Plon

  • Dans ce Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, les deux auteurs se sont répartis la tâche : à l'un (Raphaël), l'exploration minutieuse et textuelle d'A la recherche du temps perdu ; à l'autre (Jean-Paul), les variations sur Marcel Proust lui-même.
    Depuis sa naissance, voici un siècle, l'oeuvre de Marcel Proust n'en finit pas d'être assaillie par des hordes de puristes, de snobs ou de fétichistes, dont les exploits ont parfois gâché le pur bonheur de partir à la recherche du temps perdu... D'où ce Dictionnaire amoureux écrit à quatre mains et qui, n'en déplaise aux gardiens du temple, a pris le parti de traiter ce monument de la littérature avec la désinvolture (et l'érudition) qu'il mérite. De " Rhino-goménol " à " Procrastination ", d'" Amour " à " Inversion ", de " Morand ", " Madeleine " et " Cocteau " à " Spinoza ", " Ritz " et " Descartes ", les auteurs gambadent à la fois dans la Recherche et dans la vie de son créateur. Ils auront atteint leur but si cette encyclopédie fragmentaire et dictée par le plaisir avive par intermittence, chez ses lecteurs, le désir de (re)lire le plus grand écrivain de tout le temps.Prix Fémina Essai 2013

  • Wunderkind

    Nikolai Grozni


    Premier roman prodigieux: l'adolescence façon rhapsodie phénoménale derrière le Rideau de Fer. Un hymne rock'n'roll à la beauté, à la provoc' et au talent. Une vraie révélation.

    Sofia, Bulgarie. Dans deux ans, le mur de Berlin s'effondrera, et le rideau de fer avec lui. Mais pour l'instant, c'est sous l'oppression du régime communiste que Konstantin, quinze ans, prodige du piano, tente de respirer. Intelligent et orgueilleux, sensible et cruel, Konstantin ajoute à la somme des paradoxes de l'adolescence les déchirements de l'artiste surdoué, balançant entre le désir brûlant d'être le meilleur et l'irrésistible tentation de l'échec et du danger.
    Ce livre résonne, souffle, chante, fracasse, virevolte et court, ralentit, s'emporte, c'est un concert, une rhapsodie. Dont on guette les variations comme autant de rebondissements. À travers cette écriture survoltée et ardente, Nikolai Grozni porte un regard vibrant sur cette période sombre, ce laminage. Et donne la mesure d'un talent époustouflant, véritablement virtuose.
    Un hymne rock'n roll à la beauté, à la provoc et au talent. Une vraie révélation.
    " Wunderkind réveille tous les sens. La prose miroitante et viscérale de Nikolai Grozni déferle telle une symphonie, avec un piano à queue pour machine à écrire infernale. " Patti Smith


  • "Junot Díaz met le feu aux poudres. Prix Pulitzer avec son premier roman, il prouve une fois encore son incroyable talent pour créer de grands événements et de grandes oeuvres littéraires."Los Angeles Times


    Le centre de gravitation de ces histoires, c'est Yunior : jeune tête brûlée, aussi coeur d'artichaut qu'incorrigible désinvolte.
    Dans chaque histoire, une femme, des femmes - mère, épouse, maîtresse, petite amie - extraordinaires et sans cesse perdues. Et en point de mire : l'amour - l'obsessionnel, l'illicite, le léger, le fou, le périssable, l'éternel amour.
    Et tandis que Yunior court après les filles, les fantasme, les largue, les adore ou les maudit, ces histoires dessinent peu à peu une radiographie du coeur humain, mettant à nu sa soif infinie et sa faiblesse inexorable. Toujours la passion semble l'emporter sur l'expérience, et l'amour, même échoué, même avorté, même Sali ou raillé, reste irréductible.
    Déferlante langagière, bourrée d'inventions, tendre et drôle à la fois, la prose de Díaz électrise tout sur son passage.
    Meilleur livre 2012 du New York Times


  • De la Russie aux Etats-Unis, l'incroyable destin d'un aristocrate russe qui, dans la tourmente de 1917, aura été tsar quelques heures après l'abdication de Nicolas II.
    Saint-Pétersbourg, décembre 1916. Quatre hommes décident de tuer Raspoutine. Un député, un prince, un médecin, un grand-duc. Ce dernier nous raconte. Le meurtre du moine, la première révolution, le massacre des siens. Sa fuite dans les armées Blanches aux mains de chefs fous, les chasses à courre de Juifs. Puis l'exil à Paris en pleines années folles, les déjeuners avec Cocteau et Balthus, les nuits avec Chanel. Son mariage avec une actrice américaine, la fi n du malheur peut-être mais la tuberculose le rattrape. L'Allemagne nazie lui fait les yeux doux pour lui rendre un hypothétique trône. D'un sanatorium suisse, il nous dicte les souvenirs d'un monde englouti. Cette fresque poétique ressuscite un temps où, oui, Dieu regardait ailleurs.


  • Sur un cargo, un clandestin vient contrarier le voyage de trois européens. Qui l'emportera entre le désir de lui venir en aide et celui de poursuivre sa route coûte que coûte, au mépris de toute humanité ?

    De ce voyage à bord d'un cargo dont il était le capitaine, Bohdan aurait pu ne garder que de lointains souvenirs. Le quotidien du navire et l'humeur de la houle se seraient perdus dans le flot des années de routine. Marek, l'officier arrogant, aurait continué de lui inspirer le mépris et Joséphine, la passagère, ne lui aurait évoqué que l'image d'un sourire.
    Mais l'apparition d'un passager clandestin vient jeter le trouble.
    Face à cet étranger qui n'a aucun droit, Bohdan, Marek et Joséphine se révèlent, ni tout à fait les mêmes ni tout à fait autres. Les points de vue s'opposent, les peurs et les désirs s'exacerbent, les masques tombent, et le chemin se dessine, sombre et impitoyable.
    Un voyage sur l'océan où ceux qui le contemplent plongent dans leurs propres abysses. Et condamnent un homme qui, comme eux, avait rêvé d'une autre vie.

  • Le crépuscule d'un monde

    Yves Turbergue

    • Plon
    • 22 Août 2013


    A travers l'histoire de David Martin, un roman qui met en scène les derniers jours de la classe ouvrière.

    Fils d'un ouvrier tué lors des occupations d'usine de Mai 1968, David Martin a grandi sur les vestiges d'un monde qu'il voit disparaître peu à peu, effacé par la mondialisation et la désindustrialisation. Un monde avec sa culture, son histoire, ses mythes et ses figures. Il y a les partisans du collectif, comme son oncle syndicaliste : de tous les combats, il voudrait voir renaître l'esprit de 1936 mais n'a jamais eu autant de peine à boucler ses fins de mois. Ceux qui ont voulu échapper à l'usine, comme son grand-père, le vieil André : devenu artisan, il s'use toujours autant au travail. Et ceux comme David qui rêvent d'autre chose : taraudé par le fantôme d'un père dont la mort n'aura servi à rien, témoin des déceptions de l'après-1981, il voudrait goûter à l'argent facile, partir loin de chez lui. Saura-t-il échapper aux illusions de l'époque et construire avec celle qu'il aime une vie digne, dans la fidélité aux siens ?

empty