• Ce livre s'inspire de longues marches sur les sentiers douaniers des Côtes d'Armor et du Finistère,
    peu fréquentés en juin. L'écriture tente de saisir des instants de ce cheminement. Les rivages atlantiques attirent l'auteur, et surgissent souvent dans l'écriture (Chemins de bord, Isthmes, Table de l'estuaire).
    «Le rivage a toujours été le lieu de prédilection des poètes», dit un vieux texte celte cité par Kenneth White. Certes, ce n'est pas le seul ! Mais il nous confronte à la force des éléments, avive les sensations, nous plonge ici dans un temps très lointain, granits immémoriaux, strates des falaises, algues des origines. C'est un condensé de traces, d'empreintes, de vestiges, depuis la préhistoire, menhirs, tumulus, forteresses, blockhaus ou croix des fusillés. Les légendes et la toponymie côtière, imagée, insolite, activent l'imaginaire. Dans un espace changeant, sans cesse en mouvement, on retrouve les rythmes premiers, la marche qui nous accorde à la côte, le flux et le reflux, les pulsations, les percussions, la respiration de la mer, la danse des oiseaux, le va-et-vient des bateaux. L'étendue se déploie vers l'immensité, vers l'inconnu. Le corps poreux s'unit « à plus vaste que lui » (Guillevic).
    Si le « désir de rivage » (Alain Corbin) est aujourd'hui largement partagé, il vise surtout la plage.
    S'adressant aux jeunes lecteurs, le poème donne à voir, à sentir, à imaginer, à s'interroger.
    Il éclaire leur vécu, peut l'approfondir, les éveiller à la contemplation. Il déchiffre le lieu, son champ d'énergie, capte les vibrations de l'éphémère. Il fait éprouver le pouvoir des mots, peut susciter le désir d'écrire. Il s'ouvre à l'invisible, à l'infini. Mais aussi à soi-même, à la résonance intime du dehors :
    « le monde est grand, mais en nous il est profond comme la mer » Rilke.




  • L'édition 2010 de la Route du Rhum, reine des courses au large, a été vraiment palpitante.
    Toujours rude, mais sans excès, la météo a laissé le premier plan à la tactique, la science de la course, l'endurance des marins. La compétition a pris le pas sur l'aventure : la Route 2010 fut une haletante régate...
    De la Route de Louviers à la Route du Rhum... L'épreuve a consacré Jean-Edouard Criquioche comme une étoile montante de la voile française.
    À la barre de Groupe Picoly, il a rivalisé avec les plus grands et laissé dans son sillage le gros du peloton.
    Dans ce livre, Jean-Edouard raconte la course, mais aussi son enfance, son parcours, son métier, toute la préparation d'un coureur amateur dont le talent a été reconnu et soutenu par un grand sponsor.
    Les Antilles ont chaleureusement accueilli la liesse des vainqueurs et le bonheur tranquille de ceux qui ont réussi à franchir la ligne d'arrivée.
    Mais déjà, Jean-Edouard et son complice, Jacques Fournier, se préparent pour d'autres horizons...

  • C'est bien connu, les océans recèlent des trésors et des dangers obscurs... Sylvain Rivière nous en fait découvrir vingt-six! Entre la menace actuelle du crabe vert et les différents aspects des métiers de la mer, entre les mythes d'Ulysse ou de Neptune et les excursions en kayak ou sur un yacht... Ah! pour Atlantique déploie ses voiles : les vers de Rivière résonnent comme une corne de brume, et s'illustrent grâce au talent de Réjean Roy. Ces mots maritimes forment la porte d'entrée privilégiée de l'Amérique française : des paysages majestueux, sources de rêves, d'aventures et de richesses, qui s'amarrent depuis longtemps à notre vocabulaire!

    Fiche pédagogique: http://avoslivres.ca/wp-content/uploads/book_documents/3665-AH!_pour_ATLANTIQUE-CP.pdf

  • Publié en revue en 1897, puis en livre en 1901, le Sang de la Sirène, est une des nouvelles les plus célèbres d'Anatole Le Braz. Lors d'un voyage à Ouessant pour y recueillir les légendes de l'île, l'auteur découvre celle qui se rapporte aux Sirènes : douze vierges belles comme des anges mais perverses comme des démons, qui avaient leur résidence d'été dans l'île. Un pêcheur ouessantin en attrapa une dans ses filets et elle en fit le roi de la mer : les vagues lui apportaient les poissons et les épaves, les vents et les courants lui obéissaient, mais la malédiction des sirènes s'abattit sur lui et se poursuit encore sur tous ses descendants. Et un vestige en serait la fameuse et singulière cérémonie de proella (du breton bro et ella : rapatriement au pays) qui consiste à remplacer le corps disparu du naufragé par une croix de cire lors des cérémonies de funérailles... Toujours à mi-chemin entre fiction et légende, entre modernité et tradition, voici Le Sang de la Sirène.
    Anatole Le Braz, né à Saint-Servais (Côtes d'Armor), en 1859 ; professeur de lettres au lycée de Quimper ; collecteur infatigable de chansons, contes et traditions populaires ; auteur de nombreux ouvrages sur le sujet : La Légende de la Mort, Contes du Vent et de la Nuit, Le Gardien du Phare, Au Pays des pardons, etc. Professeur à l'université de Rennes (1901-1924). Il s'éteint à Menton en 1926.

  • Pour nous ouvrir à la vie, Fany Héry nous invite à la suivre dans son cheminement poétique. Nous ressentons les émotions et les sentiments d'une femme aussi forte que fragile, dont le précieux équilibre tient à sa personnalité rayonnante. Miroirs de l'esprit humain, ces vers sont à garder précieusement au creux de l'âme.

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