• " Je n'aime pas beaucoup les lettres, ni en recevoir ni en envoyer. Sauf de toi et à toi - et quelques autres. C'est ce qu'on doit appeler l'amitié"
    Tout en prenant un malin plaisir à se déclarer réticent à ce genre d'exercice, Jean d'Ormesson déploie dans l'art épistolaire autant de brio et de virtuosité que de talents de stratège et de séducteur. Il laisse libre cours, dans cette version la moins " autorisée " de son autobiographie, à son franc-parler, sa malice, son goût de l'ironie et de la facétie.
    C'est tout l'arrière-plan de son parcours dans le siècle que l'on voit se dessiner au fil de ces échanges multiples, sous l'effet révélateur des relations qui ont le plus compté dans son existence. Le meilleur de sa correspondance, en dehors de ses grandes amitiés littéraires, gravite autour de quelques figures clés. De Raymond Aron ou Roger Caillois à Claude Lévi-Strauss, tous ont agi sur Jean d'Ormesson comme autant de maîtres et d'inspirateurs dans sa réflexion intellectuelle et philosophique et l'évolution de son oeuvre.
    " Les amitiés qui commencent par les livres sont peut-être les plus fortes ", écrivait-il à José Cabanis. Cet ensemble de " messages portés par les nuages ", selon la formule de Jean-Marie Rouart, en offre une vivante et savoureuse illustration. C'est le même amour fou de la littérature qui explique l'amitié paradoxale de Jean d'Ormesson avec des auteurs aussi distincts de lui que Michel Déon ou François Nourissier. À travers eux on découvre ici son autoportrait le plus inattendu.
    Jean-Luc Barré

  • En 1967, Aretha Franklin reprend « Respect » d'Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dénoncer le règne de la misogynie. Elle n'est pas seule dans ce combat. Dans la société comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C'est une histoire méconnue du rock au féminin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rébellion, à travers une galerie de portraits, d'attitudes et de paroles, des pionnières du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus récentes et dissemblables Beyoncé et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la résistance de Wanda Jackson, l'insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l'irrévérence de Donna Summer, la radicalité du Riot Grrrl et l'ambiguïté du Girl power, ou l'engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Autonomie, confiance en soi, créativité, concentration... Toutes les clés pour développer les potentiels de votre enfant ! Autonomie, confiance en soi, concentration, créativité... Voici quelques-uns des nombreux potentiels que la pédagogie Montessori permet de développer chez l'enfant. Souhaitant rendre accessible au plus grand nombre cette pédagogie, les auteurs proposent 200 activités pour les enfants de 0 à 12 ans s'articulant autour de :
    o l'éveil à la nature (faire germer une graine, observer les abeilles, etc.) ;
    o l'éveil à la culture et au monde (s'initier à l'archéologie, créer un dessin animé, etc.) ;
    o l'éveil du corps et des cinq sens (sentir en aveugle, tester la gravité, etc.) ;
    o l'éveil à la vie pratique (découvrir les aimants, casser une noix, etc.).
    Une mine d'or pour les parents qui souhaitent mettre en oeuvre facilement cette pédagogie au quotidien afin de développer l'épanouissement et les savoirs de leur(s) enfant(s) ! Céline Santini est passionnée par les pédagogies alternatives et les questions autour de l'éveil de l'enfant. Elle partage ses expériences sur son blog jourapresjour.fr consacré au développement personnel et aux méthodes de bien-être. Vendula Kachel est fondatrice d'une école Montessori avec la participation de l'association Montessori Tours. Elle promeut une éducation bienveillante et respectueuse au sein du Centre de Formation Montessori et sur son blog montessori37- nido.blogspot.fr

  • Dans cette conférence au titre provocateur, mi-affirmation mi-question, mais qui pose au final la question de la ségrégation en général, Strauss n'emprunte aucun détour, n'hésite pas à comparer "le problème juif" au "problème noir", sans négliger leurs différences : les Juifs réclament une justice dans les termes qui sont les leurs, quand les Noirs, dans leur lutte pour la justice, font appel aux principes de l'oppresseur. "L'assimilation en tant que nation" mérite à ses yeux réflexion, car elle permettrait une autodétermination du peuple juif. Strauss n'est cependant pas favorable au sionisme politique, qu'il juge étroit, et lui oppose la culture. L'exemplarité d'un tel texte tient autant à l'implication personnelle de l'auteur qu'à sa résonance aujourd'hui.

  • Plaidoyer pour une plus grande liberté et pour le respect accru de la volonté des personnes, cet ouvrage présente la bioéthique d'une façon concrète, pratique et accessible à tous.

     La bioéthique est née des progrès médicaux d'une part et de la nécessité de se prémunir contre toute répétition des horreurs pratiquées par les expérimentateurs nazis d'autre part. Cela a conduit à des règles très diversement définies dans les différents pays. La France est sous un régime éthique caractérisé par un dirigisme important et des responsabilités confiées essentiellement aux professionnels. Dans ce livre, il est proposé d'ouvrir un peu plus le champ de la responsabilisation individuelle, de privilégier les droits du malade et d'accroître le respect de la liberté (encadrée) de chacun. En pratique, cela implique notamment moins de restriction dans la procréation médicalement assistée et dans la possibilité pour les malades en fin de vie de choisir la modalité de leur mort.

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
    />
    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • Dans la pratique du soin et de l'accompagnement, les acteurs sont régulièrement confrontés à la question de l'intimité qui interpelle autant les professionnels que les personnes soignées ou accompagnées. En effet, le respect de l'intimité ne saurait se limiter à la seule observation de règles de bonnes pratiques, de recommandations institutionnelles ou encore de principes déontologiques. Il relève d'un questionnement permanent soulevé par les tensions éthiques du quotidien : comment concilier le respect de la pudeur de ce patient et la réalisation de sa toilette intime ? Quel impératif de sécurité pourrait justifier la surveillance vidéo de la chambre de cette résidente ? Quelles sont les informations sur la vie de cette personne strictement nécessaires à son accompagnement ? Comment prendre en compte la vie sexuelle et affective de cet adolescent en situation de handicap ? Comment respecter les secrets et la vie privée de cette personne vulnérable à l'aube du développement du dossier médical partagé, de l'e-santé, de la télémédecine ?

    À l'initiative de l'Espace de réflexion éthique des Pays de la Loire (EREPL), cet ouvrage interdisciplinaire éclaire sans tabou les enjeux éthiques de l'intimité, toujours susceptible d'être menacée à l'hôpital ou en institution.

  • Comment détoxer Internhate d'Internet ? Comment fabriquer l'antidote du poison numérique ? Peut-on extraire le mauvais buzz des réseaux sociaux ?

    Plus que jamais, les réseaux sociaux sont devenus le terreau de souffrances, d'incitation à la haine, de complotisme et de radicalisation qui font peser une lourde menace sur la paix sociale et la démocratie.

    A l'heure de la culture du selfie et des messages de quelque 140 caractères, comment prévenir les lynchages, les moqueries, les insultes, les déferlements de haine ou de menaces qui pullulent en ligne ?

    L'auteur propose d'en découdre avec Internhate, pour identifier des possibilités de déconstruction de la haine. Avec son plaidoyer, Philippe Coen prône une philosophie du respect et de la non-violence. En intentant un procès à Internhate, il propose 50 propositions de « signal-éthique » pour construire du respect et de l'automodération.

  • Matéo vient de déménager en ville. Il fréquente une nouvelle école où il tente de se faire de nouveaux amis, mais il a du mal à s'adapter à son environnement.
    D'ailleurs, là où il vivait, personne ne portait de burqa...
    Il ne sait trop comment réagir.
    Heureusement, une nouvelle amitié lui permettra bientôt de mieux comprendre les choses.

  • Ce livre fourmille de pistes concrètes pour sanctionner sans punir, trouver des alternatives à l'exclusion, aux gifles, aux punitions collectives, colles, mises au coin, privation de dessert ou de sortie... Il s'agit de chercher des réponses qui véhiculent le plus fidèlement possible le sens porté par la règle commune et qui, en même temps, manifestent à l'enfant, au jeune le respect scrupuleux de sa personne et du citoyen qu'il est en train de devenir.
    La transgression de l'enfant, du jeune est un langage nécessaire et peut être un outil de progrès. À condition qu'il trouve sur son chemin des adultes capables de lui dire « non » et de poser cette triple contrainte : réparer les dommages causés, rendre des comptes quant aux règles bafouées, et réfléchir aux conséquences pour lui-même de ses actes. Ainsi se construira son rapport à la loi, son rapport aux autres et à lui-même.
    L'adulte, lui, doit apprivoiser ses propres émotions, pour faire preuve d'une autorité tranquille, qu'il s'agisse de poser la loi, de trouver des issues honorables aux épisodes de crise, d'écouter les victimes et les contrevenants, ou de choisir des sanctions réalistes, justes, cohérentes, compréhensibles et tournées vers un progrès à venir.

  • La mort suspecte du curé Charles-Eugène Aubert dans l'hôpital où elle est infirmière va contraindre Rosalie Lambert à se confronter à des souvenirs qu'elle avait jusque-là enfouis. C'est plus de vingt-cinq ans plus tôt, dans le dispensaire où elle exerçait, qu'elle avait fait la connaissance de ce curé si charismatique. Le soupçonnant d'avoir commis des actes allant à l'encontre de son devoir, elle avait dû s'enfuir, laissant derrière elle son grand amour. Alors que ses souvenirs reviennent la tourmenter et se mêler au présent, elle va devoir convaincre les jurés qu'elle n'est pas coupable du terrible crime dont on l'accuse...

  • Hiscoutine, 1370 Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur

  • Au coeur des débats actuels concernant les personnes en situation de handicap, la parole leur est donnée concernant l'amour et la sexualité. En écho, des chercheurs venus d'horizons divers prolongent la réflexion. La reconnaissance des personnes en situation de handicap se heurte encore à de nombreux écueils. Ainsi en est-il de leur droit à l'intimité et de leur accès à une vie amoureuse et sexuelle en toute liberté. Dans cet ouvrage, elles disent leurs aspirations et leurs espoirs et témoignent des entraves qui, constamment, y font obstacle. En écho, des sociologues, anthropologues, philosophes, sexologues, théologiens et des professionnels engagés dans leur accompagnement éclairent les déterminants culturels, sociaux et situationnels qui, sous couvert de leur dépendance à autrui pour les gestes de la vie quotidienne, invalident leur autonomie. Ces réflexions ouvrent des pistes de compréhension et d'action pour que leurs constants efforts pour exister en dignité ne restent pas lettre morte.

  • De tout temps, l'homme a été avide d'énergie pour satisfaire ses besoins... sans trop utiliser la sienne ! De la maîtrise du feu au Paléolithique à la non-maîtrise du nucléaire à Fukushima, le rapport de l'homme à l'énergie fut toujours placé sous le signe de la domination, économique, sociale ou politique. Or, il est clair aujourd'hui que la course à la puissance énergétique est indissociable du chronomètre de la Terre et de la manière dont les hommes sauront prendre en compte ses limites. Quelles options reste-t-il ? Après le feu et la machine à vapeur, une troisième révolution énergétique semble aujourd'hui inéluctable. Sera-t-elle dans la lignée des précédentes ou à contrecourant ?

  • « Puis-je vous parler ?... » « Vous avez un peu de temps ? » ... Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Écouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit. Intervenir ? Oui, mais comment ? L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence. L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.

  • Pilier éducatif, le respect est aussi au fondement du développement de l'individu. "Se faire respecter", "Se respecter" et "Respecter" sont les trois étapes de la construction personnelle. Ce guide propose aux parents de faire le point sur cette notion pour rétablir l'harmonie avec leurs enfants grâce à de nouvelles options. Il les invite à changer de regard et il donne des pistes pour expérimenter un nouveau mode relationnel, plus riche et plus constructif. Chaque chapitre procède en deux temps : il dégage d'abord les besoins de l'enfant et il souligne ensuite la responsabilité du parent.


    Des repères solides Des mises en situation Des pistes concrètes

  • Suite à l'important succès de son premier livre, Allégories pour guérir et grandir, et fort des mille suggestions et commentaires reçus après sa publication en 1993, l'auteur s'est laissé facilement convaincre de continuer dans cette voie psychopédagogique.

    La matière :
    Allégories II: Croissance et Harmonie tente, dans sa première partie, d'approfondir et de compléter différentes notions déjà présentées succinctement dans le premier livre afin de démontrer sans conteste la richesse et la puissance des contes et des allégories.

    La nouveauté :
    Dans la seconde partie, l'auteur nous présente un éventail de nouvelles allégories souvent écrites en collaboration avec divers spécialistes des domaines social, scolaire et de la santé. Ces allégories sont regroupées sous trois grandes thématiques:

    1) Les allégories et moi.
    2) Les allégories, les autres et moi.
    3) Les allégories, ma famille et moi.

  • Lou Lafleur est une adolescente dynamique, dégourdie, fonceuse et passionnée par le journalisme d'enquêtes. Elle mène une vie somme toute paisible jusqu'au jour où un reportage à la télé lui apprend que l'âge moyen d'une première relation sexuelle, chez les jeunes Qué­­bécoises, est de 15 ans. Lou est abasourdie : elle aura 16 ans dans moins de deux mois et elle n'a jamais fait l'amour. Pas question d'être une « attardée » sexuelle et de devenir la risée de tous ! Les efforts que la jeune fille déploie pour pallier à ce qu'elle croit être une épou­vantable lacune la conduiront toutefois à découvrir qu'une première relation sexuelle est beaucoup plus importante qu'un ensemble de statistiques.

  • Madame la Poule est bien fière de sa nouvelle couvée de poussins. Elle aurait souhaité que les autres animaux de la ferme lui offrent, pour ses nouveau-nés, ce qu'il y a de plus beau et ce qu'il y a de mieux. Déçue des cadeaux qu'ils lui présentent, elle ne se gêne pas pour les refuser l'un après l'autre. Ses voisins vont-ils lui tourner le dos lorsque, soudain, elle aura besoin qu'on lui vienne en aide ?

  • Sais-tu ce que sont les cernes de croissance à l´intérieur du tronc des arbres ? Ce sont des cercles inégaux qui permettent de déterminer l´âge des arbres. Mais le tronc des arbres n´a pas toujours eu des cercles de croissance. En réalité, ces cercles sont les marques d´une grande tragédie que les arbres ont subie autrefois et dont voici le récit.

  • Emy, Titi, Ted et Blaise forment la bande des Oizofilos. Ces drôles de volatiles aux nez en forme de carotte se posent quotidiennement une foule de questions: «Se tromper, c'est grave ou non?» «C'est quoi, le respect?» «Le sens des mots peut-il nous mélanger?» Pause philo regroupe 10 histoires parues dans le magazine Les Explorateurs entre novembre 2018 et avril 2020. Entre chaque planche, une double page permet d'approfondir la réflexion, seul ou en groupe.

  • Clin doeil est une nouvelle collection qui aborde le quotidien et les petits riens qui le composent. Sans être aucunement moralisateur, le troisième titre de cette collection parle de savoir-vivre et de bonnes manières. Certains mots sont magiques et ils ont des pouvoirs particuliers. Angèle Delaunois nous présente ceux quil fait bon semer à tout vent, au jour le jour.

  • Ce livre original et divertissant, c'est d'abord l'histoire d'un petit chien devenu journaliste... En fait, c'est plutôt celle d'une petite fille, Mélissa Viau, qui avait beaucoup d'imagination et qui depuis toujours faisait parler les animaux. C'est ainsi qu'un jour, elle devint grande et décida de donner une voix à Picotte, un jack russel terrier femelle. Rêvant de sauver le monde animal, les deux complices forment un duo attachant et inspirant. Depuis maintenant plus d'une décennie, les lecteurs du journal Progrès-Dimanche font appel à elles quand ils veulent dénoncer une situation, se confier ou tout simplement présenter ces animaux qu'ils aiment tant, car il est reconnu que ces derniers peuvent être à la fois amis, sauveurs, guérisseurs et proches aidants.

  • Il aura fallu cinq ans avant qu'Élisa T. ne se décide à nous servir le reste de sa vie. Violentée et abusée physiquement par sa mère et le concubin de cette dernière pendant seize ans, cette seconde enfant, d'une famille de dix, sera retirée in extremis de sa famille grâce à l'intervention efficace de son directeur d'école.

    Après une difficile période d'adaptation dans des foyers d'accueil, la courageuse adolescente découvrira peu à peu le monde extérieur. Élisa quittera tôt l'école pour se trouver un premier travail dans un restaurant. Toutefois, elle n'oublie pas son passé, et aidera quelques frères et soeurs, restés dans ce qu'elle appelle «l'enfer», à quitter cette maison «maudite».

    Elle trouvera son «prince charmant», elle enfantera d'une première fille dans l'ignorance et la solitude et, enfin, se mariera pour prouver à sa mère qu'elle avait tort de lui prédire qu'aucun homme ne voudrait jamais d'elle.

    Afin de se vider le coeur une fois pour toutes, elle se met tranquillement à la rédaction de son journal intime qui raconte avec force détails ses seize années d'enfant abusée. Élisa, par ses deux écrits sincères, demeure un exemple vivant de courage pour tous.

empty