que je t'aime. Signé : tu sais qui.»Cette lettre anonyme trouble l'existence des riverains de la place d'Arezzo. Dans ce quartier élégant de Bruxelles, quel original, quel pervers, quel corbeau déguisé en colombe s'acharne à violer leur intimité ? Le message entraîne autant de promesses et d'attentes que de déceptions et de catastrophes, chacun l'interprétant à sa façon. Menée par Eric-Emmanuel Schmitt, cette ronde effrénée devient l'encyclopédie des désirs, des sentiments et des plaisirs, le roman des comportements amoureux de notre temps.

  • « Elle fut déconcertée par la voix de Cecil, une voix qui parut s'approprier très vite et très résolument leur jardin, leur maison et le week-end à venir, une voix nerveuse, prompte, semblait-il, à proclamer qu'elle se moquait de qui l'entendait, une voix dont les intonations étaient teintées en outre d'un brin de moquerie et de la certitude de sa supériorité. »
    Tout commence en 1913, dans le jardin d'une maison de campagne anglaise, lorsque le timide George Sawle invite pour le week-end son camarade de Cambridge : l'aristocratique, énigmatique et capricieux Cecil Valance. Ces jours dans la maison familiale et le poème qu'ils inspirent à Cecil vont changer leur destin. Et plus encore celui de Daphné, la jeune soeur de George. En ce printemps où rien n'annonce encore les proches bouleversements de l'Histoire, un pacte se noue secrètement entre ces trois personnages, point de départ d'une fresque saisissante à travers le siècle et les vestiges du temps, par l'un des plus grands romanciers anglais contemporains, Alan Hollinghurst, lauréat du Booker Prize en 2005 pour La Ligne de beauté.
    « Hollinghurst mérite incontestablement la place du meilleur romancier anglais contemporain. Éblouissant. » The Guardian

  • « L'amour, ce mot ne finit pas de bégayer en elle, violent et incertain. Sa profondeur, sa vérité ne cessent de lui échapper, depuis l'enfance, depuis toujours, reculant chaque fois qu'elle croit l'approcher au plus près, au plus brûlant. L'amour, un mot hagard. »
    Tout en évocations lumineuses, habité par la grâce et la magie d'une écriture à la musicalité parfaite, Petites scènes capitales s'attache au parcours de Lili, née dans l'après-guerre, qui ne sait comment affronter les béances d'une enfance sans mère et les mystères de la disparition. Et si l'énigme de son existence ne cesse de s'approfondir, c'est en scènes aussi fugitives qu'essentielles qu'elle en recrée la trame, en instantanés où la conscience et l'émotion captent l'essence des choses, effroi et éblouissement mêlés.

  • « Et se regarder nu, face au miroir, jamais il ne le ferait, jamais il ne serait ce garçon qui en lui faisant face lui ferait honte. Enzo ne voulait pas être son ennemi. Il voulait aimer le jour, la nuit, la peur, Liouba, et lui-même si c'était possible. »
    À travers la relation forte et fragile entre une mère trop jeune et un fils au seuil de l'adolescence qui vivent chacun à leur façon l'expérience de l'exclusion et de la détresse intérieure, Véronique Olmi renoue avec la tension narrative de Bord de mer, cette amplitude romanesque où la retenue, l'émotion et la brutalité forment une ronde parfaite.

  • « La vie n'est qu'un tissu d'à-peu-près, de décisions hâtives, de situations instables sur lesquelles on bâtit pourtant un mur en plâtre qu'un coup de poing peut traverser. »À Mourava, hameau perdu de Sibérie centrale, Vladimir Golovkine n'a qu'un rêve : prendre le bateau pour Krasnoïarsk, la grande ville en amont du fleuve. Mais faute de pouvoir s'offrir un billet, c'est un étranger qu'il voit débarquer dans sa vie : Colin, un pianiste raté dont la main droite refuse d'obéir dès qu'il se met à jouer le concerto nº2 en do mineur de Rachmaninov.
    À la frontière du récit et de la fable, Olivier Bleys, l'auteur de Pastel, créé ici un univers poétique où le tragique côtoie l'absurde. Histoire de vodka et de mystère, de musique, d'amitié entre les hommes, ce livre jubilatoire nous invite à cultiver la joie plutôt que la tristesse.

  • Volt

    Alan Heathcock

    « Les nouvelles qui composent ce premier recueil n'ont pas un seul défaut. Alan Heathcock y affiche cette générosité d'esprit propre aux écrivains qui aiment réellement leurs personnages. Volt est la preuve époustouflante de son talent. Galvanisant. » Donald Ray Pollock, auteur de Le Diable, tout le temps
    Krafton, petite ville imaginaire de l'Amérique profonde aux allures bibliques, où abondent secrets inavouables, crimes anciens et chagrins enfouis est le décor des nouvelles d'Alan Heathcock. L'écriture puissante et lyrique, le suspense sombre qui imprègne ce paysage, et la poésie avec laquelle l'auteur évoque la violence inhérente à l'Amérique marquent la naissance d'un écrivain au talent singulier, salué par le New York Times et Publishers Weekly comme l'auteur d'un des meilleurs livres de l'année.

  • Une rançon

    David Malouf

    Une rançon marque le retour au roman de l'immense écrivain qu'est l'Australien David Malouf, prix Femina étranger pour Ce vaste monde. Il réinterprète ici magistralement l'une des scènes les plus célèbres de L'Iliade. Celle où Priam, du haut des murs de Troie, assiste à la profanation du corps d'Hector, traîné derrière le char d'un Achille rendu fou de douleur par la mort de son ami Patrocle. Prêt à tout pour récupérer le cadavre de son fils, le vieillard, dépouillé des attributs de la royauté, se dirige alors vers le camp des Grecs dans une simple charrette tirée par des mules. Achille et Priam: deux hommes face à leur souffrance, au chagrin, en quête de rédemption. Incandescent et crépusculaire, ce livre au lyrisme puissant et délicat, à l'instar de l'épopée légendaire qu'il restitue, résonne singulièrement dans le monde d'aujourd'hui.
    «Un chef-d'oeuvre, superbement écrit, plein de sagesse et extraordinairement émouvant, élaboré avec cet art indiscernable qui laisse le lecteur pantois.» Alberto Manguel
    «Un livre impressionnant qui marque durablement l'esprit du lecteur.» The New York Times

  • Muette

    Eric Pessan

    « La nuit, déjà, et Muette écoute vibrer les insectes, glissée jusqu'au nez dans son sac de couchage. Elle a chaud mais ne peut se résoudre à se découvrir. Dehors, dans le grand monde, des gens courent à sa recherche, elle n'a plus de doute à ce sujet. Elle y est. Elle a grand ouvert les portes de sa vie. »
    Par sa maîtrise de la langue au plus près des émotions, des impulsions et des souvenirs d'une jeune fugueuse, Eric Pessan, l'auteur d'Incident de personne, compose un roman envoûtant et d'une rare justesse pour évoquer la mue mystérieuse de l'adolescence.

  • « Il est tout à fait exceptionnel de disposer de trois récits d'une même histoire.
    Le premier est celui de Maurice Benroubi, déporté à Auschwitz par le convoi 8 le 20 juillet 1942. (...) C'est un récit agité, un long cri d'une force inouïe et d'une sombre beauté, qui se déploie sans souci de la chronologie à travers tous les temps de sa vie. Maurice Benroubi le précise dès la première page : il fut affecté peu après son arrivée à Birkenau au Sonderkommando, celui des chambres à gaz. Ce fut ensuite la mine de Jawischowitz, Buchenwald, Ohrdruf, Bergen Belsen où il est libéré par les Britanniques le 15 avril 1945. Il est rapatrié par avion et arrive à l'hôtel Lutetia le 12 juin. (...)
    Le deuxième récit est celui de son épouse. Le Journal de Rose est une longue et émouvante conversation ou correspondance destinée à l'absent. Au-delà de ses aspects intimes, c'est un important témoignage de la vie quotidienne d'une femme juive dans la France occupée qui permet de nourrir notre réflexion sur la survie, la façon dont est perçue la guerre et imaginé le sort des déportés. (...)
    Le troisième récit enfin a pour source les documents, français ou allemands, qui reposent dans les archives départementales de la Sarthe, version administrative ignorée des protagonistes qui ont vécu dans leur chair les événements dont ils rendent compte. En quelque sorte, l'envers du décor.
    Trois récits, trois regards, trois fils qu'il convient de tisser pour restituer le destin d'une famille juive prise dans la guerre, destin tout à la fois singulier et emblématique du sort des Juifs en France. »
    Extraits de la postface d'Annette Wieviorka

  • On connaît désormais la véritable identité du mystérieux Pietro De Paoli, auteur de romans à succès mettant en scène l'actualité du monde catholique et même son avenir (Vatican 2035) : derrière ce prêtre très informé du fonctionnement et des dysfonctionnements de l'Eglise se cachait... une femme, Christine Pedotti, intellectuelle catholique réputée elle aussi pour mettre Les pieds dans le bénitier. Depuis cette révélation, on aurait pu croire que la vocation littéraire de Pietro De Paoli allait se tarir. Il n'en est rien. Il nous revient ici avec un livre vif et de nature étrange : en paraphrasant Magritte, on pourrait affirmer que « ceci n'est pas un catéchisme », bien qu'il s'agisse d'une exploration des grands fondamentaux du catholicisme. Ceci est donc un Anticatéchisme, où l'anti- n'a rien d'agressif, mais exprime une volonté de dépoussiérer les mots les plus communs de l'Eglise, de lever les ambiguïtés théologiques, de pointer les nécessaires réformes. Autrement dit, de préparer le christianisme à venir.

  • Ami de Soulages, Atlan, Poliakoff, Zao Wou-Ki ou Dubuffet, Michel Ragon a découvert, soutenu, fréquenté les plus grands artistes. Aujourd'hui, le grand critique s'insurge contre un monde où l'art est devenu marché, les oeuvres des placements, où l'imposture semble avoir remplacé l'audace et le vide l'effervescence. S'amusant du non-art, déplorant le « financial art », il évoque dans ce Journal tenu entre 2009 et 2011 une époque où les artistes créaient sans penser au cours de la Bourse, souvent encouragés par des galeristes qui croyaient en leur talent et des critiques pour qui l'admiration tenait lieu de pain quotidien. Amusées ou désenchantées, ces chroniques, qui confrontent Tinguely et Koons, Klein et Buren, Alechinsky et Murakami, nous font partager les rencontres, les amitiés, les admirations et les dégoûts d'un inlassable amoureux de l'art.

  • « Quelques semaines après le sinistre, en fouillant dans les décombres de ma chambre, j'ai retrouvé un ouvrage intact. Un seul. C'était La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne... J'ai creusé ce livre dans tous les sens, pour y chercher une réponse, comme on remue une tombe. »
    Pour tenter de renaître, Pauline part à Boston, en Nouvelle-Angleterre. Des rencontres étonnantes et baroques - un libraire-cyclope, un homme-oiseau, un professeur fantasque - la mènent sur les traces du grand écrivain romantique. Ode au rêve américain, celui de Hawthorne, Thoreau et Melville, La Transcendante est l'émouvant parcours d'une rédemption par la littérature. On y retrouve l'univers poétique et envoûtant de l'auteur de La Nuit n'éclaire pas tout, prix Cazes-Lipp 2011.

  • À l'heure où l'on ne parle que de mémoire, collective ou individuelle, de remémoration et de célébration, quelles sont les forces positives de vie, de lien, de contact, propres à l'oubli ?
    Le psychiatre et psychanalyste Simon-Daniel Kipman interroge la signification de nos oublis : que nous montrent-ils et que nous cachent-ils ? Que découvrons-nous à force de chercher des mots insaisissables, des instants dont le souvenir s'est évanoui ?
    Indice précieux et indispensable, il prend sens dès lors qu'il est décrypté dans sa forme ou dans sa fonction, prend sens. Aussi est-il essentiel de le déceler, tant pour comprendre son fonctionnement psychique que pour améliorer nos méthodes thérapeutiques.
    De la petite enfance au deuil, ce livre passionnant, qui aborde également le culte de la mémoire et de la remémoration systématique, est un éloge de l'oubli dans sa fonction vitale : force positive qui permet de désencombrer l'esprit du trop plein de souvenirs, il nous ouvre une porte sur l'avenir.
    Mais, plus encore, l'oubli est un mécanisme psychique constant et massif. Il nous empêche d'encombrer notre mémoire forcément limitée, libère la pensée, favorise l'innovation et stimule la curiosité.

  • Les jeunes magiciens Carter et Sadie Kane vont à nouveau faire face à la colère des Dieux. Le terrible serpent Apophis a pour dessein de détruire le monde, et le compte à rebours a déjà commencé. Nos 2 héros n'auront que trois jours pour déjouer ses plans. Carter et Sadie vont donc devoir allier leurs forces à celles du fantôme d'un magicien fou... Au risque que celui-ci ne les trahisse, ou pire... ne les tue !
    « Captivant, touchant et délicieusement satirique. » Times
    « Sans hésitation, un futur classique ! » Sunday ExpressÀ partir de 11 ans

  • Figure de la science contemporaine, pionnier de la découverte du processus de vieillissement cellulaire, le biologiste Rupert Sheldrake, chercheur associé à l'université de Cambridge, suscite passions et débats au sein de la communauté scientifique.
    Son nouveau livre, qui a déclenché une polémique dans les pays anglo-saxons, revient sur sa théorie de la « résonance morphique » et remet en cause les bases mêmes de la recherche fondamentale. Alors que les sciences et la technologie sont au faîte de leur puissance, des postulats vieux de plusieurs siècles l'empêchent aujourd'hui d'avancer. En pointant l'un après l'autre ces postulats érigés en dogmes intouchables (la nature est une machine ; les lois de la nature sont immuables ; la matière est inconsciente ; les phénomènes « paranormaux » sont des illusions ; la conscience est une production du cerveau...), il démontre dans cet essai aussi remarquable que subversif l'urgence de s'en libérer. Et lance le mot d'ordre d'une indispensable régénération de la science, passionnante invitation à imaginer une autre façon de voir le monde.
    « Avec ce livre, Rupert Sheldrake apporte à la science, à l'humanité et au monde en général, une contribution considérable. » The Independent« Rupert Sheldrake est un pionnier qui ouvre la voie aux sciences de demain. » Deepak Chopra, membre du Collège Américain des Physiciens

  • Denis Diderot sera célébré le 5 octobre prochain à l'occasion du tricentenaire de sa naissance. Héros français, mais aussi mondial, dont l'oeuvre apparaît plus que jamais comme un recours, il reste l'homme d'un combat joyeux en faveur de la liberté : liberté de parler et d'écrire, liberté des idées et des moeurs, ce qui n'exclut ni la tendresse, ni l'amour. Promoteur génial de l'Encyclopédie, Diderot résume un siècle de découvertes, d'enthousiasmes et d'énergie qui ont façonné le cours de notre histoire et l'ont changée à jamais.
    Michel Delon nous propose une promenade amicale avec cet écrivain, dont il n'ignore rien. C'est tout Diderot restitué en un volume, un Diderot moderne, sans apprêt, ni dentelles : un homme de tous les temps, donc du nôtre. Exercice d'admiration, cet essai littéraire où chaque page étincelle de savoir et d'esprit tient de la causerie, du pamphlet, de la biographie et de l'érudition : il délivre une sagesse dédiée aux plaisirs.

  • Haute époque

    Jean-Yves Lacroix

    «Guy Debord se targuait d'une ressemblance physique avec l'acteur Philippe Noiret, mais cette nuit-là, c'est à Coluche que j'ai pensé. »
    À la suite d'une arrestation pour conduite en état d'ébriété, un libraire se retrouve enfermé avec Guy Debord, le célèbre mais mystérieux philosophe, qui pourrait être son double. Obsédé par le personnage, il s'engage dans une curieuse enquête qui va changer sa vie. Et si c'était en fait le secret de sa propre existence qu'il révélait entraquant celui de son modèle ? Drôle, alerte et brillant, ce premier roman de Jean-Yves Lacroix, traducteur de Melville, E.E. Cummings ou William Blake, se situe à cet instant même où le mythe du grand écrivain cède à la vérité de l'homme. Sexe, drogue et subversion mélancolique : mieux qu'un portrait imaginaire de Guy Debord, un autoportrait sans retouches.

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